Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
L'Action
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Sauver davantage de vies sans payer un sou de plus

Des délais qui tuent

Julie Roy par Julie Roy
Voir tous les articles de Julie Roy
Article mis en ligne le 23 avril 2008 à 16:30
Soyez le premier à commenter cet article

Téléchargez Flash Player pour voir ce vidéo.

Sauver davantage de vies sans payer un sou de plus
Des délais qui tuent
Il y a plus d’un an, les responsables du Rassemblement des employés techniciens ambulanciers-paramédics du Québec pour la région de Lanaudière avaient sonné l’alarme au sujet des délais d’intervention des services ambulanciers dans le secteur de Saint-Lin. Ils demandaient alors la modification des horaires de faction, qui en étaient responsables. Les mois ont passé, mais les horaires n’ont toujours pas changé. C’est la raison pour laquelle les ambulanciers reviennent à la charge.
Les horaires de faction ont été instaurés pour une période d’un an en 1987. Les employés assignés à cet horaire sont en fonction 24 heures sur 24 pendant sept jours. En tout temps, ils doivent se situer à moins de cinq minutes de la caserne des ambulances. Cependant, ce délai ne tient pas compte de la circulation ni du mauvais temps et encore moins de la situation dans laquelle se trouve l’employé. « Tu peux être dans la douche ou au dépanneur », mentionne Claude Ratté, représentant syndical.

Il est donc certain que l’ambulance n’arrivera pas sur les lieux avant plusieurs minutes, un délai qui a déjà tué. « C’est arrivé qu’une ambulance arrive 24 minutes après l’appel sur les lieux d’une noyade. L’enfant est mort. Cet horaire n’est pas efficace, surtout que dans notre métier, le temps compte. Si je peux m’épargner cinq minutes pour sauver une vie, je vais le faire, mais je ne peux jamais arriver en dedans de cinq minutes avec cet horaire. »

L’année dernière, les ambulanciers affirmaient qu’il faudrait un investissement de 8 à 10 millions pour modifier cet horaire. Cette fois, après avoir refait l’exercice, les ambulanciers mentionnent qu’il est possible de régler ce problème sans avoir à mettre un sou de plus. « Il est possible de transformer les horaires à l’heure en s’ajustant sur les pics d’appel. Autrement dit, tu mets un camion de moins durant les heures moins occupées et tu en ajoutes durant les heures d’affluence. Si jamais tu as besoin de plus d’une ambulance durant un quart de travail, il est toujours possible de faire appel à des ambulanciers d’un autre territoire ». Pierre Morabito, représentant syndical, souligne également que cet ajustement permettrait également de mieux redéployer les ambulances sur le territoire. « On pourrait mettre des ambulances où c’est le plus pertinent afin de répondre plus efficacement aux appels. » L’employeur, Les Services préhospitaliers Laurentides-Lanaudière, serait également d’accord avec ce changement.

Les ambulanciers ont soumis cette suggestion à l’Agence de la santé et des services sociaux de Lanaudière. Dans un premier temps, l’Agence aurait été très favorable à ce changement. Cependant, cette recommandation se serait butée à un refus du ministère de la Santé et des Services sociaux. « Le ministère n’est pas chaud aux changements et ce n’est pas bon politiquement de réduire de deux à un le nombre d’ambulances la nuit. » L’Agence n’a pas voulu commenter cette nouvelle préférant attendre des développements dans ce dossier.

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins