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La grogne fait rage à Notre-Dame-de-Lourdes

Plusieurs citoyens du périmètre urbain sont mécontents de l’administration

Julie Roy par Julie Roy
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Article mis en ligne le 10 juillet 2008 à 13:36
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La grogne fait rage à Notre-Dame-de-Lourdes
En attendant que les travaux soient terminés, certains citoyens pensent faire nager des poissons rouges dans ce qui devenu un lac devant leur demeure. Photo Julie Roy
La grogne fait rage à Notre-Dame-de-Lourdes
Plusieurs citoyens du périmètre urbain sont mécontents de l’administration
Taxes trop élevées, fossés trop profonds et sentiment d’injustice concernant le paiement des infrastructures du réseau d’égout, telles sont les insatisfactions de plusieurs citoyens du périmètre urbain de Notre-Dame-de-Lourdes.
« Depuis 2002, mon compte de taxes a augmenté de 80 % », mentionne, d’entrée de jeu, Denise Adam, qui habite au cœur du village. Elle n’est pas la seule à avoir subi une hausse assez salée de son compte de taxes. Bien d’autres citoyens de ce secteur ont eu la surprise de voir leurs taxes prendre une envolée. « On paie aussi cher que les citoyens de Notre-Dame-des-Prairies ou de Saint-Charles-Borromée, mais nous n’avons pas de services, ni trottoirs et ni lumières. Uniquement pour les taxes, il faut prévoir 70 $ par semaine », mentionne Diane Blais. Le grand responsable de cette augmentation serait le nouveau rôle d’évaluation foncière. Compte tenu du marché actuel de l’immobilier, les maisons ont été réévaluées à la hausse, ce qui a eu pour conséquence d’augmenter les taxes. Le maire, Daniel Arseneault, souligne que la valeur des maisons est hors de son contrôle. « C’est le marché. Nous sommes pris avec cette situation et cela est fait à la grandeur de la MRC. » Le maire mentionne également que depuis son entrée en poste, les taxes ont connu une légère diminution. « Les taxes ont diminué de 1,10 $ à 0,99 $. »

Les citoyens ne comprennent pas pourquoi les taxes demeurent si élevées malgré une augmentation aussi importante de la valeur des maisons et l’arrivée de plusieurs nouveaux résidants. « Il y a de nouveaux contribuables sur ma rue. Je pensais que mes taxes allaient diminuer, mais ce n’est pas le cas », mentionne Gaétan Tessier. Le maire soutient que les dépenses ont augmenté. Il fait état de la hausse du coût du déneigement, de l’électricité, du service d’incendie et de l’achat d’un nouveau camion. « Ça va vite, uniquement le déneigement nous coûte 150 000 $ de plus sur trois ans. » Les travaux effectués au périmètre urbain et des problèmes juridiques sous l’ancienne administration ont aussi fait grimper les dépenses. « La facture pour les problèmes juridiques s’élève à 312 000 $. Aussi, les coûts des travaux au périmètre urbain ont été beaucoup plus élevés que nous le pensions. » Le maire ajoute aussi que les réparations, l’achat des tuyaux et bien d’autres frais coûtent le même prix que vous soyez en campagne ou en ville. « En ville, la densité est plus grande, il y a donc plus de monde pour payer. » Le maire invite les citoyens à consulter les livres de comptes. « Les budgets et les factures sont là. Les gens peuvent les consulter, c’est public. On ne sort pas de l’argent pour le plaisir. » Une chose est sûre, les citoyens, eux, souhaitent un plafonnement de leur taux de taxation, car ils en ont assez de payer.
Une facture inégale
Depuis 2002, plusieurs citoyens du périmètre urbain ont accès à l’eau et à l’aqueduc grâce à de nouvelles infrastructures. Un règlement d’emprunt a été fait sur 25 ans pour le paiement de ces travaux. Mais voilà, une cinquantaine de résidences ont été raccordées à ce réseau par la suite. Le problème c’est que les propriétaires de ces dernières ne paient pas pour la station de pompage des eaux. Les citoyens voudraient donc que cette cinquantaine de résidences soient facturés pour ce qu’elles utilisent. Malheureusement, il semble que cela soit impossible. « Le règlement d’emprunt n’a pas prévu d’ajout de résidences. Nous nous sommes renseignés auprès du ministère des Affaires municipales et des Régions (MAMR) et nous nous sommes fait dire que nous ne pouvions pas changer un règlement d’emprunt. C’est la loi qui est comme cela. Le ministre doit lui-même accepter le changement et cela occasionne d’énormes frais. » Selon la directrice générale, Micheline Miron, la différence de taxes entre les deux catégories de contribuables serait de 35 $.
Les fossés de la discorde
Mme Blais a eu toute une surprise, l’automne dernier, quand des travailleurs se sont affairés à creuser davantage le fossé devant sa demeure. Son étonnement a encore été plus grand quand elle a vu leur profondeur. Je peux pratiquement faire du « sea doo » dans mon fossé. C’est dangereux pour mes enfants et en plus mon entrée de cour et le fossé se minent chaque fois qu’il pleut. » Même constat pour Laurent Bernier. « Le 31 octobre, ils ont creusé devant chez moi. Avant mon fossé faisait 16 pouces, il fait maintenant 41 pouces. » Ces travaux auraient été effectués devant une trentaine de résidences réparties sur quatre rues. Ce que souhaitent ces citoyens, c’est le remblaiement des fossés. Le maire explique que ces travaux ont été faits parce que l’eau se déversait sur les terrains de citoyens et par la nécessité de bien drainer les rues qui devraient être asphaltées. Lui-même avoue avoir été surpris de la profondeur des fossés, mais il souligne qu’il a embauché une firme d’ingénieurs pour entreprendre ces travaux. « Nous embauchons des ingénieurs et nous leur faisons confiance, car c’est leur travail. Je ne peux rien faire s’il faut des fossés aussi creux pour obtenir la bonne pente afin de bien drainer l’eau. Ce n’est pas mieux si l’eau se retrouve sur le terrain des citoyens. »

Le maire mentionne également que les travaux ne sont pas terminés et qu’ils le seront au cours de la saison. « Attendez que les travaux soient terminés. Quand tout va être fini, je vais aller regarder les problématiques et on va les analyser. Laissez la chance aux professionnels de faire leur travail. »

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