Le réseau de la santé lanaudois rend des comptes
Tous les ans, les gestionnaires du réseau de la santé de Lanaudière doivent rendre compte au conseil d’administration de l’Agence de la santé et des services sociaux des services offerts en lien avec les budgets accordés. Ils le font à partir d’objectifs à atteindre. Cette année, plus de la moitié des éléments mesurés ont obtenu la note de 95 %, certains ont même atteint 100 % des résultats escomptés. Même s’il reste des efforts à faire pour répondre à tous les engagements pris, les gestionnaires mentionnent que la situation s’améliore globalement d’année en année.
La directrice des services sociaux, Suzie Gagnon, a présenté les grandes lignes de ce bilan. Globalement, les résultats sont positifs dans le cas des chirurgies, des soins à domicile, de certains services en centres d’hébergement et auprès des jeunes. Le bilan est également satisfaisant en ce qui concerne certains services spécialisés pour plusieurs déficiences.
En effet, pour les chirurgies de la hanche et de la cataracte, particulièrement, les objectifs ont été dépassés. Par exemple, 3 948 chirurgies de la cataracte ont été réalisées au cours de 2007-2008 alors que 3 800 avaient été prévues. C’est 1 095 de plus que l’année précédente.
En ce qui concerne les soins à domicile, le nombre d’interventions a augmenté, que ce soit pour les personnes en perte d’autonomie, pour la clientèle en soins palliatifs ou pour les gens ayant une déficience physique, intellectuelle ou un trouble envahissant du développement. Le nombre de personnes en perte d’autonomie ayant reçu des soins à domicile est passé de 6 754, en 2006-2007, à 7 033, en 2007-2008, soit une hausse de 279.
Par ailleurs, 2 713 personnes ayant une déficience physique ont obtenu des services spécialisés de réadaptation, alors que l’objectif était de 2 576. D’autre part, 139 personnes, âgées de six ans ou plus, atteintes d’un trouble envahissant du développement, ont pu bénéficier d’un service spécialisé comparativement à 120 l’an dernier. Pour les petits de moins de six ans, le nombre desservi s’est maintenu.
En centre d’hébergement pour personnes âgées, le nombre moyen d’heures en soins infirmiers et d’assistance consacré aux personnes a aussi dépassé l’objectif.
Quant à l’attente pour l’application des mesures en Protection de la jeunesse, elle est moins longue que l’an dernier avec 29 jours au lieu de 37. Par ailleurs, le délai moyen d’attente entre l’ordonnance et la prise en charge du jeune est passé de 43 à 31 jours.
Certains secteurs connaissent toutefois un bilan moins concluant. Plusieurs facteurs expliquent cette situation, dont la difficulté de recruter du personnel, l’augmentation de la demande de services ou le manque de lits dans certains cas ne facilitent pas l’atteinte des objectifs. C’est le cas notamment aux urgences où les séjours moyens sur civière sont passés de 19 à 22 heures et le pourcentage de séjours de 48 heures et plus de 6 à 10, 7 %.
En ce qui concerne les problèmes de santé mentale aussi, les gestionnaires auraient souhaité réduire le temps d’attente à l’urgence et rejoindre plus de gens, tant pour les services de première ligne que pour les services spécialisés.
Jean-François Foisy, le président-directeur général de l’Agence de la santé et des services sociaux a commenté ce rapport : « Compte tenu des nombreuses contraintes avec lesquelles il faut composer, il est très difficile de respecter tous les engagements. Cependant, les améliorations sont indéniables et elles n’auraient pu se faire sans la précieuse contribution des travailleurs du réseau. Cela nous motive à continuer de donner le meilleur de nous-mêmes, au profit de la clientèle. »