La valeur des terres a augmenté en moyenne de 6 % au Québec mais, dans Lanaudière celle-ci a baissé au cours de la dernière année
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Valeur des terres : une baisse dans Lanaudière
Pour une troisième année, la Financière agricole s’est associée au groupe AGÉCO pour réaliser une publication statistique sur la valeur des terres transigées au Québec en 2006. L’année dernière, Lanaudière avait connu une forte croissance, ce qui n’a pas été le cas cette année, où la valeur des terres a légèrement diminué, passant de 8 137 $ à 7 378 $ l’hectare, pour une baisse de 759 $.
Malgré cette diminution, les terres lanaudoises demeurent parmi les plus dispendieuses au Québec. « Pour faire la moyenne, il nous faut au moins huit terres qui ont été transigées. C’est pour cette raison que certaines régions ne sont pas présentes dans le document. Cependant, parmi celles qui sont comptabilisées, on remarque que la valeur des terres dans Lanaudière se situe au troisième rang parmi les plus dispendieuses », mentionne Catherine Brodeur, chargée de projet au groupe AGÉCO.
Mme Brodeur souligne que cette publication doit être considérée avec prudence et qu’elle ne doit pas servir à établir la valeur de sa terre. Elle donne comme exemple la valeur des maisons : « Même si on dit que les maisons valent tel prix, beaucoup de données peuvent faire varier le prix, comme l’âge de la maison, le quartier. C’est le même principe pour une terre ». Le prix d’une terre peut donc varier selon les rendements attendus, la pression urbaine, les taux d’intérêt… L’écart type donnerait, lui, une bonne indication de la valeur d’une terre. Ce qui veut dire qu’une terre tourne en moyenne à plus ou moins 1600 $ pour un hectare, dont la valeur moyenne dans Lanaudière est de 7 378 $.
Un autre élément à prendre en compte est le nombre de transactions comptabilisées. Plus ce nombre est élevé, plus la moyenne est fiable. Ces informations sont glanées à même la banque de données de La Financière agricole. Cependant, ce ne sont pas toutes les terres qui passent entre les mains de cet organisme. D’où l’objectif de la publication, qui est davantage de donner un ordre de grandeur de la valeur moyenne des terres ainsi que la tendance qui se dessine. Pour Lanaudière, ce qui est observé est une variation en dent de scie, comme l’affirme Mme Brodeur