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Paul Kennedy veut inciter la GRC à changer son mode d'utilisation du Taser

Presse Canadienne Article mis en ligne le 25 juin 2008 à 0:00
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VANCOUVER - Le commissaire aux plaintes contre la Gendarmerie royale du Canda dit qu'il cherche à créer suffisamment de pression pour obliger ce corps policier à changer la façon dont il utilise le pistolet à décharge électrique Taser.
Paul Kennedy, qui préside la Commission des plaintes du public contre la GRC, était entendu mercredi dans le cadre d'une enquête publique tenue en Colombie-Britannique sur le recours au Taser.
La semaine dernière, M. Kennedy a produit un rapport extrêmement critique sur l'utilisation du Taser par la GRC. A l'extérieur de l'enquête, mercredi, il a reconnu que la GRC n'a pas à appliquer ses plus récentes recommandations, mais il a ajouté qu'il relève de son mandat de faire pression publiquement sur la GRC pour la forcer à coopérer.
La GRC a commencé à mettre en oeuvre certaines recommandations, a-t-il dit, mais M. Kennedy s'est montré insatisfait.
Son rapport réitérait sa recommandation antérieure de limiter le recours au Taser aux situations où les suspects sont combatifs ou représentent un risque grave pour eux-mêmes, la police ou le public.
Comme d'autres entendus avant lui à l'enquête, M. Kennedy a soutenu que le Taser est employé dans des situations pour lesquelles ce n'était pas prévu.
Plus tôt mercredi, le commissaire aux plaintes contre la GRC en Colombie-Britannique a indiqué que comme M. Kennedy, il ne propose pas l'adoption d'un moratoire sur le recours au pistolet électrique, mais il reconnaît du même souffle que l'arme est trop souvent utilisée dans des situations qui ne le justifient pas.
Dirk Ryneveld a déclaré à l'enquête, mercredi, que le Taser ne devrait être employé que comme substitut à l'emploi de la force létale, dans des situations où une personne représente une menace pour le public, le policier ou elle-même - ce qui n'est pas le cas présentement, a-t-il dit.
Selon M. Ryneveld, qui a enquêté sur la mort d'un homme ayant reçu une décharge de Taser de la part d'un policier de Vancouver en 2004, les questions soulevées à l'époque par l'utilisation de cette arme ne sont toujours pas résolues. Il faut d'urgence effectuer d'autres études plus poussées, des tests indépendants et former les policiers, a-t-il fait valoir. Il a notamment proposé d'instituer un protocole uniforme pour que tous les utilisateurs comprennent dans quelles circonstances ils peuvent s'en servir.
L'enquête publique de la Colombie-Britannique a été instituée après la mort d'un immigrant polonais, Robert Dziekanski, touché par des décharges de pistolet Taser de la part d'agents de la GRC à l'Aéroport de Vancouver, en octobre dernier.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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