Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
L'Action
JOLIETTE NISSAN L'EXPERTISE D'UNE FAMILLE
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Morts au travail: la CSN revendique l'application de la loi partout

« Ça ne fait pas partie de la job d'aller mourir au travail… »

André Lafrenière par André Lafrenière
Voir tous les articles de André Lafrenière
Article mis en ligne le 29 avril 2008 à 11:37
Soyez le premier à commenter cet article
Morts au travail: la CSN revendique l'application de la loi partout
Quelques officiers et employés du Conseil central de la CSN de Joliette, dont le président Daniel Tessier, ont manifesté en faveur de l'application intégrale de la Loi sur la Santé et la Sécurité au travail, 30 ans après son adoption par l'Assemblée nationale. - Photo Jean Chevrette
Morts au travail: la CSN revendique l'application de la loi partout
« Ça ne fait pas partie de la job d'aller mourir au travail… »
Trente ans après son adoption à l'Assemblée nationale du Québec, la Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST) n'est toujours pas appliquée dans tous les secteurs du travail. Les décès dûs au travail, les accidents de travail, continuent à faire les manchettes et des victimes, année après année. Dans Lanaudière, la CSST a répertorié 13 morts en 2005, 16 morts en 2006, 11 en 2007. Pour l'ensemble du Québec: 207 morts.
Pour le président du Conseil central CSN de Lanaudière, Daniel Tessier, la centrale syndicale réitère à chaque année son désir que la LSST finisse par englober tous les secteurs du travail. De la sorte, tous seraient mieux protégés et le nombre de décès à déplorer serait en forte baisse. « On ne revendique par la lune, juste que la loi soit appliquée. On ne fait que revendiquer que cet outil législatif qui existe déjà, soit appliqué partout.»

Ces décès, c'est sans parler des blessés du travail. Cent trente mille blessés l'an dernier, clame de son côté Marc Corriveau, vice-président du Conseil central. Tout cela coûte très cher au Québec: chacun de ces 130 000 blessés commande au moins un médecin, chacun des blessés doit entrer dans le système de la CSST, chacun doit avoir son dossier. C'est long et ça coûte cher, ajoute M. Corriveau.

Lundi sur l'heure du midi, des officiers de la CSN ont manifesté devant les locaux de la CSST, rue de Lanaudière, à Joliette. Ils portaient un cercueil symbolique en ce 28 avril, Journée internationale des morts au travail, à laquelle le Canada a adhéré en 1991 en décrétant cette date Jour de deuil national. Cette journée est célébrée dans 14 pays.

Pour l'instant donc, les seuls secteurs couverts entièrement par la loi sont les bâtiments et travaux publics; l'industrie chimique; la forêt et les scieries; les mines, carrières et puits de pétrole; la fabrication de produits en métal. Des secteurs tels que l'industrie du bois (sans scierie) sont aussi couverts, de même que l'industrie du caoutchouc et des produits en matière plastique, ou la fabrication d'équipement de transport; la première transformation des métaux ou finalement la fabrication des produits minéraux non métalliques. Cinq secteurs ne sont couverts que partiellement: l'administration publique, l'industrie des aliments et boissons, l'industrie du meuble et des articles d'ameublement, l'industrie du papier et activités diverses, le transport et l'entreposage. Tout le reste n'est pas couvert par la loi (par exemple le commerce, le textile, les communications, l'imprimerie, la fabrication de produits du pétrole et du charbon, la fabrication de produits électriques, l'agriculture, l'habillement, l'enseignement, les finances, les services médicaux, etc.

En tout la LSST ne s'applique que partiellement ou pas du tout pour 85% des travailleurs du Québec.

<@CP>Photo Jean Chevrette
ALARME BEAUDRY

Chroniqueurs

Chez nos voisins


La question du net

  • La hausse du prix de l'essence modifiera-t-elle vos projets de vacances ?
  • Oui:
  • Non:

Liens