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Un combat entre Montréal et les banlieues

Julie Roy par Julie Roy
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Article mis en ligne le 7 mars 2008 à 11:58
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Un combat entre Montréal et les banlieues
Le combat a repris de plus belle entre Montréal et les banlieues quand l’Institut économique de Montréal a suggéré cette semaine un retour des postes de péage sur l’ensemble des autoroutes au Québec. L’idée n’est pas nouvelle, car depuis plusieurs mois, Montréal songe à cette possibilité pour financer son transport en commun. En tant qu’automobiliste, je ne suis pas contre l’idée de l’utilisateur-payeur. Le problème, est justement que l’utilisateur paie déjà sa part.

Quand je pense qu’à chaque fois que je mets un 20 $ dans ma voiture près de 6,50 $, si ce n’est pas plus, va dans les poches du gouvernement, je me dis que je contribue déjà. La question que je me pose, c’est où va cet argent ? D’autant plus qu’avec l’augmentation du prix de l’essence le gouvernement a vu ses goussets grossir par la même occasion. Pourtant, je ne vois pas le prix de mes plaques d’immatriculation diminuer ni celui de mon permis de conduire et les routes et les ponts sont toujours dans un aussi piètre état.

Montréal veut que l’on paie lorsque l’on traverse ses ponts, mais justement, je voudrais bien éviter Montréal quand je compte je me rendre à Beloeil ou à Longueuil. Malheureusement, contrairement à la France, il n’y a pas de voie alternative pour contourner la métropole. Je suis également prisonnière de ces ponts parce que le train ne se rend pas jusque chez moi. Pourquoi devrais-je payer pour un service que je n’ai pas ? Parce que Montréal se considère le nombril du Québec ?

Alors quels choix me reste-t-il ? Déménager, oui c’est sûr que cela pourrait être une option, mais cela ne règle pas mon problème, car « couvrir » des évènements cela ne se fait pas à pied. C’est un constat qui est également valable pour des milliers de travailleurs mobiles, dont ceux qui travaillent dans la construction. Je vois bien ces messieurs transportant scie, outils et autres dans le métro. Encore une fois, je constate que ce sont ceux qui travaillent qui devraient payer la note, car ces gens n’ont pas le choix d’emprunter les autoroutes pour donner davantage d’impôts aux gouvernements.

C’est vrai qu’un investissement massif dans nos infrastructures est nécessaire, mais quand je regarde ce que l’on a fait avec la caisse de l’assurance-emploi, je ne suis pas sûre que je veuille d’un impôt déguisé.

Quand on parle péage, on sort souvent l’argument écologique, de même que la diminution de l’embouteillage. Je ne sais pas pour vous, mais lorsque je regarde la courbe démographique, je constate que nous sommes de plus en plus nombreux au Québec. Les villes grossissent et, par conséquent, le nombre d’utilisateurs de véhicules aussi. En quoi un poste de péage va-t-il réduire le nombre de véhicules sur les routes ? Côté environnemental, il y a les voitures hybrides, mais leur prix est loin d’être accessible à tous les contribuables. S’il y a une volonté que le gouvernement devrait avoir, c’est d’encourager d’abord le développement du transport en commun pour tous, mais aussi la mise en marché de voitures électriques. Après cela, si je constate que l’on sait bien gérer mon argent, je n’aurai aucun problème à revoir des postes de péage sur nos routes.

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Jean-Michel Simoneau

Commentaire mis en ligne le 23 mai 2008
Les prix de l'essence grimpent en flèche. Il ne reste que pour 41 ans d'approvisionnement en pétrole. Le climat se réchauffe. 

Et si, l'été, tous les Montréalais suffisamment en forme prenaient l'habitude d’aller travailler en vélo? Ça ferait plus d'argent dans nos poches plutôt que dans celles des pétrolières, moins de pollution... Et en bonus, on serait pas mal plus en santé!

Bonne nouvelle : ce sera bientôt de plus en plus facile! Félicitons la Ville de Montréal, qui investit dans les pistes cyclables et deviendra bientôt la première ville en Amérique du Nord à offrir un service de vélos en libre-service! 

Pour en savoir plus, encourager l'idée et vous bidonner, visitez le blogue
www.avelocitoyens.com

Allez voir, apporter vos idées... Plus on est de fous, mieux on vit!

À vélo citoyens!

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