On se croit grand mais finalement…
La fin des études et l'entrée à plein temps sur le marché du travail représentent une étape marquante de la vie. On se sent libre, invincible… Adulte quoi. Rien n'est à notre épreuve. Gonflés à bloc, plusieurs seraient tentés de clamer : "Papa, maman merci pour tout. C’est beau vous pouvez cesser de vous inquiéter. J'ai la situation bien en main".
Erreur.
Sans crier gare, un incident peut venir rétablir les faits : on se fie sur la présence éternelle de nos parents.
J’ai réalisé il y a quelque temps que je n'avais jamais vraiment envisagé ce que serait la vie sans l'un deux. Je prends parfois pour acquis tous ces petits riens qui sont en fait si gros.
Un déménagement, un désagrément ? Pas de problème, mes parents vont m'aider !
Des soucis, un ennui ? Ma mère va régler ça…
S’ils ne sont plus là qui le fera ?
Qui pour consoler, conseiller et dépanner à toute heure du jour et de la nuit ?
Quoi qu'il en soit, rien ne justifie que cette relation inconditionnelle soit à sens unique. Pourtant, si je fais le compte, devinez de quel côté viennent majoritairement les sollicitations de toutes sortes ?
L'âge ingrat c'est un bien beau concept de déculpabilisation, mais arrive un temps dans la vie où la situation devrait se nuancer. Les parents, pensez-donc à vous en premier de temps en temps. Parce que, même si je n'ai pas la situation bien en main tous les jours, le "merci pour tout", il est bien vrai lui.