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Le Bangladesh sous l'eau

Chronique préparée en collaboration avec le magazine Les Débrouillards

par Agence Science-Presse
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Article mis en ligne le 3 juillet 2009 à 12:23
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Le Bangladesh sous l'eau
Le temps des moussons est source d'inondations
Le Bangladesh sous l'eau
Chronique préparée en collaboration avec le magazine Les Débrouillards
Le bureau de Ashan Uddin Ahmed est difficile à trouver. Nous déambulons dans le quartier de Shaymoli, à Dhaka, la capitale du Bangladesh. Nous arrivons enfin au Centre Global Change. C’est un organisme à but non lucratif qui aide les victimes du climat. M. Ashan nous accueille dans son bureau et nous raconte le drame du climat du Bangladesh.
Le Bangladesh sous l’eau
L’élément le plus perturbateur est l’eau. Dans ce pays, il y en a tout simplement trop !

Le Gange et le Brahmapoutre, les deux fleuves les plus importants de la région, traversent le Bangladesh. S’il pleut dans le nord de l’Inde, au Népal ou sur les montagnes de l’Himalaya, l’eau aboutit au Bangladesh avant de se jeter dans l’océan Indien.

Autre problème, les moussons, ces deux périodes annuelles de forte pluie. Depuis quelques années, il pleut moins souvent, mais il tombe davantage d’eau chaque fois. Les inondations sont donc plus importantes et causent plus de dégâts. Selon M. Ashan, ce phénomène est attribuable au réchauffement planétaire.
Des marées dévastatrices
Le niveau des océans monte. Avec la fonte des glaces polaires, chaque marée, partout dans le monde, est plus puissante, plus haute et plus destructrice. Les Bangladeshis ont appris à se protéger en construisant des digues. Mais avec le temps, certaines digues cèdent et des milliers de gens se noient. L’eau de mer pénètre ainsi chaque fois plus profondément dans le pays. L’eau salée se répand sur les terres agricoles. Lorsque la terre s’assèche, on ne peut plus la cultiver : le sel a contaminé les champs. Des familles entières d’agriculteurs sont alors condamnées à la pauvreté extrême.

C’est ici qu’Ashan Uddin Ahmed entre en jeu. En partenariat avec le Canada et d’autres pays, il a créé plusieurs projets pour aider les Bangladeshis à faire face aux changements climatiques.
Des solutions
Parfois, il suffit de transformer un élevage de poules en élevage de canards, qui s’adaptent bien à un environnement envahi par l’eau. Les éleveurs auront donc de la bonne viande à vendre au marché.

Les cultivateurs ont aussi appris à faire pousser des plants de concombres de façon fort ingénieuse. Si l’eau a envahi les champs, ils plantent leurs graines au bord de la route, qui est plus élevée que le niveau de l’eau. Grâce à une structure de bambou construite au-dessus de l’eau, les plants de concombres poussent sans jamais toucher l’eau.

Ces astuces permettent aux agriculteurs de mettre un peu de nourriture sur la table plutôt que de déménager en ville où ils ne dénicheraient que des emplois médiocres.

Selon l’organisme Greenpeace, 25 millions de Bangladeshis devront quitter leur maison à cause des changements climatiques d’ici 50 ans. Il faudra beaucoup de gens comme Ashan Uddin Ahmed pour les aider.



Le voyage d’Étienne Laberge et de sa collègue Claude Bouchard au Bangladesh a été effectué grâce à une bourse de journalisme octroyée par l’Agence canadienne de développement international.



Cet article est publié avec la collaboration de l’Agence canadienne de développement international (ACDI).

Texte et photos : Étienne Laberge et Claude Bouchard

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