Le député François Benjamin Photo Gracieuseté
Benjamin qualifie le gouvernement Charest de fatigué et paresseux
Bilan de la dernière session
L'inaction des Libéraux est ce qui caractérise la dernière session à l'Assemblée Nationale, selon François Benjamin. Il affirme que lui et ses collègues de l'Action Démocratique ont travaillé fort pour faire avancer des dossiers prioritaires mais qu'ils se sont butés à ce qu'il appelle «l'immobilisme caractéristique des Libéraux.»
Le député de Berthier appuie son argumentation sur ce qui s'est produit dans différents dossiers. Il cite des exemples.
Point de vue
Dans le dossier du doublage des films, qu'il a piloté, il note qu'au lieu d'appeler le projet de loi 193 qu'il avait présenté en juin 2007 (obligeant les "majors" à doubler leurs films au Québec), la ministre Christine Saint-Pierre (Culture) a choisi une autre avenue.
Elle a préféré mandater à grands frais le conseiller spécial Roy Heenan pour examiner des mesures incitatives et entreprendre des démarches de négociation avec les "majors".
«La ministre propose des mesures futiles, sur une base volontaire et sans muscle. Elle pousse encore le problème en avant plutôt que d'agir concrètement», dénonce-t-il.
Devant ce choix de la ministre, l'Opposition officielle a demandé, et obtenu, avec l'appui de la deuxième Opposition, une commission parlementaire sur le sujet à l'automne.
M. Benjamin et ses collègues Adéquistes ont aussi alerté l'opinion publique lors du dépôt du rapport quinquennal de l'Office de la langue française. M. Benjamin affirme que, là encore, la ministre a réagi avec des mesures peu substantielles et sans caractère obligatoire pour les entreprises.
Sous un autre angle, à maintes reprises, les députés de l'ADQ ont dénoncé l'attitude des Libéraux dans l'octroi des contrats de sociétés d'État à des étrangers. Ils ont demandé au gouvernement Libéral, suivant ce que souligne le député de Berthier, de répondre à la colère des entrepreneurs québécois et de mettre en place une véritable politique d'achat local.
L'Opposition officielle déplore aussi le report des annonces de nouvelles places en garderie que la ministre Michelle Courchesne avait promises pour la mi-juin. «Les CPE qui ont des projets d'agrandissement, et les parents qui attendent toujours de savoir s'ils auront une place, se demandent bien pourquoi le gouvernement tarde dans un dossier aussi criant», déclare M. Benjamin.
Pour ce qui est du secteur de la santé, l'ADQ a déposé le projet de loi 392 visant à instaurer la pratique mixte de la médecine au Québec, tel que le recommandait le rapport Castonguay. Ce projet de loi est appuyé par les trois grandes fédérations de médecins au Québec mais le ministre Couillard l'a mis de côté en refusant d'en discuter. «Il est à espérer que son successeur ait une meilleure écoute», insiste M. Benjamin.
Tout cela l'amène à dire que la dernière session a montré le vrai visage d'un gouvernement fatigué et paresseux. Même devant des cas patents d'injustice. «Qu'il s'agisse de la lutte contre la contrebande de cigarettes ou celle contre la délinquance sexuelle, de l'encadrement de la procréation assistée ou la modernisation du processus d'adoption, le gouvernement Libéral choisit chaque fois l'apathie, la mollesse, la nonchalance», lance-t-il.
Une paresse que l'ADQ, au nom des citoyens lésés par ces situations, se fait un devoir de dénoncer.