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«Une expérience intense, extrême et extraordinaire» - Anike Bélanger

La Berthelaise au rallye Aïcha des Gazelles

Pierre Bellemare par Pierre Bellemare
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Article mis en ligne le 3 mai 2008 à 5:53
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«Une expérience intense, extrême et extraordinaire» - Anike Bélanger
Marie-Andrée Mackrous et Anike Bélanger ont remis un chèque de 8,200$ à deux représentantes de la Fondation québécoise du cancer du sein. Photo Gracieuseté
«Une expérience intense, extrême et extraordinaire» - Anike Bélanger
La Berthelaise au rallye Aïcha des Gazelles
Ayant vécu sur l'adrénaline durant huit jours, Anike Bélanger (Berthierville) et Marie-Andrée Mackrous (Montréal) sortent d'une expérience hors du commun. Le rallye Aïcha des Gazelles qui les a amenées à parcourir 2,500 kilomètres dans le Sahara s'est révélé une expérience difficile, physiquement et mentalement.
Toutes les minutes ont été vécues intensément. Ce qui a multiplié par trois et par quatre les joies et les peines de la compétition. Les deux femmes qui se connaissent depuis leurs années d'études collégiales et universitaires ont terminé au 12e rang parmi les duos qui en étaient à leur première participation. Leur équipe a fini 38e sur les 86 inscrites.
Au bout de soi
«Trois mots résument le rallye: intense, extrême, extraordinaire», raconte Anike Bélanger. Elle est hôtelière et directrice générale du Days Inn de Berthierville.
Le rallye Aïcha des Gazelles, auquel prennent part des femmes de partout sur le globe, est très dur physiquement. Les compétitrices passent de longues heures assises dans leurs camions. Il leur faut aussi pelleter du sable sous un soleil ardent lorsque leurs véhicules s'enlisent.

Elles ne peuvent en effet compter que sur une carte et une boussole pour effectuer le parcours.

Les longues heures provoque la fatigue qui, elle, suscite, des difficultés de concentration et autres lourdeurs mentales. «C'est toujours très intense. Ça devient difficile mentalement», maintient Mme Bélanger.

De jour en jour, elle et sa coéquipière ont poussé leurs limites. «À chaque jour, t'apprends à te connaître, à connaître tes limites et à pousser plus loin. À chaque balise, on essayait d'aller plus loin. On prenait les «check points» un à un», précise la Berthelaise.

Par contre, elle se souvient s'être demandée à certains moments ce qu'elle faisait au beau milieu du désert.

«Ce n'est pas épeurant. Mais c'est insécurisant», ajoute-t-elle.

Il n'est pas impossible que les deux femmes répètent l'expérience. C'est une éventualité mais la décision n'est pas prise. Le financement représente notamment énormément de travail. «C'est presque une autre job à temps plein», raconte Mme Bélanger. Une somme d'environ 60,000$ (frais d'inscription, location du camion, caution, etc.) a dû être rassemblée.

L'une comme l'autre ressentent un sentiment d'accomplissement. «On ne pensait pas qu'on était si fortes que ça», mentionne Mme Bélanger.

Par ailleurs, de retour au pays depuis environ trois semaines, les deux coéquipières ont remis mercredi dernier, dans la métropole, un chèque de 8,200$ à la Fondation québécoise du cancer du sein. Le rallye Aïcha des Gazelles comporte en effet un volet-bénéfice. Les participantes choisissent la cause qu'elles désirent appuyer avec l'argent qu'elles récoltent.

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