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Les producteurs de porcs ont atteint le fond du baril

Julie Roy par Julie Roy
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Article mis en ligne le 6 mai 2008 à 14:27
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Les producteurs de porcs ont atteint le fond du baril
L’année 2007 a été particulièrement éprouvante pour les producteurs de porcs. - Photo le journal
Les producteurs de porcs ont atteint le fond du baril
Lors de la dernière assemblée générale annuelle, le président du Syndicat des producteurs de porcs de Lanaudière, Jacques Clermont, l’a confirmé, l’année 2007 a été particulièrement difficile. Actuellement, non, ça ne va pas mieux. Cependant, loin de lancer la serviette, il croit que de meilleurs jours pointent à l’horizon. « En 2007, nous avons atteint le fond du baril, maintenant on ne peut pas faire autrement que de remonter. »
La situation a été si difficile que 8 % des producteurs porcins lanaudois auraient abandonné la profession. Si les échecs ont été nombreux, ce n’est pas faute d’actions et de mobilisation, comme le prouve le rapport de 103 pages du syndicat. « Ce n’est jamais arrivé d’avoir un rapport de 103 pages. J’espère que ce ne sera pas comme cela l’an prochain parce nous allons manquer de fonds », souligne à la blague M. Clermont.

Même si les avancées ont été peu nombreuses, quelques gains ont été réalisés par les producteurs au cours de la dernière année. C’est le cas du nouveau programme de paiement anticipé sur la production. « C’est la seule chose positive. Le gouvernement fédéral nous prête sans garantie jusqu’à 100 000 $. »

Le gouvernement fédéral a aussi retenu l’idée émanant du syndicat lanaudois, soit d’établir un programme de rachat des porcheries sur une période de trois ans pour réduire la production porcine et, cela, malgré le fait que la Fédération des producteurs de porcs du Québec n’était pas chaude à l’idée. « Les gens ont de l’espoir avec ce programme. C’est aussi avantageux pour le gouvernement parce que cela revient moins cher que de payer les producteurs avec le Programme d'assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA). » Cette solution a d’ailleurs valu aux producteurs lanaudois le surnom de village gaulois de l’industrie porcine.

Actuellement, la situation ne semble pas avoir d’écho au gouvernement provincial. D’ailleurs, les producteurs ont dû subir l’échec de la Commission Coulombe. C’est l’impasse totale dans le dossier du porc. Même s’ils sont confrontés à la pire crise de leur histoire, les producteurs et les transformateurs ont été incapables de s’entendre sur un plan de relance. C’est maintenant au tour de Marcel Ostiguy, un retraité du secteur de la transformation des fruits et des légumes, de prendre le relais. Ce nouveau venu ne semble pas être reçu de manière positive de la part des producteurs lanaudois. « Ce n’est pas un vendeur de carottes qui va venir régler les problèmes dans le secteur de la viande. Une chose est sûre, il n’aura pas le choix d’entendre ce que les régions ont à dire », commente M. Clermont.

M. Clermont fonde donc très peu d’espoir sur ce nouveau mandataire. Il croit d’ailleurs que le gouvernement québécois n’aura pas le choix d’opter pour la réduction de la production porcine advenant un nouvel échec. « Je pense que nous allons avoir notre programme de rachat provincial après cela. »

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