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Couper un arbre pour que la forêt vive

Julie Roy par Julie Roy
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Article mis en ligne le 18 avril 2008 à 15:38
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Couper un arbre pour que la forêt vive
« Une forêt est comme un jardin, elle a besoin d’être entretenue. » Cette perception est celle de Michel Bournival, un formateur en aménagement polyvalent de boisés. Pour lui, il n’y a rien de mal à couper des arbres quand cela a pour but la survie et l’amélioration de la faune et que cela est fait dans une perspective de 100 ans. D’ailleurs, il propose des formations au cours desquelles il fait la promotion de cette approche, soit l’écosystémie.
M. Bournival reçoit des participants de domaines variés lors de ces formations, comme des cadres d’entreprises, des héritiers de boisés, des amants de la nature. Pour la plupart, ils ne sont pas des experts de la forêt, mais tous vouent un amour à la nature et souhaitent apprendre à mieux gérer cette ressource. « J’ai déjà accueilli un cadre d’Hydro Québec qui avait acheté une terre à bois pour sa femme. Celle-ci était atteinte d’un cancer et il voulait un endroit pour qu’elle puisse se reposer. »

La première chose que M. Bournival fait de ses formations, c’est montrer aux gens qu’une forêt est composée de bien plus que des arbres. « Dans une forêt, il y a des animaux, des végétaux et des insectes. Ce sont tous des écosystèmes qui s’imbriquent les uns aux autres. » Donc, selon M. Bournival, avant d’aménager un boisé, il faut le connaître et l’inventorier. Ensuite, vient le moment le plus difficile, soit celui de regarder. « On doit comprendre comment notre boisé fonctionne. Ensuite, il faut savoir ce que l’on veut en faire. Est-ce qu’on veut observer des animaux, récolter des petits fruits, créer des sentiers pédestres ou encore démarrer une érablière ? », commente M. Bournival.

Quand le but est fixé, il ne reste plus qu’à entreprendre des travaux pour façonner ce qui deviendra un petit coin de paradis. Cela peut donc vouloir dire couper quelques arbres, ce qui est considéré comme un sacrilège pour plusieurs. M. Bournival a toutefois une position plus mitigée. Selon lui, la forêt ressemble à un grand jardin dans lequel il faut effectuer des éclaircies pour que les différents écosystèmes cohabitent de façon plus harmonieuse. « Dans un jardin, si vous avez des carottes et qu’elles sont toutes en rang très serré, elles partageront les mêmes nutriments dans le sol et elles seront, par conséquent, plus petites. Il faut leur donner de l’espace. C’est le même principe pour une forêt. D’ailleurs, on ne coupe pas systématiquement un arbre mort, car celui-ci peut être le refuge de nombreux animaux. »

M. Bournival ne prétend pas qu’il faille couper n’importe quel arbre. Pour lui, cette mentalité correspond à celle d’un vieux bûcheron, qui brise tout. Selon lui, la gestion d’une forêt doit s’effectuer sur un horizon de 100 ans. « Si vous plantez un arbre, ce n’est pas pour vous, mais pour les générations à venir. »

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jean paul dubreuil

Commentaire mis en ligne le 4 août 2008
J.aimerais avoir les coordonnées de Michel Bournival

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