Les élus de l’UPA : Annette Coutu, Diane Joly, Michel Désy, Gilbert Nicole, Marcel Papin et Gilbert Mathieu.
- Photo Julie Roy
Le goût d’en vivre
Assemblée générale annuelle de l’UPA Lanaudière
C’est sous le thème « Le goût d’en vivre » que s’est déroulée la 78e assemblée générale annuelle de l’Union des producteurs agricoles de Lanaudière, le 13 avril dernier à Joliette. La présidente, Annette Coutu, ainsi que les représentants et différents travailleurs de l’UPA ont fait le bilan de l’année. Ils ont également identifié les dossiers qui mobiliseront l’énergie au cours des mois à venir.
« « Le goût d’en vivre » a été emprunté de notre dernier congrès. Il traduit l’état d’esprit dans lequel se sont déroulées nos actions au cours des 12 derniers mois. C’est ce goût d’en vivre, qui nous a procuré la détermination nécessaire pour cibler les actions les plus efficaces en vue de sécuriser notre droit de produire et nos revenus à long terme », a expliqué Mme Coutu.
Parmi les dossiers qui seront suivis de plus près cette année, figurent la hausse du revenu net des producteurs et productrices. Celle-ci devrait se réaliser en trois volets, soit par la hausse du prix de vente grâce aux outils de mise en marché collective, la diminution des coûts de production par l’entremise des services et de l’aide du Réseau agriconseils Montréal-Laval-Lanaudière et des programmes agricoles compétitifs. La Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois (CAAAQ), sur laquelle fondent beaucoup d’espoirs les agriculteurs, est aussi l’un des dossiers à surveiller. « Nous avons beaucoup d’attente vis-à-vis cette commission », mentionne Mme Coutu. D’ailleurs, la CAAQ était de passage dans la région au début d’avril et plusieurs intervenants ont pu y être entendus. Un autre dossier qui retiendra l’attention cette année est la question de la protection du territoire agricole. L’UPA entend bien être vigilante et souhaite défendre encore les territoires agricoles, en plus de faire la promotion de l’agriculture. Mme Coutu souligne d’ailleurs à ce sujet : « Les syndicats travaillent à maximiser les usages des zones blanches et à viter ainsi le plus possible l’étalement urbain. Déjà, les MRC de L’Assomption et des Moulins sont problématiques et cela s’en vient de plus en plus avec Joliette ». La présidente a également mentionné que la question de la gestion de l’offre va aussi être suivie de très près.
Mme Coutu a aussi souligné l’importance de la relève et a affirmé que, malgré le contexte difficile, il est important de conserver une attitude positive et de livrer des messages d’encouragement. « Dans les moments de grande difficulté, c’est souvent pour cette relève et grâce à elle que nous continuons d’afficher notre goût de vivre de l’agriculture avec courage, volonté et vision à long terme. »
Bonne nouvelle : malgré une année chargée et une autre qui le sera tout autant, Lanaudière a réussi à établir une concertation avec plusieurs intervenants. « On a développé une concertation qui ne se fait pas ailleurs. Nous sommes reconnues comme l’une des régions où l’on s’est le mieux entendus. »