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Jean Charest n'ouvre pas son jeu sur ses intentions

Presse Canadienne Article mis en ligne le 20 juin 2008 à 0:00
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Jean Charest n'ouvre pas son jeu sur ses intentions
Le premier ministre Jean Charest prononce un discours à l'Assemblée vendredi. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot
QUEBEC - Le premier ministre Jean Charest n'a pas ouvert son jeu, vendredi, pour indiquer s'il avait ou non l'intention de revoir à court terme la taille ou la composition de son gouvernement.
C'était l'heure des bilans, vendredi, au terme de la session parlementaire, et le premier ministre s'est prêté de bonne grâce au jeu de l'énumération des réalisations des derniers mois et des projets pour l'automne, mais il a esquivé toutes les questions relatives à un possible remaniement ou au déclenchement d'élections hâtives.
En décembre, à la clôture des travaux parlementaires, M. Charest avait ouvert la porte à un remaniement, constatant que plusieurs de ses ministres croulaient sous la tâche.
Mais il a finalement choisi de maintenir en place son équipe, qui, avec 18 joueurs, équivaut à la moitié du dernier gouvernement péquiste.
Vendredi, l'annonce du ministre de la Santé, Philippe Couillard, qui songe sérieusement à quitter la vie politique, a relancé les rumeurs d'un remaniement.
M. Charest a dit juger qu'il était entouré d'une équipe forte et cohérente, tout en reconnaissant que plusieurs de ses ministres avaient de nombreuses responsabilités.
Malgré les derniers sondages indiquant qu'il a retrouvé la faveur populaire, il a une fois de plus tué dans l'oeuf toute rumeur de déclenchement d'élections hâtives, à l'automne, en disant que les Québécois appréciaient avoir un gouvernement minoritaire et un parlement de cohabitation.
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