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L'église de Saint-Gabriel menacée de fermeture

Difficultés financières

Pierre Bellemare par Pierre Bellemare
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Article mis en ligne le 11 juillet 2008 à 6:53
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L'église de Saint-Gabriel menacée de fermeture
Le curé Jean-Roch Lefebvre et Michelle Monbleau (présidente de la Fabrique) constatent l'état précaire des finances. Photo Pierre Bellemare
L'église de Saint-Gabriel menacée de fermeture
Difficultés financières
Épongeant ses déficits d'année en année depuis deux décennies en puisant dans son bas de laine, la Fabrique de Saint-Gabriel se retrouve le dos au mur. La fermeture de l'église est envisagée pour ne pas que le manque à gagner de 25,000$ envisagée cette année devienne un gouffre insurmontable.
Cette possibilité, et d'autres, seront sur la table lors d'une rencontre prévue à l'église, le mercredi 10 septembre (19h30) avec les Gabriellois. On expliquera aux gens ce qui peut être fait afin de revenir à une situation normale. Entretemps, le portrait financier de 2007 doit être fourni lors d'une messe, le dimanche 20 juillet.
Cri d'alarme
Le chauffage au mazout est ce qui gruge les finances de la Fabrique. Seulement pour les quatre premiers mois de 2008, la facture s'élève à 60,000$. Une somme de l'ordre de 15,000$ reste à payer au fournisseur.
Faut préciser, ici, que le toit de l'église, grande et haute, n'est pas isolé. Il faut aussi vivre avec l'augmentation du prix du mazout; lui aussi soumis aux soubresauts du marché du pétrole.

Les calculs de la Fabrique laissent voir que le déficit de 2008 sera d'environ 50,000$ si aucune décision d'avenir n'est prise. Cela pour un budget annuel d'un peu moins de 200,000$. Soit le quart du montant d'argent avec lequel la Fabrique évolue.

De plus, le coussin financier s'épuise dangereusement avec les déficits comblés depuis 20 ans.

Michelle Monbleau, présidente de la Fabrique, évalue qu'il ne restera plus rien en banque à ce rythme-là, d'ici deux ans. »Au rythme où ça va mal, le coussin est fini, mangé. Dans deux ans, il n'y en aura plus», dit-elle.

On envisage donc, du 15 octobre 2008 au 15 avril 2009, soit durant la saison froide, de tenir les offices religieux dans un édifice public de Saint-Gabriel (centre sportif et communautaire, école, etc.).

On songe aussi à soumettre un projet de rénovation (isolation du toit, modification du système de chauffage, etc.) de l'ordre de 2,3 millions $ au programme du Patrimoine religieux du gouvernement du Québec. L'état de santé de l'église est connu et tous les documents sont prêts.

Dans un tel cas, le milieu doit fournir 30% du coût. Et la Fabrique doit assurer que l'église sera viable pour au moins cinq ans. Sinon, la totalité de l'aide financière doit être retournée au gouvernement.

Sous un autre angle, des discussions sont menées avec des contracteurs afin d'estimer le coût pour réduire la superficie de la nef et d'abaisser le plafond, tout en isolant le toit (de l'intérieur). Un tel choix réduirait toutefois à néant une possible aide financière du programme du Patrimoine religieux.

La vente du presbytère et la relocalisation des bureaux à l'église est également examinée.

En dernier recours, la démolition de l'église est envisagée. La facture serait d'environ 100,000$.

Ses possibilités vont être expliquées en détail lors de la réunion du 10 septembre.

D'ici là, des rencontres sont prévues avec les maires Gaétan Gravel et Roch Desrosiers, de même qu'avec le député François Benjamin et l'évêque du diocèse, Mgr. Gilles Lussier.

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