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L'Action
Louis Cornellier
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Relancer Saint-Gabriel

Louis Cornellier par Louis Cornellier
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Article mis en ligne le 10 juin 2009 à 8:03
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Relancer Saint-Gabriel
Le magnifique lac Maskinongé
Relancer Saint-Gabriel
Dans mon commentaire de la semaine dernière, j’évoquais, au passage, le relatif déclin de Saint-Gabriel, ma ville natale. Or, L’Action du 31 mai dernier nous apprend que des gens de la place ont mis sur pied un organisme sans but lucratif afin de relancer le milieu gabriellois. Cette initiative annonce-t-elle le renouveau de l’ancienne perle touristique de Lanaudière? On peut au moins souhaiter que ce projet donne un peu d’élan à cette ville qui en a bien besoin.

Il y a trente ans, Ville Saint-Gabriel était une municipalité dynamique et fière. Quand nous disions, à des gens de l’extérieur, que nous venions de Saint-Gabriel, tous réagissaient avec respect et intérêt. La place, en été, attirait des touristes en masse et ne perdait rien de son énergie en hiver. Lentement mais inexorablement toutefois, elle a perdu de son lustre. Aujourd’hui, même son église est menacée de fermeture.

À l’époque, le cœur commercial de Saint-Gabriel battait sur la rue Beausoleil et dans ses alentours. Mon oncle Maurice Roberge y tenait une petite épicerie, la tabagie Beaulieu et la pharmacie Brunet et Champoux ne dérougissaient pas, on pouvait y magasiner chez Chaussures Proulx, à la Mercerie Comtois, chez Beaulieu électrique et chez J.-M. Pichette (sport et quincaillerie). Le restaurant-terminus Le Bowling était ouvert dès 5h le matin. Il y avait même un cinéma! Dans les rues adjacentes, on trouvait notamment Lefrançois Sport, deux magasins de disques et presque tout le reste. Les gens travaillaient, dépensaient et s’amusaient sur place. Un journaliste, feu Jean-Guy Pinel, couvrait même exclusivement les activités de Saint-Gabriel. Au début des années 1980, le Maski-Courons attirait annuellement plusieurs milliers d’athlètes. De bien beaux souvenirs.

Que s’est-il passé pour que tout cela s’étiole? Des causes externes, qui ont affecté tous les villages du Québec, et internes peuvent être avancées. Dans les années 1980, en effet, l’économie a changé de visage. La délocalisation (déplacement de la production vers les grands centres ou à l’étranger) s’est imposée. Les usines de toutes sortes (meuble, cuir, vêtement), qui faisaient vivre des milliers de personnes, ont fermé leurs portes. Pour travailler, il a donc fallu de plus en plus aller ailleurs. La principale cause du déclin est là.

À l’interne, quelques mauvaises décisions n’ont pas aidé non plus. Le déplacement de la patinoire, de la butte éclairée de la rue Cohen à la sombre rue Plante, a vidé le centre-ville de sa vie en hiver. La réfection du stationnement de la plage fut une erreur urbanistique et écologique. La négligence dans l’entretien des installations de la plage municipale a rendu les lieux défraîchis et peu attrayants. L’organisation du Maski-Courons n’a pas reçu les appuis nécessaires à la poursuite de l’événement. L’abolition du poste de responsable des loisirs à la municipalité –une fonction longtemps assumée avec efficacité par feu Maurice Armstrong- a presque tué la vie sportive locale. Les bénévoles accomplissent souvent une tâche importante, mais ils ont besoin, pour ce faire, d’une solide direction, que seul un responsable officiel et salarié peut pleinement assumer.

Gaétan Gravel, maire de la ville, affirme aujourd’hui qu’il « faut animer les gens » pour « redonner des lettres de noblesse à Saint-Gabriel ». Il a raison, mais il ne doit pas oublier que la municipalité ne peut pas se contenter de s’en remettre à des bénévoles pour assurer le succès de cette entreprise. Elle n’a pas la capacité de créer des centaines d’emplois, bien sûr, mais elle peut contribuer à cette première étape de la relance en rafraîchissant les installations vétustes de la plage, en développant adéquatement les nouvelles sur le terrain de l’ancien Manoir –l’affaire est justement en chantier et annonce bien, me dit-on-, en tablant sur le tourisme familial et écologique, la voie de l’avenir, plutôt que sur le tourisme motorisé et pollueur, en participant à la relance de l’aréna et en rétablissant le poste officiel, et non sous-traité, de responsable des loisirs, afin de redynamiser la vie sportive et culturelle locale.

Saint-Gabriel a un beau passé. Son avenir aura certes un visage différent, mais il faut souhaiter qu’il soit aussi vivant.

Louis Cornellier

louisco@sympatico.ca

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JEAN-MARIE LAMPRON

Commentaire mis en ligne le 10 juin 2009
Le lac maskinongé est d'une beauté remarquable, boudé par trop de gens.Je m'y rend lorqu'il fait beau,pour me baigner ou pêcher.La plage est belle,la pêche intéressante, ce n'est pas (Old Orchard )cependant, elle me convient très bien moi et ma famille, car ,j'en ai vu des plages dans le momde :en Guadeloupe ,Barbade, Vénézuéla,et le mexique, etc.
ET SURTOUT,C'EST CHEZ NOUS !!!...
ALLONS-Y pour voir ...
Jean-Marie Lampron, Notre- Dame-Des-Prairie.qc
.

René Racette

Commentaire mis en ligne le 10 juin 2009
Je me souviens très bien de cette époque heureuse évoquée par M. Cornellier: la famille de ma mère ainsi que celle de mon épouse y sont d'ailleurs encore établies.

Une idée toute menue peut en amener une autre parfois pour essaimer autour de ce projet de renouveau tant désiré de Saint-Gabriel. L'on n'a qu'à penser à la mise en contes de St-Élie-de-Caxton par Fred Pellerin, de ces sites du passant ou de séjours sur les fermes nichées en pleine nature, de la route gourmande attirant les gourmets de par ses fromages, son alimentation biologique ou ses plats raffinés.

Ce qu'il faut, ce sont des créneaux d'activités et un site Internet sur lesquels prendre appui.

René Racette

Commentaire mis en ligne le 10 juin 2009
La mise sur pied d'un organisme sans but lucratif afin de relancer le milieu gabriellois est certes un pas dans la bonne direction. Il faut bien commencer quelque part surtout qu'il y a tellement à faire.

L'attrait touristique d'une ville, d'une région passe plus que jamais de nos jours par l'exposition sur Internet de ses caractéristiques, de ses attraits, de son offre de services, des ressources qui la distinguent, des gens et des commerces qui y ont résidence.

Il ne faut pas naviguer longtemps sur Internet pour s'apercevoir que Ville Saint-Gabriel n'y a pas son site et que les quelques liens qui en font mention renvoient à des renseignements qui sont désuets, incomplets ou dénués d'intérêt. Mandeville, la municipalité voisine, constitue à cet égard un modèle à suivre avec un site internet qui fait état à juste titre du dynamisme de ses dirigeants, de la qualité de la vie citoyenne et de la mise en valeur ajoutée de son territoire.


Il y a certes tant à faire pour attirer à nouveau les industries, les commerces, puis les gens qui vont venir y travailler, s'y établir et contribuer à refaire une beauté à plusieurs de ses maisons et de ses rues. La relance touristique constitue l'une des clés de ce renouveau dans la mesure où les efforts se poursuivent pour garantir la qualité des eaux du lac et améliorer l'offre de services touristiques en qualité et en diversité.

L'espoir de mieux a certes lieu d'être à se nourrir dans les moindres gestes de bonne volonté accomplis envers la nature si riche qui entoure Saint-Gabriel et les gens qui y vivent.

Chez nos voisins


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