Choc culturel… du rural à l’urbain
Tout va si vite. C’est ce qui m’a frappée lorsqu’à la fin juin, j’ai débarqué mes valises à Joliette.
Ce fut tout un choc pour moi qui, au cours de la dernière année, a vécu dans un milieu qui n’a rien d’urbain. Il faut dire que la seule chose qui est bruyante à Maniwaki, ce sont les «trucks» de bois qui circulent dans la rue.
Les quatre-roues et les bonjours à n’importe qui, ce n’est pas fréquent en plein centre-ville de Joliette. Ce qui l’est encore moins, c’est le silence. C’est peut-être la seule chose qui me manque de Maniwaki, mis à part mon amoureux, évidemment.
Lorsque que je rentre chez moi, j’entends les pneus qui crient, j’entends les voisins qui se chicanent et un homme sacre en fouillant dans le conteneur. À cela, s’ajoutent la musique qui joue dans un appartement voisin, les gens qui parlent très fort dehors et le son des sirènes des véhicules de police qui circulent devant chez moi.
Rien à voir avec Maniwaki.
Avec les semaines, je me suis adaptée. Maintenant, je ne me réveille plus au son des pneus et je salue l’homme qui fouille dans ma poubelle. J’ai réappris à marcher plus vite. Je vais au cinéma et au centre d’achat, ce qui n’existait pas en Haute-Gatineau, et je prévois commencer un programme d’entraînement. Voilà toute une amélioration à ma qualité de vie.
Maintenant, mon choc, c’est de constater à quel point tout va trop lentement, quand je retourne voir mon copain… à Maniwaki.