La conseillère Suzanne Nantel Photo Archives de L'Action d'Autray
Nouvelle pomme de discorde entre les élus de Berthierville
Expression d'intention pour l'achat du lot de grève
Une volonté de se positionner pour devenir propriétaire du lot de grève (quelques pieds) bordant le Chenal du Nord divise le conseil municipal de Berthierville. Plusieurs minutes de discussions ont débouché sur une décision majoritaire.
Berthierville exprime à Québec l'intention de profiter possiblement de l'offre faite par la Direction du domaine hydrique. Les terrains sont du domaine public, selon les informations que détient le maire Yvon Poirier. Des propriétaires sont d'avis contraire.
Argumentation
Le coût d'achat, le nombre de citoyens visés et l'intérêt de Berthierville d'acquérir le lot de grève (de l'est à l'ouest de son territoire) sont des questions pour lesquelles la conseillère Suzanne Nantel a dit ne pas avoir de réponse. Elle s'est prononcée contre la volonté manifestée par trois de ses collègues.
Il faut souligner ici que la conseillère Fernande Boudreau-Côté, concernée par le dossier, n'a pas pris part aux échanges et que le conseiller Dany Roberge était absent de la séance ordinaire du 2 juin.
«Je pense que, depuis le début, ce dossier-là est biaisée», a affirmé Mme Nantel.
«Je n'ai pas l'impression qu'on enlève quoi que ce soit aux citoyens en bordure de la rue Frontenac. On se l'approprie pour l'ensemble des citoyens de la ville», a mentionné le conseiller Claude Frappier, quelques instants plus tard.
Il a aussi précisé que les citoyens riverains qui croient être propriétaires d'une portion du lot de grève devront en faire la démonstration à la Direction du domaine hydrique.
Berthierville ne possède pas de projet pour les terrains visés. Elle veut simplement ne pas laisser passer l'occasion. En d'autres termes, elle ne veut pas se faire reprocher d'être restée les bras croisés lorsque le train est passé.
De plus, elle songe à remettre l'usage du lot de grève aux citoyens riverains, advenant qu'elle l'acquiert.
Le maire Yvon Poirier a aussi donné l'assurance que les contribuables concernés vont être consultés si la démarche va plus loin.
«Ce qui m'agace, ce sont les raisons pour lesquelles on fait l'achat», a renchéri Mme Nantel. «C'est une question de prudence. On croit que la demande du domaine hydrique est justifiée», a rétorqué M. Frappier.
La décision de Berthierville d'apposer finalement sa signature au bas de contrat va être prise lorsque tous les éléments techniques seront en sa possession.