Le député François Benjamin Photo Gracieuseté
Benjamin fait la leçon à la ministre Saint-Pierre
Dossier du doublage
François Benjamin dénonce l'échec de Christine Saint-Pierre, ministre de la Culture, dans ses négociations avec les «majors» américains pour une entente concernant le doublage au Québec.
«La ministre propose des mesures futiles, sur une base volontaire et sans muscle. Elle pousse encore le problème en avant plutôt que d'agir concrètement», maintient le député de Berthier et porte-parole de l'Opposition officielle en matière de culture.
Il comprend mal pourquoi, après plus de 10 mois de négociation, le plan de la ministre se résume à des brochures, des visites de sensibilisation et un forum de discussion.
C'est le mandat que la ministre de la Culture confie au Bureau du cinéma et de la télévision du Québec, tel qu'annoncé mardi dernier.
«L'annonce du 29 avril confirme l'échec de sa stratégie de négociation avec les «majors» américains. Elle se retrouve maintenant sans plan et sans entente», évoque M. Benjamin.
Il rappelle que l'ADQ a déposé un projet de loi sur le doublage, en juin dernier. Jusqu'à maintenant, il a été balayé du revers de la main par le gouvernement Libéral.
Selon M. Benjamin, Mme Saint-Pierre doit cesser d'affirmer qu'elle fait le nécessaire pour l'industrie du doublage. La France le fait, elle, en obligeant les «majors» à doubler sur son territoire.
L'Action Démocratique du Québec adopte cette façon de faire dans le projet de loi 193 déposé l'été dernier.
Le Québec doit lui emboîter le pas pour conserver sa culture unique et pour faire le poids dans l'industrie du doublage francophone. L'annonce d'aujourd'hui démontre bien que c'est en se rangeant derrière le projet de loi de l'ADQ que la ministre pourra soutenir réellement l'industrie du doublage», insiste-t-il.
L'industrie québécoise du doublage, qui emploie environ 800 personnes, génère des retombées économiques d'environ 26 millions $. Il en coûte, en moyenne, 70,000$ pour doubler un film au Québec. (P.B.)