Faites ceci en mémoire de moi
En ce milieu de semaine sainte, permettez-moi de vous entretenir sur le p'tit Jésus. Si vous croyez que je suis un « Jesus Freak » qui va vous parler de foi, de la résurrection et de l'Esprit saint, vous faites fausse route.
Voyez-vous, j'ai une foi plutôt élastique comme on dit. Je vais à l'Église pour les mariages et les baptêmes et je me dis que ma grand-mère prie assez pour toute ma famille.
À vrai dire, pour me rendre intéressant, je peux parfois parler contre le totalitarisme de l'Église, contre l'obscurantisme dans lequel celle-ci a plongé les Québécois jusqu'à tout récemment, contre son hypocrisie et son incapacité à faire face aux réalités du monde moderne.
C'est mon droit, c'est ma religion.
C'est juste que depuis quelques temps, on laisse toute la place aux religions des autres et on se croit bien avisés d'évacuer nos propres croyances. Être non-croyant, c'est à la mode.
Qu'on l'accepte ou non, le Christianisme a servi de terreau à l'essor du peuple Québécois et la foi aura sans aucun doute permis à nombre de nos ancêtres de tenir le coup lors d'hivers trop rigoureux et d'années de vaches maigres.
Qu'on le veuille ou non, le bon dieu fait partie de notre histoire, de notre identité. Il serait peut-être avisé de garder ça à l'esprit avant de jeter cierges et crucifix aux ordures, sinon bientôt, ce seront les oreilles de Christ qui disparaîtront aussi.