L'esprit loft et l'esprit de banlieue
« L’esprit loft », très branché, fait référence aux appartements décloisonnés, mais également à cette manière d'habiter un espace de luxe dans un quartier moins glamour. Ce concept d’habitat n'est plus réservé à la grande ville. Le loft du banlieusard point à l'horizon.
Le mot « loft » vient de l'allemand « luft », qui signifie « air ». Ainsi, si on s’intéresse aux lofts, on s’intéresse aux espaces décloisonnés et à la reconversion d’un bâtiment, souvent désaffecté.
Vivre dans d'anciens locaux industriels n'a jamais été aussi tendance. Par contre, le loft n’est pas une découverte récente. Depuis le début des années 70, les artistes et les intellectuels ont commencé à émigrer au centre des grandes villes. Les premiers lofts étaient généralement des squats avec de grands espaces et les marginaux occupaient des étages entiers dans les immeubles abandonnés de Soho, à New York.
Vingt ans plus tard, le loft a gagné ses lettres de noblesse et cette philosophie de vie a été adoptée par les professionnels indépendants, les carriéristes célibataires et les couples sans enfant. Pas surprenant: le côté « espace ouvert » du loft n'est pas vraiment adapté aux familles. Aujourd’hui, la croissance des métropoles entraîne la revitalisation des espaces abandonnés et quartiers mal famés. Les lofts en ville sont des anciens entrepôts, des anciennes usines et des anciens ateliers. Peu glamour à l’extérieur, sophistiqué à l’intérieur, le loft a tout pour plaire à la jeune génération.
L’esprit loft n’a pas de nationalité. Un loft est l’image de la personnalité de son propriétaire, mais le style est toujours le même, à la fois chic, dénudé et industriel. La déco s’inspire du Japon, de l’inde, du théâtre, du cubisme.
Les caractéristiques du loft sont un plan libre, de hauts plafonds, des murs et des sols en matière « brute ». Un loft digne de ce nom doit avoir conservé les poutres en fer, les tuyaux, les escaliers en métal, les piliers de ciment, les murs en brique, les fenêtres arquées et les sols en bois.
Vivre dans un loft implique une toute autre approche de l’espace, ce n’est pas vivre dans un bungalow à huit pièces cloisonnées, c’est un lieu qui échappe aux normes conventionnelles de la vie domestique et on ne peut l’aménager de la même manière.
En banlieue
Les puristes prétendent que le loft représente « le neuf dans le vieux » et qu'il faut respecter les caractéristiques et les matériaux d’origine autant que possible… Les puristes seront peut-être confondus avec l'arrivée des lofts nouvelle génération, dans des quartiers complètement nouveaux, loin de la grande ville.
Il fallait s'y attendre: avec l'augmentation du nombre de travailleurs autonomes, le loft est devenu un choix de vie naturel… même en banlieue. À la firme CVK Construction, Stéphane Doucet –bien connu pour sa participation à l'émission Ma Maison Rona, a développé le concept du loft en banlieue, parce qu'il a constaté que de nombreux acheteurs de résidences ne trouvaient pas leur compte dans les constructions traditionnelles. C'est pourquoi Stéphane Doucet est allé de l'avant avec l'ambitieux projet Les Cours du Patrimoine à L'Assomption. « Il faut savoir oser, dit-il et la réception qu'on a faite au projet m'a démontré que nous avons vu juste en offrant ce concept déjà populaire en milieu urbain mais qui s'adapte parfaitement à notre milieu banlieusard. »
Les Cours du Patrimoine sont des lofts à proprement dit dans la mesure où l'espace est ouvert, le look des bâtisses est ancestral –même s'il s'agit d'une construction neuve— et les surfaces son brutes afin d’offrir un « esprit loft » le plus intact possible. Son élégance contemporaine rivalise avec les plus beaux lofts jusqu’ici réservés aux métropoles. Architecture sophistiquée, plans d’étage ouverts, plafonds élevés, matériaux nobles.
Ces lofts de banlieue sont disponibles à moins de 100 000 $ et se situent dans un secteur névralgique de la ville de L'Assomption. La phase 1 est complétée à 100%, ne reste que les phases 2 et 3 à voir le jour. La dernière phase sera consacrée aux retraités et boomers de 55 ans et plus, ce qui est également nouveau, puisque la « clientèle loft » se définit habituellement par des jeunes couples ou jeunes célibataires entre 35 et 45 ans.