Il reste 70 jours
70 longs jours. C’est le temps qu’il reste avant l’ouverture de la pêche à la truite dans la réserve faunique Rouge-Matawin.
Je l’aurais su même s’il n’y avait pas eu la tenue du « Salon expert chasse, pêche et camping » pour venir me taquiner. À cette période de l’année, depuis maintenant cinq ans, je commence à rêver au retour de la saison de la pêche.
Une vraie amatrice direz-vous? Rien n’est plus surprenant parce qu’en fait, j’ai commencé à pêcher à l’âge de 22 ans, par hasard ou presque.
Et pourtant, lorsque j’ai tenu ma première canne à pêche, j’ai immédiatement ressenti une fébrilité immense en attente d’une secousse au bout de ce fil presqu’invisible.
J’ai su sur-le-champ que j’aimais pêcher, autant quand mon appât et mon leurre ont raison du poisson, que lorsque je reviens penaude. C’est qu’il me semble alors que la nature peut parfois avoir raison de moi et que c’est encore plus beau.
Mon père et fidèle partenaire de pêche a une explication à propos de mon engouement soudain pour cet art ancestral. « C’est par atavisme », qu’il dit. Définition de l’atavisme : réapparition de certains caractères ancestraux disparus depuis une ou plusieurs générations.
Peut-être que c’est vrai. Peut-être que quand j’ai mis ma ligne à l’eau, un matin du mois d’août, au lac Marchand, j’ai réveillé ce qui était endormi, l’héritage de mes ancêtres. Du moins, je me plais maintenant à le croire.
Dans maintenant 69 jours et demi, ce sera l’ouverture de la pêche pour moi, le temps de perpétuer une passion qui m’a un jour été léguée et de, je l’espère, ramener quelques truites!
Paré partenaire?