François Charbonneau (Photo archives)
Aussi intéressant qu'un rapport de Statistiques Canada
Histoire de Lanaudière
«Un livre d'histoire doit normalement nous donner le goût d'aller plus loin. J'ai feuilleté Histoire de Lanaudière. Ce n'est pas un livre «grand public». En fait, c'est aussi intéressant qu'un rapport de Statistique Canada.»
Président du conseil des commissaires des Samares, François Charbonneau a d'abord enseigné. Avec ses collègues Jean-Pierre Sansregret et Jacques Marchand, celui-ci a cosigné en 1985 «Mon histoire», un livre d'histoire du Québec à l'intention des étudiants du niveau secondaire.
«Les auteurs ont eu huit ans pour sortir cette œuvre. C'est énorme la recherche accomplie. Tout un casse-tête pas facile à assembler. Toutefois, comme il s'agit d'un livre de références qui sera encore consulté dans 20 ans sinon plus, il fallait se fixer comme objectif de ne pas commettre d'erreur.»
Persuadé que le document comporte des erreurs grossières et flagrantes, François Charbonneau croit que le manuscrit aurait dû être revérifié avant impression par un Lanaudois à qui l'on aurait exigé la plus stricte confidentialité.
La commission scolaire a contribué 50 000 $ à la levée de fonds pour ce document. «Les paiements se sont échelonnés sur cinq ans. Nous nous devions de participer à cet effort collectif», a-t-il plaidé.
«Lanaudière est une région administrative relativement jeune. Lorsque notre Municipalité régionale de comté a été approchée pour contribuer à ce livre, on nous a montré les volumes réalisés pour d'autres régions. Le projet nous est apparu valable.»
Préfet de la MRC Joliette, André Hénault ajoute n'avoir pas eu alors d'écho critique envers cette collection. «Dans Lanaudière, le bateau a pris du temps à arriver au quai. Les contacts avec le milieu n'ont pas été comme prévu. On s'attend aussi à une certaine rigueur d'un tel volume.»
Originaire d'ici, ex-directeur du personnel d'une grande entreprise, André Hénault a confié être désolé que ce volume de plus de 800 pages ne fasse pas état des relations ouvrières tendues dans les années 1960-70 à Joliette.
«Ce livre, j'y ai cru au début. J'ai même participé à la levée de fonds. Ce qui devait prendre cinq ans en a pris près de 10. Depuis trois ans, les gens que j'avais «collecté» me demandaient des comptes. Ça m'a choqué. Je n'avais plus confiance. À cause de ce délai, j'ai refusé que la Ville de Joliette défraie en plus pour un lancement à l'hôtel de ville.»
À ce moment-là, le maire René Laurin n'avait pas encore en mains un exemplaire d'Histoire de Lanaudière. «Je connais mon histoire. Ce livre manque de rigueur. Ça aurait été si simple de faire appel, pour la dernière lecture, à un comité restreint composé de Lanaudois.»
«Il faut rendre à César ce qui appartient à César. Il y a beaucoup d'informations dans Histoire de Lanaudière. C'est un travail monumental.»
Député du comté de Berthier à Québec depuis 2008, André Villeneuve ne s'offusque pas d'avoir été oublié de la liste des députés dans ce livre de références. «Je m'attendais évidemment à ce qu'il y ait moins d'erreurs. Ce projet a pris des années à se concrétiser. Les auteurs auraient pu le faire lire par des gens d'ici avant l'impression. Il faut s'assurer que les correctifs soient apportés à la prochaine édition.»
André Villeneuve était auparavant préfet de la MRC de d'Autray. Sauf erreur, dit-il, la MRC a contribué 25 000 $ à ce projet.
Maurice Sourdif
Commentaire mis en ligne le 3 février 2010Apres tout, ce n/est que 500 milles dollars.Avec si peu, on peut faire des erreurs.C/est toujours la meme chose. 500 milles dollars, y a rien la pour nos dirigeants.