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L'Assemblée nationale enverra un message d'espoir, selon Marois

Presse Canadienne Article mis en ligne le 13 janvier 2009 à 1:00
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L'Assemblée nationale enverra un message d'espoir, selon Marois
Le premier ministre Jean Charest, à droite, et la chef péquiste Pauline Marois, à gauche, sont aperçus avec Yvon Vallières, Mario Dumont et Amir Khadir. LA PRESSE CANADIENNE /Jacques Boissinot
QUEBEC - A défaut de trouver une recette miracle contre le recul de l'économie, le rappel prématuré des députés permettra d'envoyer un message "d'espoir" à la population, a estimé Pauline Marois mardi.
La leader péquiste ne se fait pas d'illusion sur l'effet de levier qu'aura la session parlementaire extraordinaire de trois jours sur l'économie québécoise en déclin.
Le premier ministre Jean Charest "ne semble pas vouloir être très audacieux ou sortir de ce qu'il a déjà mis en jeu au cours de la campagne électorale", a laissé tomber la chef de l'opposition officielle, en point de presse à l'Assemblée nationale, en marge de la prestation de serment de la députée de Joliette Véronique Hivon.
Pour redonner du souffle à l'économie, le premier ministre compte accélérer la réalisation des travaux d'infrastructures, offrir de l'aide financière aux entreprises, du soutien aux travailleurs et stimuler la rénovation domiciliaire. Ces mesures avaient toutes été annoncées lors de la dernière campagne électorale.
Exception faite d'un projet de loi sur les régimes de retraite - qui fait consensus -, le premier ministre aurait pu faire l'économie de cette rentrée précipitée.
"Je crois qu'il aurait pu agir sans convoquer l'Assemblée", a convenu Mme Marois.
En ce sens, le retour au travail des élus deux mois avant l'échéance risque d'être essentiellement un exercice "symbolique", a-t-elle admis.
"Cela pourrait n'être que symbolique mais je ne le souhaite pas", a insisté Mme Marois.
De fait, le Parti québécois a rendu publique lundi une liste de propositions pour soutenir les entreprises, les travailleurs et la consommation des ménages. Mme Marois souhaite, sans excès de confiance, que ces éléments figurent dans l'énoncé que présentera mercredi la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget.
Le débat sur l'économie en Chambre pendant la courte session sera d'une durée de quatre heures, le double de ce qui avait été suggéré à l'origine.
"C'est mieux, mais c'est encore court pour aborder une question aussi importante que la crise économique", a-t-on fait valoir dans l'entourage de la chef du PQ.
Même si elle doute de l'impact qu'aura la session spéciale sur la suite des événements, Pauline Marois croit qu'il était important, d'un point de vue moral, que les parlementaires ne tardent pas à rentrer au travail.
"Ce qui est intéressant dans le fait que l'Assemblée nationale se réunisse, c'est qu'on envoie un signal clair à la population québécoise qu'on est prêt à se serrer les coudes et à travailler ensemble dans une même direction", a-t-elle dit.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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