MONTREAL - Le logement social pourrait contribuer à aider le Canada et le Québec à faire face au ralentissement économique. C'est du moins ce qu'estime François Saillant, du Front d'action populaire en réamémagement urbain.
Selon lui, non seulement cette forme d'investissement répond à des besoins sociaux, mais elle peut aussi être créatrice d'emplois, favoriser l'utilisation de matériaux canadiens et aider à préserver des emplois dans le secteurs manufacturier et de la construction.
Outre les locataires, la pression économique risque aussi d'affecter certaines personnes qui ont récemment accédé à la propriété et qui se retrouvent fortement endettées. Pour François Saillant, plusieurs ont effectué des efforts considérables et leur nouveau statut pourrait ne tenir qu'à un fil dans une période financière caractérisée par des pertes d'emplois.
Depuis le dernier recensement mené au Québec, 60 pour cent de la population est propriétaire. Un plafond selon le FRAPRU qui maintient qu'il peut être périlleux de vouloir se lancer à tout prix vers l'accès à la propriété et qu'il importe de développer des alternatives comme la formule coopérative.
Pour 2009, le FRAPRU compte suivre les engagements pris par Jean Charest lors de la dernière campagne électorale, promettant de financer 3000 logements sociaux par année pendant cinq ans. Le budget fédéral du 27 janvier sera également scruté à la loupe, alors que la Coalition NPD-libéraux s'était avancée pour financer du logement abordable et que depuis, les conservateurs ont aussi ouvert la porte en ce sens.
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