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Le pouvoir légitime des parents

Réponse à la lettre de l'abbé Gravel

Article mis en ligne le 19 mai 2009 à 13:09
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Le pouvoir légitime des parents
Réponse à la lettre de l'abbé Gravel
Le procès opposant les parents qui demandent l’exemption de leurs enfants du cours d’Éthique et culture religieuse (ECR) et la Commission scolaire Des Chênes, assistée de la Procureure Générale comme intervenante, a eu lieu à la Cour Supérieure de Drummondville du 11 au 15 mai 2009. Ayant assisté à l’entièreté de la preuve présentée par les deux parties, je ré-affirme l’appui de la part de l’Association des parents catholiques du Québec (APCQ) aux parents qui demandent l’exemption pour leurs enfants.

Le Cardinal Zenon Grocholewski de Rome, se référant “à de nouvelles réglementations civiles” qui remplacent l’enseignement religieux par des cours de “morale et culture religieuse”, a publié très récemment (le 5 mai 2009), une lettre à tous les évêques du monde pour distribution auprès de ceux engagés dans la mission éducatrice de l’Église. Cette lettre rappelle très fortement la priorité pour le parent de choisir l’éducation morale et religieuse de leurs enfants à l’école comme ailleurs : “Au sein d’une société pluraliste, le droit à la liberté religieuse requiert à la fois l’assurance que l’enseignement religieux soit donné dans les écoles, et une garantie que cet enseignement soit en conformité avec les croyances des parents.”

La lettre du cardinal Grocholewski vient renforcer ses remarques orales il y a quelques semaines à l'effet que l'imposition du cours d'éthique et de culture religieuse au Québec « violait le droit des parents. » (Zenit, 19 février 2009)

En tant que préfet de la Congrégation pour l’Éducation catholique, le Cardinal, le 5 mai 2009, a prévenu des dangers suivants : “Si l’enseignement religieux se limite à une exposition de différentes religions de manière comparative et “neutre”, cela peut être source de confusion, ou inciter au relativisme ou à l’indifférentisme.” Ce n’est pas différent de ce que disent les parents qui demandent d’exempter leur enfant du cours d’Éthique et culture religieuse (ECR), ni des propos du théologien Guy Durand, témoin expert pour les parents en Cour supérieure à Drummondville du 11 au 15 mai 2009, qui a souligné que ce cours mène au relativisme.

Ce ne sont pas quelques parents marginaux qui s’objectent à ce cours, contrairement aux dires de M. Raymond Gravel (L’Action, le 14 mai 2009). Les Chevaliers de Colomb de la province veulent la reconnaissance du droit à l’exemption et que ce cours soit optionnel. Il en va de même pour les coptes orthodoxes, pour les parents de l’Association des parents catholiques du Québec (APCQ) et de la Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ), pour plusieurs pasteurs évangéliques et autres. Lorsque 2000 parents demandent l’exemption, que 200 parents retirent leurs enfants et que des parents poursuivent une commission scolaire en cour, il y a lieu de s’interroger. Pour moins que cela, on avait introduit l’enseignement moral comme option à l’enseignement religieux, il y a plus de 25 ans. L’APCQ demande, avec les autres parents, que les commissions scolaires accordent l’exemption aux parents qui le demandent ou, mieux encore, que le cours ECR soit optionnel.

David Mascré, philosophe et professeur associé à l’Université de Paris, après une analyse minutieuse du programme, considère que ce dernier est dangereux pour les enfants car il promeut “le polythéisme” et “réduit systématiquement le contenu de la foi à un ensemble de symboles sans fondement objectif ni assise rationnelle ». Son analyse confirme celles faites par les parents de la province.

Il ne faut pas confondre la perte du choix entre l’enseignement religieux ou l’enseignement moral (sans religion) et l’imposition du programme d’ECR. Les parents veulent avoir, bien sûr, une option respectueuse de leur foi à l’école comme l’a maintes fois recommandé le Vatican. Cependant ils veulent aussi et séparément, ne pas voir des religions étrangères imposées à leurs enfants dans le contexte d’un cours non chrétien comme ECR. Ils ne veulent pas, non plus, que leurs enfants soient soumis à une approche de clarification des valeurs pour l’éthique, comme c’est le cas dans ECR.

Le cynisme, la moquerie et le mépris de M. Gravel à l’égard des parents ne semblent pas connaître de limite (L’Action, le 14 mai 2009). Mais, à mon étonnement, M. Gilles Routhier, théologien expert pour la Commission scolaire Des Chênes à Drummondville, a aussi reproché aux parents : « de bouder le programme, de faire des marches et des manifestations ». Par ces actions, les parents ne font qu’exercer leur pouvoir démocratique et défendre leurs droits. L’État et certains membres du clergé ont peut-être un agenda social à promouvoir, mais ce débat doit se faire entre adultes consentants. Ne le faisons pas sur le dos des enfants. En dépit de sa position pro-ECR, Georges Leroux, témoin expert pour la Commission scolaire à Drummondville, a prévenu contre le fascisme quand l’autorité parentale tombe. Il faut renforcer et non miner l’autorité parentale et le droit de choisir des parents.

Les parents ne sont pas des fanatiques parce qu’ils tentent de passer à leurs enfants des valeurs sûres et une foi vivante et parce qu’ils ne veulent pas voir cet ouvrage détruit par l’école, en l’occurrence par le cours ECR. L’APCQ demande le respect pour ces parents et pour leurs enfants et adolescents dont la liberté de conscience et de religion est aussi bafouée.

Lorsqu’on demande à l’enfant de comparer des récits religieux, de rentrer dans des lieux de culte en prenant les postures requises par cette croyance, de nommer des noms de dieux païens, de lire des prières des spiritualités autochtones, de raconter comment il vit sa religion à domicile, de se taire devant des opinions qu’il trouve irresponsables ou devant des croyances qu’il trouve illégitimes, d’accepter toute croyance sur le même pied, on demande à l’enfant d’agir et non seulement d’observer le phénomène religieux, contrairement à ce qu’ont prétendu M. Jacques Pettigrew et M. Routhier lors des audiences en cour. Ces actes interfèrent avec le développement religieux de l’enfant car il doit mettre de côté son esprit critique face aux autres religions et collaborer avec des actions qui vont parfois contre sa foi. Le vivre-ensemble n’est pas tout, l’enfant tend entièrement vers la connaissance de la vérité, comme l’a précisé le professeur Mascré devant le Tribunal.

Laissons les parents éduquer leurs enfants. Ne tentons pas de leur enlever ce privilège qui vient avec la responsabilité de les élever. Faisons confiance au peuple québécois en leur laissant, comme le stipule le Vatican, une réelle liberté dans le choix de l’école et des programmes. Rejetons l’approche totalitaire qui impose, par le biais de lois gouvernementales, de cours obligatoires et de mépris des demandes des parents, des changements identitaires aux plus jeunes et plus vulnérables des citoyens.

Terminons par une citation d’un document de Vatican II donnée en Cour Supérieure par Me Jean-Pierre Belisle, procureur pour les parents, pour appuyer la légitimité des actions des parents catholiques (et autres) qui veulent exercer de manière responsable leur autorité parentale :

Qu'ils [les laïcs] attendent des prêtres lumières et forces spirituelles. Qu'ils ne pensent pas pour autant que leurs pasteurs aient une compétence telle qu'ils puissent leur fournir une solution concrète et immédiate à tout problème, même grave, qui se présente à eux, ou que telle soit leur mission. Mais plutôt, éclairés par la sagesse chrétienne, prêtant fidèlement attention à l'enseignement du Magistère, qu'ils prennent eux-mêmes leurs responsabilités. (Gaudium et Spes, 43-2). Notons que le Magistère vivant est celui dont l'autorité s'exerce au nom du Christ, c'est-à-dire par les évêques en communion avec l'évêque de Rome (Wikipedia).

Jean Morse-Chevrier, présidente, Association des parents catholiques du Québec

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Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 22 septembre 2009
La devise des «progressistes» pékisses, libéraux, NPDistes et autres de la go-gauche anticléricale: «Soutenez nos troupes! Portez du rouge les vendredis.»


UNE MINUSCULE CABANE LÀ-HAUT SUR LA MONTAGNE

Une travailleuse sociale à lunette de la go-gauche savante d'une grande ville dans le Massachusetts a récemment été transféré dans les montagnes de la Caroline du Nord. Lors de sa première visite de son nouveau territoire, elle est tombée sur la plus petite cabane jamais vue. Intriguée, elle grimpa la côte et frappa à la porte, comme le destin.

- Y a-t-il quelqu’un?

- Oui! répondit un enfant.

- Votre père est-il là?

- Papa? Non, il est sorti avant que maman entre.

- Bien, votre mère est-elle là?

- Maman? Non, elle est partie juste avant que j’entre.

- Mais vous n’êtes jamais ensemble en tant que famille?

- Bien sûr, mais pas ici. Ce sont les chiottes!


Les fonctionnaires du gouvernement sont si intelligents! N'êtes-vous pas ravis qu'ils prennent en main tous nos dilemmes financiers, éducatifs et médicaux?

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 21 septembre 2009


Saint Raymond Gravel a-t-il reçu l’ordre d’arrêter d’écrire? Ou bien a-t-il été frappé d’un accès de sagesse divine (lire: luciférienne) en faisant le mort? Chose certaine, quand il ne contrôle pas le micro ou qu’il ne se commet pas avec des animateurs anti-cléricaux - surtout profondément anti-catholiques - il a l’air de ce qu’il est vraiment.

Je conseille ce lien à ceux qui sont convaincus que le gouvernement n’a aucune mauvaise intention et qu’il veut vraiment le bien des enfants...

http://pouruneecolelibre.blogspot.com/2008/08/qui-est-fernand-ouellet-pre-du-cours.html

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Pour une école libre au Québec
Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.


lundi 18 août 2008

Qui est Fernand Ouellet, père du cours d'éthique et de culture religieuse selon Jean-Pierre Proulx ?
Les lecteurs de ce carnet se rappelleront que le 8 janvier 2008 à 18 h 45 M. le professeur Jean-Pierre Proulx, auteur du rapport « Laïcité et religions: perspective nouvelle pour l'école québécoise », avait laissé le commentaire suivant :
« Vous me faites par ailleurs trop d'honneurs en me qualifiant de "père" du cours d'éthique et de culture religieuse.

Le groupe de travail que j'ai présidé de 1997 à 1999 a repris une idée qui avait déjà été proposée par le professeur Fernand Ouellet de la faculté de théologie de l'Université de Sherbrooke, spécialiste des religions des Indes au début des années 80. Son idée fut d’ailleurs mise en œuvre pendant un certain temps avec l'approbation du Comité catholique du CSE dans les années 1980. L'idée fut reprise par le Conseil supérieur de l'éducation dans un de ses avis de la décennie 1990 puis par les États généraux sur l'éducation de 1995-96. »
Qui est ce Fernand Ouellet et quels sont donc les principes qui devraient guider un cours de culture religieuse ou d'éducation à la citoyenneté (intégré désormais au cours d'histoire) selon lui ?

Selon André Couture du consortium Érudit, Fernand Ouellet est professeur à la faculté de théologie, d’éthique et de philosophie de l'Université de Sherbrooke, il est spécialiste en éducation interculturelle et y aborde diverses questions relatives à l’Inde moderne et à l’hindouisme.

Spécialiste de l'Inde et de l'hindouisme

Fernand Ouellet est un spécialiste de l'Inde et de l'hindouisme, il lit couramment l'hindi :

— Premchand, Délivrance, traduit du hindi par Fernand Ouellet, Paris-Montréal-Turin, L'Harmattan, coll. « Lettres asiatiques », 2000, 248 pp.

Premchand, Deux amies et autres nouvelles, traduit du hindi par Fernand Ouellet, Paris, L'Harmattan, coll. « Lettres asiatiques », 1996, 239 pp.

Premchand, Godan : le don d'une vache, traduit du hindi par Fernand Ouellet avec une préface de Kiran Chaudhry et une introduction d'André Couture, Paris-Montréal-Turin, L'Harmattan, coll. « Lettres asiatiques », 2006, 364 pp.

H. Daniel Smith, Inde-hindouisme, traduit de l'anglais par Fernand Ouellet, Visual Education Service, Yale Divinity cité dans Ressources sur les grandes traditions spirituelles et religieuses.

Relativisme

Fernand Ouellet a consacré plusieurs articles au relativisme, tel que l'indique son curriculum vitae, notamment :

— Relativisme, tolérance religieuse et compréhension interculturelle, Sciences religieuses 14/3, 1985, pp. 355-369.

— Pour éviter les pièges du relativisme culturel, Communication présentée au colloque Minorités ethniques : entre les particularismes et l'universalisme, 61e Congrès de l'ACFAS, Rimouski, mai 1993.

— Relativisme cognitif, croyances traditionnelles et sciences modernes, dans M.A. Hilly (dir.), Pluralité des cultures et dynamiques identitaires. Hommage à Carmel Camilleri, Paris, L’Harmattan, 1999, pp. 141-165.

— Tolleranza e Relativismo. Saggi sull’intercultura, (Traduction de F. Ouellet, Essais sur le relativisme, Québec, PUL, 2000 par Amina de Girolamo Sinna) Milano, Editioni
Unicopli, 2002.

En l’an 2000, Fernand Ouellet publiait un livre de 237 pages sur le sujet : Le relativisme et la tolérance, dont le journal de l'Université de Sherbrooke résumait ainsi le contenu :
« La question du relativisme soulève des problèmes très complexes qui recoupent plusieurs des enjeux fondamentaux à la coexistence, dans un même espace social, de plusieurs visions du monde, conceptions de la connaissance et systèmes de valeurs différents. Le débat sur ce sujet est très vif. Certains voient dans le relativisme une doctrine dangereuse; d’autres le considèrent comme un acquis important de l’anthropologie moderne. Fernand Ouellet apporte ici un éclairage nouveau en examinant trois questions centrales :
Le relativisme met-il sur le même pied les croyances traditionnelles et la science moderne ?
Le relativisme est-il une position moralement défendable, puisqu’il semble accorder la même valeur à toutes les conceptions du bien ?
Le relativisme culturel peut-il servir de point d’appui à un aménagement viable des relations interculturelles dans des sociétés pluriethniques et plurireligieuses ? »
On notera le style cauteleux universitaire qui procède par interrogatives.

Postmodernité

Fernand Ouellet a également publié sur la postmodernité, dont le relativisme est l’un des dogmes :

— Éduquer à la citoyenneté, à la religion et aux valeurs dans la postmodernité Communication présentée au congrès de l’Association pour la recherche interculturelle (ARIC), Alger, mai 2005, 20 pages.

— L’éducation au religieux dans les sociétés postmodernes, Communication présentée au colloque « La dimension religieuse de l’éducation interculturelle », Oslo, 6-8 juin 2004.

— Racisme, inégalités et postmodernité, 20 pp. Communication présentée au Symposium sur « La question raciale », IRFIQ, Québec, 28-30 octobre 1998.

— Racisme, inégalités sociales et postmodernité. Collectif interculturel, vol. IV, n° 2, pp. 69-87.

Pédagogie du conflit

Dans l’article intitulé « L’enseignement du fait religieux dans l’école publique ? », Fernand Ouellet commente ainsi les assertions d’un autre auteur sur les pratiques pédagogiques à privilégier dans le cadre d’un tel cours :
« Dans le contexte actuel, il ne suffit pas d’éduquer à la reconnaissance et au respect de l’autre. Il faut aussi apprendre à ébranler la « suffisance identitaire » et à s’intéresser à l’autre par delà les divergences et les conflits de valeurs :
« On saisit à partir de là les principes de ce que pourrait être une éducation à la citoyenneté et à la responsabilité. Le problème n’est pas d’inculquer telle valeur ou ensemble de valeurs plutôt que tel autre. Il est de permettre l’émergence d’un questionnement, d’une inquiétude qui arrache l’enfant ou l’adolescent au confort d’un plein et serein accord avec soi-même et de l’acceptation passive de l’altérité d’autrui : « Lui, c’est lui, moi c’est moi ». Il est donc moins de « construire une identité » que, à l’inverse, d’ébranler une identité trop massive et d’y introduire la divergence et la dissonance; il n’est pas de préparer à la coexistence et à la tolérance, mais au contraire, de mettre en scène l’incommensurable abîme qui me sépare d’autrui et m’oblige (au sens moral du terme) à m’intéresser à lui. C’est donc une « pédagogie du conflit » à la fois entre les individus mais aussi en chacun. » (p. 146)

La pédagogie du conflit que propose ici Galichet comme solution à la crise de légitimité des valeurs dans les sociétés contemporaines s’inscrit dans une conception de l’éducation à la citoyenneté où « l’enseignement des questions controversées » (Crick, 1998; Lorcerie, 2002, p.181-182) occupe une place centrale. Une approche de l’éducation à la citoyenneté apparaît particulièrement bien adaptée à la situation de tension entre plusieurs conceptions légitimes de la citoyenneté qui a été évoquée plus haut. »

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 4 septembre 2009
Dans les années 1980, le Département des Transports américain lançait une campagne publicitaire pour inciter les automobilistes à boucler la ceinture. Le cri de bataille était: «You can learn a lot from a Dummy.» Les deux «dummies» en question se nommaient Vince et Larry. Ce qui prouve que des «dommies», qu'ils soient animateurs de radio/télévision ou des politiciens intellectuellement malhonnêtes, peuvent convaincre un public crédule.

Morin n'a jamais écrit grand-chose à propos des cours d'étique religieuse et il dort. De temps à autre il se réveille pour conter les messages afin de mieux se rendormir... C'est pourquoi Pierre Bourgault disait de lui:

«À propos du peuple québécois:

«Donnez-moi 5% de la population du Québec, et je la conduirai où je veux car je conduirai 95% d'endormis.» (Pierre Bourgault à Alma, sous-sol de l'église St-Sacrement le 2 novembre 64.)

Un animateur de radio déclarait sans ambages que les gens de Drummundville étaient des arriérés parce qu'ils ne comprenaient pas que les cours d'étique religieuse obligatoires avaient pour but d'enseigner aux pauvres d'esprit qu'il y a d'autres croyances et d'autres mentalités. Quand tu ne sais pas quoi dire, tu fais des attaques contre la personne. Guy A. le Zouave - le pape humaniste de «Tout le monde n'est pas aussi fins que mo», le dimanche soir à Radio-Canada-Propagande Communiste - tient le même discours plat. Ce qui m'amène à ceci:

Ces cours ne sont pas une idée nouvelle et ils ne proviennent pas des cogitations savantes de fonctionnaires «neutres» à la recherche de la paix universelle. En voici une des preuves:

«Des réunions, des projections de films, des cours sur les grandes religions du monde auront lieu dans le "Hall de l'Illumination". » (Schreveport Journal - 31 mars 1962)

La loi sur l'Instruction publique, telle qu'interprétée par l'école, contrevient aux droits fondamentaux au libre exercice de la religion. En voici encore la preuve:

«12. Manifestations publiques des croyances religieuses

La loi sur l'Instruction publique impose la déconfessionnalisation du système éducatif. C'est pour se conformer à la loi que notre école ne saurait permettre la manifestation publique des croyances religieuses. Aucun culte ou confession religieuse ne peut interférer dans le quotidien de l'école.
12.1 Valeurs en cause
Ö La neutralité des écoles
Ö Le respect de la diversité religieuse

CODE DE VIE
Nous avons pris connaissance du code de vie de l'école secondaire Dorval-Jean-XXIII.» (Code de vie, école secondaire Dorval-Jean-XXIII, entrée scolaire 2009.)



Voici l'article du journal que, malgré sa longueur et le fait de l'avoir déjà mis plus bas, il nous faut reproduire à nouveau presque en entier puisque notre but est documentaire. Le lecteur attentif et averti retrouvera, ramassé dans ce texte de pleine actualité: la syncrétisation ésotérique sous les symboles de l'humanisme panthéistique transcendant, du judaïsme cabbalistique: l'or, l'étoile à six branches et le serpent. On y verra dans l'ombre de la chambre de méditation de l'O.N.U. surgir, de leur mysticisme échevelé, la stupide et perverse politique qui va des massacres africains à celle du Gouvernement mondial. Lisons:


LES CITOYENS DU MONDE CHERCHENT DES FONDS POUR UNE UNION SPIRITUELLE MONDIALE

Projet de symbolisme pour un Temple du retour à la Magie
Noire

par Edith KERMIT ROOSEVELT
New-York


Un Temple va être érigé à Washington D.C. pour les "citoyens du monde" afin de développer l'" Intelligence Universelle" à la place de ses limitations nationalistes.

Les auteurs de ce projet d'édifice de 5 millions de dollars disent que les souscripteurs comprennent Swami Prabhavananda de la Vedenta Society à Hollywood; le Secrétaire de la Défense MacNamara; le leader socialiste Norman Thomas; Chester Bowles, conseiller spécial du Président Swami Bhaskaranand Paramhanga de l'Unism, New-Delhi, Inde; Thomas Watson, Président de l'International Business Machines; Eleanor Roosevelt de la Loge Unie des Théosophes, New-York City et autres.

Le futur bâtiment aura la caractéristique d'une Union Spirituelle des Nations; ce sera un "symbole de la fraternité du genre humain", d'après la brochure provenant du quartier général du Temple, (Greenwich, Conn,). Une aile de cette moderne Tour de Babel sera affectée aux six religions internationales: Hindouisme, Judaïsme, Bouddhisme, Confucianisme, Chrétienté et Islam.

Parmi les autres souscripteurs sont inscrits Jack Benny, Douglas Mac Arthur II, Ambassadeur au Japon; Max Lerner, du New-York Post; Professeur J. B. Rhine de Duke University; Roland Gammon du "Mouvement des Juristes au Parlement mondial": Miguel Ydatroras Fuentès, Président du Guatémala; Sir Roy Welinsky, Premier Ministre, Fédération de Rhodésie et Nyasaland; Révérend Fred Jordan, Président des "Spiritualistes Internationaux", Norfolk, Va.; Philip S. Linnik, Directeur du "Centre de Fraternité Universelle"; Gien Cove, Long Island, N.Y.;James A. Linen, Président du Time Lite et S. A. Mohamed, attaché Culturel de la République Arabe Unie, Washington D.C.

Une campagne de publicité mondiale va être entreprise. Les noms des fondateurs seront gravés sur les murs de pierre du Temple.

Le symbolisme envisagé pour le Monument est celui du retour à la Magie Noire pratiquée par les Grands Prêtres de l'Ancienne Égypte. Le Monument comprendra un œil géant, un bassin circulaire dont l'eau reflétera la lumière projetée par un dôme à facettes ressemblant à un diamant multicolore. La brochure sur le Temple dit:


Le dôme sera illuminé toute la nuit pour montrer symboliquement que, même quand le monde dort, la lumière de l'esprit continue à briller.

.................................


Des fonds avaient été recueillis pour la construction d'un Temple semblable à Londres par l'occultiste Mrs Annie Besant. Sorte d'Eleanor Roosevelt de son temps, Mrs Besant travailla activement avec Nehru et Krishna Menon; elle avait fondé la Ligue Parlementaire des Fabian, groupe socialiste anglais au sein duquel Sidney Webbs, Hubert Land, H.H. Champion et George Bernard Shaw s'activèrent.

Le Temple de Mrs Besant était caractérisé par six symboliques présentations des six grandes religions internationales dans la salle des conférences. Les "adeptes" en visite y contemplaient sur le mur une étoile théosophique à six branches faite de deux triangles entrelacés, liés par un serpent.

Ce thème est répété dans Je "Temple de l'Intelligence». La brochure nous informe que les six murs du Temple contiendront "les facettes culturelles du diamant de la vérité".

À New-York City les "Amis de la Chambre de Méditation" tiennent régulièrement une longue réunion DANS LA CHAMBRE DE MÉDITATION DE L'O.N.U. Au centre de ce Temple, un rayon de lumière joue sur de l'or poli. Le 24 avril 1957, quand la Chambre de Méditation fut réouverte, Dag Hammarskjold, dernier Secrétaire Général de l'O.N.U. décrivait cette pierre païenne comme un autel de l'Universelle Religion. "L'Autel est le symbole du Dieu de toute chose", disait-il.

Le Temple de l'Intelligence aura lui aussi sa Chambre de Méditation qui sera appelée le "Hall de l'Illumination". Là les Illuminés "Maîtres de la Sagesse", nos guides du Temple de l'Intelligence, projettent de dresser le public au nouveau culte humaniste.

Des réunions, des projections de films, des cours sur les grandes religions du monde auront lieu dans le "Hall de l'Illumination".

Il est intéressant de noter que depuis quelque temps un groupe qui s'intitule "Le Groupe Nouveau des Serviteurs du monde" a tenu des réunions de méditation à la pleine lune au Centre National de la Dotation Carnegie, New-York. Le 21 décembre 1961, l'auteur de cet article assistait à une de ces réunions où furent distribués des tracts décrivant la "Nouvelle Religion Mondiale". Une brochure "Bonne Volonté Mondiale" exposait ce que les boulangers du Temple de l'Intelligence peuvent avoir dans l'esprit:


On commence à reconnaître un nouveau type de mystique... il se distingue par le besoin de s'intéresser à son propre développement, par son aptitude à voir Dieu imminent dans toutes les religions et non plus seulement dans son propre foyer de foi religieuse.

Là où cette prétendue élite internationale s'assemble pour organiser et comploter LE GOUVERNEMENT MONDIAL, j'ai entendu un certain groupe de "Serviteurs du Monde" conduit par Foster Bailey chanter à l'unisson leur étrange Grande Invocation:


Que le Dessein guide les esprits des hommes.

Le Dessein que les Maîtres connaissent et servent.


Est-ce que le but réel de ces intellects mondialisés, Maîtres de l'Unité, n'est pas de nous conduire et de nous contrôler avec des rites païens?


(Schreveport Journal - 31 mars 1962)



Lorsque ces Maîtres invoquent l'Intelligence, il serait absurde de croire qu'ils veulent faire chanter au public un hymne à l'intelligence des hommes dont ils ont au fond un souverain mépris et une idée parfaitement fausse. Quelle est donc cette Intelligence? L'émanation séphirotique BINAH de la Kabbale? L'Artiste des Rose-Croix? Le Grand Architecte de l'Univers? Est-ce là, le fameux Seigneur du Monde?

C'est de cela dont il s'agit!

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 18 août 2009
Moins de 30 avant de pogner le 200. Continuez! Moi, je vais me coucher.

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 18 août 2009
Toujours dans le but de rétablir l’équilibre entre le discours insignifiant de beaucoup de nos politiciens d’opérette, voici un autre son de cloche pour faire suite aux événements de la fin de semaine:


http://www.citizenlink.org/content/A000010719.cfm

8-11-09

Love Won Out repris par Exodus International

Kim Trobee, rédactrice

La conférence qui existe depuis longtemps sur l’abandon de l'homosexualité continuera à aider ceux avec des désirs non voulus homosexuels.


Exodus International reprendra ses conférences «Love Won Out» sur l'homosexualité en novembre.

Exodus fait de l'éducation religieuse une priorité. Le président Alan Chambers a dit que les nouvelles associations avec les presbytériens et les reformés aussi bien que les méthodistes en font une adéquation parfaite pour le message Love Won Out .

«Love Won Out a été et continuera à être un événement puissant, a-t-il dit, consacré à aider l'Église mondiale chrétienne à mieux comprennent et refléter efficacement la vérité biblique et la compassion du Christ envers un monde en douleur.»

Les finances ont joué un rôle dans la décision de Focus dans la transition du ministère à Exodus.

Gary Schneeberger, le vice-président des relations publiques de Focus on the Family, a dit que le ministère a continué à tenir des conférences à cause de l'impact spirituel, même quand c’était déficitaire.

«Nos défis financiers nous ont menés à reconnaître une occasion stratégique, a-t-il dit, qui signifie quelque chose indépendamment des circonstances économiques.»

Focus on the Family a commencé le ministère en 1998. Depuis lors, il a porté le message à plus de 50 villes dans le monde entier et a présenté des orateurs d'Exodus.

Melissa Fryrear, oratrice et hôtesse de Love Won Out , a dit que personne n’était mieux organisé pour gérer les événements.

«Ils sont avec nous depuis le débutt, a-t-elle dit, espérant que, avec Christ, la transformation soit possible pour ces malheureux avec des tendances homosexuelles. Et nous les soutiendrons dans la propagation du message comme organisateurs de Love Won Out.»

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 17 août 2009
LA FACE CACHÉE DE HARPER VS. LA FACE À CLAQUE DE DAY BILL DUCEPPE DU BIKIOU


En fin de semaine, c’était le bal des vampires du Bloc kébékouais. Ce qui nous a valu un discours éthéré - quoi de neuf? - de la poupée Fanfreluche Duceppe.

Toujours selon la dialectique marxiste, la poupée qui fait «non non non non non» donne des leçons de morale marxistes, avec des luttes de classe. Pour le lapin de Varennes, les bébés ne sont pas des êtres humains, les éventreurs d’enfants sont des défenseurs des droits de l’homme, et la fifure est un trait héréditaire. Dans son cas, celui de Day Bill Duceppe, il a même dessiné le gène fife.

Toujours en fredonnant la même chanson sur Harper, il a peur que celui-ci ne remettre de l’ordre dans la cabane.

Pour contrebalancer le discours insignifiant séparatissse, voici un discours qui ne vient pas de Harper, mais qui donne une toute autre version du personnage.

Personnellement, je ne crois pas que la solution soit de fonder un parti politique pour répandre les valeurs chrétiennes. Le Christ Lui-même a bien expliqué de remettre à César ce qui lui appartenait, et à Dieu la part qui Lui revenait.


Jim Hnatiuk - chef du Parti Héritage Chrétien

Communiqué

Vol 16, No 30, 11août 2009

Loyal à qui?

Le Canada a besoin d'un comité électoral chrétien au parlement pour soutenir les députés chrétiens qui veulent supporter et parler de leurs convictions de la part de leurs électeurs. Pourquoi? Parce que les Canadiens profiteraient en retour nos libertés qui ont été lentement perdues à l'autel du socialisme rampant.

Quelle est la différence entre travailler dur et dépenser une partie de votre argent pour l’entretien de la maison, et travailler dur pour payer des impôts afin que le gouvernement puisse vous redonner seulement une partie de votre argent gagné à la sueur de votre front pour réparer votre maison?

La différence est: qui décide comment vous dépensez votre argent? C'est une des différences entre les valeurs conservatrices fiscales et des valeurs socialistes fiscales.

Une rumeur circulait que Stephan Harper était un chrétien très dévot et qu’il remettrait le pays sur la voie conservatrice une fois son gouvernement majoritaire. Bien, le rêve et ces rumeurs sont sur la glace pour les conservateurs sociaux qui ont lu le nouveau livre de Gerry Nicholls, «Loyal to the Core».

Nicholls, en tant que haut dirigeant pendant vingt ans à la National Citizens Coalition (NCC), le plus grand groupe de pression indépendant en faveur du libre marché au Canada, a travaillé côte à côte pendant quatre ans avec son président, Stephan Harper. Dans son incontournable livre, Nicholls écrit: «Quoique la presse le présente comme un évangéliste avec Bible en main, Stephan est en réalité un socialiste modéré. Il considérait le conservatisme social comme une impasse politique. «Les conservateurs sociaux ne semblent pas se rendre compte qu'ils sont culturellement isolés,» me l‘a-t-il une fois expliqué. «Le monde les a passés.» »

Quelle révélation! Il explique certainement le pas de valse du Parti Conservateur vers la gauche - la laïcité - et pourquoi Stephan Harper se désintéresse éperdument des questions cruciales morales, tandis que les conservateurs sociaux savent qu'ils sont essentiels à l'avenir du Canada.

Les petits Canadiens sociaux et fiscaux, les petits «c» conservateurs, savent que notre nation a besoin d’un vrai chef qui prendra des actions éclairées pour apporter des solutions dans un pays déséquilibré titubant comme un ivrogne d'une crise morale à l’autre.

La plupart des députés diront qu'ils sont libres de parler et voter à leur guise; ils en auraient presque l’obligation! Mais, comme l'exemple de l‘entretien de votre demeure, si ces députés ne dépensent pas leur vote comme on leur dit, ils n'obtiendront pas la subvention, ou plutôt les positions dans le cabinet.

Le Canada est détourné résolument de son cours moral et nous avons besoin d'un comité électoral dans le Parlement dont la ligne de parti est synchronisée avec nos membres chrétiens du Parlement. Le PHC du Canada est le seul parti politique fédéral qui peut faire de ce comité électoral chrétien une réalité et donner à nos députés le pouvoir de ramener le navire sur la course des libertés et de la responsabilité personnelle.

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 15 août 2009
Raymond Gravel, qui se veut un prêtre vraiment catholique, mais qui milite dans un parti politique le plus anticatholique qui puisse exister - à part la Franc-Maçonnerie - le Bloc Québécois, dont le chef - Fanfreluche Duceppe - accuse ceux qui défendent la vie d’être dangereux.

Le mollah Gravel, lui, défend la laïcité et les cours obligatoires d’étique religieuse dans les écoles du Québec.

Quelle est la différence entre le pikiou et le Parti libéral du Québec? èa proprement parler, il n’y en a aucune. Les deux partis sont des partis anticléricaux avec de nombreux membres de la secte des frères-∴. Robert Bourrassa lui-même disait que ce serait son parti qui devrait faire la sécession. Quant à René Lévesque, c’est lui qui a mis sur pied la fédération des folles du Québec dont Jean Charest prend les ordres et les recommandations qu’il a lui-même auparavant télégraphiés à la dite fédération des folles du Québec.

Mais Charest est encore plus proche du pikiou que le citoyen moyen ne le sait. Pour les séparatissss, le dernier renédendum serait celui où le «oui» est majoritaire, sans appel. Pour Jean Charest, l’avortement légal est sans appel et un droit de la femme. Charest ne considère pas les enfants comme des humains, mais comme du bétail. Les poulets ont plus de droits que les bébés à ses yeux et ceux des laïcistes.

Mais pour en revenir à René, ce soi-disant grand politicien kébékouais, il écrivait à un évêque que la légalisation de l’avortement empêcherait la mortalité maternelle. C’est d’ailleurs une allégation sans fondement reprise par tous les faiseurs d’anges.

Aujourd'hui nous produisons un rapport sur la preuve grandissante que les lois libérales d'avortement, loin de baisser les taux de mortalité maternelle dans le Tiers-Monde, correspondent souvent à une augmentation de morts maternelles. Encore est-il que les promoteurs d'avortement continuent à harceler les pays pour renoncer aux lois protégeant celui à naître, basé sur des suppositions sans fondement de besoins de santé de la femme. C’est à se demander si leur souci réel est la santé des femmes ou bien le contrôle de la population dans le Tiers-Monde… Ils n’ont pas à harceler Jean Charest et nos politiciens.

Nous jetons aussi encore un regard sur la troupe de choc des chemises brunes nazi dans la culture de mort, le Centre pour les droits reproducteurs et sa campagne en cours pour faire déclarer les avorteurs «des défenseurs des droits de l'homme». Loin de défendre les droits de l'homme, les avorteurs et leurs moulins à tuer violent le droit le plus fondamental d'entre tous: le droit à la vie.

Que l’on se le dise!

http://reproductiverights.org/fr/qui-sommes-nous

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Volume 12, Numéro 35

Le 13 août 2009

Les donnés de l’ONU sur la santé démontre que les lois libérales sur l’avortement causent plus de mortalités maternelles

Par Aracely Ornelas

Voir le lien

http://www.planning-familial.org/themes/theme15-solidariteInter/fiche03.php

(NEW YORK - C-FAM) le plus grand fournisseur d'avortement mondial, la fédération internationale des planning familiaux (IPPF), a récemment reconnu «"une montée» alarmante des morts maternelles en Afrique du Sud, défiant la fable pro-avortement que les lois libérales d'avortement diminuent la mortalité maternelle. Les morts maternelles se sont accrues de vingt pour cent dans la période 2005-2007 en Afrique du Sud, un pays qui depuis 1996 a eu une des lois d'avortement les plus laxistes sur le continent Africain.

Tandis que les morts attribuables au VIH/sida représentent la partie la plus grande des morts maternelles en Afrique du Sud, l’IPPF reconnaît qu'une partie des morts est «due aux complications d'avortement» dans un pays où la procédure est légale et largement accessible.

Les pays en voie de développement ont été importunés ces dernières années par diverses agences des Nations unies et pro-avortement des organisations de société civiles, incluant l’IPPF, pour décriminaliser l'avortement comme une mesure pour réduire les taux de mortalité maternelle. Cependant, la dernière révélation de l’IPPF est le dernier fait dans un ensemble de preuves en croissance montrant l'opposé du rapport dans lequel avortement légal et hauts taux des morts maternelles coïncident.


Pour exemple, la nation avec le taux de mortalité africain maternel le plus bas est la Maurice, selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé de 2009. Les lois de la Maurice sont parmi le continent les plus protectrices de l'à naître. Le rapport montre comment les pays qui ont décriminalisé l'avortement ces dernières années en réponse à la pression, comme l'Ethiopie, ont échoué à baisser des taux spectaculaires maternels de mortalité. Le taux de mortalité maternel de l'Ethiopie est 48 fois plus haut qu’en Maurice.

Selon l’OMS, le pays avec le taux de mortalité maternel le plus bas en Amérique du Sud est le Chili, qui protège la vie à naître dans sa constitution. Le pays avec le plus haut est la Guyane, avec un taux de mortalité maternel 30 fois supérieur à celui du Chili. La Guyane a permis l'avortement sans presque aucune restriction depuis 1995. Ironiquement une de deux justifications principales employées dans la libéralisation de la loi de la Guyane devait augmenter «l'accomplissement de maternité sans danger» en éliminant les morts et les complications associées à l'avortement risqué.

Le Nicaragua a été dans la mire du lobby pro-avortement international depuis qu'il a amendé sa loi il y a trois ans pour accorder pleine protection à la vie prénatale. La Suède, par exemple, censément a coupé plus de 20 millions $ en aide étrangère en conséquence. Plus récemment, Amnistie International a publié un rapport revendiquant des taux maternels de mortalité à la hausse depuis la légalisation de l’avortement au Nicaragua. Des critiques médiatiques, cependant, ont contesté la véracité des revendications d'Amnistie et la statistique nicaraguayenne du gouvernement montre un déclin dans les morts maternelles depuis 2006.

De la même façon, les statistiques de l’OMS pour la région de l'Asie du Sud-Est montrent que le Népal, où il n'y a aucune restriction de la procédure, a le taux le plus haut de la région de mortalité maternelle. Le plus bas dans la région est le Sri Lanka, avec un taux quatorze fois inférieur à celui du Népal. Selon le pro-avortement Centre de cabinet juridique pour les droits reproducteurs, le Sri Lanka a les lois d'avortement les plus restrictives dans le monde.

Dans le monde entier, le pays avec le taux de mortalité maternelle le plus bas est l'Irlande, une nation qui interdit l'avortement et dont la constitution protège explicitement les droits de l'à naître.


http://www.c-fam.org/publications/id.1364/pub_detail.asp

Volume 12, Numéro 35

Le 13 août 2009

Une organisation non gouvernementale radicale dépeint les avorteurs comme des défenseurs des droits de l'homme

Samantha Singson


(NEW YORK - C-FAM) Dans un rapport récent du Centre pour les droits reproducteurs (CRR), le groupe de plaidoyer interjette appel à l'ONU pour formellement reconnaître les avorteurs comme des «défenseurs des droits de l'homme». Dans la «défense des droits de l'homme», le centre présuppose que l'avortement fait partie de la structure des droits de l'homme acceptée et cible les restrictions légales de l'avortement, le financement des restrictions de l'avortement et «le manque de réduire le stigmate lié à avortement» comme des «violations de droits de l'homme».

Le centre affirme que les avorteurs doivent être reconnus comme des «défenseurs des droits de l'homme» parce que cibler les avorteurs viole directement les droits de l'homme fondamentaux des femmes en limitant la «capacité de la femme de réaliser leurs droit aux soins reproducteurs, incluant l'avortement sans danger».

Selon le site Web du Haut-Commissariat aux droits de l'homme, http://www2.ohchr.org/french/issues/defenders/who.htm : «L'expression «défenseur des droits de l'homme» désigne toute personne qui, individuellement ou en association avec d'autres, œuvre à la promotion ou à la protection des droits de l'homme. Un défenseur des droits de l'homme est quelqu'un qui défend n'importe quel droit fondamental au nom d'une personne ou d'un groupe de personnes. Les défenseurs des droits de l'homme cherchent à promouvoir et protéger les droits civils et politiques ainsi qu'à promouvoir, protéger et mettre en œuvre les droits économiques, sociaux et culturels.»

Les critiques désignent qu'aucun des traités obligatoires de droits de l'homme de l'ONU ne mentionne l'avortement ou des «droits reproducteurs» et que le centre emploie les recommandations non obligatoires de comités de l'ONU et une interprétation créatrice de droits de l'homme existants pour revendiquer qu'il y a un droit mondial à l'avortement.

L'interprétation du centre de loi internationale attache l'avortement aux droits de l'homme reconnus et établis. Dans le papier, le centre affirme que les droits de l'homme à la dignité, la liberté et la sécurité «exigent que les femmes aient l'autodétermination reproductrice et sexuelle.» Ce droit «à l'autonomie reproductrice» inclut «la capacité de la femme de contrôler le nombre et l'espacement de leurs enfants», les droits à l'information, la vie privée et la confidentialité. De plus, le droit à la santé comprend nécessairement le droit à la santé sexuelle et reproductrice, incluant les «services de soins reproducteurs» - qui inclut l'avortement, selon le centre.

Le centre allègue que les politiques et les mesures légales pour règlementer l'avortement se qualifient comme de la discrimination contre les avorteurs, qui agissent comme des «défenseurs de droits de l'homme». Le centre cite des retards obligatoires et des lois de conseiller familiaux comme une violation des défenseurs des droits de l'homme qui "interdit" aux avorteurs le «droits de pratiquer».

Le centre cherche aussi à contraindre les gouvernements de présenter l'avortement de façon favorable, prétendant que le manquement des gouvernements de s’occuper du «stigmate profondément enraciné» de l'avortement équivaut à pardonner et encourager «de cibler les avorteurs par le harcèlement et des restrictions légales de leur travail.» Le centre allèque aussi que le financement des restrictions de l'avortement est discriminatoire parce qu'ils «choisissent une catégorie de services médicalement nécessaires pour l'éliminer.»

Les recommandations du centre incluent des mesures de création pour augmenter le nombre de médecins exécutant des avortements (incluant la formation d’avorteurs médecins), préconisant l'abrogation de lois limitant l'avortement et abrogeant le financement des de restrictions.

Le rapport est juste la dernière tentative par par le centre pour faire reconnaître les avorteurs comme des «défenseurs de droits de l'homme». En 2008, le centre a mené la charge à la Commission Interaméricaine sur les Droits de l'homme pour faire classer les avorteurs comme des défenseurs de droits de l'homme.

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 13 août 2009
LES TITS ZAMIS DE GRAVEL NE DORMENT PAS, BIEN AU CONTRAIRE...



REAL Women of Canada
“Women Building a Better Society”



NGO in SPECIAL consultative status with the Economic and Social Council of the United Nations


August 12, 2009





A L E R T !



PROPOSED FEMINIST AGENCY TO DOMINATE UN





Feminists have been working for the past three years to establish a new women’s agency at the UN. This agency is expected to be voted on at the September meeting of the General Assembly (GA) in New York.



Feminists claim that this new women’s agency will only serve to unify the several women’s agencies already existing at the UN. This is far from the reality of the situation. This new agency will give feminists power to create policy and control its implementation at the grassroots level internationally.



The actual purpose of this new agency is to circumvent the impasse faced by feminist Non Government Organizations (NGOs) and bureaucrats at the UN, created by those member states that refuse to accept the feminist agenda because much of feminist ideology is in direct conflict with the religious and cultural rights of sovereign nations, and their existing national laws.



The proposed feminist agency will report to the General Assembly, but it will only be accountable to its own Under Secretary General. Women’s rights experts will be assigned to each UN country team (UNCT) and create a global presence in 150 countries. The agency will have an independent budget (approximately $1 billion U.S. annually) and the authority to direct the other team members with regard to “gender” issues, and hold UN agencies and member states accountable to implement their directives. The power of this feminist agency will flow unbroken, from policy makers at the top, right down to policy implementation at the grassroots level.



Given the history of feminists at the UN, this means a clearer path to the adoption of their ideology, bypassing the difficult negotiation process of the General Assembly and UN Commissions. This composite feminist agency, as proposed, will be stronger and more autonomous than any other UN body.



In short, this feminist agency will be in a position to create policy, by contributing to the development of international customary law, which will undermine the sovereignty rights of nations.



There is a sense of urgency and a great deal of pressure by feminists and UN officials to rush member states at the upcoming General Assembly into an agreement to establish this UN women’s agency before too many questions can be asked.



Unfortunately Lawrence Cannon, the Minister of Foreign Affairs, who is not a social conservative, has bought into this feminist agency, claiming it will merely “reduce duplication and wasteful spending, by consolidating three other UN women’s agencies into one coherent entity.” We wish it were that simple.



Please write to the Prime Minister, Minister of Foreign Affairs Lawrence Cannon and your MP, pointing out the dangers of this agency and request that Canada reject its establishment at the UN.



Their addresses are as follows:



The Right Honourable Stephen Harper

Office of the Prime Minister
80 Wellington Street
Ottawa, Ontario K1A 0A2
Fax: 613-941-6900



The Honourable Lawrence Cannon

Minister of Foreign Affairs

House of Commons

Ottawa, Ontario K1A 0G2

Fax: (613) 992-6802



Your MP

House of Commons

Ottawa, Ontario K1A 0A2



Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 11 août 2009
Le mollah Gravel est soit en vacances soit en déroute! Il se peut qu’il soit en train de bénir sa bande de laïcistes qui se plaignent du mauvais traitement du gouvernement du Québec exigeant que les fours crématoires des tueurs d’enfants doivent se conformer à des normes plus sévères???

Le mollah est fier d’être heureux d’être content que le Québec ne soit pas comme l’Iran, pays où l’avortement est encore défendu. Ce pays n’a pas encore atteint notre niveau de civilisation...

Oui! Au Québec la grossesse est une maladie et doit être soignée par l’avortement, payé naturellement par le contribuable.

Dans ce paradis à la fine pointe de la civilisation, tous les humains ne sont pas égaux. Ce n’est pas tout à fait vrai. Tous les humains sont égaux, sauf que certains le sont plus que les autres. Qui décident du niveau d’égalité et de la légalité? Réponse: les juges, les gauchisses, les féminazisses, les «zumanisses» comme Trudeau et sa descendance.

Pour avoir bonne conscience, les esclavagistes, les nazi, les racistes comme ceux du KKK, décrètent qui sont ou pas des humains.

Gravel a beau dire et faire; les terroristes musulmans n’ont jamais atteint le nombre de meurtres que les tueurs d’enfants ont atteint. Sur trois bébés qui sortent du ventre de leur mère, un sera égorgé encore une fois cette année, comme depuis que ces «zumanisses» ont pris le contrôle dans notre démocratie de polichinelles.

Gravel dort au gaz, mais ses amis pas. C’est payant l’avortement pour ceux qui le pratiquent: médecins, infirmiers, personnel de soutient, etc.

Vraiment, les Iraniens sont vraiment des primitifs qui ne comprennent pas le bien-fondé de la laïcité...

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 24 juillet 2009
Le général Leclerc et le mollah Gravel ont passé l’arme à gauche (sans jeu de mots). Comme les jumeaux «Dupons et Dupons», quand la duperie ne fonctionnent pas, les gauchistes cessent d’avancer quand la baïonnette frappe de l’acier.

Jamais le mollah Gravel n’a parlé, écrit ou agit en véritable catholique. Pourquoi ne fonde-t-il pas sa propre secte s’il est à ce point malheureux dans l’Église catholique? Que fait-il dans une religion qu’il déteste à priori? Plus exactement, quel but poursuit-il?

Ce qui suit est un texte écrit par un vrai catholique, pas un moineau qui prend la prêtrise pour une carrière ou un moyen de détruire l’Église catholique. Vous pourrez constaté la différence entre un véritable catholique et une photocopie.

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Lettre du mercredi
envoyée par liste de diffusion à plus de 9.000 abonnés
1er juillet 2009

Etant donné les nouvelles de cette Lettre, elle est mise sur le site de http://www.lunivers.info pour une plus grande visibilité (auprès des non abonnés)

Chers correspondants, que vous soyez des collaborateurs, des amis ou des relations

Sauf urgence, voici la dernière Lettre du mercredi avant la rentrée scolaire.

Bonnes vacances aux "juilletistes" puis aux "aoûtiens".

Le site http://www.lunivers.info se met aussi au repos par un rythme ralenti dans la parution d'articles, mais si vous souhaitez profiter des vacances pour approfondir tranquillement certains textes, la base de données du site peut vous rassasier, notamment à la rubrique "bioéthique et Téléthon", car le combat reprendra à l'automne contre la culture de mort et il n'est pas indifférent d'être le mieux préparé possible intellectuellement et spirituellement.

Intellectuellement, chrétiens et non chrétiens peuvent comprendre qu'il faut refuser le subjectif, le compassionnel mais qu'il faut aussi faire remarquer le manque de rigueur intellectuelle (ou la mauvaise foi) de nos adversaires qui ont pour principe de base de nous demander d'abandonner tout "à priori" dans les discussions sur la bioéthique.
Ils nous demandent d'être "neutres" dans le raisonnement… alors qu'eux, ils ont pour à priori de ne pas remettre en question ce qu'ils appellent les "acquis", de la contraception, des expérimentations sur l'embryon, des dons de gamètes etc.

Il est facile de leur montrer leur manque de rigueur intellectuelle, par exemple quant ils demandent s'il faut lever l'anonymat des dons de gamète… alors qu'il faut d'abord se demander s'il faut continuer à faire des dons de gamète! C'est élémentaire comme approche du problème.

Et tout à l'avenant: reprenez les différents articles parus.

Reprenez, et diffusez autant que vous le pourrez, le tract recto-verso, mis au point par l'Espace anthropo-éthique Rhône-Alpes offrant la synthèse des premiers résultats du référendum que cet Espace a organisé. Ce tract a été diffusé aux trois forums et au colloque final des Etats Généraux de bioéthique et est publié sur lunivers.info.
Il a fait réfléchir les jurés et les auditeurs!

Son préambule est décisif et je le récite ici:

"En fait de référendum il s'agit de 37 questions, ce qui souligne la complexité du sujet.

Les premiers résultats permettent de dégager de nettes tendances, au nom de la dignité de la personne humaine, qui peuvent se résumer par la recommandation aux législateurs de refuser toute dérive eugéniste, même "provisoire et encadrée", même au stade embryonnaire.

Certains reconnaissent l'embryon comme une personne humaine, d'autres ne savent pas ce qu'il est, mais ces derniers soulignent cependant que, l'enjeu étant si grand, la seule probabilité de se trouver en face d'une personne suffirait à justifier la plus nette interdiction de toute intervention conduisant à supprimer un embryon humain."

Il s'agit bien d'un à priori incontournable pour une société condamnant les expériences eugénistes passées.

N'ayons pas honte, ni peur, de reconnaître qu'il s'agit d'un à priori mais en soulignant qu'il s'oppose à un autre à priori: celui de la culture de mort qui ne veut pas remettre en question ses "acquis".

Ne nous laissons pas complexer, au risque de perdre le combat intellectuel!

Sur le plan spirituel, les travaux récents, notamment de l'Eglise américaine et du Centre Français de Recherche et de Documentation Joséphaines (CFRDJ) montrent bien que St Joseph est "l'homme de la situation" dans le combat contre la "culture de mort" qui se déchaîne contre la créature faute de pouvoir atteindre le Créateur, le Verbe, Incarné depuis la naissance du Christ. Et la haine de Son Eglise est patente.

Je ne m'adresse ici, biens sûr, qu'aux chrétiens, accessibles à ce genre d'argument.

Je leur recommande donc de méditer régulièrement pendant cet été, petit à petit, les articles d'une autre base de données, celle de http://www.josephologie.info .

Voyons bien que si nous voulons mieux prier St Joseph, pour gagner, il faut mieux l'aimer et pour mieux l'aimer il faut mieux le connaître, donc méditer les travaux du renouveau joséphain contemporain.

Je ne conclurai pas cette Lettre du mercredi, sans vous rappeler, sur le plan spirituel et de l'action, que les Rosaires pour la Vie continuent pendant l'été, les premiers samedis de chaque mois.

Un mouvement qui se développe depuis 1991 et qu'il ne faut pas démobiliser, même pendant les vacances.

Cette prière publique au cœur des diocèses, dans les cathédrales, "là où est l'évêque", met en oeuvre la force de la prière conjuguée à celle du témoignage.

Où que nous soyons cet été, il est toujours possible de rejoindre la cathédrale la plus proche, les samedis 4 juillet et 1er août à 17H (voir les exceptions horaires sur http://www.rosairepourlavie.org ).

Haut les cœurs!

Et pour vous conforter humainement, voici un beau résultat: http://www.lunivers.info , le site militant, au service de toutes les associations pro-vie, vient d'atteindre ses 900.000 visiteurs. Grâce à nous tous, il passera vite le cap du millionième visiteur.

Suivez son compteur (en bas à gauche de la page d'accueil) et faisons le connaître toujours plus, pour toujours plus d'efficacité dans le combat pro-vie inter associatif.

Toujours sur internet et toujours pour vous faire plaisir: allez sur google et recherchez "forum bioéthique de Marseille", ou de Rennes, ou de Strasbourg, ou "colloque des Etats Généraux de bioéthique à Paris" et vous verrez apparaître http://www.lunivers.info dès la première page pour des totaux de consultations variant selon les articles entre 20.000 et 100.000. C'est on ne peut plus encourageant car cela signifie que lunivers.info est proposé par google à des lecteurs ne connaissant pas encore lunivers.info.

Bonnes vacances à toutes et à tous, si vous en prenez, et en tout cas, bon été studieux et priant.

Votre très cordial et dévoué en Jésus, Marie, Joseph.

Doublier-Villette

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 21 juillet 2009
Quand un bloqueux raconte qu’il suit une ligne droite, vous n’êtes pas obligés de le croire. Quand un bloqueux raconte que son parti est rassembleur, c’est que son parti est diviseur. Qu’est-ce qui peut être plus diviseur qu’un séparatiste «progressiste» qui travaille à la lutte des classes? Quand le mollah Gravel nous raconte que la laïcité est la base du rassemblement, c’est qu’il regarde le demi verre d’eau la tête en bas. Il aime la position.

Voici comment des sophistes de la gaugauche fonctionnent:

Bureau de Joy Smith, députée
Kildonan-St. Paul



Pour publication immédiate
Le 21 juillet 2009

Page en regard de l’éditorial

La peine doit refléter la gravité du crime

Dans un article publié récemment dans l’édition du 6 juillet du quotidien Le Devoir, le député bloquiste, Serge Menard, a tenté de justifier l’opposition du Bloc québécois à mon projet de loi d’initiative parlementaire, C-268. Cette mesure législative prévoit une peine d’emprisonnement minimale de cinq ans pour la traite d’enfants au Canada.

M. Menard a déclaré que le Bloc québécois s’est opposé au projet de loi parce que c’est une mauvaise loi. Son opinion s’appuie sur de fausses affirmations. Premièrement, avant de publier cet article, le Bloc québécois n’a jamais dit qu’il s’opposait au projet de loi C-268 parce que c’était une mauvaise loi, mais parce qu’il contenait des peines minimales obligatoires. Durant le débat à la Chambre des communes et au Comité de la justice, les députés bloquistes Real Ménard et Claude DeBellefeuille ont dit que le Bloc québécois était contre le projet de loi C-268 à cause de ses peines minimales obligatoires.

En fait, le député bloquiste, Real Ménard, a prétendu que les « parlementaires de cette Chambre reconnaîtront que le Bloc québécois a des prises de position très cohérentes. Nous n'avons jamais été à l'aise avec les peines minimales obligatoires ». Heureusement, le Bloc québécois n’a pas toujours été cohérent dans sa position au sujet des peines minimales obligatoires. En 2005, il a en effet appuyé les peines minimales obligatoires dans le cas d’infractions sexuelles contre les enfants et a même présenté des motions en vue d’imposer des peines minimales. Pour être vraiment cohérent, le Bloc québécois devrait continuer d’appuyer l’imposition de peines minimales dans le cas de l’exploitation des enfants.

Deuxièmement, le député bloquiste, Serge Menard, laisse entendre que le projet de loi C-268 est une mauvaise loi parce qu’il ne prévoit aucune peine minimale en cas de circonstances aggravantes. La réalité est toute autre, car le projet de loi prévoit une peine minimale de six ans pour la traite d’enfants impliquant des circonstances aggravantes telles qu’une agression sexuelle ou des voies de fait graves causant la mort, et une peine minimale de cinq ans pour tous les autres cas de trafic d’enfants.

Troisièmement, M. Ménard soutient que le libellé du projet de loi C-268 créerait des scénarios où un individu se verrait imposer une peine minimale de cinq ans pour avoir versé moins que le salaire minimum à un adolescent. C’est absurde! M. Ménard dit faire confiance aux juges qui auraient toute la latitude nécessaire pour examiner les circonstances pertinentes et imposer la peine appropriée. Le même raisonnement ne vaut-il pas alors pour le procureur et les corps policiers? Aucun procureur ne porterait d’accusations criminelles pour trafic de personne contre un individu qui contrevient au Code du travail en sous-payant un adolescent.

Il faut garder présent à l’esprit que l’ajout de dispositions législatives en matière de trafic de personne au Code criminel est un phénomène récent. L’examen des peines imposées récemment au Canada dans des cas de trafic de personne révélera que les procureurs ont fait preuve de retenue en invoquant ces dispositions législatives de façon très sélective. M. Ménard devrait également faire confiance à la discrétion des procureurs en se disant que leurs accusations refléteront l’infraction.

Un examen des cas récents révélera également la clémence des peines imposées aux trafiquants d’enfants; autre preuve de l’importance d’imposer des peines minimales correspondant à la gravité du crime. La première condamnation pour trafic d’enfant fut une peine de trois ans imposée dans le cas du trafic d’une adolescente de 15 ans. L’auteur du crime l’a exploitée sexuellement pendant plus de deux ans et a réalisé des gains de plus 350 000 $. Avec un crédit de 13 mois pour détention provisoire, il passera moins de temps en prison que le temps qu’a duré son exploitation de la jeune fille.

L’année dernière, Michael Lennox Mark, un Montréalais, a reçu une peine de deux ans pour trafic de personne, mais avec un crédit de deux pour un pour l’année passée en prison avant son procès. L’homme qui a horriblement persécuté une adolescente de 17 ans pendant plus de deux ans n’a passé qu’une semaine en prison après sa condamnation.

Plus récemment, les procureurs ont obtenu une troisième condamnation dans un cas de trafic d’enfants. En mai 2009, une résidante de Gatineau a été condamnée à sept ans d’emprisonnement pour le trafic de trois filles d’Ottawa à Gatineau. Elles avaient été droguées, battues, violées et attachées durant leur captivité. Deux des victimes ont été soumises à ces sévices pendant six mois et la troisième pendant un an avant leur délivrance. Cette condamnation illustre qu’au moins un juge comprend que les crimes graves commis à l’endroit de mineurs méritent des peines sévères. Mais il faut appliquer cette norme uniformément partout au Canada.

En 2005, le Canada a ratifié le Protocole facultatif sur la vente d'enfants, la prostitution des enfants et la pornographie impliquant des enfants des Nations Unies dont le paragraphe 3(3) prévoit : « Tout État Partie rend ces infractions passibles de peines appropriées tenant compte de leur gravité. »

L’objet du projet de loi C-268 consiste à faire en sorte que le Canada se dote de dispositions législatives plus sévères pour le trafic de personnes lorsque la victime est un enfant. À l’heure actuelle, les peines imposées au Canada pour le trafic d’enfants ne respectent pas le Protocole ni la jurisprudence internationale.

Aux États-Unis, la peine minimale est de 15 ans si la victime a moins de 14 ans et de 10 ans si elle a moins de 18 ans, mais plus de 14 ans. En Thaïlande, elle est de cinq ans pour le trafic d’enfant. En République dominicaine, on ajoute cinq ans à la peine minimale de 15 à 20 ans si la victime est un enfant.

La communauté internationale a également demandé au Canada d’adopter des peines minimales pour le trafic d’enfants. En octobre dernier, le rapport du 3e Congrès mondial contre l’exploitation sexuelle des enfants et des adolescents a exhorté le Canada à adopter des peines minimales obligatoires pour le trafic d’enfants.

Au Canada, les corps policiers, fournisseurs de services aux victimes, ONG et Premières nations, ainsi que le Québec plus particulièrement. Le Bloc québécois est la seule organisation et entité au Canada qui s’y oppose.

Les Canadiens et la communauté internationale prendront note si le Canada est uni contre l’exploitation de ses enfants. On se souviendra de ceux qui s’opposent aux mesures prises pour protéger les enfants.

Joy Smith, députée conservatrice
Kildonan – St. Paul


- 30 -

Renseignements :

Joel Oosterman, adjoint parlementaire
Bureau de Joy Smith, députée
Tél. : 613-992-7148
Mobile : 613-220-6795
Courriel : smithj8@parl.gc.ca

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 15 juillet 2009
Le général Leclerc - dans sa grande sagesse - me demande de lui expliquer comment oeuvrer à l’amélioration de la société kébékouaise. Qu’il est donc fin avec moi. C’est très simple: empêcher les gauchistes de recruter et de se reproduire, comme le recommande Margaret Sanger de Planned Parenthood.

La Presse
Le mercredi 17 octobre 2001

Landry maintient sa décision de nommer Michèle Duclos en Algérie

Michel Hébert
Presse Canadienne
Québec

Le gouvernement Landry ne reviendra pas sur sa décision de nommer Michèle Duclos au poste de déléguée générale du Québec en Algérie.

Les antécédents judiciaires de Mme Duclos, reconnue coupable de conspiration pour commettre des attentats terroristes aux États-Unis durant les années 1960, ne justifient pas ce choix, estiment les libéraux.

« Les événements du 11 septembre ont modifié la façon dont on doit conduire les affaires de l’État. Compte tenu de ces changements-là, compte tenu du fait qu’on a aussi des obligations envers nos partenaires, est-ce qu’il ne serait pas opportun que le gouvernement révise sa décision ? », a demandé le chef libéral Jean Charest, à l’Assemblée nationale, mercredi.

Le premier ministre Bernard Landry a vivement réagi, et, rouge de colère, a répondu: « Non seulement, je ne crois pas que ce serait opportun, mais je vais vous donner le fond de ma pensée : aller relier Mme Michelle Duclos, qui a représenté, sous Robert Bourassa, le Québec à Toronto et à Mexico, directement ou indirectement aux événements du 11 septembre, serait de la cruauté et de la méchanceté et nous n’irons jamais à ces extrêmes, qui ressemblent à une sorte de terrorisme ».

Mme Duclos a occupé d’importantes fonctions dans divers ministères au cours des années 1970 et 1980, tant sous les péquistes que sous les libéraux. Elle a été conseillère économique à Toronto, à Mexico, etc. Elle était jusqu’à tout récemment consultante en relations internationales. A 63 ans, elle a été nommée en Algérie.

Dans sa jeunesse, Mme Duclos a été en contact avec le groupe radical américain Black Liberation Front. Appréhendée, elle a été reconnue coupable en 1965 d’avoir trempé dans un complot visant le dynamitage de la Statue de la Liberté, à New York. Elle avait 28 ans et écopa d’une sentence suspendue de 5 ans. « C’était fou et stupide », commentera-t-elle plus tard.

À l’époque, elle avait des liens avec un certain François Dorlot, qui a été appréhendé en rapport avec cette affaire mais pas accusé et qui, aujourd’hui, est l’époux de la ministre des Relations internationales, Louise Beaudoin. Celle-ci a appuyé sans réserve la nomination de Mme Duclos en Algérie.

« Si elle a été assez bonne pour vous, elle est assez bonne pour nous », a lancé Mme Beaudoin aux libéraux en rappelant le passé professionnel non-partisan et impeccable de Mme Duclos.

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DOSSIER

L’AFFAIRE DUCLOS

Dans notre numéro spécimen nous écrivions : « Ce n’est plus un secret pour personne que l’île de Cuba est devenue un centre d’entraînement révolutionnaire. » Nous parlions alors de l’infiltration marxiste (communiste) au Québec. Certains nous ont ridiculisé. Nous étions, à leurs dires, des “chasseurs de sorcières”. Pourtant, tout récemment encore, trois Noirs américains et une jeune Québécoise de Montréal (membre du RIN, et ancienne secrétaire de Pierre Bourgault) ont été arrêtés par le FBI et accusés d’avoir voulu faire sauter à la dynamite la statue de la Liberté, le monument de Washington, et la Cloche de la Liberté à Philadelphie.

Les trois conspirateurs noirs faisaient partie du Front de libération noir. Deux des trois conspirateurs Noirs - tous anciens étudiants - étaient des pro-castristes avoués : l’un d’eux, Robert Collier, se rendait à Cuba l’année d’avant ; son camarade Walter Bowe était inscrit au Fair Play for Cuba Committee. Fait assez intéressant, ce mouvement possède une branche à Montréal où une réunion récente s’est tenue à l’Hôtel Windsor. Environ 200 personnes assistaient à cette réunion que présidait un syndicaliste bien connu, Jean Paré, vice-président des ouvriers unis de l’électricité. Le président des Amis des Peuples de l’Amérique Latine ( traduction de «Fair Play for Cuba Committee”», le Dr Adélard Paquin, déclara devant la foule à l’hôtel Windsor :

« Nous avons pris partie pour le peuple cubain, pour tout ce qu’il a entrepris. »

Remarquez bien le mot tout ; les Amis des Peuples de l’Amérique Latine prennent partie pour tout ce que Cuba a entrepris et va sans soute entreprendre ! Même la subversion idéologique des autres pays ?

De toute façon les paroles du Dr Paquin furent très bien accueillies puisqu’elles furent prononcées devant l’ambassadeur de Cuba et Mme Gonzales, consul de Cuba à Montréal.

Quelques jours seulement après cette réunion pro-castriste, les étudiants de l’Université de Montréal invitaient à leur tout l’ambassadeur de Cuba au Canada à venir leur parler.

EXPLOITATION DES LUTTES RACIALES

Les trois Noirs qui furent arrêtés avec la jeune militante séparatiste québécoise faisaient partie du Front de libération noir. Cette organisation est à la solde de l’idéologie communiste. D’ailleurs, partout dans le monde, les marxistes exploitent les divisions, les frictions, les luttes raciales ou le nationalisme, pour diviser les pays par l’intérieur et amener la Révolution (1). Un peu avant la tentative de sabotage des monuments américains par Michelle Duclos et les trois membres du Front de libération noir, un pasteur baptiste de Harlem, le Rév. O. D. Dempsey, dans une déclaration assermentée, en date du 7 août 1964, (et citée par le Sénat américain) déclarait :

« 1 - Les actes de violences et les émeutes à Harlem depuis quelques mois ont été inspirés par des narcomanes à la solde de Castro à qui on a fourni des armes et des munitions. (Victor Riesel dans le Detroit FREE PRESS du 28 janvier 1965 confirme cette nouvelle).

« 2 - Le Cuba de Castro par l’entremise de la pègre de la Mafia fait distribuer des narcotiques à des militants communistes de Harlem, ces narcotiques émanent de la Chine communiste (district de Yunnan). Le secteur des narcotiques de l’O.N.U. confirme que l’opium servant de base à l’héroïne est identifié, dans 90% des cas, par des preuves de laboratoire, comme provenant du district de Yunnan en Chine continentale.

On se demande ce que faisait la jeune militante séparatiste québécoise avec ce groupe de pro-castristes ? Si Castro fournit des armes à des révolutionnaires américains, pourquoi ne le ferait-il pas pour les révolutionnaires du Québec ? Pourquoi cette jeune Québécoise, membre de l’organisation séparatiste RIN, a-t-elle fourni de la dynamite aux saboteurs américains ?

À première vue tout nous semble ahurissant et invraisemblable. Mais réfléchissons un peu. Lors de la visite de la Reine à Québec, un certain journaliste américain était là au milieu des manifestants séparatistes québécois. Son nom : Marc Schleifer.

Qui était ce Marc Schleifer ? Tout le monde savait d’abord qu’il est correspondant américain pour la revue communiste Revolution. Et, tout dernièrement, deux publications américaines, Herald of Freedom, de New-York, et Toscin, de Los Angeles, révélaient ce qui suit sur le fameux Marc Schleifer. Marc Schleifer a fait trois voyages à Cuba, et son nom est mentionné dans le Rapport Marchi de New-York comme un des propagandistes de la Chine Rouge qui avaient moussé les émeutes aux États-Unis dans les secteurs nègres des grandes villes du Nord. Pas mal n’est-ce pas ? Mais ce n’est pas tout. Le même Marc Schleifer est présentement correspondant pour le journal Québec Libre. Ce journal, qui se dit indépendant de tout parti politique, est cependant “très dépendant” de la politique marxiste-léniniste mondiale. Et un journal (même s’il se proclamait bien haut contre le “parti Communiste canadien” officiel), qui suit la politique de l’idéologie communiste mondiale, est en fait un journal communiste.

L’Éditorial de février dernier de Québec Libre est signé du nom d’un certain Monsieur Joseph Costisella, qui connait très bien sa théologie d’ailleurs “SIC”, est rédacteur à un journal qui, sans s’affirmer ouvertement marxiste-léniniste, ne l’est pas moins en fait.

QUI ÉTAIT MICHELLE DUCLOS ?

Michelle Duclos était, selon les dires mêmes de Pierre Bourgault, « un membre dévoué et convaincu du RIN ». Le président du RIN a décrit son ancienne secrétaire « comme étant ce type de femme très convaincante qui est toujours intéressée dans les bonnes causes ». (SIC!) Un fait assez intéressant de noter : la jeune militante séparatiste a été pendant quelque temps employée du ministère de la Défense nationale à Valcartier. Elle appartenait alors au service de recherches de l'armée canadienne et son emploi était celui de copiste.


Michelle Duclos a aussi travaillé à CFCM-TV à Québec comme maquilleuse, script-assistante et speakerine suppléante. Puis elle passa successivement par CKRS et CKRS-TV à Jonquière, CJMT à Chicoutimi et CJRL à Québec puis, finalement, CFTM-TV à Montréal.

En 1962, elle fit des séjours en Europe et en Algérie. La soeur de Michèle Duclos, Danielle, confia à un journaliste que « depuis son retour d'Algérie, elle était beaucoup plus décidée, plus acharnée, à faire valoir ses vues ». C'est à son retour d'Algérie qu'elle se mêla aux groupes séparatistes et devint membre du RIN où elle y travailla comme "volontaire" au secrétariat.

Quand on interrogea Pierre Bourgault, après l'arrestation de Michelle Duclos, il déclara qu'il ne l'avait pas vue depuis plusieurs mois. Pourtant la jeune séparatiste, elle, s'intéressait à Monsieur Bourgault, puisqu'en fouillant l'appartement de Michèle Duclos la police saisit des documents relatifs à la récente tournée provinciale du président du RIN. Michèle Duclos avait tenté dernièrement de se faire accréditer aux Nations Unies comme correspondante du journal du RIN (L'Indépendance). Sa demande fut rejetée.

QUE CONCLURE ?

L'infiltration de l'idéologie Marxiste devient inquiétante au Québec. Ceux qui dorment ne veulent pas s'ouvrir les yeux. Ils ont des yeux et ne voient pas. Dans son éditorial de L'ACTION du 28 octobre dernier, M. Lorenzo Paré écrivait :

« Aux yeux des communistes québécois l'indépendance n'est qu'un "préalable" et qu'une étape vers l'instauration de la dictature communiste. Dans ce but ils utilisent les "bourgeois" qui rêvent d'indépendance et de séparatisme afin qu'ils contribuent malgré eux à la victoire communiste. »

Au Québec, nous n'avons pas l'habitude de la guerre idéologique et subversive. Nous ne comprenons pas que des hommes et des femmes du Québec puissent être les acteurs conscients (et parfois "bêtement" inconscients) d'une révolution mondiale. Cela devient de plus en plus inquiétant. Qui va réagir ? Qui va parler ? Presque que personne. C'est notre devoir à tous de crier, car, comme le disait si bien saint François de Sales : « C'est la charité de crier au loup quand le loup est dans la bergerie. »

Notes:
1. Lire et étudier attentivement notre document : « La pratique connusiste dans un pays non-communiste ».
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Michèle Saunier, professeur à l'École Normale Jacques-Cartier, est accusée de "conspiration."

Voici ce qu'on pouvait lire textuellement dans La Presse du mercredi 3 mars 1965 en page 13 :


NEW YORK - Un grand jury fédéral américain a formellement accusé hier deux Canadiennes françaises de Montréal et trois Noirs de New York d'avoir conspiré pour transporter illégalement et clandestinement des explosifs du Canada aux États-Unis dans le but de détruie des biens appartenant à la nation américaine.

Les deux Québécoises sont Mlles Michèle Duclos, de Montréal, et Michèle Saunier, 30 ans, professeur de psychologie à l"École normale Jacques-Cartier, à Montréal.

Elles ont été inculpées en même temps que Robert Steele Collier, 28 ans, présumé leader du groupe, Walter Augustus Bowe, 32 ans, et Khaleel Sultarn Sayyed, 22 ans. Les trois hommes sont des Noirs et résidaient tous dans le New York métropolitain.

"Agent de liaison..."

L'apparition du nom de Mlle Saunier parmi les accusés n'a pas été sans causer une certaine surprise. C'était la première fois, hier, que son nom était officiellement relié au fameux "complot des monument" qui, selon la police, aurait eu pour objectif de faire sauter la statue de la Liberté, à New York, la cloche de la Liberté, à Philadelphie, et le monument Washington, à Washington.

Toujours selon la police, Michèle Saunier serait membre du RIN - tout comme Michèle Duclos - et collaboratrice à la revue "Parti Pris". L'an dernier, en juillet et août, elle aurait fait partie d'un groupe de 84 voyageurs nord-américains qui visitèrent Cuba en dépit des ordres du State Department américain. C'est au cours de ce voyage qu'elle aurait rencontré Robert Collier.

Quel rôle aurait-elle joué dans le complot ? Robert M. Morgenthau, le procureur américain du district du district sud de New York, résume ainsi les événements :

"Bowe, Collier et Sayyed se sont rencontrés à l'appartement de Collier et ont tramé la destruction des monuments nationaux précités. Plus tard, Collier s'est rendu à Montréal. Il y a rencontré Mlle Saunier, qui l'a présenté à Mlle Duclos. Les jeunes filles acceptèrent de l'aider à se procurer des explosifs.

"Subséquemment, le 15 février 1965, Mlle Duclos transporta à New York, dans sa voiture, les explosifs promis. Il s'agissait de 30 bâtons de dynamite et de trois détonateurs."

Michèle Saunier aurait donc été l'intermédiaire entre Collier et Mlle Duclos.
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LE CARABIN- UNIVERSITÉ LAVAL À QUÉBEC - JEUDI, LE 5 NOVEMBRE 1964

VOYAGE ÉTUDIANTS À CUBA

Comme par les années passées, le gouvernement cubain invite les étudiants étrangers à visiter son pays au cours des vacances d'été.

Vous pouvez obtenir tous les renseignements en écrivant avant le 30 novembre à:

Voyage étudiant à Cuba,
5565, Decelles, app. 7,
Montréal, P.Q.

Ou en téléphonant au Carabin, (683-7276, loc. 7)

(Remarquez l'adresse sur cette annonce, celle de Michèle Saunier, professeur à l'École normale Jacques-Cartier, est 5566 Decelles, app. 1.)

Bernard-Simon Leclerc

Commentaire mis en ligne le 15 juillet 2009
M. Tremblay, jouer au gérant d’estrade est drôlement facile. On vous « entend » critiquer et dénoncer béatement, mais peut-être serait-il temps de nous entretenir sur votre conception du monde et sur vos contributions à l’amélioration de la société québécoise?

Histoire d'apprendre à vous connaître et à mieux apprécier l’illustre et clairvoyant personnage que vous êtes, peut-être pourriez-vous nous parler un peu de vous? Votre parcours, votre famille, vos occupations d’hier et d’aujourd’hui, là où vous vivez, votre engagement dans votre milieu de vie, vos grandes réalisations, etc.

Cordialement vôtre.

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 15 juillet 2009
Avec son sourire triste de faux mollah, le saint «radio-évangélisso-blokisse-séparatisse-marxisse» Raymond Gravel nous avoue ne pas aimer les faits; la madame est pas contente et aime mieux les contes de Fanfreluche Duceppe.

Quand un narcissique vous dit avoir peur que vous le soulagiez de son or, c’est qu’il a déjà vidé votre compte en banque. Quand le mollah Gravel dit: «Il est trop dans le passé!», c’est qu’il suit des méthodes et des idées cuisinées de longue main, mais surtout pas par lui. D’ailleurs, pour encore mieux comprendre ce qui fait battre le petit coeur de celui qui prend la prêtrise comme une carrière pour ceux qui ne savent pas quoi faire dans la vie, voici une autre page de l’histoire de son parti dans la Belle Province et dans le monde:

DES ÉTUDIANTS DU QUÉBEC ENTRAÎNÉS À CUBA

Il y a quelques mois, nous apprenions par les journaux qu’un groupe de 46 étudiants canadiens-français du Québec se rendaient à Cuba pour un séjour de six à huit semaines, invités par le gouvernement révolutionnaire de Fidel Castro.

Le chef de la délégation canadienne-française, M. David Middleton, déclarait que ces jeunes gens désiraient accomplir quelque chose, et il a ajouté q’un des buts principaux de leur venue à Cuba était d’acquérir des notions précises sur la révolution socialiste qui se déroule à Cuba.

Il est intéressant de noter que le groupe est composé de jeunes Canadiens-français des deux sexes, âgés de 15 à 28 ans, appartenant à des groupements politiques, au mouvement chrétien, à des groupes de gauche, au nouveau parti de la jeunesse démocratique et à diverses organisations estudiantes.

CENTRE D’ENTRAÎNEMENT

Cette nouvelle bouleversante, qui peut-être pour quelques-uns semble insignifiante, me parait d’une extrême importance pour l’avenir du Québec. Ce n’est pas un secret pour personne que l’île de Cuba est devenue un centre d’entraînement révolutionnaire. De tous les pays d’Amérique latine, les jeunes vont subir là-bas un entraînement spécial pour amener dans leur pays les méthodes d’infiltration marxiste.

C’est en 1961 que Castro fit mentir les catholiques qui avaient cru en sa révolution en s’affirmant ouvertement comme un authentique et fervent communiste et en déclarant qu’il avait toujours été marxiste et que son programme de libération s’inspirait des formules puisées chez Marx, Lénine et Engels.

Dernièrement, la propre soeur de Fidel Castro causait une sensation dans le monde libre en déclarant à la Presse:

«Je ne peux plus demeurer indifférente à tout c qui arrive dans mon pays. Mes frères Fidel et Raül ont fait de Cuba une énorme prison entourée d’eau. Le peuple est cloué à une croix de tourments imposés par le communisme international.»

ET AU QUÉBEC?

Pendant ce temps, aux yeux de tout le monde, et sous l’approbation tacite du gouvernement (qui ne dit mot), des jeunes étudiants canadiens-français du Québec, appartenant à des groupements politiques, au mouvement chrétien et à diverses organisations d’étudiants, vont subir un entraînement de huit semaines à Cuba, invités par le gouvernement révolutionnaire de Castro.

Mais il faut quand même se l’avouer, ce voyage n’est certes pas un voyage d’agrément; et ces 46 étudiants de 15 à 28 ans de notre belle province de Québec ne vont pas en “pèlerinage” à Cuba. Ils vont, nous disent en toutes lettres les communiqués de presse, «acquérir des notions précises sur la révolution socialiste qui se déroule à Cuba».

Donc nous sommes maintenant certains d’une chose: des jeunes du Québec ont reçu un entraînement idéologique à Cuba. Et ce n’est que le début; que font-ils maintenant au Québec?


LES RÉSULTATS

«Au cri de “Vive le FLQ” des centaines d’émeutiers prennent d’assaut le parc Lafontaine.» Voila ce que tout le monde pouvait lire en première page d’un quotidien de Montréal, mardi le 8 septembre 1964.

La veille, au moins 79 jeunes gens étaient arrêtés, à la suite de manifestations séparatistes en face de la bibliothèque de Montréal.

Quelques jours auparavant, des jeunes gens effectuaient un raid meurtrier à “l’International Fire Arms” afin de se procurer des armes pour la révolution.

Pendant ce temps, nous apprenions avec surprise la démission de 7 membres du RIN (Rassemblement pour l’indépendance Nationale): 3 présidents et 4 vice-présidents. «Le Québec ne peut pas accepter l’indépendance dans un plateau qui dissimule l’anarchie révolutionnaire», déclaraient-ils à la presse.

Dernièrement encore, deux personnes m’ont (qui ne se connaissaient pas) affirmé qu’ils captaient sur ondes courtes des programmes de radio, en français, provenant de Cuba et destinés spécialement à la population du Québec.

Il se pourrait bien que l’on me traite de réactionnaire et de “chasseur de sorcières”, mais devant tous ces faits, je continue à affirmer que ce qui se passe maintenant au Québec est plus qu’inquiétant.

Tout semble se dérouler selon un plan bien établi et ce qui est le plus grave c’est que personne ne semble s’en rendre compte.


L’infiltration

Certains au Québec se sont servis à l’aveuglette de l’épouvantail “communiste” pour railler le peuple et gagner les élections. Il s’ensuit qu’à cause de cette exagération vers la droite, l’on tombe maintenant de l’autre côté et que l’on tremble de passer pour “anticommuniste”, “chasseur de sorcières”, ou d’extrême droite. - "Vous voyez des communistes partout!", nous dit-on quand on ose en parler ouvertement. Ce voyage d’étudiants à Cuba est pour certaines gens rien d’autre "qu’un voyage inoffensif de jeunes “carabins”, et puis, après tout, ils ne sont que 46, c’est une minorité qui ne représente absolument pas la population!" (Ils oublient que toutes les révolutions ont débuté avec une poignée d’hommes entraînés et farouchement convaincus.)

Nous oublions toujours, hélas, que nous ne luttons pas contre le communisme avec des armes, car le communisme est une idéologie qui se propage, qui s’infiltre partout pour conquérir la volonté des hommes. Voici d’ailleurs ce qu’écrit Mao Tsé-Toung sur la façon d’infiltrer l’idéologie marxiste dans un pays:

«Désorganisez tout ce qui est bon dans le pays de votre ennemi, essayer de mêler les représentants des plus hautes sphères dirigeantes à des entreprises criminelles, compromettez leur position, et après cela, saisissez l’occasion, donnez de la publicité à leurs forfaits. Gênez par tous les moyens l’action du gouvernement: propagez les dissensions et la discorde parmi les citoyens, poussez les jeunes contre les vieux. Introduisez des airs de musique sensuelles, écartez les vieilles traditions. Il vous faut placer des espions partout. Seul un homme ayant ces moyens à sa disposition, sachant provoquer la désintégration et la dispute, seul un homme de cette sorte est digne de gouverner ou de commander.» Et Lénine lui-même écrit: «Il faut user de tous les stratagèmes, user de ruse, adopter des procédés illégaux, se taire parfois, celer parfois la vérité.»


ET LA RELIGION?

Et puis que dire de la lutte anti-religieuse au pays?

C’est le chef même de la délégation des jeunes étudiants qui déclarent que ces jeunes étudiants "désirent accomplir quelque chose". Il est assez intéressant de rapprocher ces paroles de celles de Galpérine, un marxiste connu: "Il ne faut pas vous présenter à la jeunesse chrétienne avec les propositions de lutte antireligieuses, ce serait une grosse erreur psychologique. Mais c’est facile de l’entraîner pour quelque chose, pour la conquête du pain quotidien, pour la liberté, pour la paix, pour la société idéale... Dans la mesure où nous attirerons les jeunes chrétiens dans cette lutte pour ces objectifs précis, nous les arracherons à l’Église."

Que feront au Québec ces étudiants entraînés à Cuba? Ils ne resteront certainement pas inactifs. Ils auront une stratégie précise: on les aura entraîner à l’art du commandement et ils seront entraînés à s’infiltrer dans les diverses associations, même chrétiennes. Lénine disait: "Pour en finir avec la religion, il est bien plus important d’introduire la lutte des classes au sein de l’Église que d’attaquer la religion de front."

Qu’est-ce que cela signifie en pratique? Il s’agit tout simplement de former partout à travers la chrétienté et les communautés chrétiennes des foyers de division; parmi les fidèles, mais surtout dans les milieux ecclésiastiques et religieux. Par exemple, scinder les évêques en deux blocs: les progressistes et les intégristes. Dresser les prêtes sous mille prétextes contre les évêques. Dresser les fidèles contre les prêtres et dresser les prêtres les un contre les autres. Voilà la tactique: ne jamais attaquer l’Église de front mais pour son bien et les abus qui la défigurent. À coups de sape habiles, on forme dans des milieux ecclésiastiques et des mouvements d’action catholique des noyaux d’insatisfaits pour les attirer peu à peu dans ce climat de la lutte des classes.

Le 12 février 1957, le Parti communiste chinois recommandait ce qui suit dans on “ordre secret” pour la destruction de l’Église:

«Chaque camarade doit trouver le moyen de devenir, par le baptême, un membre de l’Église. Une fois là, tous déploieront une activité de grande envergure, en se servant de belles phrases pour émouvoir et attirer les fidèles, même en faisant appel à l’amour de Dieu et en plaidant la cause de la paix. Ils doivent prendre l’initiative dans toutes les activités, pénétrer toutes les institutions de l’Église, gagner la sympathie des fidèles.»

Oh! ne pensez pas que les communistes sont ces gros méchants qu’il est facile de reconnaître. Non, ils sont plutôt ces messieurs très bien qui ne dédaigneront même pas de s’approcher de la table sainte s’il le faut, pour mieux se camoufler.


LA RÉPONSE?

Lénine a dit un jour: "Il nous faut des hommes qui ne consacrent pas seulement à la révolution leurs soirées libres, mais toute leur vie." Ces paroles devraient nous faire réfléchir. Où sont-ils les laïcs catholiques qui sont prêts à donner, non pas seulement leurs soirées libres pour la cause du Christ, mais toute leur vie? Où sont-ils même ceux qui donnent une soirée par semaine pour la cause du Christ? À ce moment de l'histoire, devant l'adversaire qui s'affiche de plus en plus ouvertement, les catholiques devraient être unis entre eux, et consacrés à fond à leur cause. Hélas! que voyons-nous autour de nous?

"Le chrétien, écrivait Pie XII dans son message de Noël 1957, devrait considérer comme une honte le fait de se laisser dépasser par les ennemis de Dieu en ardeur au travail, esprit d'entreprise et même de sacrifice."

Il faut des catholiques de feu, passionnés du Christ, unis entre eux et à leur évêque. Des catholiques prêts à donner leur vie pour le Christ et l'Église. "Le monde a besoin de saints", disait Jacques Maritain. En face de l'ennemi qui de partout nous environne et pénètre dans nos rangs, nous devons former des chrétiens "sacrifiés", "donnés", des chrétiens qui auront donné toute leur vie pour leur cause.

46 étudiants du Québec sont entraînés à Cuba pour étudier les méthodes révolutionnaires, mais n'oublions pas cette parole de saint Ignace: "Donnez-moi douze hommes prêts à aller jusqu'au bout et le monde sera transformé." Si nous le voulons VRAIMENT, nous gagnerons la bataille.

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VOYAGE ÉTUDIANT À CUBA

Comme par les années passées, le gouvernement cubain invite les étudiants étrangers à visiter son pays au cours des vacances d'été.

Vous pouvez obtenir tous les renseignements en écrivant avant le 30 novembre à:

Voyage étudiant à Cuba,
5566, Decelles, app. 7,
Montréal, P.Q.

Ou en téléphonant au Carabin, (683-7276, loc. 7)

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Voilà comment nos étudiants sont invités à aller se faire "cuisiner" à Cuba.

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 14 juillet 2009
C'est ben triste, mais Tremblay est revenu...Moi qui croyais qu'on en avait fini de son délire. Je suis vraiment déçu...En passant, 1966, ça fait bien 43 ans...Depuis, il s'est écrit plein de choses intelligentes...Tremblay, range tes vieux journaux jaunis par le temps et lis le Devoir d'aujourd'hui...On continue de le publier, au cas où tu ne le saurais pas! Pour ma part, je démissionne avec ce fou furieux! Raymond Gravel ptre

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 13 juillet 2009

Le généralissime Leclerc fait dans la poésie, pas dans l’information et la logique.

Pour connaître la véritable nature du catholicisme du mollah Gravel et comprendre pourquoi son parti politique avec son chef Fanfreluche Duceppe raconte qu’ils se battent pour le bien du Québec tout en votant pour des lois qui détruisent le tissu social de ceux qu’ils prétendent protéger, il faut encore une fois se rappeler ce que sont ces gens-là et comment ils opèrent dans l’ombre.

Pour faire plaisir aux féminazistes, voici le fédération des folles du Québec:


LA FÉDÉRATION DES FEMMES DU QUÉBEC

Le journal «L'Action» de Québec, en page 6 de son édition du 25 avril 1966, rapportait sur une pleine page de huit colonnes le congrès de fondation de la Fédération des Femmes du Québec (F.F.Q.).

Dans cette pleine page consacrée au seul congrès de la FFQ, l'envoyée spéciale de L'Action, Mlle Lise Lachance, trouve le moyen de nous donner quelques renseignements très généraux et très vagues, qui peuvent tout dire et ne rien dire, tandis qu'elle passe fort étrangement sous silence ce qui aurait pu informer les lectrices catholiques d'un journal officiellement catholique.

«Le Devoir» du 25 avril n'est pas en reste: lui aussi rapporte la nouvelle de la fondation de la FFQ sur une pleine page de huit colonnes; l'auteur du texte est Mlle Renée Rowan. Chose curieuse, dans «Le Devoir» comme dans l'«Action», tout ce qui aurait constitué une information précise sur la FFQ est totalement omis.

Tant qu'à «La Presse», étant donnée sa nette orientation depuis 5 ans, il fallait s'attendre à une surenchère; et elle vint! Deux pleines pages sur neuf colonnes chacune furent consacrées à la FFQ par «La Presse» en plus d'un éditorial de Mlle Renaude Lapointe. Étrangement encore, dans ces centaines de lignes de texte pas un mot ne fut écrit qui aurait pu être comme l'amorce d'une information honnête sur les buts réels poursuivis par la FFQ - sauf quelques points très généraux cités par Mlle Lapointe dans son édito, points auxquels la FFQ accorde la priorité pour cette année, tels que: «Enquête sur le statut de la femme»; «augmentation des allocations familiales»; «formation de la main d'oeuvre féminine»; «obtention de la parité de salaire»; «formation des aides familiales».

On peut en juger, ces points prioritaires pour cette année n'ont rien de bien méchant. Mais les autres points du programme, qui ne sont pas prioritaires pour cette année, mais qui ne sont pas moins les buts à long terme de la FFQ? Pas un mot encore. Pourtant, ils existent, et nous allons les faire connaître.

«On sait que l'idée de cette Fédération des Femmes du Québec est née en avril 65», écrit Mlle Lachance, l'envoyée spéciale de l'«Action», lors des fêtes marquant, à Montréal, le 25e anniversaire du droit de vote de la Québécoise. On avait alors organisé deux jours d'étude sur la situation actuelle de la femme du Québec aux points de vue social, économique et juridique. Une «résolution» avait été adoptée à l'unanimité par les quelques 400 femmes présentes quant à la création d'une fédération. On avait confié la mise sur pied de l'organisme aux responsables du colloque. Mme Thérèse Casgrain dont le nom est lié depuis 45 ans aux luttes de la femme pour ses droits était donc devenue coordonnatrice du Comité provisoire. Elle est maintenant membre honoraire de cette Fédération qu'elle a aidé à mettre au monde».

Mais quelle est la teneur complète du texte de cette «résolution» votée les 24 et 25 avril 1965, et qui contient évidemment les buts ou les raisons pour lesquels il était nécessaire de fonder une Fédération des Femmes du Québec?

En voici le texte officiel, tel que distribué ou envoyé aux participants du congrès de fondation de la FFQ, en avril 1966 cette fois:

«Au cours du Colloque tenu les 24 et 25 avril 1965, qui aboutit à la résolution de fonder la Fédération des Femmes du Québec, voici les voeux émis à la suite des discussions de la "COMMISSION LÉGALE" (1):

1- Un amendement au code civil, décrétant égalité complète entre époux, le mariage devenant une vraie société qui serait pour le bénéfice commun des associés.

2- Que l'autorité paternelle soit remplacée par l'autorité parentale.

3- La suppression des mots "légitime" et "illégitime" dans les registres de l'état civil.

4- Une liberté limitée de tester au profit des enfants mineurs de manière à permettre à ceux-ci de réclamer une quote-part à même l'héritage de leurs parents.

5- La possibilité pour l'adoptant de ne pas professer la même foi religieuse que l'adopté.

6- La possibilité d'adopter un enfant qu'il soit naturel, adultérin ou pas.

7- Un amendement prévoyant des fonctionnaires habilités à célébrer publiquement et validement un mariage civil pour ceux qui le désirent, soit parce qu'ils ne professent aucune religion ou parce qu'ils ne pratiquent plus.

8- L'instauration d'un tribunal de divorce dans la province de Québec.

9- Un amendement de la loi selon laquelle l'adultère est la seule cause de divorce, pour obtenir un élargissement des causes de divorce.

10- L'application intégrale de la loi 16 en pratique.»

«Le Devoir» nous apprend que cette «résolution» qui est à l'origine juridique de la FFQ - et dont il tait le contenu - «fut envoyée sur feuilles ronéotypées à quelques 200 associations féminines et mixtes de la province». Elle était accompagnée par ce qu'on avait convenu d'appeler pour la circonstance un "questionnaire" destiné à «établir le programme d'action de la future Fédération des Femmes du Québec». Dans ce "questionnaire" les 10 points de la «résolution» sont maintenus, mais détaillés et augmentés de 7 nouveaux points dont nous extrairons seulement les deux suivants:

- La planification des naissances: information, éducation (aspect juridique);

- Des amendements au code criminel: abrogation de l'interdiction de la vente des produits anticonceptionnels; autorisation de l'avortement thérapeutique.

Voici donc exposés les buts réels de la FFQ. Trois journaux québécois, portant encore officiellement l'étiquette catholique, «L'Action», «Le Devoir» et «La Presse» ont choisi de les taire, tout en faisant quand même une forte propagande pour la FFQ - qui n'a rien d'une association naturelle de citoyens ou citoyennes libres, mais qui a tout d'un organisme de noyautage strictement téléguidé par une Commission légale, dont on peut se douter qu'elle ne prend pas ses instructions de la doctrine sociale catholique en ce qui concerne le mariage civil, le divorce, la contraception, l'avortement et caetera.

Ces trois journaux, s'ils étaient demeurés des organes d'information valables, se seraient obligés en conscience par seule référence à la loi naturelle commune à tout homme, de dénoncer les buts radicalement anti-naturels et outrageusement immoraux de la FFQ. Et cela à plus forte raison pour des journaux, tel «La Presse», qui se disent dans leurs pages «dévoués aux intérêts canadiens-français et catholiques, et en lutte pour le bien contre le mal», (et je présume que l'«Action» et «Le Devoir» ne s'estiment pas moindre que «La Presse»). Il aurait été normal que ces journaux remplissent leur office d'information et disent la vérité, la simple vérité, sur la FFQ. Tout ce qui est anti-naturel n'est-il pas anti-catholique? Dieu qui a créé la nature humaine n'est-il pas aussi le fondateur de l'Église? De deux choses l'une: un journal fait de l'information ou il fait de la propagande. À bien y discerner, «L'Action», «Le Devoir» et «La Presse» ne font plus de l'information!

Mais ce qui confond l'esprit, c'est de lire dans «L'Action» («Le Devoir» et «La Presse» également) ce qui suit: «Sur la liste des associations les plus importantes qui ont adhéré au nouvel organisme, mentionnons le Montreal Council of Women, 90,000 membres; la Confédération des syndicats nationaux, 60,000; les Dames de Ste-Anne, 175,000; l'Union catholique des femmes rurales, 24,952; l'Association coopérative féminine du Québec, 3,000; la Fédération des unions de famille, 3,000; le Mouvement des travailleurs chrétiens, 1,500; la Ligue catholique féminine, 800; la Young Women's Christian Association, 6,000 et plusieurs autres.»

Comment certains mouvements d'Action catholique officiellement mandatés par les évêques peuvent-ils s'engager dans un organisme non seulement non-confessionnel, mais aussi radicalement immoral que la FFQ, organisme demandant dans sa «résolution» votée les 24 et 25 avril 1965:

- Un amendement prévoyant des fonctionnaires habilités à célébrer publiquement et validement un mariage civil pour ceux qui le désirent, soit parce qu'ils ne professent aucune religion ou parce qu'ils ne pratiquent plus, (voeu septième);

- L'instauration d'un tribunal de divorce dans la province de Québec, (huitième voeu);

- Un amendement de la loi selon laquelle l'adultère est la seule cause de divorce, pour obtenir un élargissement des causes de divorce, (neuvième voeu);

organisme demandant encore dans son questionnaire d'avril 1966:

- La planification des naissances: information (aspect juridique);

- Des amendements au code criminel abrogation de l'interdiction de la vente des produits anticonceptionnels; autorisation de l'avortement thérapeutique...?

Est-ce que tous les membres de ces mouvements sont de l'avis de ceux qui parlent en leur nom? Est-ce que ces mouvements s'inspirent encore de cette doctrine chrétienne qu'ils affichent officiellement? Autant de bonnes questions sans doute à se poser et à répondre.

M. René Lévesque était le conférencier invité à ce congrès de fondation de la FFQ. Quand on sait les idées du ministre de la famille à propos de la planification des naissances, de la loi sur l'interdiction des produits anti-conceptionnels et même sur l'autorité de Dieu: «Avant, les gens se contentaient de peu, de l'autorité de Dieu», disait-il aux membres de la chambre de commerce de Montréal, le 21 octobre 1963; quand on sait tout cela, on ne s'étonne pas que M. René Lévesque ait été le premier conférencier à être jamais invité par la FFQ, et à son congrès de fondation même. Ainsi le ministre de la famille dans le cabinet Lesage pouvait-il lancer son mot d'ordre aux congressistes:

«Aidez-nous en faisant des pressions au bon endroit.» Et il ajouta:

«Le gouvernement n'aurait pas objection à consulter la Fédération des Femmes du Québec, mais il est sûr que cela ne sera pas nécessaire, car vous savez comment vous faire entendre.»

C'est à se demander si cette société de pensée (semblable au MLF et à l'UGEQ) qu'est la FFQ, n'a justement pas été pensée au préalable en coordination implicite avec les vues et les buts plus ou moins lointains du ministre provincial de la famille?

La FFQ serait-elle semblable à ces organismes de "noyautage" des masses, propres aux gouvernements totalitaires ou socialistes, non seulement par sa constitution interne, mais par son articulation occulte également? Nous posons simplement la question; les faits nous répondent déjà... et nous répondrons davantage.

Pour illustrer ce que nous venons de dire, à propos de l'organisation sociale propre aux régimes socialistes, prenons en exemple l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS), royaume du socialisme omnipotent. Dans ses pays annexés, plusieurs de ces organismes de noyautage ont été ainsi créés artificiellement au sein des diverses masses étudiantes, travailleuses ou féminines. Les représentants officiels de ces différents organismes parlent alors au gouvernement au nom des dites masses étudiantes, travailleuses ou féminines. Mais chose étrange, ce sont toujours les grandes lignes de la politique du Parti qui sont ainsi revendiquées par la bouche des représentants des masses en question. Ainsi ce qu'il reçoit du peuple, le gouvernement socialiste le retourne au peuple. Parfois aussi le gouvernement socialiste le retourne au peuple. Parfois aussi le gouvernement socialiste consulte la masse, c'est-à-dire, qu'il coordonne avec les différents organismes de noyautage les revendications qu'il veut entendre. Mais la plupart du temps ces organismes de noyautage n'attendent pas les consultations; ils savent comment se faire entendre ou, en d'autres mots, ils aident le gouvernement socialiste en faisant des pressions au bon endroit.

C'est précisément contre cette socialisation et ses succédanés que Pie XII s'est élevé:

«Il faut empêcher la personne et la famille de se laisser entraîner dans l'abîme où tend à la jeter la socialisation de toutes choses, socialisation au terme de laquelle la terrifiante image de Léviathan deviendrait une horrible réalité. C'est avec la dernière énergie que l'Église livrera cette bataille où sont en jeu les valeurs suprêmes: la dignité de l'homme et le salut éternel des âmes.»

«L'Église livrera bataille contre la socialisation de toutes choses avec la dernière énergie.» Que les catholiques, tous les catholiques le comprennent. Spécialement en ce qui concerne la FFQ, il faut que les femmes catholiques du Québec le comprennent, se fondent sur leur foi, s'unissent et revendiquent systématiquement le droit de cité pour toutes les conséquences temporels de l'Évangile, telles que rendues explicites dans la doctrine sociale catholique.

Notes:

1. NDLR: La "commission légale" est en fait le seul organe directeur de la FFQ. Le comité exécutif élu devient alors une simple marionnette habilement manoeuvrée qui suit les directives ou, comme il est dit, "les voeux" émis par la "Commission légale" dans son programme de base.

Bernard-Simon Leclerc

Commentaire mis en ligne le 13 juillet 2009
Un petit poème pour célébrer le retour de M. Tremblay.

"Temps passés Trépassés Les dieux qui me formâtes
Je ne vis que passant ainsi que vous passâtes
Et détournant mes yeux de ce vide avenir
En moi-même je vois tout le passé grandir

Rien n'est mort que ce qui n'existe pas encore
Près du passé luisant demain est incolore
Il est informe aussi près de ce qui parfait
Présente tout ensemble et l'effort et l'effet"

Apollinaire, Tiré de Alcools, 1913

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 13 juillet 2009
Le comportement des «progressisses» avancez par en arrière est intéressant à analyser. Tout d’abord, ce qui est du passé est «dépassé», et tout ce qui est «nouveau» est le futur. C’est illogique et ce comportement ou façon de voir ne tient pas la route. Le passé est le garant de l’avenir. L’homme n’a pas inventé le feu; il a seulement appris à le maintenir pour ensuite découvrir par hasard et par observation comment l’allumer. Ce que les laïcistes disent, c’est que le feu est dépassé puisque nous avons maintenant des allumettes. Les laïcistes sont assez fous pour mettre le feu, mais pas assez fins pour l’éteindre. Le mollah Gravel défend des idées qui datent de plusieurs milliers d’années, qui ont toujours prouvé être néfastes, qui n’ont jamais apporté quoi que ce soit de bon pour la société, et ils se prennent pour le phare de Pointe-au-Père quand l’Empress of Ireland a sombré. Comme luminaires célestes, ils sont imbattables...

Parlant de luminaires célestes, en voici un qui est une véritable armée à lui seul pour détruire une société:



Le Devoir du lundi 28 février 1966 nous apprenait que M. Gérin-Lajoie avait été invité à rassurer la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) quant à la confessionnalité de l'enseignement au Québec. Il a répondu à la question concernant la confessionnalité de l'enseignement: «Oui, mais pas comme autrefois.»

Alors, comment, de quelle façon se réalisera cette dite confessionnalité nouvelle conçue personnellement par le ministre de l'Éducation? M. Gérin-Lajoie a donné à titre d'exemple le projet mis au point pour la région de Sherbrooke, selon lequel la commission scolaire régionale à direction protestante assurerait en même temps l'enseignement des anglophones catholiques et protestants, au niveau secondaire; et l'inverse, la commission scolaire à direction catholique s'occuperait des francophones protestants et catholiques.

On voit le glissement proposé par ce projet: le critère de base justifiant l'existence de deux comités dans l'organisme gouvernemental actuel ne serait plus, dans plusieurs dispositions pratiques, la liberté de religion, mais la langue nationale de deux groupes ethniques, quelle que soit par ailleurs la croyance ou l'incroyance des sujets.

Il devient donc évident qu'à partir de ce moment-là, l'école ne sera plus concrètement confessionnelle; la situation de fait qui serait créée, si l'on réalisait jamais ce projet, amènerait tôt ou tard le rejet par voie légale de la confessionnalité de l'école telle que l'Église catholique l'entend (à moins que tous les francophones se mettent de bon gré ou par la force des choses à l'école du catholicisme et que tous les anglophones se fassent les élèves du protestantisme; ce qui serait absurde dans les deux cas). Il y a dans ce projet de planification scolaire, selon la pratique, semble-t-il, de l'idéologie séparatiste-nationaliste, une violation radicale du droit à la liberté de religion de la personne humaine, du fait que cette nouvelle planification scolaire ne tiendra aucun compte de la religion pratiquée par les élèves ou par les professeurs.

«Quand je pense à des formules différentes de la confessionnalité, a pourtant dit le ministre de l'Éducation, C'EST À DES INITIATIVES COMME CELLE-LA QUE JE SONGE.»

Une question vaut la peine d'être posée: Pourquoi M. Gérin-Lajoie tient-il pour bonne cette «replanification» de l'école selon l'idéologie séparatiste-nationaliste, alors qu'il devrait plutôt tenir pour bonne ET DÉFENDRE une reconnaissance pratique plus efficace du droit sur lequel repose le système scolaire actuel, c’est-à-dire le droit à la confessionnalité. Notre système d'écoles catholiques doit rester catholique en droit et en fait. Et j'imagine que les protestants tiennent tout autant à ce que le système d'écoles protestant reste protestant en droit et en fait. C'est ie devoir obligé du serviteur du Bien commun en matière d’éducation, en l’occurrence le ministre de l'Éducation, de veiller à ce que le droit à la confessionnalité soit respecté dans les faits. Une différence de langue ou de culture ne sera jamais une raison valable pour justifier l'attitude d'un ministre de l'Éducation qui approuverait expliciteraient dans ses discours un projet semblable à celui mis au point pour la région de Sherbrooke, qui bouleverse aussi arbitrairement un droit de l'homme aussi universel. Des écoles catholiques de langue anglaise existent déjà; il suffit de les adapter et de les multiplier au besoin. Il en est de même pour les écoles protestantes de langue française.


L'ÂME D'UN SYSTÈME D'ÉDUCATION

Le 29 août 1963, les évêques catholiques ont fait la suggestion suivante dans une lettre au gouvernement de la province de Québec (1), qu'une déclaration explicite des droits fondamentaux de la personne pourraient être comme «l’âme du système d’éducation et des structures qu’on veut établir». Et ils énuméraient ainsi les libertés et les droits de base en matière d’éducation, qui pourraient être l’objet d’un tel projet de loi:

«Droit pour tout enfant de bénéficier d’un système qui favorise le plein épanouissement de sa personnalité;

«Droits pour les personnes et les groupes de créer des institutions d’enseignement autonomes et, les exigences du bien commun étant sauves, de bénéficier des moyens administratifs et financiers nécessaires à la poursuite de leurs fins.»

Et les évêques continuaient leur lettre:

«Les citoyens retrouveraient dans cette proclamation des droits des personnes et des groupes en matière d'éducation, l’expression d’un principe qu'ils considèrent tous comme sacré: la liberté de conscience.

«LE DROIT À LA CONFESSIONNALITÉ SE PLACE TOUT ENTIER, LUI AUSSI, DANS LA LOGIQUE DU DROIT À LA LIBERTÉ DE CONSCIENCE; il permet à ceux qui professent un foi religieuse d’avoir des écoles conformes à leurs convictions intérieures et à leur idéal de vie.

«Loin de vouloir imposer aux autres leurs propres conceptions de la culture et de l’éducation, nos catholiques estiment nécessaire que, par des structures pluralistes souples, le gouvernement assure à chacun une juste liberté. D’autre part, obéissant à leur conscience, ils demandent pour eux-mêmes des écoles confessionnelles.»

Un peu plus loin dans la même lettre au gouvernement du Québec, les évêques catholiques ont cru utile «de rappeler brièvement, en tant qu'évêques, ce qu'est la conception catholique d’une école confessionnelle.

«Selon le concept que l'Église a de l'éducation, une école qui peut satisfaire pleinement les catholiques N'EST PAS simplement une école où l'on donne, à côté des matières profanes, un enseignement proprement religieux ou encore où l'on consacre des moments à la prière et au culte. C'est un des aspects de l'universalité propre du christianisme que celui-ci embrasse l'ensemble de la vie humaine et donne une inspiration et un éclairage particuliers à toute l'activité de l'homme. Le levain qu'est la doctrine du Christ doit être mis dans la pâte ; pour un étudiant, la pâte, ce sont aussi les matières profanes qu'il étudie, c'est le milieu dans lequel il vit. UN ESPRIT CHRÉTIEN DOIT DONC SE RETROUVER DANS TOUTE LA VIE DE L'ÉCOLE, DANS SON ORDONNANCE, DANS LA PHILOSOPHIE DE L'ÉDUCATION QUI L'ANIME, DANS SES CONCEPTIONS PÉDAGOGIQUES. On comprend en particulier qu'une telle conception implique certaines exigences pour ce qui est des programmes, de la qualité du matériel didactique, DES QUALIFICATIONS DES ÉDUCATEURS EUX-MÊMES.»

Et les évêques catholiques concluaient que la lettre qu'ils envoyaient au gouvernement et les amendements qui y étaient joints avaient « pour but de sauvegarder la confessionnalité dans les organismes de consultation, de décision et d'exécution que le projet de loi 60 doit mettre sur pied. Nous sommes convaincus que la volonté générale de la population ne saurait y suffire et que l'éducation chrétienne des enfants catholiques NE PEUT ÊTRE GARANTIE QUE PAR DES DISPOSITIONS PRÉCISES DE LA LOI».

Après une telle lettre, M. Gérin-Lajoie ne peut guère plaider, aujourd'hui, l'ignorance de la doctrine catholique en matière d'éducation; il sait exactement et il a toujours su quelles sont les exigences du catholicisme en matière d'éducation. Et pourtant, plusieurs décisions qu'il a prises ces derniers temps contredisent radicalement la conception chrétienne de l'éducation telle qu'exposée par nos évêques. Sans revenir sur l'affaire des manuels de lecture de première, deuxième et troisième année, il n'y a qu'à rappeler la mise en vigueur des fameuses cartes d'identité que devront remplir les professeurs des écoles catholiques; à l'item concernant la religion, sur ces cartes officielles, on attribue le qualificatif "facultatif". Le dictionnaire Littré donne la définition suivante du mot facultatif : Qui donne ou laisse la faculté de faire ou de ne pas faire une chose. Le dictionnaire Larousse est plus bref, mais dit la même chose en substance: Facultatif: Qu'on peut faire ou ne pas faire. Ce qui veut dire que, dans le système catholique lui-même, des professeurs non-catholiques et même athées pourront enseigner puisque de religion, on peut en faire ou ne pas en faire! Il y a dans cette stipulation administrative plus qu'un accroc fait au droit de liberté de conscience que les catholiques ont autant, je pense, que les agnostiques!


LE MELTING-POT MULTI-CONFESSIONNEL

À la SSJB, le ministre de l'Éducation déclarait donc que les écoles seraient confessionnelles, «mais pas comme autrefois». Qu'est-ce que cela veut dire au juste? Et il donne comme exemple des initiatives auxquelles il songe, un projet visant à fonder, en pratique, le système scolaire, non plus sur la liberté de conscience, mais sur le commun dénominateur nationaliste, voire séparatiste, qui ferait des écoles catholiques et protestantes actuelles un melting-pot multi-confessionnel où des professeurs de diverses religions et sans religion et où des élèves de diverses religions et sans religion seraient ensemble: situation on ne peut plus contraire, en définitive, au droit à la confessionnalité reconnu à toute personne ou groupe de personnes. Ce serait faire injure à l'intelligence de maître Gérin-Lajoie que de prétendre qu'il donne dans l'idéologie séparatiste-nationaliste. Mais alors, pourquoi songe-t-il à de telles initiatives comme à ces formes différentes de confessionnalité qu'il entend établir au Québec?

Quelques mois avant l'adoption du projet de loi 60, et quelques mois après l’envoi de la lettre des évêques au gouvernement, dans Le Devoir du 12 octobre 1963, le directeur de la revue Relation, le Père Richard Arès s.j., faisait remarquer à propos de la confessionnalité, «qu’un projet de loi peut affirmer un principe et le contredire dans ses dispositions concrètes». Et il poursuivait : « Dans le cas des catholiques tout au moins, le projet de loi 60 ne respecte pas intégralement la confessionnalité de l'école parce qu'il ne respecte pas la conception catholique de l'école confessionnelle selon laquelle il ne suffit pas d'enseigner la religion, mais il faut que tout le climat et tout l'enseignement soient chrétiens.» Il est facile de se rendre compte à présent, qu'il y a deux ans, même après la lettre des évêques, le ministère de l'Éducation (qui n'était pas encore légalement constitué, remarquons-le) songeait déjà à des formes différentes de confessionnalité, c'est-à-dire à des formes différentes de la conception catholique de la confessionnalité - et cela pour le secteur catholique lui-même! Déjà le droit à la liberté de conscience des catholiques était lésé.


Dans La Presse du 4 février 1966, en page 13, nous lisons que le ministre de l'Éducation « avait affirmé la veille à la Chambre des Communes, qu'il y aurait d'ici quelque temps un système d'écoles neutres dans le Québec ». Et le journaliste de La Presse, M. Gilles Daoust, mettait bien en évidence cette parole-ci de M. Gérin-Lajoie:

«Je ne peux pas dire si nous aurons un système d'écoles neutres parallèle aux secteurs catholique et protestant, mais je puis affirmer que le Québec comptera prochainement un système d'écoles non-confessionnelles.»

Et tout de suite une autre question nous vient à l'esprit: Pourquoi n'y aurait-il pas un système d'écoles neutres parallèle aux secteurs catholique et protestant? La nature ne reconnaît-elle pas aux parents le droit premier et inaliénable d'éduquer leurs enfants selon leurs principes?

Une première raison serait, semble-t-il, le nombre infime de ceux qui fréquenteraient ces écoles non-confessionnelles. En effet, selon le recensement (2) de 1961, la province de Québec compte 5 259 211 habitants. Sur ce nombre 4 642 167 sont catholiques, soit 88,2%; 448 503 sont protestants, soit 8,5%; 32 237 sont orthodoxes, soit 0,6%; 104 727 sont judaïques, soit 2%; et, enfin, 6 351 sont sans confession religieuse, soit 0,1%.

Alors, peut-on se demander, si le nombre est si peu élevé par rapport à la population totale du Québec, de ceux qui se disent sans confession religieuse, pourquoi tant de tapage et toute cette campagne à propos des écoles neutres ou non-confessionnelles ? Les orthodoxes et les judaïques qui sont ensemble vingt fois plus nombreux que les sans religion, n'ont pourtant pas fait tant de bruit pour leurs propres écoles confessionnelles. Ils ont quand même des écoles de leur confession religieuse et, jusqu'à date, ils peuvent recevoir du gouvernement les subventions nécessaires pour les maintenir.

Ceux qui sont sans confession religieuse ne pourraient-ils pas faire de même?

Or, justement, il y a une distinction à faire entre les gens qui sont sans confession religieuse et ceux qui travaillent à déconfessionnaliser le système scolaire existant, et, spécialement, le secteur catholique, qui est le plus important. Ceux qui militent pour l'école neutre ou non-confessionnelle, ne veulent pas d'un système d'écoles non-confessionnelles parallèle aux secteurs catholique et protestant, pour la bonne raison que celui-ci serait si peu important, si bien circonscrit, que son influence sociale serait pratiquement nulle. Et c'est ce que ne veulent certainement pas les militants de la neutralité ou du laïcisme, celui-ci étant une doctrine, selon la définition du concile de Vatican Il lui-même, «une doctrine néfaste qui s’efforce de construire la société sans tenir aucun compte de la religion et qui combat et ruine la liberté religieuse des citoyens!» (Constitution dogmatique de l'Église, chap. 4, art. 36).

Donc, de toute évidence, le système d'écoles neutres parallèle aux secteurs catholique et protestant n'est pas une victoire pour les militants de la non-religion; la victoire serait que les écoles confessionnelles deviennent neutres; et la meilleure façon de le faire dans un pays où les non-religieux sont l’infinie minorité, c'est de pourrir le système actuel en établissant, par exemple, le melting-pot de l'école dite multi-confessionnelle par le biais commode du nationalisme.

«Je ne peux pas dire si nous aurons un système d'écoles neutres parallèle aux secteurs catholique et protestant, a dit le ministre de l'Éducation, mais je peux affirmer que le Québec comptera prochainement un système d’écoles non-confessionnelles».

Mais où sera-t-il ce système d'éco1es non-confessionnelles dont l'existence est assurée d'avance par M. Gérin-Lajoie, s'il n'est pas institué parallèlement ou d'une façon séparée au système confessionnel existant?

S'agit-il ici d'une contradiction de langage de M. Gérin-Lajoie? Sinon, cette phrase ne peut signifier qu'une seule chose: le système confessionnel existant deviendra le prochain système non-confessionnel, qu'on appellera autrement alors, pour les besoins de la cause, un système de forme différente de confessionnalité, d'une confessionnalité qui n'est pas celle d'autrefois, bref, fort probablement, un système anglais-français d'écoles multi-confessionnelles. Autre façon de faire fi de la confessionnalité sans mettre la puce à l'oreille d'un trop grand nombre de catholiques, et qui permettrait même, à l'occasion, de les utiliser en faisant appel à leur esprit de charité ou de coopération.

Et c'est ainsi que serait achevée la manoeuvre commencée officiellement il y a trois ans, ayant pour but d'enlever sans douleur aux catholiques leur propre système d'écoles, portant ainsi un coup mortel à notre société chrétienne.

Il serait naïf de croire que les laïcistes s'arrêteront à la déconfessionnalisation de l'enseignement. À preuve, dans La Presse du vendredi 4 février 1966 (sur la même page où M. Gérin-Lajoie vient de déclarer qu'il y aura certainement un système d'écoles non-confessionnelles au Québec, le Dr Jacques Mackay, qui est le président du Mouvement Laïque de Langue Française (MLF), avait ceci à dire à la suite de la déclaration de M. Gérin-Lajoie :

«Le Mouvement Laïque de Langue Française, dont le but premier était justement d’obtenir l’institution d’écoles neutres, ne disparaîtra pas une fois ce but atteint. Nous avons encore du pain sur la planche, de préciser le Dr Mackay. Il espère que si tout va bien, le MLF pourra consacrer ses énergies à faire campagne dans d'autres domaines où il faut que la laïcité soit reconnue par exemple, pour les questions juridiques et les questions d'état civil ; pour les formalités de mariage et de divorce ; dans les hôpitaux et dans les services sociaux. En somme dans tous les domaines où la séparation de l'Église et de l'État n'est pas chose faite, et où elle devrait l'être.»

On peu en juger: les ambitions des laïcistes sont sans fin. Pour eux, il s'agit de séparer totalement la société de la religion; ils ne s'arrêteront que leur but atteint.

Le concile de Vatican II a fait un devoir aux catholiques et à tout homme de bonne volonté « de rejeter cette doctrine néfaste qui s’efforce de construire la société sans tenir aucun compte de la religion et qui combat et ruine la liberté religieuse des citoyens » (Constitution Dogmatique, chap. 4, art. 36).

Au Québec, il est déjà très tard pour commencer un combat pour Dieu, l'Église et la Patrie. Mais que la situation soit bonne ou mauvaise, c'est un devoir de conscience, dont il ne saurait jamais être délié, pour un chrétien que de travailler et de lutter pour le salut temporel et éternel des siens.

«Honneur à ceux, écrivait le Pape Léon XIII, qui, ainsi provoqués au combat descendent dans l'arène avec la ferme persuasion que la force de l'injustice aura un terme et qu’elle sera un jour vaincue par la sainteté du droit et de la religion».

Notes:

1. Cette Lettre des évêques est publiée in extenso dans la revue Relation de mars 1966.
2. Relation, Mars 1966, page 80.

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 3 juillet 2009
M. Tremblay n'écrit plus...Peut-être est-il en retraite fermée à Rome, à l'abri de tous les francs-maçons qui se cachent un peu partout et qui essaient de détruire l'Église. On pourrait peut-être demander aux zouaves pontificaux de le protéger. Vous allez me dire que les zouaves, il n'y en a plus! On peut quand même les ressusciter! Lui-même en ferait un bon. Il vit dans le passé et ce sont des personnages du passé...Quoi de mieux pour faire revivre l'histoire! Allez monsieur Tremblay...un peu de courage! Et devenez le symbole des grands défenseurs de notre très sainte Mère l'Église catholique romaine de Benoît XV, oh! Excusez! Benoît XVI! Que voulez-vous? Ce dernier Benoît est tellement proche de l'autre, que j'ai l'impression qu'il lui a succédé. Rappelons-nous ce chant qu'on nous faisait apprendre par coeur: En avant marchons! En avant marchons! Soldats du Christ à l'avant garde! En avant marchons! En avant marchons!...(merde) Je ne me souviens plus des autres paroles! Raymond Gravel ptre

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 2 juillet 2009
Oups!

Je voulais dire: 44.

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 2 juillet 2009
... C'est qu'il nous manque encore 46 messages avant de pogner le 200, là!

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 2 juillet 2009
Youhou! Il y a quelqu'un?...

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 1er juillet 2009
Et le Canada alors? Vous en faites quoi du Canada?

Bon c'est pas tout ça. On prend un grand élan pour se rendre à 200!

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 30 juin 2009
C’est vrai que je ne suis pas fin avec le mollah Gravel. Mais que voulez-vous? Je suis né comme ça! Les humains se trouve sur une échelle de zéro à dix. À zéro, ils sont des gobe-mouches. À dix, ils sont des Einstein comme Gravel, Leclerc et Morin. La majorité se trouve au centre. Tout dépend du gène sans-gêne hérité à la naissance. Nous sommes deux pour cent de la population à zéro. Mais nous admettons être dix pour cent pour être sur la liste des groupes à protéger. Nous ne pouvons pas le prouver scientifiquement, mais à force de le répéter le public va le gober.

Si nous additionnons les dix ans de masso-thérapie - sa spécialité - avec les vingt-trois ans de lutte pour refaire l’Église catholique en une église du kébékistan, le mollah a droit à une retraite. Ce qui nous amène à parler de ceux qui provoquent des changements en cachette.


Le coup le plus sérieux porté contre la liberté au Canada est la prise de contrôle du Parti Libéral du Canada par Elliot Trudeau Pierre et sa clique gauchiste en 1968. Puisque Trudeau a saisi les leviers du pouvoir fédéral, le Canada a été politiquement, constitutionnellement et maintenant économiquement dans le trouble et la désintégration. Les problèmes de langue ont été renforcés, des questions régionales ont été aggravées et le sentiment d'aliénation et la séparation s'est étendue à travers ce pays. Et, bien sûr, dans la politique étrangère, Trudeau a fait du Canada un allié fidèle de Castro et de l'Union soviétique. Oubliez la «révolution» dans notre pays. C’est déjà chose du passé!

Cela ne ne surprend pas ceux qui connaisse le passé de leur Premier ministre. Ce passé a fait l’objet de soigneuses recherches, documentées et publiées en mars 1968 dans la revue du Service canadien du renseignement de sécurité - avant que M. Trudeau ne soit même le chef du Parti libéral. Tandis que cette révélation a suscité dans les cercles libéro-gauchistes beaucoup de démentis superficiels et des grincements de dents, et une campagne de calomnies contre le Service et son éditeur, la documentation de fond n'a jamais été réfutée et peut aujourd'hui être trouvée même dans le Hansard.

Voici quelques extraits de ce rapport:


1940: Expulsé du Canadian Officer Training Corps (COTC) pendant la Guerre pour indiscipline (Toronto Star, le 3 mars 1968).

1941: Associé au antimilitariste et communiste Bloc Populaire dans une lutte subversive pour saper les efforts de guerre.

1945: Inscrit à Harvard, frayère d'intellectuels gauchistes.

1947: Inscrit à la London School of Economics. Il a confié à Normand DePoe que le professeur Harold Laski, le marxiste, était la personne la plus stimulante et influente puissante qu'il ait rencontrée (Weekend
Magazine, No 13,1966).

1950: Il était à Shanghai quand les communistes ont saisi le pouvoir par la force des mitraillettes et il est devenu un admirateur enragé de Mao Tse-tung et de son régime communiste.

1951: De retour à Montréal, il a lancé la publication gauchiste Cité Libre. Parmi les communistes bien connus qui ont collaboré, nous notons: le professeur Raymond Boyer (reconnu coupable d'espionnage pour le compte des Soviétiques dans la cause Gouzenko); Stanley B. Ryerson, théoricien principal du Parti communiste et rédacteur de la revue Marxist Review; Pierre Gélinas, directeur d’Agitprop (otdel agitatsii i propagandy), c'est-à-dire Département pour l'agitation et la propagande, organe des comités centraux et régionaux du Parti communiste de l'Union soviétique. Ce département fut renommé plus tard «Département idéologique».

1952: Il mena la délégation de communistes à la conférence économique de Moscou.

1953: Interdit de séjour aux États-Unis comme un «inadmissible».

1955: Il lance Le Rassemblement, une manifestation de front uni gauchiste ' au Québec, mais le CCF refuse de s’y joindre parce que c'est trop gauchiste.

1960: Il mène une délégation communiste à Pékin pour célébrer la victoire communiste.

1961: Social Purpose for Canada, le manuel socialiste écrit par les marxistes et chefs du NPD, est publié, contenant un chapitre de M. Trudeau qui il glorifie Mao Tse-tung, presse les socialistes de ne pas «diluer leur socialisme, mais de le rendre plus facile d’approche», et d’accueillir le fédéralisme «comme un outil efficace qui permet aux partis dynamiques d’établir des gouvernements socialistes dans certaines provinces, dont la graine du radicalisme peut lentement s'étendre.»

1962: Malgré les protestations, ce gauchiste millionnaire réussit à décrocher un poste de professeur à l'Université de Montréal, qui devient une forteresse proCastro. Nommé cadre du Canadian Peace Research Institute.

1963: Il fait campagne avec le NPD contre les libéraux, qu'il appelle «des idiots» parce qu'ils acceptent des armes de défense nucléaires.

1965: Il choisit le PLC comme instrument pour se propulser au pouvoir politique. Lui et les gauchistes Jean Marchand et Gérard Pelletier deviennent des «libéraux» et sont élus au Parlement, où ils forment la «nouvelle garde» du Parti libéral.

1966: Il est nommé Secrétaire parlementaire du Premier-Ministre Lester Pearson.

1967: Il est nommé Ministre de la Justice. Applaudit dans la presse communiste pour son intervention personnelle pour rétablir le journal hippie d’images imprimé sur toile, le Georgia Straight, qui avait été interdit par le maire Campbell de Vancouver pour obscénité.

Il présente le projet de loi pour légaliser l’avortement et l’homosexualité, forçant la justice canadienne à changer la base biblique par une base humaniste (laïciste ou franc-maçonne).

1968: Il se propulse, avec l’aide fantastique de la presse, vers la direction du PLC et du poste de Premier-Ministre du Canada.


En dedans de 24 mois de la prise de contrôle du PLC, notre nouveau fabian-socialiste (2) Premier-ministre avait déjà commencé à subrepticement changer le cap de notre pays. Le commentateur d'Ottawa, Lubor Zink, dans sa rubrique du 25 mai 1971, vend la mèche quand il écrit:


Il y a deux ans, discutant son opération du «bateau-état», le Premier ministre Trudeau a dit à un journaliste. «On doit être dans la timonerie pour voir quels changements ont lieu. Je sais que nous avons filé la roue et je sais que le gouvernail commence à s’appuyer contre les vagues et la mer... Mais peut-être que l'observateur, qui est sur le pont et fume sa pipe, ou prend son thé, voit l'horizon toujours dans la même direction et ne comprend pas, mais peut-être qu’il débarquera sur une île différente de celle croyait le cap fixé.»

Alors, fermement mais graduellement, dans le meilleur style fabien, le Premier-ministre file la roue et change notre cap, et un examen de notre Canada maintenant nous révèle la preuve ahurissante d'un changement de cap révolutionnaire.

Bernard-Simon Leclerc

Commentaire mis en ligne le 29 juin 2009
Cher M. Gravel,

M. Tremblay joint sa voix à la mienne pour vous féliciter à l’occasion de votre 23e anniversaire d'ordination presbytérale dans le diocèse de Joliette. M. Tremblay s’est dit particulièrement touché par votre référence explicite à l' « Église catholique romaine ». Il m’a enfin avoué regretter sincèrement ses médisances è votre égard et m’a assuré qu’il cesserait sur le champ.

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 29 juin 2009
M. Tremblay, au lieu de dire des niaiseries, vous devriez m'offrir des voeux, puisqu'aujourd'hui, à l'occasion de la fête des SS. Pierre et Paul, je célèbre mon 23è anniversaire d'ordination presbytérale, pour l'Église catholique romaine, dans le diocèse de Joliette, au Québec...Au lieu de rester en politique, j'ai décidé que ma vie de prêtre était plus importante que ma vie de député, et c'est pourquoi je suis demeuré fidèle à mon premier engagement...Vous devriez me féliciter1 Je vous remercie de vos bons voeux! Raymond Gravel ptre

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 29 juin 2009
Si jamais une femme a voulu des messieurs Morin ou Leclerc, ils feraient mieux de la cloner. Ils risquent fort de ne pas en rencontrer une deuxième. Ils devront jeter leur dévolu sur Gravel. Quoique même Trudeau a réussi à trouver une femme assez brave pour le marier. Parlant de Trudeau, son fils avouait candidement aux Canadiens hier soir à Radio-Canada que son papa en voulait à Dieu pour lui avoir ravi son fils, celui décédé dans un accident. Pour un homme qui est responsable de milliers de bébé morts par l’avortement, il aurait dû commencer par faire son propre examen de conscience.


Pour en revenir aux propos des Gravel et Leclerc sur la santé mentale, un peu de lecture de ce que les étrangers pensent du Canada tombe à pic.
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DER KANADISCHE TRAUM?
LE RÊVE CANADIEN

L'article suivant a paru dans l'Echo Germanica (mars 1994).

«In 1968 uberquerte eine Gruppe von ungefahr 150 Westdeutschen den Atlantik, um nach Kanada einzuwandem. Von ihnen blieben nach Berichten vom Toronto Star innerhalb von drei Monaten weniger als ein Dutzend hier. Sie kehrten nach Hause zuruck...»

En 1968, un groupe d'environ 150 Allemands de l’Ouest ont traversé l'Atlantique pour immigrer au Canada. Selon le «Toronto Star», moins d'une douzaine d'entre eux sont restés ici pour plus longtemps que trois mois. Ils s’en sont retournés à la maison. La raison unique du départ était l'américanisme extrême - la signification du capitalisme ou le matérialisme qu'ils avaient rencontré au Canada. Pour la plupart d'entre eux, c'était le dur monde des affaires de Toronto qui brossait leur portrait du Canada. Ce que ces Allemands de l’Ouest avaient éprouvé était un choc culturel. Ils n’avaient simplement que quelques mauvaises expériences. Ces Allemands jamais n’ont connu le vrai Canada de 1968. Un Canada avec peu de bureaucratie dans le gouvernement, avec de bas impôts, remplis de gens acceuillants. Un Canada qui nus manque cruellement. Chose étonnante, ce groupe d'Allemands était habitué à se faire traiter de «cochon de capitalistes» à travers la frontière qui divisait leur pays. Au Canada c’était en sens inverse. La pire insulte était: «cochon de communiste!». Plus étonnant encore, ces Allemands ne pouvaient pas croire comment les Canadiens étaient naïfs en regard du communisme. Et ce fait demeure. Beaucoup de Canadiens ne savent pas ce qu’est le communisme et de nos jours beaucoup croient même qu'il n'existe plus désormais. Les Allemands savaient d'autre part très bien ce que le communisme signifiait. Après tout, s'ils ne l'ont pas vécu eux-mêmes comme citoyens de l'ancienne RDA, ils ont vécu directement à côté de l'état modèle de tout le communisme. En fait, beaucoup pourraient demander: «Pourquoi faire mention du communisme en conjonction avec le Canada?» Beaucoup de Canadiens sont idéalistes en ce qui concerne le pays, probablement dû à la beauté du paysage... Ils se donnent un but et travaillent fort pour l’atteindre. Mais les Canadiens travaillent-ils vraiment pour atteindre cet idéal? En sortant de leur profond sommeil, ils verront que d’autres travaillent dans le sens contraire au leur. Ils auront la surprise de leur vie comme ces Allemands, mais ils n'ont aucun autre pays que le Canada où aller. Avec cette découverte vient la détermination qu'il est temps de faire des changements, de remettre le Canada sur son chemin vers les idéaux que la plupart des Canadiens espèrent. Combien le Canada a-t-il changé? Pour comprendre il faut se retourner vers le communisme. Dans une société extrême capitaliste, le groupe signifie peu et l’individu veut tout dire; dans une société extrême communiste, le groupe (le pays, l'appareil politique, le gouvernement, etc.) signifie tout et l’individu, rien. Autrement dit, dans une société communiste, l'individu travaille seulement à faire avancer les buts du gouvernement, de l'appareil politique, du pays. Les buts et biens personnels ne signifient rien et peuvent être contrôlés ou emportés par le gouvernement communiste. L'individu n'a pas le travail de son choix, mais un emploie assuré. Sous Mulroney, les employés fédéraux canadiens avaient déjà atteint cet état douteux d'avoir un poste assuré. En même temps, les hauts taux d’imposition placent leurs buts et leurs biens personnels dans les mains des gouvernements. En effet, beaucoup de Canadiens se plaignent de travailler pour le gouvernement seulement, particulièrement si le Premier Ministre - comme c’est le cas en Ontario à l'heure actuelle - croit que son gouvernement doit être au-dessus des voeux de ses citoyens, ou autrement dit si le gouvernement n’en est pas rendu au point d’être servi par le peuple plutôt que de faire ce qu'il doit: c'est-à-dire servir le peuple. On donnera finalement un individu qui sort des limites des règles, dans la société communiste, aux établissements psychiatriques afin d’être «contrôlé» de l’infâme façon qui a rendu la psychiatrie si célèbre. Les rapports de Russes confirment que c'était la punition la plus crainte qu’un citoyen russe puisse éprouver. Toutes les autres punitions comme la prison, les camps de travaux forcés sibériens, etc., pâlissent auprès de ceux-ci. Autrement dit, la psychiatrie est employée par un gouvernement communiste comme l'agence de contrôle suprême pour les «réacationnaires». Bref, la société communiste est essentiellement une société d'esclaves. Tandis que le communisme se bat pour une cause perdue en Russie, qu’en est-il au Canada? À ce jour, nous en sommes venus à nous rendre compte que des gens oeuvrent à atteindre d’autres buts à l’opposé de ceux des citoyens. À quoi sont-ils occupés? Nous pouvons seulement voir les résultats de leurs travaux. Tout d'abord, il semble que le Canada ait le nombre le plus haut de psychiatres par habitant dans le monde occidental. Pourquoi? Nous ne sommes pas certains. En autant que l’«Echo Germanica» puisse le déterminer, les Canadiens ne sont certainement pas plus fous que le reste de la population de cette planète. Il semble n'y avoir aucune raison plausible pourquoi les Canadiens doivent être contrôlés plus à fond que d'autres peuples, à moins qu'il n'y ait un plan futur pour la population canadienne. Les faits et chiffres de la psychiatrie montrent que sa seule fonction est de contrôler les gens et qu'elle ne peut pas survivre avec le seul financement privé des citoyens. Les enquêtes montrent que le citoyen moyen canadien n'aime pas la psychiatrie et qu’il ne veut pas avoir affaire avec elle. La psychiatrie survit seulement par le financement du gouvernement. Le financement de la psychiatrie par le gouvernement canadien se compte en milliards de dollars. De vrais chiffres sont durs à établir puisque la psychiatrie reçoit le financement par beaucoup de canaux. Son financement coule par exemple par les canaux de l’assurance-maladie parce qu’un psychiatre doit être un docteur en médecine (leur cachette favorite) et il appartient ainsi officiellement à cette profession. Demandez à un politicien comment il en est arrivé à la conclusion qu’il défend, il répondra vraisemblablement: «J'ai consulté les autorités!» Chaque fois que l’«Echo Gernwnica» a enquêté sur l'identité de ces autorités, il a trouvé que c’était la psychiatrie et ses résultats. La question que demande l’«Echo Germanica» est: «Comment la psychiatrie en est-elle venue à être reconnue comme une autorité pour le gouvernement canadien?» Ou mieux encore: «Pourquoi la psychiatrie est-elle dans une position où elle peut influencer et former l'avenir de la société canadienne, bien que l'on ne l'aime pas et qu’elle n’a jamais été choisie pour cette position par l’électorat canadien?» On doit aussi se demander: «Quelles sont les perspectives d'avenir si elle est formée par une agence dont la seule fonction est le contrôle de l'humanité?» Quand on regarde l'ancien régime russe, nous voyons un gouvernement qui a poussé les idées communistes à l'extrême, un gouvernement qui a successivement employé la psychiatrie pour contrôler le dernier des esprits libres de sa société. Quand on regarde le régime canadien présent, nous voyons un gouvernement qui se permet d'être dirigé par des autorités prétendues du champ psychiatrique. Tout ce qu’il y à faire pour le démontrer est d’examiner les livres du gouvernement contenant les rapports et les études, les gens qui ont conduit les études et qui les ont formulées. Nous pouvons maintenant nous demander: «Qui croit que le but de la psychiatrie, en amenant l'individu totalement sous son contrôle, est différent au Canada maintenant que cela était en Russie il y a quelques années?» Comme le faisait observer l'«Echo Germanica», les politiciens canadiens ne sont pas conscients des dangers dans notre système présent. Mais jusqu’où ira le Canada dans le communisme? Il était choquant d'entendre ce Canadien de l'Europe de l’Est dire: «Est-ce pourquoi j’ai laissé mon pays et que je suis venu au Canada, juste pour voir ce cauchemar refaire surface de nouveau?» Il avait de la difficulté à retenir ses larmes. Le fait est que quelques Canadiens ont toujours un idéal de leur pays en mémoire, mais le Canada, comme nous l'observons aujourd'hui, s'est de plus en plus éloigné de cet idéal. Il y a un large fossé entre ce que les Canadiens prévoient comme leur Canada et celui que nous avons en réalité à portée de la main. Pourquoi? L'observation de tous les faits nous amène à une conclusion inéluctable: les Canadiens (et leurs fonctionnaires) n'ont pas suivi leur propre rêve. Quelqu'un ou un groupe les a mal conseillés. Ce groupe ou ce quelqu'un a convaincu les Canadiens qu'ils sont l'autorité à être écoutée et les Canadiens les ont écoutés pendant une longue période de temps. N’est-il pas temps de commencer à former notre propre avenir et de nous détourner une fois pour toutes de ces faux dieux constitués et dont le seul legs a été des pleurs et des larmes en nous faisant dévier de la route?

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 29 juin 2009
Plus que deux!...

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 29 juin 2009
Il est intéressant de noter que dans les pays communistes, les récalcitrants sont envoyés chez les psychiatres pour y être «réchappés». Il s’agit d’en faire des légumes. Lisez bien ce qu’écrivent le mollah Gravel, le général Leclerc, et le comportement du professeur sans chaire Morin! Retenez bien les termes que ces gens emploient. Donnez-leur le pouvoir de le faire, comme le demandent les marxistes de la séparature, et vous allez en baver un bon coup, comme à Cuba, comme dans le royaume de King Kong II de la Corée du Nord, comme le paradis sur terre de la Chine, et vous ferez comme les Mexicains tellement heureux du pays sans-Dieu qu’ils s’évadent vers les États-Unis en risquant leur vie dans le désert. Le triolet se décerne un certificat de santé mentale. Ils se trouvent intelligents les trois ensemble. Pris un à un, ils ne vont pas inventer les ressorts qui vont aux pattes des sauterelles ou des kangourous.

Ce qui nous amène encore une fois à jeter un second regard sur leurs méthodes.




LE PARTI SOCIALISTE DU QUÉBEC

Le 5 mars 1966 a eu lieu à Montréal le Congrès du Parti Socialiste du Québec. La Presse du 7 mars 1966 donnait un large compte rendu de ces assises en page 18 :

« Le Congrès de fin de semaine avait été convoqué dans le but de faire l'unanimité au sujet d'un programme populaire en matière politique, économique et sociale, parmi les différents milieux politiques de gauche du Québec, tels que le PSQ, le Mouvement de libération populaire (MLP), le groupe Parti-Pris et le Caucus (1) de gauche, sur l'urgence et la nécessité de fonder ici au Québec, un véritable Parti révolutionnaire. Le débat ne s'est pas éternisé, tous furent d'accord.

« Invité à ce congrès, M. Serge Mallet, délégué du Parti socialiste unifié de la France, déclara que "ce n'était pas être "castriste" que de vouloir appliquer au Québec certains modes de lutte utilisés à Cuba. C'est une erreur de croire, a-t-il dit aux délégués du congrès du Parti Socialiste du Québec, que ce qui s'est fait à Cuba n'a aucun lien avec ce qui se fait ici. Il doit y avoir une stratégie commune basée sur une alliance des mouvements ouvriers internationaux, ajouta-t-il.

« Que le Congrès fasse l'unité d'une partie de la gauche" disait Jean-Marie Bédard, président du PSQ, lors de l'allocution inaugurale qu'il prononçait au début de ce congrès. Outre J.-M. Bédard qui est membre fondateur du Mouvement Laïque de Langue Française (MLF) s'y trouvaient M. Hildège Dupuis, président du Syndicat des Ingénieurs de la ville de Montréal (CSN), M. Henri Gagnon, président du Caucus de Gauche, M. Pierre Maheu, rédacteur à la revue marxiste Parti-Pris, Michel Chartrand et caetera. »

(Rappelons brièvement la composition du Caucus de Gauche: L'UGEQ, Parti Pris, RIN, NPD, Ligne Socialiste Ouvrière, Revue Socialiste 66, Parti Communiste Canadien, le MLP et caetera.)

Il est intéressant de lire dans l'ouvrage de Marcel Clément, Le Communisme face à Dieu, ce passage sur la deuxième phase de la guerre révolutionnaire :

« En principe la deuxième phase doit succéder immédiatement à l'événement spectaculaire qui a "posé le problème". Toutefois Mao Tsé-Toung recommande « de ne pas déclencher la deuxième phase avant d'avoir réalisé un front unique des diverses tendances qui peuvent coexister pour faire une même guerre révolutionnaire ». C'est ici une application stricte de la stratégie léniniste. Ce fut l'erreur du FLN en Algérie, que de commencer à fonds la guerre révolutionnaire avant d'avoir réalisé le front unique des diverses tendances. Le
front unique réalisé, la deuxième phase se présente essentiellement comme une phase d'action subversive. Il s'agit d'accroître et de fortifier les forces révolutionnaires, d'étendre sur la population un réseau capable de la contrôler et simultanément de neutraliser et de frapper d'impuissance ou de léthargie les forces contre-révolutionnaires.

« L'accroissement des forces révolutionnaires se développe sous deux formes différentes. En premier lieu les révolutionnaires professionnels s'efforcent d'occuper des places aussi importantes que possible dans la société dont il faut réaliser le pourrissement. Par leurs paroles, par leurs déclarations d'abord scandaleuses puis simplement choquantes et finalement habituelles, ils habituent la population à juger que sans être communiste ou révolutionnaire on peut sur tel ou tel point penser et agir comme les communistes, comme les révolutionnaires et éventuellement être avec eux. (Comment ne pas évoquer ici le colloque du 10 mars où des revues qui se disent chrétiennes "cum permissu superiorum" comme "Maintenant" sont tombées d'accord avec les marxistes de Parti-Pris et de Socialisme 66, sur le socialisme). Simultanément le développement de la propagande dans la classe intellectuelle, de l'agitation (manifestation, grèves, sabotages) dans les milieux populaires accompagne l'établissement d'une organisation politico-administrative sur tout le pays. Cette organisation consiste en un réseau de cellules destinées à contrôler toute la population en s'intercalant entre elle et l'administration régulière.

« Les propagandistes s'infiltrent et travaillent la population. Ils ne parlent pas nécessairement de communisme et peuvent témoigner un grand respect à l'égard de la religion. Mais ils s'efforcent d’envenimer les ressentiments que la population peut avoir contre l'autorité légale et l'administration en place. Ils développent en même temps le thème nationaliste ou démocratico-populaire choisi comme idéologie. Ils persuadent leurs interlocuteurs (surtout la jeunesse) qu'une force immense est en train de naître et qu'il est sage d'y être intégré.

« En même temps qu'est ainsi réalisé l'accroissement des forces révolutionnaires, un travail de propagande est mis en oeuvre pour provoquer, puis accélérer le pourrissement des structures traditionnelles. Il s'agit de déshonorer non pas tant la religion que ceux qui, dans les milieux religieux, sont opposés à la révolution. De même, on adoptera à l'égard de l'armée régulière (et la police) une attitude dialectique qui consiste à faire dénoncer cette armée par quelques-uns de ses membres afin de lui inspirer la honte de sa mission anti-révolutionnaire.

« On s'efforce, simultanément, de stigmatise, et de ridiculiser les entreprises économiques susceptibles d'apporter une véritable élévation du niveau de vie, cependant qu'on multipliera grèves et sabotages, tout en faisant grief au gouvernement en place de la misère et de l'appauvrissement, résultat inévitable de ces sabotages et de ces grèves. »


En lisant ces lignes du sociologue catholique Marcel Clément, nous devrions ouvrir l'oeil sur la situation québécoise avant qu'il ne soit trop tard.

Notes:
1. caucus n. m. [Canada]
Définition :
Réunion de stratégie d'un groupe quelconque, tenue à huis clos, pour laquelle les membres ont été convoqués en vue de discuter certains problèmes et élaborer une ligne de conduite commune.
Le terme « caucus » peut être utilisé pour plusieurs groupements dont les syndicats, par exemple. C'est un canadianisme dont l'usage se justifie parce qu'il est à la fois utile et fonctionnel; il dispense de recourir à des périphrases encombrantes et peu adéquates. [Office de la langue française, 1989]

Bernard-Simon Leclerc

Commentaire mis en ligne le 29 juin 2009

M. Tremblay,

Je pense sincèrement que vous êtes un homme dérangé, déséquilibré, obsédé et dangereux. Plus encore, une personne fanatique, intolérante et hautaine, prête à tout pour s’arroger LA vérité et le droit de l'imposer aux autres.

Il y a définitivement une tendance dans l’Église catholique romaine vers la droite, le conservatisme et le traditionalisme. À l’opposé, certaines personnes prônent une attitude plus modérée d’ouverture et de dialogue sur l’application des préceptes de l’Église. Pour des raisons essentiellement sociétales (et non religieuses), certaines personnes estiment que l’école n’a pas pour mission de transmettre la foi et d’enseigner la religion aux enfants. Toujours pour des raisons sociétales, elles pensent que le cours d’éthique et de culture religieuse, aussi perfectible soit-il, est une bonne initiative.

Est-ce si difficile à comprendre que des personnes aient une opinion différente de la vôtre sur ces questions. Est-il nécessaire de tirer à boulets rouges sur eux pour autant? Votre réaction n’est-elle pas disproportionnée et enfantine? Quand on s’efforce de porter atteinte à la réputation et à la dignité de quelqu’un pour avoir raison, ça en dit long sur le personnage et sur la valeur de son argumentation.

Ce sont des gens tels que vous qui en arrivent à commettre des actes de violence et des actes criminels au nom d’une quelconque vérité.

Voilà, je vous laisse avec vos élucubrations. J’en ai ma claque de vous. Bon été!

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 29 juin 2009
Qui est le plus grand PROGRESSISTE-MODERNISTE-HUMANISTE-LAÏCISTE de notre temps?

Réponse: Le nouveaux président des États-Unis, Barrack Obama.

Nous sommes dans l’ère de l’obamisme. Mais les obamistes ont une drôle d’idée de la valeur de la vie...

"President Obama suggested at a town hall event Wednesday night that one way to shave medical costs is to stop expensive and ultimately futile procedures performed on people who are about to die and don't stand to gain from the extra care."
-- Peter Nicholas, Los Angeles Times


TRADUCTION

«Le président Obama a évoqué lors de son passage à l'hôtel de ville mercredi soir qu'une façon de couper dans les dépenses de la santé est de d'arrêter les soins dispendieux des malades en phase terminal parce qu’ils ne sont pas efficaces.»



Et Morin est toujours aussi instruit et intelligent que Gravel et Leclerc. Étant des spécialistes de l’incapacité de défendre la laïcité - l’obamisme - voyons comment le radio-mollah-bloqueux-évangéliste et son escorte vont nous expliquer en quoi l’avortement est bon pour le kébékistan, comme l’annoncent les libéraux et Fanfreluche Duceppe!


Défi à la gaugauche sur l’avortement: Pourquoi estimez-vous que c'est bien de tuer nos enfants par l'avortement?

Dites-moi, s'il vous plaît, pourquoi?.

Aujourd'hui, je veux défier le point de vue libéral qu'une femme ait le «DROIT» d’enlever la vie à un bébé à naître dont elle partage la responsabilité de l’avoir engendrer.

Les libéraux et les féministes se vantent fort que parce que c'est son corps, la femme ait le droit de faire ce qu'elle veut avec et que la vie à naître qui grandit dans son sein n'importe pas d'aucune façon.

Si elle décide que d’avoir un enfant, pour n'importe quelle raison, n'est pas bon pour elle, elle a alors le droit de tuer cette petite vie.

Quiconque revendique que ce n'est pas une «vie» refuse d'admettre les faits scientifiques et la vérité, pour leur propre convenance et probablement à cause d'une conscience coupable.

Même les médecins qui commettent l'acte épouvantable admettent librement qu'ils tuent un enfant.

L’ancien avorteur, Anthony Levatino, médecin, a avoué: «Je veux que le grand public sache que les médecins savent que c'est une personne, c'est un bébé. Ce ce n'est pas qu’un ramassi de tissus...» Et l’ancien avorteur, McArthur Colline, médecin, a dit: «Je suis un meurtrier. J'ai pris les vies de bébés innocents et je les ai arrachés de l’utérus de leur mère avec un puissant aspirateur.»

La gaugauche va se lever comme un seul homme et crier au meurtre si quelqu'un brise un oeuf dans le nid d'un oiseau sur la liste des espèces protégées - mais un enfant humain à l’étape équivalente de développement a la valeur zéro. Essayez de comprendre!

Voici ma question et défi à tous les progressistes:

Si ce n’est qu’une question de «choix» pour une femme, pourquoi ne peut-elle pas vouloir être responsable de ses propres actions?

Une femme ne peut-elle pas se répondre d’elle-même? Est-elle faible au point de ne pouvoir s'abstenir de faire ce qui va engendrer une vie nouvelle?

Les histoires de viol et d’inceste ne sont pas des réponses valides. Les archives de Klanned Parenthood montrent que tous les bébés avortés étaient viables et en santé et aucun cas de viol n’y figure. Trouvez d’autres refrains que vos habituelles fausses raisons.

Oh, je sais que c’est «jouissif» de copuler, mais il faut que ce soit un choix conscient. Donc, pas d’excuses insignifiantes comme réponse.

On dit que certains types de narcotiques peuvent vous envoyez sexuellement au ciel, mais les utiliser à cette fin a des conséquences.

Quel vilain mot!... «conséquences».

À chaque action il y a une réaction, cause à effet. Des concepts absolument effrayants pour une foule qui fonctionne sur le concept «nous le faisons parce que c’est bon», qui veut vivre la vie comme s’il n'y avait AUCUNE conséquence à tout ce qui est agréable.

Quoi donc! un homme est impliqué aussi dans l’affaire? C’est vrai, mais la nature a décrété que c'est la femme qui portera un enfant. C'est un fait que les progressistes qui soutiennent le mouvement homosexuel ne veulent pas admettre, mais les faits sont les faits - les hommes et les femmes sont différents.

Si un homme procrée un enfant, la société doit l’obligeer à prendre ses responsabilités envers cette nouvelle vie qu’il a participé à créer. J’en conviens de tout coeur.

Être un bon père qui pourvoit et élève ses enfants est l'exemple suprême de virilité.

En ce qui concerne le viol et l'inceste, demandez-vous? Allez-vous soutenir qu'une femme soit justifiée de tuer un enfant innocent à cause du crime du père?

D'abord les faits: moins d'un pour cent de tous les avortements exécutés en Amérique sont à cause du viol ou de l'inceste.

Dans ces cas, le violeur est le criminel, pas l'enfant nouvellement conçu. Le meurtre de l'enfant d'une femme qui a été victime de viol n'est pas la réponse. La réponse est de les aimer tous les deux: et la mère et l’enfant. Le crime épouvantable du père ne doit pas être la cause pour une condamnation à mort de l'enfant.

Quant à l'homme, il est un criminel vicieux et il doit être poursuivi pour son crime. Personnellement, je favorise des lois exigeant la castration des récidivistes.

Dites-moi donc, les libéraux: pour quelle raison d’État devons-nous garder légaux ces ces actes affreux d'avortement légaux? Notre société ne doit-elle pas se soucier de tous nos enfants, de notre génération future, ceux dans l'utérus et ceux déjà nés?

Les lois fondamentales de notre pays déclarent que tous ont le droit à la VIE, la Liberté et la poursuite de Bonheur.

Vie.

Liberté.

Poursuite du bonheur.

Expliquez pourquoi les femmes ne peuvent pas accepter la responsabilité dans leur vie, pourquoi elles n'ont pas la force ou la capacité de se contrôler, pourquoi nous ne sommes pas assez généreux pour soutenir des femmes et des enfants dans le besoin?

Pourquoi les hommes et des femmes ne sont-ils pas capables de s'abstenir de relations sexuelles jusqu'à ce qu’ils désirent un enfant, ou acceptent la responsabilité de la vie ils ont créée?

Dites-moi pourquoi!

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 29 juin 2009
Au fait, on approche les 150. Yahou!

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 29 juin 2009
Peine perdue, M. Tremblay. Car vous ne remontez pas encore assez loin!

Et je constate que vous ne dites rien des extra-aterrestres. C'est suspect...

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 29 juin 2009
Pour encore mieux apprécier la véritable nature des Gravel, Morin, Leclerc Ltd., il faut remonter dans le temps. Fanfreluche Duceppe et Louise Harel, deux membres en règle du club séparatisse, ont trempé dans le jus communiste depuis pratiquement leur naissance propre. En 1966:

LA TACTIQUE DE L'UGEQ AU QUÉBEC

Il y a quelques mois, à l'Université Laval de Québec, M. Slava Zharkov représentant du Conseil étudiant de l'Université de Moscou assistait au Congrès de l'UGEQ (I'Union générale des étudiants du Québec). On remarquait aussi à ce congrès de l’UGEQ deux délégués de Cuba.

Invités à prendre la parole à la fin du Congrès de l'UGEQ, les deux Cubains se sont déclarés heureux des inquiétudes et des objectifs de coopération internationale manifestés par l'UGEQ.

« L'Union Internationale des Étudiants qui soutient la lutte contre le colonialisme sous toutes ses formes sera heureuse de travailler aux côtés des étudiants du Québec. »

Quelques jours plus tard le Quartier Latin écrivait : « L'Union générale des étudiants du Québec a salué avec enthousiasme la présence à son Congrès de M. Francisco Dorticos, vice-président des étudiants universitaires de Cuba (UIE) ainsi que celle de M. Dennis Altaman, représentant des étudiants australiens affiliés à la CIE. »

Enfin dans le Carabin du premier février 66, on pouvait lire en page 2 que : « L'Union générale des Etudiants du Québec est maintenant membre associé de l'Union internationale des étudiants (UIE) une centrale socialiste (communiste) dont le siège est à Prague.

« M. Daniel Latouche, vice-président aux affaires internationales de l'UGEQ nous a déclaré au téléphone que cette acceptation internationale de l'Union était tout simplement fantastique. Il a ajouté qu'il doit entrer en communication bientôt avec un des animateurs de l'UIE à Cuba, M. José Vénégas, pour établir des programmes de coopération (Le Carabin). »

J'ai sous les mains une brochure intitulée la Perversion d'une université écrit par un étudiant cubain, Luis Boza Dominguez, qui lutta contre Baptista et qui raconte comment le gouvernement communiste de Castro parvint à asservir les universitaires cubains. Tout le monde sait que l'UGEQ est en contact avec la Fédération des étudiants universitaires cubains, (FEU) mais il est intéressant de savoir ce qu'est aujourd'hui cette fédération d'étudiants. Laissons donc parler Luis Boza Dominguez :


« Pendant les semaines précédant les élections fixées au 17 octobre 1959, l'intervention du gouvernement de Castro dans la nomination des candidats à la direction de la FEU (Fédération des Étudiants universitaires de Cuba) commença. D'une manière voilée le gouvernement fit connaître d'abord aux dirigeants de l'Université sa position : Une seule liste de candidats était nécessaire. De cette manière la même position que le gouvernement employa avec succès un mois plus tard aux élections de la Confédération du travail de Cuba (CTC) fut introduite à l'Université de la Havane.

« Pour pouvoir comprendre la tension produite au sein du corps des étudiants par l'intervention du gouvernement dans les élections il faut se souvenir de l'état d'aspiration nationale du moment.

« Des voix suspectes de totalitarisme qui ne cessaient de répéter : « Élections... pourquoi faire? », prononcé d'abord par Fidel Castro, commencèrent à se faire entendre à Cuba. L'infiltration communiste et le virage du gouvernement vers un contrôle total devenaient lentement de plus en plus marqués. À l'Université la Jeunesse communiste, une toute petite minorité commençait à s'organiser et devenait active. Mais le peuple de Cuba et la jeunesse en particulier se refusait à croire que tout ceci pouvait faire partie d'un plan arrêté.

« Fidel Castro se rend alors à l'Université et dit aux étudiants qu'ils devaient "proclamer un président" par unanimité. Alors la plupart des étudiants pensaient qu'après l'intervention de Castro il n'y aura pas d'élections à l'Université et rentrèrent chez eux. Mais les élections eurent lieu et les résultats furent publiés. Un pourcentage très réduit d'étudiants ayant voté (moins de 50%) le commandant Cubela du gouvernement de Castro eut la victoire par l'insignifiant avantage de 4 points.

« Un des principes fondamentaux de la démocratie est le respect des groupes d'opposition. À l'Université de la Havane, le nouveau conseil de la FEU commença par ne pas les reconnaître : plus tard, il les élimina par l'expulsion de leurs membres de l'Université.

« Après les élections l'attention se concentra sur la Réforme Universitaire. Le formidable débat sur l'affiliation de la FEU à l'Union Internationale des Étudiants (UIE) se propagea parmi les étudiants provoquant des discussions passionnées.

« Cependant, sur la scène nationale, le gouvernement de Castro se préparait à recevoir la visite d'Anasthan Mikoyan, vice-premier ministre de l'URSS.

« Au Parc Central le 5 février 1960, à midi, Mikoyan déposa, aux pieds de la statue de José Marti, l'apôtre de la liberté cubaine, une couronne de fleurs garnie d'un ruban sur lequel apparaissait la faucille et le marteau couvrant l'hémisphère occidental.

« Quelques moments plus tard, un groupe d'étudiants, la majorité de l'Université de la Havane, s'approchèrent silencieusement et déposèrent une autre couronne de fleurs avec le drapeau cubain en un geste de réparation, au pied de la statue. Ils ne peuvent pas parvenir au monument. Ils en sont empêchés par une foule de communistes qui les attaquent et détruisent leur couronne. L'Armée intervient et disperse les manifestants à coup de feu. Pendant quelques instants, on se serait cru revenu au temps de la tyrannie de Baptista.

« La police arrête plus de 20 étudiants dont un blessé. La répression des étudiants est commencée. Les événements du Parc Central deviendront le symbole de la répression des étudiants contre le communisme » (La perversion d’une université).

COMMENT ON A ASSERVI LES ÉTUDIANTS CUBAINS

Toute cette brochure est à lire en entier pour comprendre comment la minorité commtiniste a réussi à contrôler la Fédération des Étudiants de Cuba (FEU). Ici, au Québec, personne n'a semblé surpris de l'affiliation de l'UGEQ à la fédération des étudiants de Cuba et à l'organisme international: UIE (Union Internationale des Étudiants).

En page 58 de la brochure La perversion d'une université, nous pouvons voir la tactique prise pour diriger la Fédération des Étudiants de Cuba dans l'organisation communiste internationale :

« Ce fut pourtant difficile de diriger la FEU vers les organisations communistes d'étudiants. Avant Castro, la FEU avait une tradition bien définie. Dans les années récentes, José Antonio Echeverria, le président-martyr, avait identifié la FEU avec les principes les plus purs et les plus hautes aspirations de liberté et de transformations sociales et économiques de notre pays, fixant la position de la FEU au sujet du communisme et ses institutions.

« Donc à la fin del959,lorsqu'il a été question de l'affiliation de la FEU à l'Union Internationale des Étudiants (UIE) - affiliation qui avait été repoussée plusieurs fois au temps d’Echeverria - une vive discussion eut lieu. Finalement, la majorité l'emporta et la FEU se trouva doublement affiliée à la CIE et à la UIE, conformément à la recommandation faite aux Unions Nationales d'Étudiants de l'Amérique Latine par la Réunion Consultative des Unions Nationales affiliées à la UIE le 7 août 1959, à Godella, Hongrie.

« Dès ce moment-là, la politique internationale de la FEU en relation aux deux organisations d'étudiants commença à être clairement définie : elle devait être un facteur positif dans la tâche commune de l'UIE (organisation communiste) et un facteur négatif dans celui de la CIE (organisation d'origine américaine) pour faire pression en faveur de l'union des étudiants du monde sous le signe du communisme, et si ceci ratait de provoquer la chute de la structure de la conférence. Mais aujourd'hui, la politique internationale de la FEU (Fédération des étudiants Universitaires de Cuba) est absolîiment dictée par les communistes. »

LA MÊME TACTIQUE AU QUÉBEC : L'UGEQ ET LES DEUX UNIONS INTERNATIONALES.

Le premier février 66 on pouvait lire en page 2 du Carabin que l’UGEQ était maintenant membre de l’UIE (communiste) :

« M. Daniel Latouche, vice président aux affaires internationales de l'UGEQ nous a déclaré au téléphone, dit le Carabin, que cette acceptation internationale de l'Union était tout simplement fantastique. Il a ajouté qu'il doit entrer en communication bientôt avec un des animateurs de l'UIE, M. José Vénégas, pour établir des programmes de coopération. »

Ici au Québec, l'UGEQ s'est servi de la même tactique qu'à Cuba. Elle s'est officiellement affiliée à une centrale étudiante internationale d'obédience communiste et, pour enlever tout soupçon, elle s'est aussi affiliée à l'union d'origine américaine, la CIE. Mais en fait et dans toutes ses prises de position depuis le début, l'UGEQ suit la politique communiste mondiales. Relisons donc plus haut ces lignes révélatrices sur ce qui s'est passé pour la fédération des étudiants cubains:

« Finalement, la FEU se trouva doublement affiliée à la CIE et l’UIE, conformément à la recommandation faite aux Unions Nationales d'Étudiants de l'Amérique Latine par la Réunion Consultative des Unions Nationales affiliées à la UIE, le 7 août 1959, à Godella, Hongrie. »

La tactique au Québec est exactement la même qu'à Cuba.

La double affiliation de l'UGEQ à la UIE (communiste) et à la CIE (américaine) est voulue. C'est une tactique habile parce qu'elle tend à faire croire aux étudiants québécois que l'UGEQ est indépendante. Mais l'UGEQ n'est pas neutre, elle suit servilement et pas à pas la politique communiste mondiale.

Les étudiants du Québec qui font partie de l'UGEQ savent-ils que Daniel Latouche, le vice-président aux affaires internationales de l'UGEQ, vient de faire une visite à Cuba ? Que prépare-t-on derrière le dos des étudiants québécois ?

Qu'a fait Daniel Latouche de l’UGEQ, sur l'île de Castro ? On pourrait lui demander s'il a eu la chance de visiter les prisons où croupissent des centaines d'étudiants cubains. Comme le révèle Luis Boza Dominguez dans la brochure La perversion d'une Université, en page 48 :

« Des centaines d'étudiants se trouvent en ce moment en prison à Cuba, et sont traités bien pire que des criminels. Il est impossible de les nommer tous. Plus de 120 étudiants de l'Université de la Havane sont en prison en ce moment. Parmi lesquels se trouvent Pedro Luis Boitel, ex-candidat à la présidence de la FEU contre le commandant Cubela, condamné à 30 ans ; Juan A. Muller, ex-membre de l'Association des Étudiants d'architecture, condamné à 9 ans ; Antonio Garcia Crews, ancien sous-directeur de Manicato, organe des étudiants de l'École de Sciences Politiques, condamné à 30 ans ; José Hérédaia, ex-membre de l'association d'étudiants ingénieurs et ancien coordinateur de la Section des Étudiants du mouvement 26 juillet pendant la lutte contre Baptista ; Raul Alvarez Cabarga, ex-membre de la FEU à l'Université de Las Villas, condamné à 30 ans, et caetera. »

M. Daniel Latouche, de l'UGEQ, a-t-il pu visiter les tombes de ces centaines d'étudiants cubains qui furent fusillés par le gouvernement de Castro avec l'approbation de la Fédération des Universitaires cubains (alors membre de l'UIE et de la CIE). Parmi ces jeunes étudiants qui furent tués on peut signaler entre autres :

Alberto Tapia Ruano, étudiant d'architecture, fusillé à l'âge de 23 ans, le 8 avril 1961 ; Virgilio Campaneria, étudiant de Droit, fusillé à l'âge de 22 ans, le 8 avril 1961 ; Julio Antonio Vebra, étudiant en médecine, fusillé à l'âge de 25 ans ; Luis Guevara, étudiant de l'Institut de Remedios, fusillé à l'âge de 19 ans le 23 décembre 1961 ; Norberto Camacho, fusillé à l'âge de 19 ans, le 23 décembre 1961 ; Juan Pereira Varela, étudiant d'Architecture, assassiné à l'âge de 21 ans le 17 décembre 1961.

Les étudiants du Québec qui iront à Cuba cet été verront ce qu'on voudra bien leur faire voir ; ils ne verront pas ces centaines d'étudiants qui croupissent en prison et qui avaient pourtant lutté contre le régime de Baptista. Ces jeunes sont morts ou en prison parce qu'ils se sont opposés à la dictature communiste de Castro.

M. Daniel Latouche, de l'UGEQ, est allé à Cuba pour établir des programmes de coopération entre l'Union Générale des Etudiants du Québec et la Fédération des Etudiants de Cuba (UIE).

L'heure est grave. L'UGEQ, nous le savions, depuis sa fondation, suit le mouvement communiste mondial. Ce qu nous pouvons affirmer maintenant avec certitude à la lumière des derniers événements, c'est que l'UGEQ ne suit pas simplement avec "une certaine sympathie" la politique communiste, mais elle est elle-même un "appareil" communiste en action au Québec.

Le devoir est clair pour les étudiants de dénoncer l'UGEQ et de le rendre inopérant par leur volonté de rester libres.

Benoit Morin

Commentaire mis en ligne le 28 juin 2009
Et les ovnis alors? J"attends, moi!

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 28 juin 2009
M. Tremblay, si je reprends simplement vos fautes de français, c'est que vos textes sont tellement stupides qu'ils ne méritent même pas que je m'y attarde. Vous êtes un grossier personnage qui se croit défenseur de l'Église catholique, mais en réalité, qui nuit beaucoup plus à l'Église qu'autre chose...Vous ne comprenez rien à la Parole de Dieu et encore moins sur le rôle des chrétiens aujourd'hui. Je suppose que vous applaudissez Harper qui envoie des soldats se faire tuer en Afghanistan (il y en a plus de 120 actuellement) mais vous êtes offusqué lorsqu'une femme, à cause de sa trop grande détresse, ne rend pas à terme sa grossesse? Est-ce que la vie déjà là de nos jeunes est aussi importante que la vie qui n'est pas là, mais qui est en devenir? Il me semble que les deux se valent. Vous n'avez pas de leçon à donner à qui que ce soit...Lorsqu'on appuie Bush et Harper, on ne vaut pas grand chose...Raymond Gravel ptre

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 28 juin 2009
Le mollah Gravel lit bien ce que j’écris. Où sont les écrivains qui disaient qu’ils ne me lisaient pas? Et quand nos laïcisses en sont rendus à chercher des fautes de français comme seule défense, c’est qu’ils sont accotés le dos au mur et qu’ils se débattent comme des diables dans l’eau bénite. Ce qu’il faut retenir, c’est que nos progressisses «avancez par en arrière» ne contestent pas ce que je viens d’écrire plus bas. La laïcité, cela veut dire que toutes les valeurs de l’Église Catholique sont inversées. La Bible défend de tuer, mais les laïcistes progressissssses affirment que ce soit bien de tuer des enfants dans le ventre de leur mère.

Les cours d’étique religieuse ont été fabriqués dans les ateliers de la F∴M∴ et les F∴ sont bien placés dans tous les gouvernements. Ces cours ne sont pas une demande de la population. Ce n’est pas le général Leclerc ou l’intellectuel Morin qui décident ce qui est la vérité ou loufoque. Par contre, leur défense est très loufoque. Je vais continuer à les cuisiner.

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 28 juin 2009
M. Tremblay, cynisme s'écrit avec un c et un y et non pas sinisme...Je comprends que vous êtes un personnage sinistre, mais faites attention à votre français. J'ose espérer qu'il n'y a pas que les progressistes qui soignent la langue française...Pauvre imbécile! Raymond Gravel ptre

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 28 juin 2009
Le dernier commentaire de Leclerc est l’exemple patent de la malhonnêteté intellectuelle des progressistes, mais surtout du sinisme en ce qui concerne la vie des enfants et des victimes de l’holocauste.

Comment un médcin peut-il gagner sa vie en tuant des bébés et recevoir la médaille du Canada de la part de progressistes? Vous n’avez qu’à lire les commentaires du mollah Gravel, du général Leclerc et de l’intellectuel Morin. Ce sont tous des kébékoûais-kébékoûaises fiers et de soi proclamés «progressistes» qui pleurent le pédophile Michael Jackson qui violait des garçons dans son ranch. J’espère que le radio-mollah-évangéliste Gravel en prend bonne note pour son émission...

Bernard-Simon Leclerc

Commentaire mis en ligne le 27 juin 2009
M. Tremblay,

Vous ne nous avez pas encore entretenus sur l'ultime complot : les extraterrestres et les ovnis...

Il y a sûrement un rapprochement à faire avec la laïcité, non ? Vous seriez aimable de nous communiquer une partie de votre grand savoir sur le sujet.

Je vous remercie à l'avance de prendre de votre précieux temps pour nous instruire de la sorte.

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 25 juin 2009
Le mollah Gravel me demande gentiment des textes pour avoir l’air moins insignifiant à la radio. «Frappez on on vous ouvrira!» Je frappe le mollah et effectivement ça ouvre... «Demandez et vous recevrez!» Il demande des textes et je lui les donne.

N’oublions jamais qu’un progressiste est un violent! C’est dans le dictionnaire et dans l’histoire. Et qu’y a-t-il de plus violent que l’avortement?

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Le choix: terrorisme nazi nord- américain.

L'épreuve de force de l'holocauste

L’Amérique du Nord contre l'Allemage

Le nombre des morts jusqu'ici:

l'Allemagne nazi: compte final, six millions

Pauvre choix en Amérique du Nord: quarante-six millions et + (en progression)

Au choix: la solution finale

Les véritables terroristes

Les pauvres-choix nazis tuent plus de personnes chaque jour qu'Al-Quaïda en a tués le onze septembre deux mille un.

La lapidation n’est que pour les amateurs...

Selon BlackGenocide.org, aux états-Unis aujourd'hui, plus d’enfants noirs sont tués par l'avortement que ceux qui naissent.

Un bébé noir est trois fois plus à risque d’être tué par avortement qu'un bébé blanc.

Seulement environ treize pour cent de toutes les femmes qui se font avorter sont des Noires, mais elles comptent pour plus de trente-cinq pour cent des avortements.

Dans les trente dernières années, plus de vingt-cinq pour cent de la population noire a été exterminée par l’avortement.

Depuis mille neuf cents soixante-treize, deux fois plus de Noirs sont morts de l'avortement que du sida, des accidents, des actes de violence, du cancer et d’accidents cardio-vasculaires ensemble.

Plus de douze mille des dix-sept mille bébés tués par avortement trouvés dans les vidanges en Californie sont des Noirs.

Soixante-dix-huit pour cent de l'équipement de klanning familial se trouve dans le voisinage des minorités ethniques.

Quatre milliards de dollars ont été versés à l'industrie de l'avortement pour les meurtres de bébés noirs.

Chaque semaine l'avortement légal tue deux fois plus de Noirs que le Klu Klux Klan n’en a tués dans son entière histoire.

Peut-être que le KKK n'a pas inventé l'avortement, mais ils ne peuvent certainement pas être malheureux des résultats.

«Nous mettons la cagoule sur le klanning familial.» (Klanning familial)

Le racisme alors et maintenant

«Nous devons embaucher trois ou quatre Noirs ministres du culte, de préférence avec une formation en service social et avec des personnalités engageantes. L'approche éducative la plus couronnée de succès auprès des Nègres est l’appel religieux. Nous ne voulons pas que le mot se répande que nous voulons exterminer la population nègre et le ministre du culte est l'homme qui peut arranger cette idée si jamais cette idée ne surgissait chez leurs membres les plus indociles.» Marguerite Sanger, fondatrice de Planned Parenthood (dans une lettre à Clarence Gamble, décembre, 1939.)

Aujourd'hui, avec les opérateurs de la plus importante chaîne d’usines de l’avortement en Amérique du Nord, et aussi avec presque quatre-vingt pour cent de leurs équipements stratégiquement placés dans le voisinage de groupes minoritaires, le klanning familial accomplit ce que le KKK ne pouvait pas espérer faire.

«Prenez le nouvel afflux d'immigrants hispaniques. Leur manque de démocratie et d'ordre social est effrayant. J'espère que je peux faire quelque chose pour arrêter cette marée; je fonderais gratuitement une clinique au Mexique si je le pouvais. Quand une femme maussade noire de dix-sept ou dix-huit ans peut décider d'avoir un bébé et obtenir du bien-être et des bons de nourriture et devenir un fardeau pour nous tous, il est temps d'arrêter tout cela.» (Edouard Alfred, avorteur de la Californie,
dans un article du «Union-Tribune Newspaper» de San Diego)

Dans l'Allemagne nazi, les chrétiens chantaient parfois des hymnes pour enterrer les sons désagréables des trains qui transportaient les gens vers les chambres à gaz. Quand les cris perçants venant des wagons de marchandises devenaient plus forts, la congrégation chantait juste un peu plus fort.

En Amérique du Nord d’aujourd’hui, la triste histoire se répète. De nouveau, l'église se recroqueville dans l’ombre et détourne son regard pour ne pas voir les millions qui sont abattus. Chaque dimanche, les gens qui prétendent être de bons chrétiens pénètrent dans des églises construites sur la terre qui est trempée dans le sang d'enfants, et, avec une indifférence glaciale, espèrent chanter assez fort pour se jouer de Dieu.

C’était le franc qui tolérait l'esclavage. C'étaient les Allemands qui toléraient l'holocauste, et c’est le né qui tolère l'avortement. C'est de la manière dont fonctionne l'oppression.

L'enfant bâtard de zyklon B

Quand les nazi allemands sont passés de l’exécution mécanique (par balle) à l’exécution chimique (le gazage) de leurs victimes, une de leurs motivations primaires était de créer une certaine distance entre les tueurs et leurs victimes. Ils avaient découvert que la plupart des hommes ne peuvent pas passer leurs journées en abattant des gens qu’ils ne connaissent pas et ne détestent pas sans payer un prix psychologique épouvantable. Donc les chambres à gaz ont été conçues pour permettre au meurtre de continuer sans que les tueurs ne doivent en réalité le voir.

Le gaz employé dans les camps de la mort allemands s’appelait le Zyklon B et il a été développé et fabriqué par une société pharmaceutique allemande nommée I.G. Farben. Après la guerre, le nom I.G. Farben est devenu synonyme d'holocauste, particulièrement après que la documentation eut été découverte montrant que des ingénieurs de la I.G. Farben avaient aidé à concevoir les chambres à gaz dans lesquelles des millions avaient péri.

Pour survivre, les dirigeants de la société savaient qu'ils devaient couper tous les liens avec leur passé et une des premières décisions qu'ils ont prises était de changer le nom de la société. Finalement, I.G. Farben est devenu la Hoechst AG. La société a réchappé et est maintenant un géant pharmaceutique avec des filiales dans le monde entier, incluant les Etats-Unis.

Aujourd'hui, c'est commun pour des ouvriers dans les camps de la mort de l'Amérique d’exprimer des problèmes émotionnels directement liés au besoin de voir les enfants à naître qu'ils ont tués. En fait, plus d'un nazi de choix a ouvertement déclaré qu'un avantage principal de la pilule de l'avortement, le RU486, est qu'il isole les ouvriers de clinique d'avortement du trauma émotionnel de la procédure.

Par une terrifiante ironie, une des filiales d'AG'S Hoechst est une société française nommée Roussel Uclaf - le promoteur et le fabricant du RU486. Autrement dit, I.G. Farben (Hoechst AG) viennent de nouveau au sauvetage des tueurs qui veulent être isolés de leurs victimes.

RU486: MIEUX QUE LE MEURTRE PAR LA CHIMIE


L'ange de la mort

C'était le nom que lui donnaient les gens qui le connaissaient le mieux: ses victimes. Josef Mengele était le docteur nazi qui effectuait des expériences médicales brutales et terrifiantes sur des prisonniers vivants des camps de concentration. Ses crimes incluent des procédures scientifiquement sans valeur et incroyablement douloureuses faites sur des femmes et des enfants sans l'utilisation d'anesthésie. Parfois ces expériences semblent avoir été faites sans autre raison que de découvrir le seuil maximum de douleur que les victimes pouvaient supporter.

Après la guerre, Mengele a disparu et est devenu la cible d'une chasse à l'homme mondiale. Il n'a jamais été attrapé et la recherche a duré tant qu'il n'ait été confirmé qu'il était mort plusieurs années plus tard en s'enfuyant de l'Allemagne. On a aussi découvert que pendant ses années en cavale, il gagnait sa vie comme avorteur. C'est un fait.

Les propres données de l'industrie de l'avortement prouvent que pratiquement tous les avortements en Amérique sont faits pour des raisons non médicales et impliquent des bébé parfaitement sains qui n'ont pas été conçus suite à un viol ou bien l'inceste, et des mères parfaitement saines dont la grossesse ne leur représente aucun risque médical.

Le bulletin officiel de «The American Birth Control League» (Ligue de régulation des naissances américaine) s’appelait «The Birth Control Review (Revue de régulation des naissances)». Le but de l'organisation était ouvertement et simplement exposé dans le bulletin:

Un but commun

Plan de Hitler, plan de Sanger

«Créer une race de pur sang.»

La «The American Birth Control League» a plus tard changé son nom en «Planned Parenthood (Planning familial)». Dans l'édition d’avril 1932 de la revue «The Birth Control Review, la fondatrice de l'organisation, Margaret Sanger, publiait ce qu'elle appelait: «Un plan pour la paix».

«Il faut faire en sorte que le Congrès fonde un département spécial pour l'étude des problèmes de population et nomme un Parlement de la population. Les objectifs principaux du Congrès de la population seraient:

• relever et augmenter le niveau d'intelligence générale de la population;

• appliquer une politique sévère et rigide de stérilisation et de ségrégation à cette catégorie de population dont la progéniture est déjà gâtée, ou dont la succession est telle que les traits répréhensibles peuvent être transmis à leurs enfants;

• assurer le pays contre les fardeaux futurs d’entretenir de nombreux descendants qui peuvent être nés de parents faibles d’esprit, en pensionnant toutes les personnes avec une maladie transmissible qui consentent volontairement à la stérilisation;

• donner à certains groupes dysgéniques dans notre population le choix entre la ségrégation ou la stérilisation;

• assigner des terres agricoles et des fermes pour ces personnes ségrégées où on leur apprendrait à travailler sous la surveillance d’instructeurs compétents pendant toute la période de leur vie;

• contrôler l’arrivée et le départ des idiots, des débiles mentaux et des épileptiques;

• prendre un inventaire de groupes secondaires comme les illettrés, les pauvres, les inaptes u travail, les criminels, les prostituées, les drogués; classez-les dans des départements spéciaux sous la protection médicale du gouvernement et isolez-les sur des fermes et des espaces libres tant que nécessaire pour le renforcement et le développement de la conduite morale.»

En 1933, la vision de Sanger est devenue l'holocauste d'Hitler.

Moins d'une année après que le plan de Sanger eut été publié, le premier camp de concentration nazi a commencé à le mettre en application. Son arrangement pour la création d’une race de pur sang est devenu la race des maîtres d’Hitler. Celle des terres agricoles et des fermes pour ces personnes ségrégées où on leur apprendrait à travailler décrit parfaitement le système des camps de concentration nazis jusqu’à leur cynique slogan:

«Le travail vous libère.»

À ce jour, Planned Parenthood n'a jamais renié Margaret Sanger ou son objectif élitiste et raciste.

Nous les tuons à bon marché et les empilons profondément dans la terre.

Les marchands de la mort de l'Amérique discutent de leur rôle dans l'holocauste de l’avortement.

«Quand j’entre dans une pièce, tout le monde connaît ma politique et les gens s'approchent de moi et sourient. Ils disent alors dans mon dos: «Ce maudit avorteur!» Vous n'êtes jamais à l’aise dans une pièce. Lentement mais sûrement, vous devenez de plus en plus victime d'ostracisme.» (Wayne Goldner, avorteur, The Concord Monitor, le 19 septembre 2000.)


«Quand le docteur Fred Hopkins de Planned Parenthood de San Diego était étudiant à la faculté de médecine de Harvard, il a décidé de faire de l’avortement sa spécialité. Des enseignants et des pairs n’en revenaient pas parce que c’était si stigmatisé: Vous n'allez pas à la faculté de médecine de Harvard pour devenir un avorteur, disaient-ils.» Jane Magazine, novembre 2000


«C'était un petit foetus parfait à l'intérieur et maintenant il n'est plus. J'essaye de ne pas trop y penser. C’est bouleversant et c'est embarrassant. Je me sens toujours mal à l’aise si d'autres gens m'observent faire cela.» (Le docteur G., avorteur anonyme, Chatelaine, septembre 1998.)


«Les administrateurs hospitaliers disent que l'avortement est une procédure sordide et offensante. On connaît un docteur qui fait des avortements - même s'ils ne sont seulement qu’une petite partie de sa pratique - comme avorteur.» (Glamour Magazine, octobre 1993.)

«C’est un de mes meilleurs amis, un collègue médical qui est fortement prochoix et qui a fait des avortements lui-même. Je l'ai appelé samedi soir tard après-midi et lui ai dit que je voulais venir. Il m'a demandé où j'étais et je lui ai dit que j'étais à mon bureau. À ce moment-là, il a raillé: «Toujours le meurtre de bébés si tard le soir?» Cela m’a fait l’effet d’un coup de couteau au coeur. Il m'avait vraiment vexé. C’est un message qui dit que peu importe à quel point les gens nous soutiennent, il y a toujours l'horreur de ce que je fais.» (Warren Hern, avorteur, New-York Times, le 8 janvier 1996.)

La décision dans le procès Roe c. Wade n'a pas effacé l'histoire médicale dans laquelle le mot avorteur est une insulte plus grande que celui de charlatan.» (New-York Times" Magazine, janvier 18,1998.)

L'avortement est répugnant, sale, une chose écoeurante et je reviens toujours à la maison fâché.» (David Zbaraz, avorteur, le «Washington Post», le 3 mars 1980.)

«L'avortement n'est jamais vraiment sorti du quartier des prostitués. Vous êtes dans une classe inférieure et il n’est pas toujours bien vu par vos collègues.» [Rachel Atkins, avorteur, National Abortion Federation Annual Meeting (réunion annuelle de la Fédération nationale de l'avortement), Vancouver, Colombie Britannique, mai 1998.)]


«Il y a toujours la honte, même parmi les gens qui sont prochoix. On nous voit toujours comme sales, même parmi nos propres gens.» (Diane Derzis, administrateur d’une clinique d'avortement, Atlanta Journal Constitution, le 16 mai 1993.)

«L'avortement n’a pas réussi à échapper à ses sordides associations. Il est le le côté sombre de la médecine. Même quand l'avortement est devenu légal, il a toujours été considéré sale.» (Morris Wortman, avorteur, Democrat and Chronicle, 5 juillet 1992.)

L’avortement, le quartier des prostituées de la médecine.

Le cannula, une arme de destruction massive.

Cannula

1: Un tube bon marché en plastique utilisé pour localiser, tuer et démembrer les enfants à naître pendant les avortements électifs.

2: Un dispositif qui a tué des êtres innocents plus que toutes les autres armes de destruction massive combinées.

Professionnels médicaux, avant de vous impliquer dans l'avortement, répondez juste à cette simple question:

Êtes-vous la sorte de monstre qui pourrait participer à une telle chose?

Le gouvernement canadien a sanctionné le génocide.

Les victimes invisibles de l'holocauste

Chaque jour, plus de personnes sont tuées dans l'utérus que sur tous les champs de bataille dans le monde.

L'holocauste canadien

À la différence des gens tués par d'autres armes de destruction massive, on ne montre pas ceux tués par l'avortement aux nouvelles du soir. Ils n'ont aucun droit légal; ils n'ont aucun argent; ils ne peuvent pas voter; ils ne peuvent pas se défendre; et personne ne les entend crier quand ils sont déchiquetés en morceaux.

Le Planning familial, le klan avec un plan.

En Amérique aujourd'hui, presque autant de bébés noirs sont avortés que ceux qui naissent.

Un bébé noir court trois fois plus le risque d’être tué dans l'utérus qu'un bébé blanc.

Depuis mille neuf cents soixante-treize, plus de vingt-cinq pour cent de la population noire de l'Amérique a bien été anéantie par l'avortement.

Environ treize pour cent des femmes américaines sont noires, mais elles subissent trente-cinq pour cent des avortements.

Dans les trente dernières années, plus de deux fois plus de Noirs sont morts de l'avortement que du sida, des accidents, des actes de violence, du cancer et de l’accident cardio-vasculaire ensemble.

Chaque trois jours, plus de Noirs sont assassinés par l'avortement que le Klan en a tué dans son histoire entière.

Le planning familial fait fonctionner la plus grande chaîne de cliniques d'avorteur de l'Amérique du Nord - et presque quatre-vingt pour cent sont dans des voisinages des minorités raciales ou ethniques.

Pour le meurtre des bébés noirs, l'industrie de l'avortement encaisse plus de seize milles dollars l’heure, vingt-quatre heures par jour, sept jours par semaine.

Ce dont le KKK rêvait, le Planning familial le réalise.

Le visage du choix

Rappelez-vous ces faits!

Quand vous entendez quelqu'un dire: «prochoix», c'est de quoi ils parlent.

Plus de mille bébés noirs sont tués par l'avortement légalisé chaque jour.

Selon les propres données l'industrie de l'avortement, presque tous ces bébés sont parfaitement sains et sans anomalies physiques.

Presque toutes leurs mamans sont parfaitement saines.

Pratiquement aucune de ces grossesses ne résultent ou bien d’un viol ou bien de l'inceste.

Pratiquement aucune de ces grossesses ne présente une menace à la vie ou à la santé des mamans.

Chaque jour, plus de personnes sont tuées dans l'utérus que sur tous les champs de bataille dans le monde.

Elle a mis la cagoule sur Planned Parenthood.

Dans son autobiographie, la fondatrice de Planned Parenthood, Margaret Sanger, a écrit à propos d'un discours qu'elle avait fait au KLU KLUX KLAN à Silver Lake dans le New Jersey. Elle a appelé le Klan un «bon groupe» et elle a dit qu'après son discours, elle avait reçu une douzaine d'invitations à parler à des groupes semblables.

À ce jour, Planned Parenthood n'a jamais renié Margaret Sanger ou son objectif racial bien documenté.

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 25 juin 2009
Pour Morin les hauteurs!

Les pékisses vont pendre François Legeault tout de go, ce matin à dix heures. C’est lui le pékisse de l’année qui va monter sur l’échafaud.

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 25 juin 2009
Cela vous dérangerait de répéter?

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 25 juin 2009
LE SANS-CULOTTE EST CULOTTÉ

Le mollah du Bloc kébékoûais, plus bas, parle de mépris pour les kébékoâuis-kébékoûaise et aussi du patron des Canadiens-Français, saint Jean Baptiste. Saint Raymond oublie que c’est son propre évêque, Bernard Landry et le gouvernement du pikiou, qui ont transformé une fête chrétienne en une célébration païenne, action décidée de nulle part, en éliminant ce qui pouvait rester de chrétien, pour mousser la «séparature» et faire concurrence à la fête du Canada le premier juillet. Ses coreligionnaires séparatisses ne respectent jamais rien, ils sont fendants, se prennent pour d’autres et veulent donner des leçons de moral aux autres. Quand nous leur demandons de nous présenter un seul pays où leurs idées ont rendu le peuple libre, riche et heureux, ils demeurent muets comme des gobe-mouches. Avant, ils arrivaient avec le mythe de la Suède. Ce pays ayant d’énormes problèmes depuis déjà quelques années, leur seul modèle de soi-disant réussite a pris le bord.

Saint Raymond va prêcher l’évangile de sa secte, l’église du kébékistan, à la radio. Voulant passer pour intelligent et n’ayant rien d’intéressant à dire, il veut lire mes commentaires. Cela me désintéresse complètement. Pour une fois, les auditeurs vont apprendre des choses vraies, pas des élucubrations de la gaugauche anticléricale. D’ailleurs, je vais lui préparer un texte pour avoir l’air encore plus intéressant dans les heures qui viennent. Aura-t-il le courage de le lire en entier sur les ondes?

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 24 juin 2009
Tremblay, si les enfants du voisinage avaient peur de la photo de Guy A Lepage, imagine quel traumatisme ils subissent juste à te regarder...Imbécile! Stupide! Grossier personnage! Puis après, ça se dit catholique et fidèle à Rome! Comme je fais une chronique à compter de jeudi au 98,5 FM, ça me tente de lire un de tes courriels pour montrer aux gens jusqu'où l'épaisserie humaine peut aller! Ce n'est pas pour rien que les gens ont complètement abandonné l'Église que tu représentes...Plus personne n'en veut de cette Église qui est contraire au Christ de l'Évangile...À part toi et ta gang d'imbéciles qui défend des positions aussi archaïques et arriérées. Je ne peux croire que je continue à te répondre! Raymond Gravel ptre

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 24 juin 2009
Écoutez, le kébékoûais, s’il y a des gens qui méprisent les Canadiens-Français et les catholiques, ce sont bien les kébékoûais du Bloc Kébékoûais. Je n’ai jamais été un kébékoûais, je ne serai jamais un kébékoûais, je ne veux pas être identifié à la «nation» kébékoûaise, je ne me laisserai jamais dire qui je suis par les séparatisses kébékoûais, et la nation kébékoûaise est une invention séparatisse pour faire oublier que les Canadiens-Français sont en voie d’extinction. Si vous êtes capable de me prouver le contraire, c’est que vous portez les verres correcteurs style mollah Gravel qui voit flotter le demiard d’eau dans le haut comme un nuage.

Habituellement, les séparatisses pendent un des leur à la sainte djone de batisse. Qui jouera le reel du pendu cette année? Une bonne branche solide, un bon vieux pick-up Ford noir pour l’occasion, une bonne corde de chanvre indien pour rappeler la paix des braves de Bernard Landry, réutilisable, c’est tout ce que ça prend pour battre tous les autres concerts et spectacles de la fiesta séparatisse. Il me semble que cette année est riche en candidats pour la pendaison du pékisse de l’année.

Mais les séparatisses les plus progressistes peuvent parfois être utiles. J’avais un problème avec les oiseaux qui venaient manger les fruits dans mon jardin. J’ais photographié Guy A. Lepage le dimanche soir et mis son portrait au milieu de jardin. Les oiseaux ont fui immédiatement. C’était comme dans le film «Les oiseaux» d’Alfred Hitchcock. J’ai été obligé de l’enlever parce que les enfants du voisinage étaient traumatisés en le voyant.

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 24 juin 2009
Tremblay, quel mépris pour les québécois et les québécoises, quelle que soit leur appartenance politique, qui célèbrent aujourd'hui leur fête Nationale...Et quel mépris pour ce saint patron, Jean-Baptiste, le prophète par excellence qui n'a pas eu peur de dénoncer l'arrogance de grossiers personnages comme Tremblay sur le dos des gens ordinaires. Tu ne mérites même plus que je te vouvoie...Tu es exécrable au plus haut niveau. Je ne peux croire qu'il y a encore aujourd'hui des morons comme toi. Arrête d'écrire tes insanités et déménage donc en Ontario ou plutôt en Alberta...Tu te sentiras beaucoup plus à l'aise...J'en ai soupé de tes idioties! Quel être borné! Tu ne mériterais que de la vulgarité de ma part, mais je ne peux m'abaisser à ton niveau! Raymond Gravel ptre

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 24 juin 2009
Premièrement, la Sainte-Djone-de- baptisse est le fête du saint patron des Canadiens-Français partout en Amérique, surtout pas seulement au Québec. Ce n’est pas la fête nationale de personne, sauf des séparatisses-péko-pékiss qui fêtent habituellement leurs défaites guerrières ou référendaires en lisant du Karl Marx comme de véritables Marx Brothers d’Hollywood.

Avec le championnat des avortements, des divorces, des suicides, des accidents de la route, et la liste est longue des mauvais trophées dont le Kébec a le don sanguin de gagner et de garder jalousement, je me demande bien de quoi les séparatisses sont-ils si fiers?

Pour résumer l’histoire, les marixistes ont su couper les Canadiens-Français des autres Canadiens-Français des autres provinces, de leur véritable histoire - pas les mythes qu’on enseigne dans les écoles - des valeurs qui les avaient fait se multiplier, pour les remplacer par la disparition de la race canadienne-française, en voulant faire croire aux survivants qu’ils soient en plein contrôle de la situation quand nous sommes une espèce en voie de disparition. Si Gravel et ses amis ne peuvent pas lire une courbe démographique, comment voulez-vous qu’ils oeuvrent pour le bien de la race?

J’oubliais: ils ne peuvent pas lire tout court, pas seulement les courbes démographiques.

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 24 juin 2009
M. Tremblay, je voudrais vous souhaiter une heureuse fête Nationale! Une heureuse St-Jean-Baptiste! Je vous souhaite la paix au coeur...Je crois que vous en avez beaucoup besoin! Raymond Gravel ptre

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 23 juin 2009

Morin, qui vient de manquer le coche, me demande pardon avec un point d’interrogation. Donc, Morin se demande si je vais lui pardonner. Mais de quoi? Je pourrais lui répondre en pékisss: «Tu n’as pas compris!» Mais non, je vais expliquer pour les retardataires progressistes:

Ce qui se passe au Québec...

Comment les marxistes exploitent les masses.

Par Marcel CLÉMENT

La première phase de la guerre révolutionnaire dans n'importe quel pays en est une de préparation. Elle peut être très longue.

Il faut d'abord choisir l'idéologie qui servira de thème à la guerre révolutionnaire. Pour cela, la société est mise en observation. Des révolutionnaires professionnels, formés à cet effet, s'efforcent de détecter tous les points de friction qui peuvent exister dans cette société. Principalement ce sont les oppositions de classes, les oppositions de races, éventuellement les oppositions religieuses. L'analyse de ces contradictions internes se fait dans la perspective d'un choix. Il s'agit de savoir laquelle des contradictions sera finalement choisie pour être exploitée et servir de thème général à la guerre révolutionnaire. En Indochine l'idéologie adoptée fut le nationalisme démocratique-populaire. En Algérie, au contraire, on a procédé à la fabrication entièrement artificielle d'un nationalisme de type occidental ne correspondant en rien dans un pays aux races et aux religions profondément diverses, parfois ou souvent opposées.

LA GUERRE SUBVERSIVE

La guerre subversive consiste en une agression psychologique opérée sur la population d'un pays et destinée à rendre cette population hostile à son gouvernement et à toutes les structures sociales et fondamentales, qui la soutiennent : pouvoir spirituel, armée, puissance financière, structure familiale, etc. Elle vise essentiellement à réaliser un transfert psychologique en prenant une population dans un certain état d'esprit et en la conduisant graduellement dans un autre état d'esprit.

Cette guerre subversive (dont personne ne se doute) est une technique marxiste-léniniste en tant que pour opérer ce transfert elle agit de façon dialectique. La guerre subversive repose sur deux activités complémentaires:

a) Une propagande destinée à gagner les esprits à une idéologie (par exemple le nationalisme en Algérie)

b) Une propagande destinée à détruire l'ossature morale sociale et administrative du pays à conquérir.

Les deux propagandes sont menées simultanément. Elles divisent donc le pays en deux. Au début l'idéologie choisie (par exemple le nationalisme) est présentée à une minorité qui trouve dans cette idéologie un principe dynamique d'action. En même temps, la propagande s'exerce au sein d'une majorité (par les journaux et les organes de diffusion etc... ) pour la détourner de l'ordre établi et l'incliner à mépriser les structures qui la soutiennent. Au fur et à mesure que la conquête des esprits s'étend, l'effectif majoritaire, ayant honte des structures qui la soutiennent, diminue et s'effrite cependant que l'effectif minoritaire, fier de l'idéologie montante, s'accroît et tente de devenir prédominant. Lorsque les conditions politiques sont telles que ce renversement semble réalisé, la guerre subversive est alors, une guerre victorieuse.

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 23 juin 2009
Pardon?...

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 23 juin 2009
LE CHAUVE... A DU TOUPET!

L’habit, même s’il cache le moineau, ne fait pas le moine. C’est bien connu. Le gouvernement du Québec - tous les partis sont unanimes sur ce point - nous raconte que la laïcité soit la recette miracle à la «paix sur terre aux hommes de bonne volonté». Ce n’est plus le Christ qui soit l’amour, mais la laïcité «d’un océan à l’autre». C’est un dogme que le gouvernement du Québec impose à tous. La recette est infaillible, comme les laïcistes le sont, disent-ils! Sauf que la recette a toujours été un échec monumental partout où elle a été appliquée.

Mais nos illustres dirigeants nous parlent de cours d’étique religieuse. Cela est la voie vers la paix sur terre. Avec ces cours, ce sera le bonheur total garanti. Sauf qu’ils peuvent l’affirmer, mais pas le prouver. La seule preuve qu’ils aient faite, c’est de montrer leur intolérance et leur mépris envers ceux qui ne sont pas assez naïfs pour croire au Père Noël.

Le mollah Gravel donne des leçons de verre à moitié vide ou plein. Mais il faut comprendre comment le cerveau du mollah fonctionne. Le hic dans son raisonnement consiste à nier la simple loi de la gravité: l’eau peut se trouver tant dans le haut ou le bas du verre, selon les besoins. Par exemple, si le mollah regarde le verre à moitié vide, il peut voir le vide dans le bas du verre, l’eau flottant dans le haut, ou bien l’inverse. Tout dépend de ce que le mollah veut nous faire avaler.

Mais parlant de gravité, le mollah nous montre l’Iran comme un pays intolérant. C’est vrai qu’un pays qui ne tolère pas de tuer des enfants dans le ventre de leur mère sur demande et payé par l’État est certainement un pays retardataire. Avec le mollah et Fanfreluche Duceppe, nous nageons dans la tolérance et la fraternité humaine.

Si le gouvernement du Québec et les laïcistes (Mouvement Laïque Québécois) cherchaient vraiment la grande fraternité humaine, ils seraient tous catholiques et suivraient l’enseignement de l’Église catholique, non pas celui de la Franc-Maçonnerie.

En ce qui concerne le Mollah Gravel et ce que représentent le Bloc et les séparatistes, il faut encore une fois se rappeler une page d’histoire non contaminée par les laïcistes et les amis du mollah.

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UN MANIFESTE CONTRE LA PAIX

Le 4 octobre (1965) dernier nous avons pu suivre par le truchement de la télévision, le Pape Paul VI (Pélerin de la Paix) dans son voyage historique aux Nations Unies et à New York.

Quelle émotion pour nous Canadiens-francais d'entendre le Vicaire du Christ parler dans notre langue devant cette foule de toutes nations et de toutes couleurs.

Nous avions alors conscience de vivre un moment ùnique dans l'histoire de l'humanité. C'était l'appel à la Paix le plus pathétique et le plus réaliste jamais entendu: «Les rapports entre les peuples doivent être réglés par la raison, par la justice, le droit et la négociation, et non par la force, ni par la violence, ni par la guerre, non plus que la peur et la tromperie.»

Et d'une voix émue et prophétique le Pape s'écria avec force: «Jamais plus la guerre, jamais plus la guerre. C'est la paix, la paix qui doit garder le destin des peuples et de toute l'humanité. Si vous voulez être frères, laissez tomber les armes de vos mains. On ne peut pas aimer avec des armes offensives dans les mains.»

UN MANIFESTE CONTRE LA PAIX

Deux jours après cette déclaration solennelle du pape Paul VI aux nations du monde, je mettais la main sur le dernier numéro de la revue marxiste québécoise Partis-Pris (août-sept). Cette revue publie le manifeste 1965-66 du Mouvement de Libération Populaire et de la revue Parti-Pris.

En page 4 de Parti-Pris, le Mouvement Populaire écrit: «Nous verrons les moyens d'action que nous voulons prendre pour rendre la révolution possible, quelles méthodes de lutte et d'organisation peuvent y conduire, et lesquelles nous entendons utiliser à court terme.»

Nous assistons alors, tout au long du manifeste, à une analyse des divers moyens et techniques pour provoquer et accoinplir la Révolution marxiste (comniuniste) au Québec. Tout est là clair et net, noir sur blanc. Il suffit de lire et de ne pas être assez naïf pour trouver innocent ces artisans de haine qui attisent méthodiquement la lutte des classes dans notre société.

L'an dernier aussi, Parti Pris avait publié un manifeste. En parlant de ce manifeste, M. Lorenzo Paré, rédacteur en chef de L'Action écrivait le 28 octobre 1964: «Le manifeste (de Parti-Pris) se plaint que la division des classes n'existe pas au Québec. ARTIFICIELLEMENT, ET A TOUT PRIX, il faut CRÉER cette HAINE entre les classes, selon les MÉTHODES que le Manifeste décrit en détail, afin de déclencher la RÉVOLUTION.»

Il y a donc déjà au moins un an que les marxistes de Partis-Pris ont décidé, et fait part de leur décision publiquement, de créer artificiellement la haine entre les classes afin de déclencher la révolution. En cela, ils sont pleinement fidèles aux théoriciens communistes tels que Lounatscharsky qui ont décrété que la haine est le moteur de la Révolution. «À bas l'amour du prochain!, s'écriait ce dernier. Ce qu'il nous faut c'est la haine. Nous devons apprendre à haïr, c'est ainsi que nous arriverons à conquérir le monde». Sans haine généralisée, pas de révolution. Cela se comprend; car «le premier principe de la vie social consiste à procurer le bien au autres, à les aimer», écrit Marcel Clément. C'est ce devoir qui engendre la vie sociale». Et la révolution est premièrement et dernièrement la destruction de l'ordre social, la mort de la vie sociale.

En parcourant le Manifeste, nous pouvons suivre les procédés que nos marxistes québécois emploient: l'exploitation du mécontentement populaire (par eux attisé) et des diverses crises.

«Nous appelons révolutionnaire, lisons-nous en page 31, la situation où une PRISE DU POUVOIR par les travailleurs (1), un renversement de l'ordre établi est immédiatement possible».

Vient ensuite l'exposé de diverses situations ou facteurs que les marxistes se promettent d'exploiter à fond: «Conjoncture internationale: c'est là un facteur qu'il ne faut pas négliger, et son importance dans le cas du Québec, saute aux yeux: même si toutes les autres circonstances favorables étaient réunies, il nous faudrait encore compter avec Monsieur notre voisin du Sud (États-Unis) et Messieurs ses "Marines": si nous commettions la moindre erreur, rien ne les empêcherait de nous faire subir le sort de Saint-Domingue». (Page 31).

Et voyons la suite, qui nous montre que les révolutionnaires marxistes du Québec s'insèrent dans la Révolution marxiste mondiale, et qu'au besoin ils seraient sans doute prêts à demander l'aide de la Russie ou de la Chine: «Bien sûr, nous ne pouvons y changer grand chose, du moins PAS À NOUS SEULS, mais l'évolution de la situation internationale peut jouer en notre faveur... Cela nous indique que NOTRE RÉVOLUTION se situe DANS LE CONTEXTE D'UNE LUTTE INTERNATIONALE; et nous indique donc un réseau d'alliances, de soutien mutuel et même de coordination dont nous aurons besoin.»

Et, en page 32, sur l'exploitation des diverses crises de la société pour provoquer artificiellement la Révolution: «Les chefs révolutionnaires doivent être simplement capable de prévoir la crise, et surtout avoir la lucidité de L'EXPLOITER quand elle se présente. [...] Vastes actions populaires exprimant le mécontentement. Il est bien évident c'est celui sur lequel nous pouvons le plus agir: par l'agitation, la propagande, l'éducation politique, NOTRE RÔLE (rôle d'avant-garde révolutionnaire) EST DE PROVOQUER LA MONTÉE DE CES ACTIONS ET DU MÉCONTENTEMENT POPULAIRE.»

Et dans les autres pages suivent, l'action et les tâches du Mouvement de Libération Populaire (MLP) de Parti-Pris: «Le Parti ne rejette d'avance aucune forme de lutte, aucun moyen qui puisse le conduire au pouvoir.» (page 35)

Autrement dit, pour les marxistes du Québec, tous les moyens sont bons pour provoquer artificiellement la révolution. Et pour réveiller certains qui semblent croire encore que les marxistes de Parti-Pris sont des hommes de bonne volonté qui veulent la Paix (et non la prise du Pouvoir à tout prix), nous continuons à citer leur Manifeste '66:

«Les différents moyens qui peuvent conduire à la prise du Pouvoir peuvent se ramener à quatre formes de lutte.

LA LUTTE ARMEE: dans certains cas, même si elle exige des sacrifices, cette forme de lutte est la seule qui soit possible.»

«...La seule forme de guerre que puisse faire les révolutionnaires est la Guérilla. Il s'agit de la guerre de harcèlement. [...] Quoique l'industrialisation et l'urbanisation du pays pose des problèmes particuliers, cette forme de lutte, qui demande au Parti d'organiser une Armée Révolutionnaire SERAIT AUTANT POSSIBLE AU QUÉBEC QUE N'IMPORTE OÙ AILLEURS» (au Viet-Nam, pour un cas).

«Puis vient LA LUTTE CLANDESTINE: «Cette forme d'action aussi est possible au Québec, poursuit Parti-Pris, la preuve en est que certains mouvements, le F.L.Q. entre autres, l'utilisent déjà. Cette forme de lutte exige comme organisation la formation d'un noyau de révolutionnaires professionnels, travaillant à plein temps pour le Parti, et soutenus financièrement par lui.»

Enfin, LA LUTTE OUVERTE:
«Agir en plein jour ouvertement, tant que les conditions le permettent. Elle implique que LE PARTI TRAVAILLE, AU NIVEAU DES GRANDES ORGANISATIONS SOCIALES, SYNDICALES, COOPÉRATIVES, ORGANISATIONS ÉDUCATIVES, PARLEMENTAIRES.» (Page 36).

La dernière sorte de lutte suggérée est la lutte électorale.

Les marxistes révolutionnaires du Québec qui, pour l'instant, choisissent la lutte ouverte ont décidé de se servir également de toutes les luttes, même armées et clandestines, pour provoquer la révolution chez nous! En page 36: «Nous avons dit que le Parti ne doit rejeter d'avance aucune de ces formes de lutte. Cela veut dire qu'il doit s'organiser pour être capable de les utiliser toutes selon les nécessités du moment.»

Ils décident, «pour le moment», de choisir la lutte ouverte car: «Il est précieux de pouvoir utiliser des revues, des journaux, et même quand nous le pouvons, la radio et la télévision pour répandre nos idées. De même ces méthodes nous permettent de participer ouvertement à des actions, d'appuyer des grèves, de faire du piquetage et des manifestations, par exemple; alors que si nous étions dans la clandestinité nous ne pourrions nous permettre de nous afficher ainsi (page 39).»

«Il s'agit pour nous de faire naître à la fois la colère contre les exploiteurs, et l'espoir d'une société radicalement nouvelle (Page 39).»

FRONT COMMUN?

«La lutte ouverte implique que le Parti travaille au niveau des grandes organisations sociales», écrit le Mouvement de Libération Populaire de Parti-Pris.

«Le Devoir» du lundi 20 septembre 65 nous fournit une illustration de cette méthode dite «de la lutte ouverte» prônée par le MLP. En effet nous apprenions dans les pages de ce journal la naissance d'un Congrès des mouvements de jeunesse du Québec: «Une vingtaine de mouvements de jeunesse étudiante, ouvrière et rurale du Québec, réunis en fin de semaine à l'Université de Montréal ont jeté des bases d'un organisme de coordination qui permettra aux jeunes du Québec d'établir un FRONT COMMUN et de s'exprimer en tant que groupe social.»

Que les jeunes forment un organisme de coordination de leurs divers mouvements, en soi, il n'y a rien à objecter à cela. Mais quels sont les mouvements de jeunesse qui font partie de cet organisme de coordination pour établir un FRONT COMMUN de la jeunesse du Québec?

Le Président du Congrès des mouvements de jeunesse du Québec est M. Alban Asselin de la Jeunesse Ouvrière Catholique (JOC). Son exécutif compte cinq vice-présidents et un secrétaire général. Parmi les vice-présidents élus on remarque: Marc Bourgault du Mouvement de Libération Populaire de Parti-Pris et Dimitri Roussopoulos de L'Action Pacifique. Les mouvements de jeunes réunis ensemble sont: L'UGEQ (voir notre Dossier de L'UGEQ, octobre 65) la JOC, la JEC, la JIC, la JRC, le RIN (Voir notre Dossier du RIN, avril 65), le MLP (Mouvement de Libération Populaire de Parti-Pris), les Copains de St-Henri, les jeunesses musicales, les Chantiers de Montréal, les jeunes Scientifiques, la Jeunesse active, la Jeunesse Néo-Démocrate, Amitié-Jeunesse, Coeurs-Vaillants, et la LIGUE DES JEUNES COMMUNISTES.

Quelques jours avant le congrès, le journal officiel du Parti Communiste Canadien, «COMBAT», de septembre 65, publiait en page 8 un court article sur la fondation du "Congrès des Mouvements de Jeunesse du Québec": «Les représentants de la jeunesse du Québec se réunissent pendant 3 jours à l'Université de Montréal, le 17 septembre, dans le BUT de "situer le rôle essentiel de la jeunesse en tant que facteur d'évolution de toute société. La "Ligue des Jeunesses Communistes" y est représentée par un délégué.»

Plusieurs mouvements de jeunesse du Québec ont décidé de faire Front Commun. Les marxistes révolutionnaires du Mouvement de Libération Populaire (MLP) de Partis-Pris, la Ligue des Jeunesses Communistes, L'Action Pacifique ont décidé de s'unir avec certains de nos mouvements d'Action Catholique mandatés par les évêques, comme la JOC, la JRC, la JEC, et caetera. Et pourtant, en page 74 du Manifeste du Mouvement de Libération Populaire (MLP) de Partis-Pris nous lisons: «Sur le plan intérieur, le plus grand obstacle (à la révolution) est le clergé (catholique): il s'opposera à la lutte armée. Aussi, au lieu de présumer de leur sympathie, il serait plus juste de les considérer comme des ennemis probables, et des ennemis de taille (Parti-Pris Août-sept. 65, page 74).»

Cela nous amène à nous poser une question angoissante: est-ce que les mouvements d'Action Catholique, mandatés par les évêques pour collaborer à l'apostolat du clergé catholique, collaborent aussi dans un Front Commun POLITIQUE avec le Mouvement de Libération Populaire et la Ligue des Jeunesses Communistes et caetera, dont le but déclaré est de provoquer, par tous les moyens, sans excepter la lutte armée, la révolution communiste au Québec? La question est lourde de conséquences. Le fait accompli du Congrès des mouvements de jeunesse est une réponse.

Il y a dans cette situation une aberration totale du jugement catholique. La prudence est une vertu qui pousse à l'action, par le bien contre le mal. Ne soyons pas naïfs. Sachons voir que les forces du mal entreprennent une lutte ouverte et que le temps est venu pour eux d'agir en pénétrant dans les divers mouvements.

«Le Parti, disent-ils, ne rejettent d'avance aucune forme de lutte, aucun moyen qui puisse le conduire au pouvoir» (y compris la guérilla et la guerre civile). Rien de plus contraire à la doctrine sociale catholique dont le but est la "tranquillité de l'ordre"», c'est-à-dire, la Paix!

PAIX AUX HOMMES DE BONNE VOLONTÉ

Le 4 octobre dernier (1965), aux Nations Unies, le Pape Paul VI s'écriait: «Les rapports entre les peuples doivent être réglés par la raison, par la justice, le droit et la négociation, et non par la force, ni par la violence, ni par la guerre, non plus que par la peur et la tromperie.»

Le Mouvement de Libération Populaire écrit dans le dernier numéro de sa revue Parti-Pris: «Par l'agitation, la propagande, l'éducation politique, notre rôle est de provoquer la montée du mécontentement populaire.»

Nous comprenons alors les paroles de Paul VI dans «Ecclesiam Suam» sur le dialogue avec les marxistes (communistes): «Dans ces conditions, l'hypothèse d'un dialogue devient très difficile à réaliser, pour ne pas dire impossible, bien qu'il n'y ait aujourd'hui encore dans notre esprit, aucune exclusion à priori à l'égard des personnes qui professent ces systèmes et adhèrent à ces Régimes. Pour qui aime la vérité, la discussion est toujours possible. Mais des obstacles de caractère moral accroissent énormément les difficultés, par défaut d'une liberté suffisante de jugement et d'action et par suite de l'abus dialectique de la parole qui ne vise plus à la recherche et à l'expression de la vérité objective, mais se trouve mis au service de fins utilitaires préétablies. C'est pour cela que le dialogue fait place au silence»; et un peu plus loin en parlant de Paix: «L'ouverture d'un dialogue tel que veut être le Nôtre, désintéressé, objectif, loyal, est par elle-même une déclaration en faveur d'une paix libre et honnête; elle exclut simulations, rivalités, tromperies et trahisons.»

Il est temps que l'Action Catholique au Québec revienne à ses sources. Nous savons d'ailleurs que la plupart des sections locales de la JOC sont encore apostoliques et solidement attachées aux véritables principes d'action catholique. Mais la plupart des membres de la JOC ne savent pas qu'on les utilise ainsi pour fonder ce Congrès des mouvements de jeunesse du Québec, dont nous savons ce qu'il est: non pas un organisme catholique et apostolique mais un Front Commun sans religion à fins politiques! Il faut que les diverses sections locales d'Action Catholique s'éveillent et réagissent; car ces divers mouvements qui viennent de faire Front Commun à l'Université de Montréal, ne représentent pas et n'ont aucune autorité pour représenter la jeunesse du Québec.

Au même moment où le Pape Paul VI lance un appel à la Paix à tous les hommes de bonne volonté, certains hommes qui ne veulent pas la Paix, mais veulent utiliser tous les moyens pour provoquer la Révolution, viennent de lancer sur le marché leur deuxième manifeste pour saccager toutes les structures actuelles de la société québécoise. Et certains mouvements d'action catholique, comme la JOC, la JEC et la JRC, qui devraient suivre les directives des Papes, s'unissent officiellement à des mouvements révolutionnaires qui veulent préparer par la propagande la guerre civile en notre pays.

Nous ne voulons pas nous étendre plus loin sur ce sujet douloureux, mais nous devons demander à toutes les sections de ces divers mouvements d'Action Catholique de se désolidariser nettement de leurs diverses centrales nationales qui sont en contradiction avec l'esprit catholique! En effet, le Pape Paul VI n'écrivait-il pas dans Ecclésiam Suam: «Ce sont ces raisons qui nous contraignent, comme elles y ont obligé nos prédécesseurs, et avec eux quiconque prend à coeur les valeurs religieuses, de CONDAMNER les systèmes de pensée négateurs de Dieu et persécuteurs de l'Église, systèmes souvent identifiés à des régimes économiques, sociaux et politiques, et parmi eux tout spécialement le communisme athée» (Ed. rides, Page 84).

Les catholiques doivent vouloir la Paix! Et la Paix repose d'abord sur nos consciences. Voilà l'appel. Mais certains hommes ne veulent pas la Paix. Et c'est au nom des droits de l'homme et avec des mots de paix plein la gueule qu'ils préparent une guerre civile! Par là même, ils violent le PREMIER droit de l'homme, celui de vivre. Sans celui-là les autres ne valent rien!

Les rédacteurs de Parti-Pris et les révolutionnaires marxistes du Mouvement de Libération Populaire, quand ils font de la propagande pour la lutte armée et la guérilla au Québec, attentent directement à ce premier droit de l'homme. À la quatrième session du Concile de Vatican II, et suivant en cela le Pape Paul VI, plusieurs pères ont condamné "toutes les formes de violences, qu'il s'agisse d'actes de terrorisme, de guérilla, des mouvements révolutionnaires, et caetera. Pendant ce temps le Mouvement de Libération Populaire de Parti-Pris fomente des conflits sociaux pour provoquer la «situation» révolutionnaire nécessaire à la guerre civile dans la province de Québec, et sème à tout vent une littérature de haine.

Mais ce qui est très douloureux, c'est de voir certains mouvements d'Action Catholique (qui peut-être ne savent pas au juste à quoi cela les associe) faire un Front Commun de revendications avec de tels appareils révolutionnaires. Ce n'est pas là, de leur part, seulement une «prise de conscience» de la lutte des classes, mais une trahison ouverte de la conscience catholique, et une atteinte grave portée à «l'objet du profond désir de l'humanité: LA PAIX» (Jean XXIII).

Notes:

1. Dans leur langage ce collectif désigne exclusivement les membres et les partisans du Parti.

Bernard-Simon Leclerc

Commentaire mis en ligne le 23 juin 2009
« Que les femmes aient de tels droits fondamentaux cela inquiète les groupes de droite qui se disent pro-vie ou pro-famille et qui revendiquent non seulement l’interdiction du droit à l’avortement, mais également, que la famille traditionnelle patriarcale soit le seul type de famille reconnu par les États. Plusieurs de ces groupes ont une attitude agressive à l’égard non seulement des féministes mais aussi des personnes homosexuelles. Ils perçoivent le féminisme et l’homosexualité comme des menaces à l’égard de la famille. Ce qu’ils omettent de constater, c’est que tout individu fait partie d’une famille et que les personnes homosexuelles ont des familles. En fait, les groupes pro-vie et pro-famille ne reconnaissent qu’un seul type de famille : la famille patriarcale traditionnelle qui ne laisse pas de place à l’égalité entre les hommes et les femmes. »

(http://netfemmes.cdeacf.ca/documents/groupes-antifeministes-USLetter.pdf)

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 22 juin 2009
CORRECTION À LA TRADUCTION FRANÇAISE DE L'INVITATION

Congrès mondial des partisans de la famille,

Le congrès mondial «World Congress of Families V» (Amsterdam, du 10 au 12 août) n’est déjà plus que dans 7 semaines.

Trois actions primordiales à faire pour en assurer un franc succès et mettre séance tenante sur pied le mouvement profamille international:

1. S’inscrire en ligne:

http://movieguide.us1.list-manage.com/track/click?u=67e39fee5330068dff3319cbf&id=3c71bf4f51&e=9600c65d2f

2. Pour télécharger notre prospectus:
http://movieguide.us1.list-manage.com/track/click?u=67e39fee5330068dff3319cbf&id=ff251b64e2&e=9600c65d2f

Nous attendons plus de 3 000 meneurs profamilles, militants, savants et membres du comité directeur de plus de 60 pays pour assister à ce congrès.

Il y aura d’intéressantes informations (discours, réunions-débats, documentaires) sur les questions qui nous inquiètent sur la famille - comme l'avortement, le mariage, la dénatalité, les droits parentaux, la pornographie, la protection de l'enfance, les médias, le clonage humain et l'euthanasie par certains des experts principaux dans ces questions.

Vous aiderez aussi à renforcer les mouvements profamille dans le monde entier - en Amérique latine, en Espagne, en Scandinavie, en Roumanie, en Russie, en Italie, en Afrique, etc.

Un Congrès mondial de la famille est une merveilleuse place pour se connecter avec les gens de partout dans le monde qui partagent vos valeurs, aussi bien qu'aider à projeter des stratégies pour les batailles à venir aux Nations Unies, à l'Union européenne et à d'autres forums internationaux et nationaux.

À notre avis, il est de notre devoir de venir à Amsterdam. Le destin de la famille est sous la menace.

Téléchargez s'il vous plaît le prospectus électronique en cliquant ici. Prenez un moment pour faire circuler à tous vos amis profamilles.
http://movieguide.us1.list-manage.com/track/click?u=67e39fee5330068dff3319cbf&id=bd0b0f71af&e=9600c65d2f

Si vous pouvez venir à Amsterdam, je serai heureux de vous rencontrer personnellement. En attendant, merci et que Dieu vous garde.



Larry Jacobs

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 22 juin 2009
Congrès mondial des partisans de la famille,

Le congrès mondial «World Congress of Families V» (Amsterdam, du 10 au 12 août) n’est déjà plus que dans 7 semaines.

Trois actions primordiales à faire pour en assurer un franc succès et mettre séance tenante sur pied le mouvement profamille international:

1. S’inscrire en ligne

http://movieguide.us1.list-manage.com/track/click?u=67e39fee5330068dff3319cbf&id=3c71bf4f51&e=9600c65d2f

2. Pour télécharger notre prospectus:
http://movieguide.us1.list-manage.com/track/click?u=67e39fee5330068dff3319cbf&id=ff251b64e2&e=9600c65d2f

Nous attendons plus de 3 000 meneurs profamilles, militants, savants et membres du comité directeur de plus de 60 pays pour assister à ce congrès.

Il y aura d’intéressantes informations (discours, réunions-débats, documentaires) sur les questions qui nous inquiètent sur la famille - comme l'avortement, le mariage, la dénatalité, les droits parentaux, la pornographie, la protection de l'enfance, les médias, le clonage humain et l'euthanasie par certains des experts principaux dans ces questions.

Vous aiderez aussi à renforcer les mouvements profamille dans le monde entier - en Amérique latine, en Espagne, en Scandinavie, en Roumanie, en Russie, en Italie, en Afrique, etc.

Un Congrès mondial de la famille est une merveilleuse place pour se connecter avec les gens de partout dans le monde qui partagent vos valeurs, aussi bien qu'aider à projeter des stratégies pour les batailles à venir aux Nations Unies, à l'Union européenne et à d'autres forums internationaux et nationaux.

À notre avis, il est de notre devoir de venir à Amsterdam. Le destin de la famille est sous la menace.

Téléchargez s'il vous plaît l'aviateur électronique(prospectus électronique) pour WCF V en cliquant ici. Prenez un moment pour faire circuler à tous vos amis profamilles.
http://movieguide.us1.list-manage.com/track/click?u=67e39fee5330068dff3319cbf&id=bd0b0f71af&e=9600c65d2f

Si vous pouvez venir à Amsterdam, je serai heureux de vous rencontrer personnellement. En attendant, merci et que Dieu vous garde.

Larry Jacobs

World of Congress of Families Supporter,

World Congress of Families V (Amsterdam, August 10-12) is now just 7 weeks away.

You can do three things right now to assure a successful Congress and to help us build the international pro-family movement:

1. Click here to register online for the Amsterdam Congress.
http://movieguide.us1.list-manage.com/track/click?u=67e39fee5330068dff3319cbf&id=3c71bf4f51&e=9600c65d2f

2. Click here to download our electronic flyer for World Congress of Families V. Please circulate it as widely as possible to every pro-family activist on your e-mail list.

We are expecting more than 3,000 pro-family leaders, activists, scholars and officeholders from over 60 countries to attend World Congress of Families V.

There will be excellent input (speeches, panel discussions, documentaries) on issues of concern to the family -- like abortion, marriage, declining birth rates, parental rights, pornography, child care, the media, cloning and euthanasia by some of the foremost experts on these issues.

You'll also be helping to strengthen pro-family movements all over the world -- in Latin America, Spain, Scandinavia , Romania , Russia, Italy , Africa , etc.

A World Congress of Families is a wonderful place to connect with people from all over the world who share your values, as well as helping to plan and strategize for the battles ahead at the United Nations, the European Union and at other international and national forums.

Again, please consider coming to Amsterdam . The fate of the family is at stake. Click here to register.
http://movieguide.us1.list-manage.com/track/click?u=67e39fee5330068dff3319cbf&id=bd0b0f71af&e=9600c65d2f

Please download the electronic-flyer for WCF V by clicking here. Take a moment to circulate it to all of your pro-family friends.

If you can come to Amsterdam , I look forward to greeting you personally. In the meantime, thank you and God bless you.

Larry Jacobs

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 22 juin 2009
Le cardinal Gravel compare l’Iran - un pays qui n’a rien de comparable avec l’Occident - avec le Québec. Vraiment, Gravel, c’est de la graine de général! Plus instruit que lui, tu meurs! Mais puisque le mollah Gravel veut prendre ce chemin, prenons-le et analysons comment ses amis ne sont pas différents des pires intégristes talibans!

Un bon Frère∴, le très maçonnique Gérin-Lajoie, est encore pire que les intégristes talibans. Dans ce qui suit, vous allez comprendre comment notre saint Raymond fait du cléricalisme.

*******************

GÉRIN-LAJOIE ET L'AVENIR DE L'ÉDUCATION CATHOLIQUE AU QUÉBEC

Le mardi, 23 novembre 1965, un événement s'est produit qui pourrait bien être capital pour l'avenir de l'éducation chrétienne dans la province de Québec. Dans son allocution d'ouverture des Assises Criminelles de Québec, l'honorable juge F. Dorion a dénoncé la suppression systématique de toute référence à Dieu et à la religion dans les manuels scolaires de première et de deuxième année. La réaction ne se fit pas attendre. Le ministre de l'Éducation, M. Paul Gérin-Lajoie, fit une sortie qui restera mémorable. Le rapport Parent et la Catéchèse furent évoqués comme étant à l'origine de la censure imposée à Dieu et à la religion dans les manuels scolaires. Mais une chose est certaine ; cette censure imposée à Dieu et à la religion est la caractéristique première du laïcisme.

Le laïcisme, pour ceux qui ignorent sa vraie nature, "est une doctrine néfaste qu'il faut rejeter" dit la Constitution Dogmatique de l'Eglise de Vatican II : Il faut rejeter la doctrine néfaste qui s'efforce de construire la société sans tenir aucun compte de la religion et qui combat et ruine la liberté religieuse des citoyens” (De Ecclesia; chap. IV, “Des Laïcs”)

"ON CHERCHE À FAIRE OUBLIER DIEU ET AUSSI LA RELIGION."

C'est sous ce titre que le journal l'ACTION de Québec, rapportait en première page, le mardi 23 novembre 1965, une partie de l'allocution d'ouverture aux Assises criminelles de Québec de 1'honorable juge Frédéric Dorion. Voici le texte de l'Action:

«Les taxes scolaires que nous sommes appelés à payer serviront-elles à enlever de l'esprit de nos enfants toute idée de Dieu? Autant de questions qui jettent 1'angoisse dans nos esprits!

«Je ne connais pas un père de famille, je ne connais pas une mère de famille, qui n'ait comme principal souci celui de bien élever ses enfants. Cependant, ces enfants, que vous chérissez, vous devez nécessairement en confier l’éducation aux autorités scolaires lorsqu’ils atteignent l'âge de fréquenter l'école.

«Vous avez le droit d'exiger qu'ils continuent à recevoir à l’école l'éducation que vous avez commencé à leur dispenser au foyer, et vous avez aussi le droit d'exiger que ceux qui vous représentent continuent à enseigner le respect des principes que vpis vpis êtes efforcés de leur inculquer à la maison.

«Or, avez-vous eu l'occasion de constater les changements survenus récemment dans les programmes de nos écoles qui reçoivent les enfants en bas âge?

«Vous êtes-vous rendus compte que l'on s'applique, au moyen de nouveaux manuels scolaires, à leur faire oublier tout ce qui a trait à la religion et à l'existence de Dieu ?

«Pour faire plaisir sans doute à une poignée d'agnostiques, on a déformé totalement les livres de lecture de la première et de la deuxième année.

«À preuve, l'hon. juge Dorion souligne que dans le deuxième livre de lectrice, aqui comprend 102 pages, on en a modifié 33, c'est-à-dire presque le tiers, afin de faire disparaître toute idée de Dieu et de religion.

«Rendu à ce point, le juge en chef de la Cour supérieur déclare formellement que ce manuel a été présenté sous de fausses représentations, parce qu’il est indiqué, à l'intérieur de la couverture qu'il est approuvé par le Conseil de l'Instruction Publique de Québec.

«Or, l'on sait que ce conseil, dont faisaient parti les évêques, n'existe plus depuis trois ans. C'est donc une fausseté qu'on a pas le droit d'imprimer dans un livre destiné à l'éducation des enfants.

«Dans le livre de lecture auquel le juge réfère, il note que les noms de Dieu, de Satan, les allusions aux prières, aux hosties, etc., ont été biffés pour être remplacés par des phrases anodines.

«Est-il possible dans une province comme la nôtre, de mépriser ainsi les sentiments de la population à 85% catholique et à au-delà de 10% protestante, et de chercher à neutraliser l'enseignement à nos jeunes enfants. Est-ce ainsi que l'on fera la lutte à la délinquance juvénile que tout le monde déplore ? Nos commissions scolaires locales acceptent-elles de porter une pareille responsabilité ?" a conclu l'hon. Dorion.

«DES PRÊTRES ET NON DES AGNOSTIQUES, ONT CHANGÉ LES MANUELS DE LECTURE»

C'est le titre qui coiffait, en première page, dans LE DEVOIR du 24 novembre 1965, le commentaire du ministre de l'Éducation, M. Paul Gérin-Lajoie, sur l'allocution du juge Dorion; après le couplet habituel de la propagande sur la chasse aux sorcières: «Je savais qu'il y a des gens qui pratiquent la chasse aux sorcières, mais je ne savais pas qu’il y en avait parmi les juges», le ministre de l'Éducation a poursuivi:

«J'ai une conception de la séparation entre le pouvoir judiciaire et le pouvoir politique et administratif qui ne correspond pas à l'attitude que vient d'afficher le juge en chef de la Cour supérieure.

«Je m'étonne qu'un juge en chef puisse se prononcer de la sorte sans d'abord se renseigner. Les changements dans ces livres de lecture font s rite à des opinions et à des voeux expimés par les offices ou les commissions de catéchèse et en particulier, à Montréal.

«Ces changements, a-t-il ajouté, loin d'être l'oeuvre d'agnostiques, font suite à l'interprétation de personnes spécialement chargées par les évêques pour s'occuper de la question de la catéchèse.

«Pour moi, je crois que le juge en chef ne savait pas qui il visait quand il a parlé d'agnostiques, car en ce cas précis ce sont des prêtres.

«Le ministre a affirmé qu'il n'y avait aucun doute que ces changements étaient justifiés par le rapport Parent et les offices de catéchèse.»

Pour ceux qui ont lu objectivement la déclaration du juge Dorion, la réplique du ministre de l'Éducation apparaît on ne peu plus tendancieuse. Le ministre a pris parti et il part en guerre. Tout y est: l'insulte préalable, le faux semblant de légalité, l'altération du sens véritable de la pensée de son interlocuteur. Ce n'est plus là le dialogue dont se réclame si souvent le ministre de l'Éducation, mais bien une charge de M. Paul Gérin-Lajoie contre M. F. Dorion. Il n'est pas séant de revenir ici sur l'injure personnelle faite à l'honorable juge F. Dorion, mais disons tout de suite que le procédé manque d'éducation et qu'il étonne quand il vient d'un ministre de l'Éducation nationale!

«J'AI UNE CONCEPTION DE LA SÉPARATION ENTRE LE POUVOIR JUDICIAIRE ET LE POUVOIR POLITIQUE...»

Mais ce qui apparaît plus tendancieux encore de la part d'un ancien avocat comme Maître Gérin-Lajoie, c'est le retranchement légaliste où il s'embusque dès le point de départ de sa réfutation. Prétendre à l'argument de la séparation du pouvoir judiciaire et du pouvoir politique pour disqualifier l'intervention d'un homme public catholique en faveur de Dieu et de l'Église, c'est une attaque habile en pratique, mais fausse en principe ; c'est une application de l'esprit des principes de ce Droit nouveau condamné par Pie XII, Droit nouveau sournoisement hostile à Dieu et à l'Eglise, qui s'emploie à construire la société sur l'Etat, en dehors de toute référence publique à Dieu, à l'Église et aux droits naturels des citoyens!

Le juge Dorion revendiquait dans son allocution les droits de Dieu, de l'Église et des parents catholiques. Ces droits fondamentaux à toute civilisation, non seulement doivent être respectés mais encore ils doivent être défendus par le pouvoir judiciaire et le pouvoir politique. Le juge Dorion était non-seteulement dans son droit, mais il faisait son devoir. Tout ce que la réplique insolente de M. Gérin-Lajoie nous révèle, c'est que lui, le ministre de l'Éducation, ne semble pas considérer qu'il soit du droit et du devoir du pouvoir judiciaire et du pouvoir politique de respecter et de défendre les droits de Dieu, de l'Église et des parents catholiques. Le ministre de l'Éducation est en cela conséquent avec les principes qui ont inspiré le Bill 60.

Car le Bill 60 voté en 1964, a supprimé le caractère confessionnel des écoles publiques. Bien que le Ministère de l'éducation permette qu'on y enseigne encore la religion, légalement les écoles publiques ne sont plus catholiques. L'éducation relevant d'ores et déjà de la politique et de l'administration, le ministère de l'Éducation aurait champs libre pour brandir le Droit légal de l'Etat en face du Droit naturel et chrétien revendiqué par le juge Dorion: «J'ai une conception, a-t-il dit, de la séparation entre le pouvoir judiciaire et le pouvoir politique et administratif qui ne correspond pas à l'attitude que vient d'afficher le juge en chef de la Cour supérieure».

Cette phrase qui exprime l'esprit d'une nouvelle conception du droit, clôt une époque. Nous sommes passés de la responsabilité morale personnelle exigée par le droit naturel et chrétien, à la dictature légaliste imposée par les Etats laïcisés. Mais une prétendue loi qui fait de Dieu un hors-d'oeuvre de la communauté politique (fut-elle le "Bill 60") est un désordre; les catholiques ne sauraient être liés par elle, mais, par contre, ils sont tenus de rétablir l'ordre naturel et divin des choses. "Il faut obéir à Dieu plutôt q'aux hommes", écrivait Jean XXIII dans Pacem in terris. Tel est le cas ici.

LE CLÉRICALISME ACTUEL ET LE DROIT DES LAÏCS CATHOLIQUES

Il est donc clair qu'aucune mesquinerie légaliste d'un ministre de l'Education ne doit empêcher la population catholique du Québec de donner son adhésion aux paroles courageuses du juge F. Dorion. La Constitution dogmatique de l'Église, définie par le Concile Vatican II, dans son chapitre IV consacré au rôle des laïcs dans l'Église et le monde, enseigne que le "Christ accomplit son office prophétique, non seulement par le moyen de la Hiérarchie, mais par le moyen des laïcs qu'Il constitue, de ce fait, comme ses témoins, et à qui Il procure le SENS de la foi et la grâce de la PAROLE, afin que la FORCE de l'Évangile resplendisse dans la vie quotidienne, familiale et SOCIALE". Le juge Dorion n'a pas fait autre chose dans son allocution d'ouverture aux Assises criminelles de Québec.

Comme nous voudrions, nous laïcs, que certains de nos clercs eussent la moitié autant de courage ! Cependant, il est vrai que nous sommes ici en un domaine qui relève directement du pouvoir temporel du laïcat chrétien et non, d'abord, du pouvoir spirituel du clergé. Au plan civique comme au plan de l'Église (sans qu'il n'y ait jamais opposition entre les deux plans, même s'il y a distinction de nature), le juge Dorion était dans son droit et accomplissait un devoir sacré en faisant sa mise en garde au sujet de la laïcisation des manuels scolaires de première et deuxième année, et certains clercs s'opposeraient sérieusement aux principes de la vraie doctrine catholique s'ils se permettaient de critiquer publiquement son initiative. L'ère des tromperies et du double-jeux ministériel, ouverte avec le Bill 60, doit cesser dans le domaine qui nous préoccupe particulièrement ici, soit celui de l'éducation. Maître Gérin-Lajoie excelle dans 1'art de farcir son département de clercs et de religieux ; et cela s'appelle du Cléricalisme. Pour ceux qui l'ignoreraient, le cléricalisme est cet empiétement des clercs dans le domaine temporel pour y exercer une action qui contredit, en fait, les droits civiques et chrétiens des laïcs catholiques, au profit des cliques laïcistes ou agnostiques. L'Eglise réprouve et condamne le cléricalisme autant que le laïcisme. Mais le ministère de l'Éducation de la province de Québec s'accommode des deux. La méthode tendancieuse employée par M. Gérin-Lajoie pour mettre le juge Dorion en contradiction avec l'Église, en est l'illustration vivante. "Pour moi, dit le ministre de l'Éducation, je crois que le juge en chef ne savait pas qui il visait quand il a parlé d'agnostiques, car, en ce cas précis, ceux-là sont des prêtres". On voit le raisonnement : M. l'Abbé Untel ou Mgr Untel sont d'accord avec le ministère pour la laïcisation des manuels scolaires, et le ministre est d'accord avec eux, donc l'Eglise est d'accord. Et voilà comment le cléricalisme et le laïcisme se secondent l'un l'autre !

Mais qu'a dit au juste le juge Dorion à propos des agnostiques ? Il n'a pas dit que c'étaient des agnostiques qui avaient déformé les livres scolaires, ainsi que semble l'entendre M. Gérin-Lajoie ; il a dit ceci : "Pour faire plaisir à une poignée d'agnostiques, on a déformé totalement les livres de lecture." Ce qui est très différent de l'interprétation que M. Gérin-Lajoie donne aux propos du juge Dorion : "Le juge en chef ne savait qui il visait, a dit le ministre de I'Éducation, quand il a parlé d’agnostiques, car en ce cas précis, ce sont des prêtres". Cette altération de la pensée du juge Dorion par le ministre de l’Éducation en dit long.

ET LA CATÉCHÈSE?

Il faut mettre un fait bien au clair. L'office de la catéchèse, ni celui de Montréal ni aucun autre d'ailleurs, n’a jamais demandé, permis ou accepté (du moins ouvertement) la laïcisation des manuels scolaires - c'est-à-dire la suppression radicale de toutes références à Dieu et à la religion dans les livres de classe, comme l'affirme le ministre de l’Éducation: «Les changements dans ces livres de lecture font suite à des opinions et à des voeux exprimés par les offices ou les commissions de catéchèse, en particulier à Montréal» (Le Devoir, 24 novembre 1965).

Cette affirmation est contraire à la vérité. À preuve, voici quelques extraits d'un article que le Directeur de la catéchèse de l'Université Laval à Québec, publiait dans L'ACTION du 12 novembre 1965:

«Tout le monde a ici à l'esprit l'exemple de la nouvelle édition des livres de lecture de première et deuxième année : à toute fin pratique, on y a supprimé d’une manière systématique évidente les images et les sujets de lecture de caractère religieux. CELA EST UNE EXAGÉRATION INACCEPTABLE DANS UNE ÉCOLE CHRÉTIENNE. Dans ces manuels on fait référence aux réalités déjà familières aux enfants, étant donné le monde dans lequel ils vivent. Toutes les réalités, sauf celles de l’univers religieux. Il est bien évident qu’une suppression aussi radicale et systématique ne cadre pas avec les principes de l'Éducation chrétienne.

«...C'est là la première erreur que les parents sont en droit de ne pas tolérer. Il y a aussi dans tout cela une seconde erreur, qui est plutôt une maladresse (?) monumentale dans la manière de procéder. Les responsables de ce changement dans les manuels diront sans doute que l’édition précédente exagérait, qu’elle faisait une place inopportune aux choses de la religion. Sans nous engager sur ce terrain de discussion, admettons qu’il fallait faire quelque chose. Ce qu’il fallait faire, c’était une transformation des manuels, de manière à donner aux réalités religieuses ni plus ni moins de place qu’elles occupent dans l’univers familier des enfants. Tout le monde aurait applaudi. Or ce n’est pas une transformation qu’on a faite, c’est une plaie, une suppression. ET UNE SUPPRESSION TOTALE PAR DESSUS LE MARCHÉ.»

Pour ce qui est de l'office de catéchèse de Montréal, où se seraient "exprimés, en particulier, des voeux et opinions de changement" selon le ministre de l'Éducation, le journal L'ACTION du 24 novembre 65 nous apprend ceci:

«M. l'Abbé Pierre Cléroux, du service de la Pastorale à la Commission des écoles catholiques de Montréal, qui avait été chargé en 1964 de former une commission spéciale pour étudier le manuel de lecture de première et de deuxième année, nous a déclaré ce matin que les conclusions de son rapport ont été mal interprétées PAR LES AUTORITÉS CHARGÉES DE REFAIRE LES MANUELS.

«Les conclusions visaient à améliorer le texte ET NON PAS À SUPPRIMER LES CHOSES, dit-il textuellement» (L'ACTION, p. 16).

Alors, qui a pu faire ces suppressions radicales - souvent avec une intention trop évidente de ridiculiser la religion (on a remplacé par exemple le mot Dieu par celui de Pieu), - sinon «les autorités chargées de refaire les manuels», comme le souligne l’Abbé Cléroux. Le DEVOIR du 24 novembre rapporte pourtant:

«Le ministre a affirmé qu’il n’y avait aucun doute que ces changements étaient justifiés par le rapport Parent et les offices de catéchèse, voilà qui est faux ! Mais le ministre a pris soin de préciser, par ailleurs, au Devoir, que c’est au sein de son ministère qu’un travail de révision des manuels scolaires étaient en cours» (Page 2, 24 novembre 1965).

Dans le même article du DEVOIR du 24 novembre 65, nous lisons encore un peu plus bas:

«Le ministre a ajouté que le comité catholique était au courant de la situation.

«Je ne sais pas cependant ce qu’il fera", a dit le ministre en soutenant une fois de plus que les modifications dans les manuels correspondaient au nouvel esprit de la catéchèse.»

Nous apprécions l'intérêt persistant du Ministre de l'Éducation pour la catéchèse, mais nous doutons de l'authenticité de ses renseignements. Le but de la catéchèse catholique est de former des chrétiens, non pas de servir d'argument au Pouvoir politique et administratif pour laïciser en douce l'enseignement.

Si «les modifications dans les manuels scolaires» correspondaient au «nouvel esprit» (?) de la catéchèse - comme le soutient le Pouvoir politique et administratif, en l'occurrence le ministre de l'Éducation, M. Gérin-Lajoie - dans ce cas, force serait de conclure que ce nouvel esprit de la catéchèse ne serait plus dans l'Esprit de l'Église Catholique. La conclusion est grave. Ce nouvel esprit irait contre tout ce que l'Église Catholique enseigne en matière d'Education, notamment dans Divini Illius Magistri de Pie XI, et dans le nouveau Décret sur l'Éducation, du concile de Vatican Il. Ce nouvel esprit de la catéchèse ne serait donc pas catholique puisqu'il favoriserait une autre doctrine, celle justement que l'Église catholique a rejetée au Concile de Vatican II:

«La doctrine néfaste qui s'efforce de construire la société sans tenir aucun compte de la religion, et qui combat et ruine la liberté religieuse des citoyens» (Const. Dogm. de l'Église, chap. IV).

Pour conclure, disons ceci: on ne peut pas affirmer - à moins de se contredire - qu'en supprimant toute référence à Dieu et à la religion les autorités chargées de refaire les manuels au sein du ministère de l'Education, aient respecté les droits des parents catholiques qui, dans la province de Québec représentent 85% de la population ; tandis qu'il est difficile de nier - à moins de se contredire encore une fois - que cette censure radicale faite par les autorités chargées de refaire les manuels au sein même du ministère de l'Education, n'ira pas sans favoriser définitivement une poignée d'agnostiques, dont on sait les ambitions anti-religieuses. Le juge Dorion avait raison.

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 22 juin 2009
M. Tremblay, regardez et écoutez ce qui se passe en Iran aujourd'hui et vous voudriez qu'au Québec, on ait une théocratie comme dans ce pays moyenâgeux? Non merci pour moi! Et je suis convaincu qu'ici, je parle pour majorité des gens et plus encore, la majorité des chrétiens et des catholiques. Alors, si vous pensez que nous sommes encore au Moyen-Âge, déménagez là où ça se fait encore et cessez de nous sortir ces textes qui ne nous aident aucunement à faire aimer aux gens d'ici l'Église catholique. M. l'ayatollah Tremblay, allez défendre la théocratie en Iran...par les temps qui courent, les ayatollahs ont de la difficulté à la faire accepter. Arrêtez de parler et engagez-vous! Raymond Gravel ptre

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 21 juin 2009
Les anticléricaux avancent par étapes successives toujours vers un but ultime bien précis que personne ne voit tant que le but n’est pas atteint. Voici comment les parents catholiques sont demeurés amorphes quand la sonnette d’alarme a retenti:

LA RELIGION: «FACULTATIVE» POUR LES PROFESSEURS DU QUÉBEC

J'ai sous les yeux une formule que quelque cinquante mille professeurs et administrateurs à l'emploi du Ministère de l'Éducation ont dû compléter, vers la fin d'octobre (1966). Les professeurs et tous les fonctionnaires y inscrivent leur identité, décrivent leurs diplômes, précisent leur fonction, étalent leur expérience, et caetera. L'ensemble est précis, exact et pratique.

Mais à l'item II, sous le titre RELIGION il y a un mot placé innocemment entre parenthèses, pour quelle raison? FACULTATIF. Est-ce à dire que des Professeurs de n'importe quelle religion et vraisemblablement des athées et des militants marxistes pourraient enseigner aux enfants catholiques du Québec?

Tous les autres items de la formule colligent des faits fixant exactement l'identité. Il ne viendrait à personne l'idée d'être imprécis, ou de ne pas répondre, sur des caractéristiques individuelles comme le lieu de naissance, la citoyenneté, le statut, l'état civil ou le sexe! Nous nous inquiétons vraiment de savoir pourquoi, à l'item religion, il est facultatif de répondre à cette question, ou de ne pas y répondre.

La situation est très grave. N'importe quel professeur, qu'il soit marxiste militant, athée ou agnostique pourrait donc enseigner à nos élèves catholiques du Québec et n'être même pas obligé de répondre devant le Ministère de l'Education sur son appartenance religieuse.

Cette partie de l'identité est pourtant essentielle, et exprime un fait gui ne devrait pas laisser indifférents même les administrateurs du Ministère. A moins que l'administration des affaires de l'éducation se juge NEUTRE et ne veuille plus tenir compte de l'appartenance religieuse de ses fonctionnaires, professeurs ou administrateurs.

Il faut donc que les parents réagissent au plus vite avant qu'il soit trop tard. Car ce simple mot mis entre parenthèses met en cause les structures profondes de notre système confessionnel. Il faut absolument que le terme facultatif disparaisse de la prochaine édition de la dite formule. Le Comité catholique, puisqu'on lui a passé cette coquille, a tous les pouvoirs pour intervenir sur une telle question. Car qu’arrivera-t-il avec tous ces professeurs de France qui, bientôt, viendront enseigner à nos étudiants catholiques? Les parents catholiques du Québec sont inquiets. Ils ont le premier droit sur l'éducation de leurs enfants et ils ne peuvent accepter qu’on détruise l'âme, et la vie spirituelle et morale de leurs fils et de leurs filles.

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 20 juin 2009
Le révisionniste évangélique du Bloc ne s’est même pas rendu compte que la portion du texte dont il parle est en effet une citation. Je me suis bien marré en lisant son commentaire. Et il se mêle de donner son opinion sur le contenu des cours d’étique religieuse. Il n’a jamais enseigné à des enfants ou quoi que ce soit dans sa vie. Il n’a pas d’enfants et n’en aura jamais, à moins de le cloner. Il n’a jamais été capable de comprendre un texte et ceci en est la preuve encore une fois.

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 20 juin 2009
Celui qui est en retard, c’est vous. Je suis en train de prouver que la Franc-Maçonnerie est une secte qui opère depuis longtemps, et que les anticléricaux de France y sont pour beaucoup dans la destruction de notre société, et que les cours d’étique religieuse proviennent de la Franc-Maçonnerie. Aussi, je note ne passant que vous ne connaissiez pas même l’existence du texte, et que vous défendez quand même la Franc-Maçonnerie. En passant, vous ne devez jamais boire de vin millésimé. Vous devez toujours vous contentez du vin nouveau. C’est à peu près la logique du discours des progressistes dans votre genre.

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 20 juin 2009
M. Tremblay, je savais que vous étiez en retard, mais vous dites que la brochure vous arrive de France et elle date de 1964...Est-ce la poste qui est en retard ou vous? Je crois que c'est vous...Avez-vous quelque chose de plus récent? Il me semble que vous radotez toujours la même salade. Je vous l'ai déjà dit: Ça me donne mal au coeur...En passant, l'Église du Québec fait aussi partie de l'Église de Rome...Simplement pour vous mettre au courant des informations plus récentes que 1964...Raymond Gravel ptre

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 20 juin 2009
Le sorcier de Pax - l’église du Québec comme il nomme sa véritable religion - se répète. Le petit n’est pas habitué a se défendre sans que ses alliés contrôlent le micro pour filtrer les appels et faire passer ceux qui les dénoncent pour des «suranné» et tout le vocabulaire marxiste. Le saint curé du Bloc ne peut pas nier que les cours d’étique religieuse proviennent directement des ateliers de la Franc-Maçonnerie. Présentement, je suis à l’étape de démontrer que la Franc-Maçonnerie soit une religion, et non pas une fraternité de bons gars qui veulent le bien du peuple. Comme le disait la compagnie Asshole Finance: «Nous voulons votre bien... nous l’aurons».

Ce qui suit nous éclaire encore un peu plus sur la façon dont le Québec a été berné par les anticléricaux de la secte satanique maçonne. Le saint curé du Bloc est dans le même parti que des anciens membres important de l’UGEQ, un syndicat d’étudiants à la solde des forces de gauche - marxistes - et ennemis de tout ce qui représente et qui a bâti le Canada, le Québec, et une bonne partie de l’Amérique du Nord. Tout ce que ces gens font, c’est de détruire notre héritage collectif en nous gavant de leurs salades de chevaliers templiers.

Les véritables catholiques ne se battent pas en faveur de l’avortement, ne militent pas dans un parti communiste et ne supportent surtout pas un parti qui porte des coups à la famille traditionnelle. Un véritable catholique obéit à Rome, pas à ses pulsions. Qu’on se le dise!

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LES ANTICLÉRICAUX DE FRANCE ET LE QUÉBEC

J'ai devant moi une petite brochure qui m'arrive de France. Le titre: "Les Cahiers rationalistes: Du Nouveau au Canada". Janv.-Fév. 1964, No 216. Revue mensuelle éditée par "l'Union Rationaliste de Paris".

Dans la présentation de la brochure nous pouvons lire sous la plume d'un certain Jean Bruhat en page 5: "Chargé par le Conseil d'administration de notre Union Rationaliste de la préparer et de la présenter, je n'ai malheureusement pu utiliser qu'une infime partie de la documentation dont nous disposons. Il nous faut remercier tous nos nationalistes du Canada français, en particulier Madame Alice Sauvé, présidente de la Ligue des Parents pour la défense de l'Enseigneraient, Joseph La Rivière, Jules Châtelain, le docteur Ferron, etc. Grâce à eux et à leurs lettres, aux coupures de journaux que nous recevons, nous vivons la lutte des Canadiens rationalistes."

Plus loin en page 35 de la même brochure on peut lire encore:

"Quoi qu'il en soit, le Nouveau Journal (Montréal) n'a pas entraîné dans sa chute le mouvement laïque. Il en était quelque sorte l'organe, il aurait pu le demeurer, s'il n'avait ses difficultés financières. Aujourd'hui, l'hebdomadaire "La Patrie" semble avoir pris la relève du "Nouveau Journal". Il est aussi vivant, dynamique, et possède en plus un passé dont il peut s'inspirer."

N'est-ce pas qu'il est assez intéressant de savoir que LA PATRIE est la continuation (en esprit) du Nouveau Journal qui était (disent les Cahiers Rationalistes de France) l'organe du mouvement laïque!

En page 39 dans ces mêmes Cahiers Rationalistes de France (No 216) on peut lire encore sur le Québec ces lignes révélatrices:

"En tout cas le mouvement en faveur de la laïcité (au Québec) se développe. Deux groupements nouveaux ont été récemment constitués. Il s'agit d'abord des Jeunesses laïques du Québec.

"Un de ses principaux animateurs est M. Jules Chatelain. C'est un groupement de jeunes, et par conséquent il n'est pas embourbé dans les préjugés de ses aînés. Quant à la revue Parti-Pris dont le premier numéro date d'octobre 1963, elle a la même position que les Jeunesses laïques du Québec sur le plan laïque. Son programme peut se résumer ainsi:

1 - indépendance du Québec (comme moyen);

2 - nationalisation des grandes entreprises;

3 - séparation de l'Église et de l'État."

Au bas de cette même page 39 nous trouvons deux notes révélatrices. La première se lit ainsi:

"Voici pour nos lecteurs de France qui voudraient s'informer et aider cette revue l'adresse de Parti Pris:"

et comme deuxième note:

"J'ai sous les yeux le numéro 4 de l'Informateur des Jeunesse Laïque du Québec. Bien émouvantes ces quelques pages ronéotées! On y parle avec une sympathie qui nous touche de l'Union rationaliste. Je lis cette note: "Mlle Germaine Martin Combes, la fille de feu le Président Émile Combes (1), nous a fait don d'une photographie de son père, de sa serviette alors qu'il était Ministre d'État, et don du coupe-papier alors qu'il était jeune médecin à Paris, France en 1868." Que d'autres sourient! pour ma part je n'en ai pas envie. Une partie de la jeunesse canadienne collectionne les souvenirs du p'tit père Combes! Peut-être cela fait-il vieillot, mais dans un pays où domine l'Église de grand-papa, l'anticléricalisme de papa, est réconfortant."

Et voilà! Qu'en pensez-vous? Les rationalistes, les agnostiques et les anticléricaux de France se penchent vers le Québec. Peu de gens se rendent compte qu'on est en train de nous berner. C'est quasi drôle de voir que certains jeunes, qui rejettent tout le passé chrétien, vont chercher le vieux passé anticlérical de France des 18e et 19e siècles. Et que penser de ces professeurs de France qui viendront enseigner à nos jeunes? Qui seront-ils? Je vous laisse deviner. Et enfin que penser de certains prêtres, professeurs de nos séminaristes surtout, qui n'y voient rien ou qui disent que "ça passera" et qu'Aujourd'hui-QUÉBEC s'inquiète inutilement?

Notes:

1. Combes, Émile (1835-1921), politicien laïciste. Auteur de la loi de séparation de l'Église et de l'État (1905). Il fit confisquer tous les biens mobiliers et immobiliers de 30 000 paroisses et de 100 000 prêtres en France.

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 19 juin 2009
Inutile de vous dire ma déception...Tremblay est de retour avec ses élucubrations et ses peurs d'avoir peur...Je lui ai simplement demandé ce que nous devrions faire pour être des vrais catholiques comme lui et il ne m'a même pas répondu. Faut croire que son catholicisme est une secte fermée dans laquelle on ne peut entrer. C'est très évangélique! Vous ne trouvez pas? De plus, il n'arrête pas de parler de Fanfreluche Duceppe! Pourquoi n'aime-t-il pas Fanfreluche? et quel lien avec Gilles Duceppe? N'importe quoi! Comme disent les jeunes. Le seul problème à Tremblay, c'est qu'il parle et écrit...À part ça, je n'ai rien contre lui. Raymond Gravel ptre

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 19 juin 2009
Monsieur Morin, dans un effort désespéré de paraître au moins un peu aussi bien que moi, gribouille: «Ce qui conçoit bien s'énonce clairement" et "trop c'est comme pas assez». Et, plus récemment, il vient me demander de nourrir sa faim en ce qui concerne les féminazistes.

En revenant à sa déclaration primaire sur ce qui se conçoit bien, peu importe le bien conçu d’un texte, si le lecteur n’a pas la capacité de lire et de comprendre, le lecteur ne peut pas blâmer l’écrivain de manquer de clarté.

Quand vous braquez un phare puissant directement dans le regard d’un marin perdu dans le brouillard, il sera aveuglé par tant de clarté. Si, par contre, le marin était un aveugle, étant déjà dans le monde des ténèbres, le malvoyant ne sera pas ébloui par tant de clarté.

Mais ce marin, cherchant sans fin le phare dans la nuit, va-t-il sombrer avec le navire irrémédiablement? Pas nécessairement! La corne de brume sera sa bouée de sauvetage. Très bien! Mais si le pauvre homme nautique était sourd? Ce n’est pas nécessairement la fin. Les séparatistes vont passer une loi qui interdit aux sourds-aveugles de périr en mer. En cas d’ultime mesure, tous les rafiots devront avoir à bord une image de Fanfreluche Duceppe, un scapulaire de saint Raymond, et un texte facile à comprendre de monsieur Morin qui critique le livre de bord du capitaine.

Je conseille à monsieur Morin de lire le texte, plus bas, qui concerne les féminazistes à l’intérieur de l’Église. Et dans le cas où monsieur Morin voudrait en savoir encore plus pour atteindre mon niveau de connaissance, je puis lui être agréable et défaire un autre mythe concernant les alliés de saint Raymond et d’un autre saint béatifié par l’église du Québec, dont saint Raymond est le pape.

Le problème du critique Morin, est de ne pas lire les livres qu’il veut passer en revue.

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 19 juin 2009
Et les féministes? Il y a sûrement quelque chose à en dire, non?

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 19 juin 2009
Le futur ex-abbé Gravel pense avoir fini de «souffert», pour paraphraser les «syndiqueux», simplement en recevant l’aide de ses coreligionnaires. Pauvre saint curé du Bloc Québécois!

Son chef spirituel, i.e. sa véritable religion, Fanfreluche Duceppe le lapin blanc aux gros yeux bleus méchants du Bloc Populaire Québécois, est un grand ami de la CSN. Un rappel sur la secte nous rappelle sur la véritable nature de Bernadette. L’église du Québec, dont parle Gravel, n’est en réalité qu’un prolongement de Pax, une organisation sous le contrôle communiste.



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LA C.S.N. EST-ELLE ENCORE UN SYNDICAT ?

Aujourd'hui, il faut poser la question : la CSN est-elle encore un syndicat ? Dans le "Petit Journal" du 20 juin 1965, un article a paru où l'on posait cette question : "Où va la CSN ?" La réponse était donnée : "Sur la place Publique". Son nouveau chef M. Marcel Pépin, ne le cache pas d'ailleurs. Il dit sans ambages que la Confédération des Syndicats Nationaux va S'ENGAGER DANS L'ACTION POLITIQUE au moyen de pressions populaires, notamment de manifestation de masse. Pour le moment la CSN se contente de grèves..."

Nous pouvons répondre à notre tour : La CSN n'est plus un syndicat ; elle ne fait plus de l'action syndicale. De son propre aveu, c'est-à-dire de l'aveu de celui qui parle en son nom, M. Marcel Pépin, la CSN s'engage dans l'action Politique.

On peut dire que la CSN a été vidée de son contenu syndical ; la coquille demeure, mais son contenu a été remplacé par quelque chose d'autre. Il n'y a pas lieu de se surprendre. Tout le monde voyait venir la manoeuvre. Depuis quelque temps, en douce, la directive avait été donnée d'entraîner aux procédures parlementaires les cadres actuels de la CSN en vue de l'action politique.

-- "Pour le moment la CSN se contente de grèves", nous révèle l'article. Pour le moment..., c'est-à-dire, "en attendant les manifestations de masse", et, peut-être, le pouvoir...? (Dans quel but M. Marchand a-t-il démissionné en faveur de monsieur Pépin ? Pour quelle raison... politique ?). Pour le moment, nous dit-on, la CSN se contente de grèves..."

Nous nous sommes souvent entretenus, dans diverses régions de la province, avec des syndiqués de la CSN au cours des dernières grèves. Tous nous ont fait l'aveu qu'ils ne comprenaient pas très bien pourquoi ils étaient en grève ; mais ils étaient obligés de suivre les mots d'ordre de leurs dirigeants syndicaux. Maintenant nous savons, de l'aveu même de M. Pépin, que ces grèves étaient de "l'action politique en attendant les pressions populaires, notamment les manifestations de masse".

Dans la lettre à la XXXVIIe Semaine sociale du Canada, en septembre 1960, S.S. Jean XXIII écrivait : "Depuis la dernière guerre mondiale, les unions syndicales sont devenues plus indépendantes. Mais cette puissance accrue comporte à son tour un nouveau risque pour la liberté : que le syndicat en vienne un jour à exercer une sorte de patronat ou de droit, en vertu duquel il disposerait librement du travailleur, de ses forces et de ses biens ; ou qu'utilisant l'influence qu'il exerce naturellement sur la politique et sur l'opinion publique, il soit tenté d'abuser de la force que donne le nombre. Ni la liberté, ni la dignité ouvrière ne sont pleinement respectées quand "la défense des droits personnels du travailleur est de plus en plus aux mains d'une collectivité anonyme, qui agit par l'intermédiaire de gigantesques organisations tendant au monopole."

En 1953, le trésorier du Syndicat National des Employés de l'Aluminium d'Arvida, Monsieur Pierre Bouchard, démissionnait, après quatorze années de travail bénévole. Dans la note qui motivait sa démission, il déclarait ceci : "Chaque fois que les chefs syndicalistes organisent une grève, ils devraient sacrifier la moitié de leur salaire pour la cause ouvrière. Les ouvriers le sacrifient bien tout entier. Il y aurait peut-être alors moins de grèves."

La suggestion de Monsieur Pierre Bouchard vaut encore pour 1966, alors que le Président de la CSN dit sans ambages que "la Confédération des Syndicats Nationaux va s'engager dans l'action politique au moyen de pressions populaires, notamment de manifestations de masse."

-- Pour le moment la CSN se contente de grèves..." On voit bien que ce n'est pas M. Pépin et ses organisateurs qui sont en grève et qui en font les frais ! Et Pierre Bouchard pouvait encore écrire en connaissance de cause : "On dirait parfois que certains chefs syndicaux sont heureux, au fond, du marasme qui règne dans le monde ouvrier ; ça leur permet d'occuper une position lucrative d'organisateurs."

OÙ VA LA CSN ?

La CSN n'est pratiquement plus un syndicat ; elle ressemble de plus en plus à un parti politique, c'est-à-dire qu'elle est devenue la "chose" des organisateurs et des directeurs. A preuve, l'interview suivante publiée par la revue "Socialisme 65 (numéro 5) avec MM. Yvan Brunet, président de la Fédération des ingénieurs, et Hildège Dupuis, membre du Bureau Fédéral de la CSN.

À la question: "Quelle serait la contribution du syndicalisme par rapport au futur de la Province de Québec, son apport comme force de changement ?", -- M. Yvan Brunet répondit: "...Je pense qu'on fera la preuve qu'il faudra que le système devienne socialiste."

-- Hildège Dupuis : "Entre nous on peut dire : "Oui, je suis socialiste, mais officiellement les centrales ne sont pas socialistes. C'est là le problème."

A la question : "Seriez-vous favorable à la politisation des centrales ?",
-- Hildège Dupuis répondit : "...Il faudrait que dans la province de Québec, le syndicalisme se politise. Mais justement, est-ce là le but du syndicalisme ? J'ai l'impression que c'est un changement d’hommes qu’il faudrait..."

-- Yvan Brunet : "Je me demande si jamais on arrivera à un état socialiste."

-- Hildège Dupuis : "Je pense qu’au Québec, le milieu s'y prête, à cause de la situation."

Ces propos sont révélateurs. En effet, ils nous apprennent que beaucoup de dirigeants de la CSN se disent entre eux : "Oui, nous sommes socialistes, mais officiellement les centrales ne sont pas socialistes.,," C'est là le problème pour eux. Ils ne se demandent pas comment mieux aider les travailleurs au moyen du syndicats, mais comment se servir des travailleurs dans le but politique d'établir un état socialiste. C'est pourquoi, dans l'esprit et les propos de plusieurs hauts dirigeants de la CSN, il faudrait que la CSN se "politise", c'est-à-dire q’une "ligne commune du parti" devrait être établie pour diriger la pensée des travailleurs et les faire travailler à la construction du système socialiste. Or si, peu à peu, depuis des années, on s'est employé à vider l'oeuf de son contenu, c'est-à-dire, à changer les hommes qui dirigent et organisent la CSN pour les remplacer par des hommes qui se disent entre eux: "Oui, nous sommes socialistes", il n'en reste pas moins que les structures mêmes de la CSN ne sont pas socialistes. Elles sont chrétiennes. La constitution de la CSN est chrétienne. "Dans sa pensée, dit la constitution, la CSN adhère aux principes chrétiens dont elle s'inspire dans son action". Or ces principes chrétiens en matière sociale ont été rappelés par Mater et Magistra, le 15 mai 1961 ; ils disent notamment "qu’on ne peut admettre en aucune manière que les catholiques donnent leur adhésion au socialisme même modéré..." (Fides, p. 22).

Dès lors, la question que les laïcs catholiques doivent se poser (eux qui sont chargés par le Concile "d'harmoniser leur droits et devoirs de membres de l'Église avec leurs droits et devoirs de citoyen sous l'unique commandement de Dieu") est la suivante : va-t-on continuer à fournir des aumôniers à un organisation "politisée", qui utilise le sacerdoce comme un paravent pour promouvoir un état socialiste à l'insu de la majorité des syndiqués catholiques ?

La CSN avait des aumôniers parce qu'elle était un syndicat, et un syndicat catholique. Un syndicat, c'est-à-dire, selon la définition magistrale de Léon XIII dans "Rerum Novarum", une association qui doit être organisée et dirigée de façon à fournir à chacun de ses membres les moyens propres à lui faire atteindre, par la voie la plus commode et la plus courte, le but qui est proposé" ; ce but consiste dans l'accroissement le plus grand possible, pour chacun, des biens du corps, de l'esprit et de la famille en vue du perfectionnement moral et religieux de tous". "C'est surtout cette fin, insistait Léon XIII, qui doit régler toute l'économie des syndicats (Rerum Novarum 42-43) ». (Pour ceux qui seraient tentés de déclarer dépassée cette définition du syndicalisme, citons tout de suite "Mater et Magistra" : "L'Encyclique Rerum Novarum, écrit Jean XXIII, a été et continue à être reconnue comme la "Grande Charte" de la reconstruction économique et sociale de l'époque moderne" (Fides, p. 19).

La constitution de la CSN ne dit pas autre chose : "La CSN croit au rôle primordial des forces spirituelles dans l'établissement de l'ordre social", lit-on dès la première page. "Cette croyance est fondée sur sa conception de la personne humaine." Et, un peu plus bas, toujours à la même page des Constitutions de la CSN, on peut lire la définition chrétienne de la conception de la personne humaine : "La dignité de la personne humaine repose sur le fait que l'homme, créé à l'image de Dieu, est doué d'intelligence et de volonté libre et qu'il a une destinée éternelle et surnaturelle".

Or la CSN, depuis quelques années, est de moins en moins dirigée et organisée selon les principes chrétiens de sa constitution officielle. Beaucoup parmi ceux qui dirigent et organisent la CSN - nous a appris un membre de son Bureau Fédéral, M. Hildège Dupuis - se disent entre eux : "Oui, nous sommes socialistes ; le problème, c'est qu'officiellement les centrales ne le sont pas". Quand elles le seront, la CSN sera officiellement un parti socialiste visant à l'instauration d'un état socialiste au Québec. L'idée n'est pas neuve.

Le journal Le DEVOIR rapportait le lundi 30 novembre 1964, que "M. Laurent Gaudreau, président du Syndicat National des ouvriers manuels de Montréal (CSN), avait partagé, à un colloque organisé par la revue marxiste Révolution Québécoise, les thèses soutenues par M. Vallières, (directeur de cette même revue) sur la primauté pour les ouvriers, de s'organiser pour prendre le pouvoir, DANS UN PARTI FORME STRICTEMENT DE TRAVAILLEURS".

En attendant, "les centrales ne sont pas OFFICIELLEMENT socialistes". Elles ne le sont que de "bouche à oreille", "Sous couvert", selon la méthode du "noyautage" décrite par Léo-Paul Desrosiers dans le numéro Juillet-Août d'Aujourd'hui-QUEBEC. "Le noyauteur, écrivait
Monsieur Desrosiers, est un intrus qui vient s'installer dans votre propre maison, revêt votre livrée ; il répand SES DOCTRINES à lui sous vos couleurs à vous. Le public, qui ne se défie pas, aura tendance à les accepter de bonne foi parce que c'est votre pavillon qui les couvre".

Il y a quelques mois, nous avions écrit, en terminant notre réponse à Pierre Vadeboncoeur, conseiller technique de la CSN : "Si j'étais aumônier à la CSN, je démissionnerais sur 1'heure". Aujourd'hui, nous posons une question : "Est-ce que l'Eglise peut continuer de fournir des aumôniers à une organisation qui va "s'engager dans l'action politique au moyen de pressions populaires, notamment de manifestations de masse" et cela de l'aveu même de son nouveau chef, Monsieur Marcel Pépin ? » Ne serait-ce point compromettre l'Eglise dans un parti politique, et l'engager dans une politique socialiste dont nous savons qu'elle est loin d'être celle que préconisent les Papes ? Il suffirait de rappeler que M. Vadeboncoeur, conseiller technique de la CSN, "applaudit à la révolution cubaine” ; que M. Hildège Dupuis, membre du Bureau Fédéral de la CSN, déclare : "Oui, je suis socialiste" ; que M. Laurent Gaudreau est d'accord avec le directeur de "Révolution Québécoise" ; qu'enfin le Président lui-même de la CSN, M. Marcel Pépin "dit sans ambages que la Confédération des Syndicats Nationaux va s'engager dans l'action politique au moyen de pressions populaires, notamment de manifestations de masse". La présence et l'action de tels hommes et de telles doctrines à l'intérieur d'un syndicat catholique, et au niveau des cadres dirigeants, suffiraient non-seulement à engager les prêtres à se retirer de la CSN, mais à indiquer nettement aux laïcs catholiques qui en sont membres qu'ils doivent en faire autant si un nettoyage ne se fait pas au plus tôt. « Personne ne peut être en même temps bon catholique et vrai socialiste », écrivait Pie XI. Les laïcs catholiques « ont le grave devoir de se souvenir que, dans toutes choses temporelles, ils doivent être guidés par leur conscience chrétienne , dit le Concile du Vatican, car aucune activité humaine, même dans les choses temporelles, ne peut-être soustraite au commandement de Dieu » ("De Ecelesia").

Nous en savons assez maintenant pour dire carrément qu’un catholique, fût-il clerc ou laïc, ne peut ni ne doit, ni ne voudra plus s'associer, à un pareil groupement, qui, dans l'esprit même et les conversations intimes de ses dirigeants, n'a plus d’un syndicat que le nom !

Pour que les ouvriers puissent redonner à la CSN leur franche adhésion, il faudrait que les dirigeants de celle-ci retournent à sa Constitution chrétienne et l'observent fidèlement.

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 18 juin 2009
Est-ce possible? Tremblay a arrêté d'écrire! Personne ne s'en plaindra! Raymond Gravel ptre

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 17 juin 2009
Si les frères∴ et les marxistes en sont rendus à manquer autant d’arguments, c’est que le remède soit très efficace. C’est très embêtant les archives quand elles nous rappellent des faits. En passant, mon cher Leclerc, j’ai connu le felquiste Charles Gagnon bien avant les gauchistes de Montréal. C’est pour cela que je sais de quoi je parle et que je connais les ruses et les tactiques employées par les agents marxistes.

Simple question facile à comprendre:

Nommez-moi un seul pays au monde où le communisme règne dont le peuple est heureux et libre!

Nommez-moi un seul pays communiste qui n’a pas fait des millions de morts!

Nommez-moi un seul pays laïque qui soit un paradis terrestre!

Après ne pas avoir répondu à ces question, nous reparlerons de lapsus et de combien vous avez fait de bien à la société.

J’allais oublié cette dernière:

La Révolution Française à décapité combien de «réactionnaires» innocents?

Cher monsieur Lapsus, j’espère que vous avez des réponses précises.

Bernard-Simon Leclerc

Commentaire mis en ligne le 17 juin 2009
Je crois que par inadvertance, Monsieur (notez ici la respectueuse déférence que j’ai pour vous) Tremblay a fait un petit lapsus.

Il voulait sans doute dire « Tous ces gens n’ont fait que travailler à détruire la société. Ils n’ont jamais vraiment été productifs dans la vie, mais ils veulent dire aux autres quoi faire. Voilà ce que je représente, moi Carol Tremblay. »

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 17 juin 2009
Et pour étancher la soif de savoir de monsieur Morin, voici quelques autres informations concernant les gens qui veulent refaire la société selon l’idéologie marxiste anti-Dieu. Gravel ne peut pas plaider l’ignorance.


http://patwhite.com/node/3753

et ceci

http://archives.radio-canada.ca/politique/partis_chefs_politiques/clips/14822/

Qui est cette étudiante?
Date de diffusion : 27 mars 1969

Deuxième d'une famille de cinq enfants, elle grandit à Sainte-Thérèse-de-Blainville, au nord de Montréal. Son père est enseignant, sa mère, coiffeuse.

En 1968, elle occupe les fonctions de vice-présidente de l'Union générale des étudiants du Québec (UGEQ).

Son frère aîné est l'un des fondateurs des groupes rock québécois Offenbach et Corbeau.

Elle a eu des relations professionnelles parfois houleuses avec René Lévesque.

Le 17 mars 2004, elle est nommée grand-croix de l'Ordre de la Pléiade, ordre de la francophonie et du dialogue des cultures, pour son engagement politique et communautaire.

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Tous ces gens n’ont fait que travailler à détruire la société. Ils n’ont jamais vraiment été productifs dans la vie, mais ils veulent dire aux autres quoi faire. Voilà ce que représente Raymond Gravel.

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 17 juin 2009

Pour ceux qui ne sont pas habitués aux tactiques employées par le tandem Morin-Gravel, la première chose que ces gauchistes vont faire quand ils sont pris au piège, c’est de faire des attaques contre la personne et aussi faire de la projection. Si vous remarquez bien, il n’y a pas de contenu dans ce qu’écrivent Morin-Gravel.

Le but ici est de démontrer que le futur ex-abbé ne représente pas l’opinion catholique, mais bien l’opinion marxiste. Un catholique ne peut pas faire partie de la Franc-Maçonnerie ou d’un mouvement communiste. Ceux qui le font ne peuvent pas se déclarer catholiques. C’est aussi simple que cela. Aussi, le but est de démontrer que les cours d’étique religieuse sont tout simplement le résultat d’une stratégie de longue main. Quand à monsier Morin, jusqu’à maintenant il n’a jamais été capable de défaire un seul texte que j’ai mis ici même. Tout ce qu’il peut faire, c’est de régimer en faisant de la projection. C’est lui qui écrit des textes sans contenu, pas moi.

Mais pour en revenir à Raymond Gravel, il sait très bien avec qui il milite.

http://74.125.95.132/search?q=cache:Vuv ... cd=1&gl=ca

Charles Gagnon, Feu sur l'Amérique (Écrits, vol. 1, 1966-1972), Lux, 2006.



Robert Comeau m'a demandé de réagir aux textes de Charles Gagnon couvrant la période qui précède son adhésion au marxisme-léninisme. Je porte un double chapeau qui me rend mal à l'aise. D'une part, j'ai été un acteur politique qui, durant cette période, partageait avec Charles le même objectif révolutionnaire, mais en privilégiant une voie différente. Compte tenu des rapports acrimonieux qui divisaient les différentes tendances de la gauche dans les années 1960 et 1970, nos rapports n'avaient rien d'amicaux, contrairement à ce qu'affirment les auteurs des notes biographiques1. D'autre part, comme intellectuel et analyste, je me donne comme tâche d'expliquer le plus clairement et honnêtement possible les fondements des positions défendues alors par l'auteur, tout en les situant parfois dans la petite histoire de la gauche, afin de compléter les notes biographiques et, à l'occasion, d'en rectifier certaines erreurs.


Mon exposé sera divisé en cinq parties: l'union de la théorie et de la pratique, la lutte armée, l'anti-nationalisme, la lutte contre l'impérialisme américain et l'adieu au FLQ.

La théorie et la pratique


Charles Gagnon est sans doute un des intellectuels québécois ou l'intellectuel québécois qui, à travers toutes ses périodes de militance, a consacré sa vie à tenter de mettre la théorie au service de la pratique. Dans sa période réformiste, il œuvre à l'Association générale des étudiants de l'Université de Montréal (AGEUM), à l'Union générale des étudiants du Québec (UGEQ), aux Chantiers de St-Henri et à l'Action sociale étudiante. Dans la période suivante, la mise sur pied de la revue Révolution québécoise a son pendant organisationnel dans la création du Comité des chômeurs dont l'objectif est de développer un mouvement d'agitation politique. Cette revue se distingue de parti pris dont Charles condamne le nationalisme et le laïcisme, jugés bourgeois2. Charles Gagnon et Pierre Vallières y préconisent l'action révolutionnaire, sans encore adhérer à la lutte armée et au FLQ. Charles Gagnon a tout à fait le droit d'exclure de son recueil les textes précédant l'aventure effelquiste, mais les raisons invoquées dans l'introduction m'apparaissent peu convaincantes3. La publication de ces textes aurait eu l'avantage de montrer l'énorme influence exercée par parti pris sur les jeunes, y compris sur ceux qui quittèrent Cité Libre pour fonder Révolution québécoise, doublant ainsi à sa gauche parti pris4.


La lutte armée


À l'automne 1964, la revue parti pris fonde le club du même nom, en vue de se donner un bras politique qui mettrait en pratique les idées développées dans la revue. Au printemps 1965, le club décide d'organiser une manifestation contre, si je me souviens bien, la Reine. Par une belle journée ensoleillée, une quarantaine de ses militants font le tour du Parc Lafontaine, invitant les badauds à venir manifester. À notre grand étonnement, des milliers nous suivent, descendant la rue Amherst où, près de la rue Ontario, nous attend la brigade policière dont l'intervention transforme cette manifestation en émeute. Cette action est, pour la gauche, le signe de notre efficacité! Une vingtaine de militants liés à Révolution québécoise5, une douzaine de trotskistes sous l'égide de Michel Mill et une demi-douzaine de militants qui distribuaient des tracts aux portes des usines de St-Henri (le groupe de Hussereau) rejoignent les cent cinquante membres du club parti pris pour former le Mouvement de libération populaire (MLP), nouveau pendant de la revue. Mais après des mois d'intenses activités de propagande et d'agitation, nous ne sommes pas plus nombreux, demeurant coupés du milieu syndical, de nos milieux d'étude ou de travail, ainsi que de nos familles respectives. Aussi, un débat s'engage sur la voie à suivre pour sortir de notre isolement et de notre marginalisation. Trois orientations se dégagent rapidement : l'une, animée par Vallières, favorable au FLQ, qui séduira une quinzaine de membres6; l'autre, proposée par les trotskistes, qui recueillera le soutien de la grande majorité, préconisant de se joindre aux « vieux » militants syndicaux, dont Michel Chartrand, dans le Parti socialiste du Québec (PSQ)7; enfin, la dernière, l'entrisme au RIN, préférée par Andrée Ferretti.


La lutte armée du FLQ parcourt l'ensemble du recueil de Charles Gagnon, sauf son premier écrit en prison, « Les têtes à Papineau », qui constitue un intermède8, et le dernier, où il s'en éloigne. Charles Gagnon affirme que la lutte armée du FLQ est le seul moyen pour que l'individu se responsabilise9 et pour que la classe ouvrière se désaliène et développe une conscience révolutionnaire.


Les partis sociaux-démocrates, les syndicats et les coopératives ont sans doute obtenu des réformes favorables aux travailleurs, mais ils ont surtout favorisé leurs leaders qui se sont élevés dans l'échelle sociale, étant souvent cooptés par l'entreprise privée ou par l'État. Ces organisations n'ont rien apporté aux travailleurs, en tant que classe qui pourrait exercer le pouvoir. Elles ont au contraire diffusé un réformisme qui aliène le travailleur.


La violence est, sous des formes variées, inhérente à l'activité des travailleurs sous le capitalisme. Le FLQ doit non seulement organiser et développer cette violence « naturelle » des masses, mais faire comme si ces propres « actes de violence étaient le fait des travailleurs » eux-mêmes10. Il faut s'attaquer à ces dirigeants dont la présence masque l'exploitation de classe et susciter une répression de l'appareil d'État qui permettra aux travailleurs de développer une conscience de leurs intérêts fondamentaux, une conscience révolutionnaire :

Le premier pas dans la révolution, qui est aussi le premier dans le développement de la conscience de classe, est donc de s'attaquer à ces hommes, chefs d'entreprise, maires, députés et même chefs syndicaux, qui sont les seuls représentants de l'exploitation pour les travailleurs qui ont à souffrir de leurs activités et qui ne voient pas encore clairement que ces hommes, tout en collaborant au système, n'en sont pas toujours les éléments clés. Des attaques répétées et aussi violentes que la conscience des travailleurs impliqués peut les porter, entraîneront vite une réaction de la part de ceux qui vivent du système et qui sont aussi menacés, c'est-à-dire les politiciens vendus au système, les grandes entreprises, les grands fournisseurs de capitaux. C'est cette réaction qui peut prendre bien des formes : retraits de capitaux, fermetures d'usine, répression populaire, lois antisyndicales, etc. et qu'on appelle généralement le « durcissement du pouvoir » qui va entraîner la prise de conscience si nécessaire chez les travailleurs, la conscience qu'ils sont tous victimes d'un système anti-ouvrier et anti-cultivateur.


Bref, la répression, provoquée par la lutte armée, est la condition nécessaire au développement d'une conscience révolutionnaire, conscience qui, sans cette lutte, demeurerait au mieux réformiste.


L'anti-nationalisme


Charles Gagnon a toujours été anti-nationaliste. Dès son analyse des « Troubles de 1837-1838 », il se démarque des indépendantistes qui, dans le sillage de l'historien Maurice Séguin, font remonter les problèmes nationaux du Québec à la défaite des plaines d'Abraham. Aucune référence à cette défaite de l'empire français aux mains de l'empire anglais chez Gagnon, mais une analyse de la révolte des patriotes en terme de classes sociales qu'il oppose à celle, dominante, qui réduit le tout à une lutte de « races » ou de nations.


Cette rébellion et son échec seraient l'aboutissement du conflit entre trois classes sociales : la bourgeoisie aristocrate, classe dirigeante constituée presque exclusivement d'Anglais; la classe intermédiaire, petite bourgeoise, formée de Canadiens français et de Canadiens anglais; les habitants, très majoritairement canadiens français. C'est la petite bourgeoisie qui est le moteur de cette rébellion et qui lui donne un « caractère nationaliste indéniable ».


Dans tous les textes de l'auteur, le nationalisme est l'idéologie naturelle de la petite bourgeoisie, parfois de la fraction nationaliste de la bourgeoisie. Cette classe sociale peut vouloir s'affranchir du « colonialisme » politique d'Ottawa, s'autonomiser face au « colonialisme » économique du Canada et des États-Unis, mais sans jamais remettre en question le capitalisme qui répond à ses intérêts11. Aussi, pour Gagnon, la révolution prendra une forme nationale, compte tenu de la situation « coloniale » du Québec et de l'influence exercée par la bourgeoisie nationale, mais devra viser la destruction du capitalisme et de l'impérialisme, pour supprimer l'exploitation et l'oppression de la classe ouvrière.





L'anti-impérialisme américain


« Feu sur l'Amérique12 » reprend les thèses des écrits précédents, notamment l'anti-nationalisme et la lutte armée, mais il situe la lutte révolutionnaire du FLQ dans le contexte de l'Amérique, remplace la classe ouvrière comme moteur de la révolution par la classe des pauvres, les groupes nationaux colonisés et les jeunes, et attribue à la révolution des objectifs anarchistes. Voyons cela de plus près.


Au-dessous des classes dominantes et dirigeantes, l'auteur distingue trois classes : la classe ouvrière, la classe des pauvres et, entre les deux, une classe intermédiaire. La première recoupe celle des producteurs formée « d'ouvriers spécialisés et bien rémunérés, composée essentiellement des employés des grandes corporations américaines, dont la majorité se trouve ainsi réunie aux États-Unis13 ». Ils sont habituellement membres de syndicats affiliés à l'AFL-CIO. Cette classe de producteurs, même si elle ne doit pas être exclue du processus révolutionnaire, ne peut jouer le rôle d'avant-garde que lui attribuent les marxistes. Le ferment révolutionnaire se retrouve, au contraire, dans la masse des pauvres qui, en marge de la société d'opulence, vivotent de travaux artisanaux, d'emplois précaires et mal payés ou d'assistance sociale.


Entre ces deux classes, se trouvent les travailleurs, nommés improductifs par Marx, qui forment la majorité de la main-d'œuvre des pays industrialisés : « Eux non plus, comme la classe des pauvres, n'appartiennent pas à la classe ouvrière telle que la définit le marxisme orthodoxe : ils ne produisent pas de biens, ils sont au service de la bureaucratie, ils sont dans les services publics, dans l'éducation, la santé, le commerce, les transports, etc.14 » Ces travailleurs sont souvent représentés par des syndicats nationaux qui, comme la CSN, s'intéressent, davantage que l'AFL-CIO, aux questions sociales et sont davantage respectueux de l'autonomie des syndicats locaux. Cette classe, lorsqu'elle appartient à des groupes nationaux colonisés, peut devenir un acteur important de la révolution.


Gagnon classe indifféremment dans les groupes nationaux ou ethniques colonisés les Noirs, les Amérindiens, les Métis, les Portoricains, les Mexicains, les Acadiens et les Québécois. Ces groupes subissent le racisme blanc anglo-saxon dominant en Amérique du Nord. Le racisme est une caractéristique nécessaire de l'impérialisme américain. Ces groupes, dont un nombre appréciable de représentants se retrouvent dans la classe des pauvres, constituent, sous des formes variées, l'avant-garde de la lutte anti-capitaliste, anti-raciste et anti-impérialiste : « Les Afro-américains, les Mexicains, les Portoricains, les Amérindiens, les Acadiens et les Québécois constituent la majorité des exploités du continent. À eux revient de prendre l'initiative d'un vaste mouvement révolutionnaire à l'échelle du continent15. »


À la classe des pauvres et aux groupes ethniques colonisés qui constituent « le ferment de la révolution », Charles Gagnon ajoute une catégorie définie par l'âge, les jeunes, qui en seraient « le ferment » : « Il est significatif en effet qu'outre par les pauvres, rejetés totalement de l'ordre capitaliste, la société américaine, sa civilisation, ses valeurs soient aussi contestées de façon radicale par ces marginaux que sont les hippies, par des intellectuels, par des étudiants et, d'une façon générale, par une population toujours croissante de la jeunesse dans son ensemble16. »


Cette jeunesse est à la source d'une critique de la civilisation nord-américaine :

Les développements de la société industrielle, qui ont conduit à la « religion de l'économie et de la technique », ont détruit les communautés humaines. Des agglomérations comme New York, Detroit, Los Angeles, Montréal, ne sont pas des communautés humaines qui permettent à l'homme actuel le plein épanouissement de ses facultés […] Elles entraînent, pour le motif suprême de l'efficacité, la constitution d'un appareil administratif monstrueux qui étouffe les individus et sur lequel ils n'ont aucune influence […] L'homme nord-américain est au fond le plus dépossédé des hommes de la terre. Tout se passe en dehors de lui, sans lui, indépendamment de lui. Sa vie, loin d'être une incessante conquête, une continuelle création d'elle-même par ses actions sur son milieu physique et social, est en somme un réseau de dépendances, d'aliénations, de privations… au profit d'un système auquel il ne comprend rien. Il travaille pour gagner de l'argent; il gagne de l'argent pour le dépenser17.


Charles Gagnon manifeste de la sympathie pour une jeunesse qui partage les idéaux anarchistes:

Alors que les communistes se rallient encore dernière la « dictature du prolétariat » comme objectif, la jeunesse, elle, veut mettre un terme à toute dictature. Elle ne demande pas le pouvoir ni pour elle ni pour d'autres : elle demande la participation de tous à tout. Si je ne m'abuse, c'est bien là l'objectif que Marx assignait au communisme : ce qu'apparemment bien des communistes ont oublié depuis longtemps18!



Cependant, Gagnon s'oppose à ceux qui valorisent la lutte spontanée des individus et des masses pour récuser la nécessité d'un parti centralisé et autoritaire. Aux anarchistes qui affirment qu'on ne peut détruire un pouvoir centralisé et autoritaire en utilisant les mêmes moyens, Gagnon rétorque que l'unité des classes exploitées, requise pour vaincre le capitalisme, le racisme et l'impérialisme, ne peut être construite sans un parti et que celui-ci, au Québec, est le FLQ : « La voie révolutionnaire réside dans l'action révolutionnaire et dans l'action populaire. Seul, le Front de libération du Québec (FLQ) a jusqu'ici pris la voie correcte qui réunit l'action (violente ou pas, clandestine ou pas), la formation et l'organisation19. »


L'adieu au FLQ


Dans le dernier texte du recueil, Charles demeure anti-nationaliste et anti-réformiste (il ne voit rien de bon dans une éventuelle mise sur pied d'un parti social-démocrate), mais rompt avec le FLQ dont il avoue que la violence « spontanéiste » est coupée des luttes populaires20.


Gagnon semble ne rien retenir de ses analyses de « Feu sur l'Amérique » sur le rôle révolutionnaire de la classe des pauvres, des groupes colonisés et de la jeunesse. Au contraire, il revient au rôle révolutionnaire des classes laborieuses, particulièrement de la classe ouvrière. Avec l'oubli de la jeunesse, il fait silence sur les idéaux anarchistes.


Cet article en est un de transition dans lequel « les problèmes posés par la mise sur pied du parti révolutionnaire des masses paraissent aujourd'hui encore sans solution21 ». On le sait maintenant : Charles Gagnon croira trouver cette solution dans le marxisme-léninisme et dans l'application au Québec des thèses du Que faire?.

…………..

Paru dans le Bulletin d'histoire politique, vol 15, no 3 (printemps 2007) : 311-318.


1 P.. 205.

2 « La revue parti pris mettait sur le même pied nationalisme et socialisme, y ajoutant même, en bon bourgeois, le laïcisme! », p.64.

3 « Ce choix reflète sa volonté de rendre compte d'abord de l'articulation entre action et réflexion, par la nécessité d'une pensée ancrée dans une praxis. Ces textes visent en somme à dévoiler moins la « révolte », ou l'engagement exclusivement intellectuel, que la réflexion révolutionnaire. » p. 9

4 Cette longue phrase de Charles Gagnon résume bien l'influence de parti pris : « C'est en 1964 que j'ai réalisé que les problèmes des Québécois qui jusqu'alors m'étaient apparus isolément, comme des problèmes d'insertion individuelle dans la société, comme des problèmes sociaux de chômage, de bas salaires, comme des problèmes culturels de langue, d'identité collective, c'est en 1964 que, pour ainsi dire, j'ai compris que tous les problèmes des Québécois _ y compris les miens_ ne trouveraient leur solution que dans une transformation complète de la société québécoise, dans la libération collective du peuple tout entier, unique chemin pour parvenir à la libération individuelle de l'ensemble des Québécois. » p. 181.

5 Charles Gagnon « fait partie de l'équipe » qui refuse de suivre Vallières (p. 181), parti pris étant jugé trop nationaliste. Il ne peut donc pas, avec celui-ci, être l'un des principaux animateurs du MLP, comme il est affirmé en p. 202.

6 C'est dans le cadre de ce débat que je publierai un article critiquant la stratégie effelquiste : « Où allons-nous? », parti pris, vol. 3, nos 1 et 2, août-septembre 1965.

7 Après tant d'années, j'ai encore l'impression que les dés étaient jetés dès la formation du MLP, Vallières et Mill voulant y recruter des membres, le premier pour le FLQ, le second pour le PSQ.

8 Gagnon y oublie la violence, défendant l'étude, l'agitation et la propagande, disant même qu'il faudrait peut-être ressusciter le MLP… p. 89

9 « On apprend à exercer le pouvoir le jour où on décide de prendre ses affaires en main et qu'ensuite on demeure fidèle à cet engagement. C'est là le premier pas dans la voie de la désaliénation : se sentir responsable de ses affaires, des affaires à la collectivité à laquelle on appartient. Cela est impossible sans la lutte armée. » p. 18

10 p. 27.

11 « Nous avons vu que le développement du nationalisme est la conséquence directe de la prise de conscience par les petits bourgeois d'une collectivité colonisée que leurs intérêts entrent en contradiction avec ceux des colonisateurs impérialistes, contradiction qui est une manifestation même du capitalisme. Ce n'est donc pas un phénomène d'abord ethnique ou nationaliste, ainsi qu'on essaie de le faire croire dans les milieux bourgeois, parce qu'alors les travailleurs de la même nation seraient impliqués directement et au même titre que les bourgeois dans les revendications nationalistes. » p. 68

12 Lire l'excellente analyse d' Ivan Carel, qui situe bien ce texte dans son contexte historique, parue dans Bulletin d'histoire politique, vol. 15, no 1, automne 2006 : 149-161.

13 p. 111-112.

14 p. 112.

15 p. 118.

16 p. 118.

17 P. 121-122.

18 P. 128.

19 p. 151.

20 Je ne comprends pas le qualificatif de « spontanéiste » donné à la violence du FLQ, qui n'avait rien de spontanée, mais était organisée et pratiquée, pour et à la place des masses, par des militants de la lutte armée.

21p. 198.

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 17 juin 2009
Félicitations! Vous remportez le premier prix du grand concours de noyage du poisson! Le but était de diluer le sujet de la discussion en étirant la sauce jusqu'à ce que celle-ci ne présente plus aucune espèce d'intérêt. Soyez-en fier! C'est votre réussite et l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire. Nous garderons ce lien en mémoire pour illustrer par un exemple aussi éloquent les maximes "ce qui est excessif est insignifiant", "ce qui conçoit bien s'énonce clairement" et "trop c'est comme pas assez". Merci encore de votre contribution et... bonne continuation interminable!

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 17 juin 2009
Le futur ex-abbé regarde le verre la tête en bas, en bon «progressiste». En tant qu’évêque de l’église du Québec, c’est-à-dire l’église séparatiste, il donne des cours de théologie en latin révisé. Sa devise: «Dormez en paix citoyen, nous dormons avec vous!»

Son chef, Fanfreluche Duceppe, va bientôt réclamer un million pour chaque chômeur, mais seulement pour le Québec. Ce que Fanfreluche cache aux enfants, c’est que dans un pays communiste, seulement ceux qui travaillent ont le droit de manger. Dans un pays où l’État contrôle qui travaille, c’est inquiétant. Les séparatistes peuvent vraiment donner des leçons aux autres. Les «progressistes avancez par en arrière» ont voté une loi contre la pauvreté. Alors, il n’y a pas un seul pauvre au Québec. Si Fanfreluche affirme le contraire, cela va contre le gouvernement péquiste de Bernard Landry et de sa bande de marxistes.

http://www.assnat.qc.ca/fra/Publications/debats/journal/ch/021213.htm#_Toc27884263

«La Présidente: Alors, M. le premier ministre.
M. Bernard Landry

«Sauf que Karl Marx avait raison aussi. Karl Marx avait raison aussi. »
____________________________


En ce qui concerne Fanfreluche, c’est encore plus hilarant!

http://www.blocquebecois.org/fr/le_chef.asp

Il a milité dans le mouvement étudiant pour la justice sociale et en faveur de la souveraineté du Québec. Après avoir été vice-président de l’Union générale des étudiants et étudiantes du Québec (UGEQ) en 1968 et 1969 et il a été directeur journal Quartier Latin de 1970 à 1971. Ses convictions l’ont ensuite amené vers les milieux syndical et communautaire, où il a notamment agit comme conseiller syndical à la Confédération des syndicats nationaux.

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LE DOSSIER DE L’UGEQ

D'abord les faits.

Dans la revue marxiste Parti-Pris de février 1965, consacrée aux aspects du syndicalisme québécois, nous lisons (en page 4) cette proposition pour une stratégie d'ensemble des forces de gauche :

« Nous voudrions reprendre une idée que suggérait Jacques V. Morin, il y a quelques mois : FORMER UN CAUCUS DE GAUCHE de tous les militants syndicaux (permanents ou non, F.T.Q. ou C.S.N.) favorables au socialisme québécois. CE CAUCUS devrait définir une idéologie qui pourrait servir d'instrument politique à nos syndicats. Nous croyons que ce CAUCUS devrait insister sur le SOCIALISME, sans pour cela mettre en veilleuse l'aspect national. Disons que pour être MEMBRES DU CAUCUS, les militants devraient OPTER POUR LE SOCIALISME québécois. En deuxième lieu, le CAUCUS devrait définir une stratégie, un plan d'action, pour faire pénétrer cette idéologie au sein de nos syndicats. Et enfin les militants pourraient mettre en application cette stratégie. »


C'était signé : "Parti-Pris, J.-M. P.", initiales qui correspondent visiblement à Jean-Marc Piotte, rédacteur habituel à cette revue marxiste.

En mars 1965, se tient la première semaine syndicale de l'UGEQ. Dans le journal de l'Université Laval, en date du 11 mars, M. Jacques Pelletier signe un "Commentaire" qui est un bilan de la Semaine Syndicale de l'UGEQ. Le titre de l'article de M. Pelletier est déjà significatif : « Un congrès sans étudiants. »

En effet, après avoir fait remarquer que « les étudiants n'étaient pas à ces assises », l'auteur précise quels étaient les "vrais " participants de ce congrès qui se couvrait officiellement de l'étiquette "étudiant" :

« Tout ce qu'il y a de syndicalisme était là, PLUS LA GAUCHE RÉVOLUTIONNAIRE, DES GENS DE PARTI-PRIS, RÉVOLUTION QUÉBÉCOISE, SOCIALISME 64, etc. Incidemment, je me demande si de n'avoir FAIT APPEL QU'À LA GAUCHE n'a pas nui à ces assises. Chose certaine, cela n'a pas aidé à animer les discussions. ON SAVAIT, AU DÉPART, QUE TOUS CEUX QUI FAISAIENT PARTIE DES PANELS ÉTAIENT, AU MOINS GLOBALEMENT, D'ACCORD. »

Et M. Pelletier termine son commentaire ainsi :

« Ce congrès fut avant tout un congrès de travailleurs. MÊME PAS; UN CONGRES DES PERMANENTS SYNDICAUX ET DE LA GAUCHE QUÉBÉCOISE. »

Dans le même numéro du journal de l'Université Laval, celui du 11 mars 65 que nous avons cité plus haut, la déclaration du président de l'UGEQ, Monsieur Jacques Desjardins, à cette Semaine Syndicale de l'UGEQ, est rapportée dans ses lignes essentielles. En voici quelques extraits qui en donnent l'orientation générale :

« Nos quatre syndicats n'ont pas de politique globale de revendication, ils n'ont pas de STRATÉGIE COMMUNE. Ils sont divisés face aux pouvoirs publics...

« L'UCC, la FTQ, la CSN et l'UGEQ ne peuvent plus faire cavalier seul...

« Ce qu'il nous faut, c'est un Comité intersyndical de revendications sociales, un genre de conseil supérieur pour diriger l'action revendicatrice des quatre syndicats...

« Les communiqués de presse si bons soient-ils ne valent pas le spectre d'une grève POLITIQUE générale des quatre syndicats du Québec unis autour d'objectifs précis et déterminés. L'élément progressif de l'État et des différents partis politiques sentant l'appui possible des masses laborieuses mettrait au second plan les réactionnaires, les protecteurs d'intérêts et les chasseurs de sorcières. » (Le Carabin, p. 8)

Il n'est pas nécessaire d'avoir fait un cours universitaire pour se rendre compte que la stratégie politique proposée par le Président de l'UGEQ, M. Jacques Desjardins, est substantiellement la même que celle mise de l'avant, quelques semaines à peine avant la première Semaine Syndicale de l'UGEQ, par Jean-Marc Piotte en page 4 de la revue marxiste Parti-Pris de février 65, dont nous rapportions au début de notre article la proposition pour une stratégie d'ensemble des foirces de gauche.

Mais ne nous arrêtons pas là. Continuons. Suivons la progression de « l'idée que suggérait Jacques V. Morin il y a quelques mois : FORMER UN CAUCUS DE GAUCHE de tous les militants syndicaux (permanents syndicaux surtout, dirions-nous) favorables au socialisme québécois. » (Parti-Pris, J.-M.P.)

Au mois de mars 65, quelques semaines après la parution de l'éditorial de J.-M.P. (Jean-Marc Piotte), le Devoir publiait un communiqué de presse qui nous apprenait que le CAUCUS DE GAUCHE était formé. Etaient participants de ce CAUCUS DE GAUCHE : (remarquez bien les noms) JACQUES DESJARDINS, Président de l'UGEQ; JEAN-MARC PIOTTE, de la revue marxiste Partis-Pris; Pierre Vallières de la revue marxiste Révolution Québécoise (récemment mis en prison pour activités subversives) ; André d'Allemagne du RIN (récemment nommé secrétaire de l'AGEUM - Association Générale des Etudiants de l'Université de Montréal); et Marc Boulard,du NPD (un des lieutenants de M. R. Cliche).

Le 30 mars 1965, un autre communiqué de presse paraissait dans "Le Devoir" nous annonçant, cette fois, la mise en place du "COMITÉ DE COORDINATION DES MOUVEMENTS DE GAUCHE". Voici la composition de ce comité telle que donnée dans "Le Devoir" du 30 mars 1965 :
« Le Comité de Coordination des Mouvements de Gauche comprend ; le CAUCUS DE GAUCHE(l), le Club Socialiste Jacques Perrault (professeur à l'université à e Montréal), Coopératives des éditions socialistes (Michel Chartrand), Groupe d'Action Populaire, la Revue Socialiste, la Ligue Socialiste Ouvrière, le PARTI COMMUNISTE CANADIEN, Parti-Pris mouvement, le Parti Socialiste 65 (revue) et Révolution Québécoise. Au cours de la première réunion qui a eu lieu dimanche, ces divers mouvements ont formé un comité de coordination qui devra se réunir au moins une fois par mois. Ce comité a également été chargé d'inviter les autres mouvements de gauche à participer au regroupement des forces de gauche et à préparer la célébration de la fête universelle des travailleurs le 1 er mai. »

Ce n'est un secret pour personne, le 1er mai est la fête officielle du Parti Communiste International. La Célébration eût donc lieu à Montréal et elle fut rapportée par les journaux : les mouvements de gauche réunis - sans excepter le CAUCUS DE GAUCHE dont M. Jacques Desjardins, président de l'UGEQ, est participant officiel - chantèrent le chant universel communiste, l'INTERNATIONALE, à la gloire de Moscou et Pékin.

LA FONDATION DE L'UGEQ.

Dans une interview accordée à un hebdomadaire du Lac St-Jean (et rapportée dans A.-Q. de Mars 65, en page 11) le président de l'UGEQ, M. Jacques Desjardins déclara ce qui suit :

« L'UGEQ a déjà, un mois après sa fondation, 55,000 membres. »

55,000 membres, c'est beaucoup ; mais 55,000 membres un mois seulement après la fondation de l'UGEQ, c'est trop vite, pour que l'on ne se pose pas de question sur le procédé de recrutement sans peine de l'UGEQ.

Commençons au commencement. Dans la revue marxiste Parti-Pris de février 65, en page 22, M. Michael McAndrew écrit ceci :

« En novembre 1964, a lieu la fondation de l'Union Générale des Etudiants de la province de Québec (UGEQ). CETTE FONDATION SE PRÉPARAIT DÉJÀ DEPUIS QUELQUES ANNÉES et au cours de l'été 64, les étudiants des trois universités françaises s'étaient successivement retirés de l'Union Canadienne des Etudiants (l'UCE). »

Le texte de M. McAndrew dit que la fondation de l'UGEQ était préparée déjà depuis quelques années. Mais qui préparait cette fondation depuis quelques années déjà ? Les étudiants des « trois universités françaises »... Dans ce cas les étudiants des trois universités françaises auraient certainement été les premiers à la PREMIÈRE Semaine Syndicale de l'organisme dont ils préparaient la fondation déjà depuis quelques années. Il n'aurait pas été étonnant qu'il en fut ainsi. Mais ce qui est très étonnant, c'est que « les étudiants des trois universités françaises » étaient absents, et d'une absence si générale que le journaliste du "Carabin" de l'Université Laval, qui s'y était rendu, M. Jacques Pelletier, a pu donner pour titre à son "commentaire" sur cette première Semaine Syndicale de l'UGEQ : « UN CONGRES SANS ETUDIANTS ! » Est-ce assez dire !

Qui était présent ?

Les intéressés sûrement, ceux qui préparaient la fondation de l'UGEQ déjà depuis quelques années évidemment.

Après nous avoir dit que « les étudiants n'étaient pas à ces assises » mais que « tout ce qu’il y a de syndicalisme était là », M. Pelletier ajoute :
« PLUS la gauche révolutionnaire. Des gens de Parti-Pris, Révolution Québécoise, Socialisme 65, etc. Incidemment je me demande si de N’AVOIR FAIT APPEL QU'À LA GAUCHE n'a pas nui à ces assises. On savait, AU DÉPART, que tous ceux qui faisaient partie des panels étaient, au moins GLOBALEMENT, D'ACCORD. »

Et M. Pelletier termine son reportage en remarquant que ce congrès n'était « même pas un congrès de travailleurs, mais un congrès de permanents syndicaux et la gauche québécoise! »

LE PROCÉDÉ DE RECRUTEMENT DE L'UGEQ

La première Semaine Syndicale de l'UGEQ a eu lieu en Mars 65, soit quatre mois après sa fondation en novembre 64. Or (si nous nous en reportons à la déclaration de M. Jacques Desjardins, faite au Lac-Jean) au moment du congrès, il y aurait eu déjà trois mois que l'UGEQ comptait dans ses rangs 55,000 étudiants. Alors, comment se fait-il que ce congrès fut un « congrès sans étudiants » ? Faut-il chercher la réponse dans la pluie et le beau temps ? Non.

Au cours de nos tournées à travers la province de Québec, nous nous sommes entretenus avec un assez grand nombre d'étudiants et d'étudiantes. Et nous nous sommes rendus compte que, spécialement, les présidents et les présidentes des diverses Associations Générales d'Etudiants de Collèges Classiques (AGE) étaient très mécontents du rôle joué par leur Fédération, la FAGECQ (Fédération des Associations Générales des Etudiants des Collèges Classiques du Québec), dans le recrutement de l’UGEQ, et surtout ils étaient choqués, sinon révoltés, par la façon dont ce recrutement avait été fait.

La FAGECQ reçoit un dollar par année, par étudiant, des diverses Associations Générales. Lorsque l'UGEQ fut fondée, la FAGECQ, pour assurer un recrutement à ce "syndicat" sans syndiqués, a prélevé globalement, sur les cotisations qu'elle reçoit des diverses AGE, le montant déterminé par les "fondateurs" de l'UGEQ pour adhérer à leur organisme. La FAGECQ constituait ainsi, ipso facto, membres de l'UGEQ tous les adhérents des Associations Générales de Collèges Classiques, et cela sans consultation préalable avec les présidents ou présidentes de ces associations; elle se contenta, plus tard, de les mettre devant le fait accompli. Tout porte à croire, en ce qui regarde les étudiants des écoles normales et des écoles techniques, qu'ils ont été incorporés à l'UGEQ par le même procédé de leurs Fédérations respectives.

Ce procédé explique le recrutement rapide de l'UGEQ. Ce procédé explique aussi l'absence générale des étudiants du Québec an congrès de l'Union Générale des Etudiants du Québec. Le procédé est efficace, nul doute : il est même totalitaire. Grâce à lui, M. Desjardins pouvait dire à la presse : « L'UGEQ a déjà un mois après sa fondation 55,000 membres. » Mis devant le fait accompli, les étudiants des Associations Générales des divers Collèges Classiques sont en instance de briser, ou ont déjà brisé tout lien avec ce "syndicat" d'une espèce étrange sinon étrangère.

L'UGEQ ne compte déjà Plus 55,000 membres, onze mois après sa fondation : elle en compte moins.

Une déclaration toute récent de M. Pierre Fortin, le secrétaire aux affaires universitaires de la PEN (Presse Etudiante Na tionale), à propos du journal que l'UGEQ projette de lancer, vient encore confirmer tout ce que nous venons de dire. Le DEVOIR rapporte ainsi la déclaration de
M. Pierre Fortin :

« Selon M. Fortin, qui note la "tendance TRÈS A GAUCHE qui se manifeste à l'UGEQ", "l'EXÉCUTIF de l'Union Générale des Etudiants du Québec considère trop les étudiants du Québec comme des éléments politisables plutôt que comme des individus qui doivent prendre conscience de leur qualité d'étudiants". »

Onze mois après la fondation de l'UGEQ, l'exécutif de cet organisme n'a pas changé ses visées politiques ni ses procédés de monopolisation des libertés étudiantes pour le compte de l'idéologie révolutionnaire. La déclaration récente de M. Pierre Fortin en fait foi.

LE JOURNAL DE L'UGEQ

Pour ce qui est du caractère véritable du journal que l'UGEQ doit lancer, le secrétaire aux affaires universitaires de la PEN dit ceci :

« L'UGEQ veut donner un caractère révolutionnaire à son journal étudiant. Nous avons la certitude qu'on veut en faire un autre "Quartier-Latin". On a même approché l'ancien directeur du "Quartier-Latin", M. Serge Maynard, pour le diriger. Ces gars-là font une erreutr monumentale s'ils s'imaginent que le public étudiant à travers le Québec est en mesure d'accueillir une publication étudiante révolutionnaire. Les étudiants ne sont pas réactionnaires mais ils sont loin d'être révolutionnaires. Il ne faut pas se faire d'illusions. Sans compter que les maisons d'enseignement refuseront carrément qu’un tel journal entre dans leurs murs. »

Les remarques de M. Fortin mettent bien en lumière le but pour lequel l'UGEQ a été fondée.

LES REVENDICATIONS RÉELLES DE L'UGEQ

Puisque nous nous sommes bornés à rapporter les faits jusqu'ici, laissant à nos lecteurs le soin de se faire une opinion, le mieux est de conclure par des faits.

Un problème immédiat se pose pour l'UGEQ : trouver un fonds de soutien. Le journal de l'Université Laval, dans son numéro du 11 février 65, rapporte la chose en ces termes :

« Il ne faut pas se surprendre si, à ses débuts, l'UGEQ n'est pas tellement revendicatrice. Avec le budget ridicule qu'elle possède, l'UGEQ ne peut faire de miracles. Mais l'UGEQ travaille afin d'obtenir des moyens financiers nécessaires : une campagne de souscription est en cours avec l'aide de la CSN, de la FTQ et de quelques industriels. »

D'où le dilemme exposé par Michael McAndrew en page 27 de la revue marxiste Parti-Pris de février 65 :

« D'une part, au point de vue IDÉOLOGIQUE les étudiants ("Les étudiants": on sait ce que cache ce collectif: le "très à gauche" exécutif de l'UGEQ) ont des revendications radicales et bien formulées et savent généralement quels sont leurs buts. »

Un peu plus haut, dans le même article, M. McAndrew précisait la nature des revendications idéologiques de ceux qui se couvrent du nom d'étudiants (mais qui considèrent ces derniers comme des éléments politisables) :

« Si on analyse ces demandes on se rend compte qu'elles sont irréconciliables avec l'ordre établi, qu'elles ne peuvent cadrer dans les structures de la société québécoise actuelle. » (page 23)

Et M. McAndrew poursuit, en page 27 :

« D'autre part, du point de vue pratique, les étudiants (sic) sont limités par des contingences et leur action doit s'inscrire dans le contexte même qu'ils rejettent dans leurs revendications. (...)


« Se devant de concilier ces deux champs d'activité, le syndicalisme étudiant (l'UGEQ) ,ne peut se permettre d'hésiter longtemps à la croisée des chemins. Quitte à voir son attitude taxée de "contradictoire", le Mouvement étudiant (l'UGEQ) devra continuer à la fois ses revendications globales et son action concrète pratique. LA CONTRADICTION N'EST NÉFASTE QUE SI ELLE EST INCONSCIENTE. Lorsqu'elle est inévitable on se doit de l'accepter.

« Il est donc, finalement, fondamentalement logique que les deux champs d'activité (qui peuvent être considérés comme thèse et antithèse) y soient d'une certaine façon simultanément niés et affirmés. »

On a reconnu dans la prose de M. McAndrew l'application de la "thèse et de l'antithèse" ou de la "loi de la contradiction" si chère aux révolutionnaires communistes, Marx, Lénine, Mao Tsé-Toung, etc. Aucun doute qu'il ne s'agisse là d'une pensée communiste. Mao Tsé-Toung écrivait à ce sujet :

« La loi de la contradiction... est la loi fondamentale de la dialectique matérialistes. »

Et Lénine :

« La dialectique communiste est l'étude de la contradiction. »

Or, récemment nous lisions ce communiqué de presse émis par la Fédération des Commissions scolaires Catholiques du Québec :

« Pour donner suite à une récente rencontre avec les dirigeants de l'Union Générale des Etudiants du Québec (l'UGEQ), les administrateurs de la Fédération des Commissions scolaires Catholiques du Québec, ont accepté de venir en aide aux étudiants de l’UGEQ dans la campagne financière qu'ils poursuivent actuellement.

« Dans un communiqué émanant du secrétariat de la Fédération des Commissions scolaires Catholiques du Québec, on annonce que le projet des étudiants sera soumis aux responsables des Commissions scolaires régionales qui tiendront leur prochaine colloque le 17 juillet.

« Monsieur Lévis Sauvé, président général de la Fédération des Commissions scolaires Catholiques du Québec a été nommé l'un des patrons d'honneur de cette campagne étudiante, dite campagne "Fonds de soutien : UGEQ". L'objectif de cette campagne est de $50,000.00. »

Que se passe-t-il chez les administrateurs de la Fédération des Commissions scolaires CATHOLIQUES du Québec ? Que se passe-t-il au secrétariat des Fédérations des Commissions scolaires CATHOLIQUES du Québec ? Pourquoi M. Lévis Sauvé, Président de la Fédération des Commissions scolaires CATHOLIQUES du Québec, a-t-il accepté d'être l'un des patrons d'honneur de la campagne du "Fonds de soutien : UGEQ" ?

Nous posons la question.

Nous voulons croire qu'ils ont tous été trompés par la duplicité du jeu consciemment contradictoire de l'UGEQ, et qu'ils croyaient vraiment venir en aide aux étudiants du Québec en aidant l'UGEQ. Mais c'est un fait prouvé : l'UGEQ ne représente pas les étudiants catholiques du Québec. L'UGEQ n'est pas catholique. L'UGEQ "considère les étudiants du Québec comme des éléments politisables" aptes à servir leurs buts “irréconciliables avec l'ordre établi”, buts qui " ne peuvent cadrer dans les structures de la société québécoise actuelle". L'UGEQ est une société de pensée "très à gauche" et qui ne "fait appel qu'à la gauche" dès son premier congrès,
à des gens de Parti-Pris, de Révolution Québécoise, de Socialisme 65, etc. : l'UGEQ dont le président, M. Jacques Desjardins, est un participant du CAUCUS DE GAUCHE, à côté de Jean-Marc Piotte de Parti-Pris, de Pierre Vallières de Révolution Québécoise, d'André d'Allemagne du RIN et de Marc Boulard du NPD. Et il faut se souvenir que 1e CAUCUS DE GAUCHE lui-même entre dans la composition de ce “Comité de Coordination des mouvements de Gauche", comité qui se réunit tous les mois et qui compte parmi ses adhérents le PARTI COMMUNISTE CANADIEN.

Cette dernière partie de notre article a pu avoir l'air d'une digression. En réalité, ces derniers faits nous permettent de conclure qu'au nom d'un ordre social naturel et chrétien, on ne doit pas permettre à ceux qui ont fondé l'UGEQ d'utiliser la jeunesse québécoise à leurs fins. Au contraire, c'est la tâche de tous les catholiques, laïcs ou clercs, jeunes et vieux, professionnels, ouvriers ou étudiants, de combattre ensemble l'UNION GENERALE DES ETUDIANTS DU QUEBEC, et de promouvoir par le fait même une réforme sociale qui visera d'abord à guérir notre société de toutes ces maladies révolutionnaires qui nous viennent de l'étranger. C'est la tâche la plus urgente de notre peuple !

Notes:
1. Ils organisaient ces élèves en cellules secrètes dans chaque classe et leur proposaient un but absolument irréprochable à première vue : le BIEN du collège.


ANNEXES :

Annexe 1
Tous à la Macaza le 1er Octobre

L’Union Générale des Étudiants du Québec et surtout l’Union for Peace Action organisent une manifestation contre la base nucléaire américaine à La Macaza, près de Mont-Laurier, pour la fin de semaine du 1er octobre.

Presque tous le mouvements pacifistes canadiens, et quelques-uns des États-Unis, y participeront; les organisateurs s’attendent à la présence d’environ 5,000 personnes.

Cette manifestation vise les buts suivants: le retrait du Québec et du Canada de la guerre froide; la récupération des sommes consacrées à l’armement afin de les faire servir à des fins pacifistes, entre autres à l’éducation gratuite et au développement économique; le droit des peuples du Québec et du Canada de participer démocratiquement aux décisions du gouvernement en politique extérieure.

Pour de plus amples renseignements concernant la manifestation: PROJET LA MACAZA, 3510 rue Ste-Famille, Montréal, Québec.
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Annexe 2
CONGRÈS DU PARTI COMMUNISME REMIS À PLUS TARD

Ce congrès qui devait avoir lieu du 1er au 3 octobre, dans le but de fonder le Parti Communiste du Québec, en tant qu’organisme distinct, ainsi que d’adopter un manifeste et une constitution, a été remis à la fin de semaine suivante, soit du 8 au 10 octobre inclusivement (et peut-être le 11). Et, s’il y a des élections au fédéral, peut-être que ces dates devront être encore changées.

Tel qu’il a déjà été annoncé, tous les membres en règle à la date du 17 septembre 1965 auront le droit de siéger comme délégués avec voix et votes.

LE PARTI COMMUNISTE CANADIEN
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Nous reproduisons ci-dessus l'appel paru dans le COMBAT (journal du Parti Communiste canadien) sur la démonstration à La Macaza le 1er octobre. Cette démonstration devait avoir lieu le 25 octobre mais on a décidé que la date du premier octobre sera symbolique avec l'anniversaire de la révolution bolchevique d’octobre 1917. Aussi la convention du nouveau PARTI COMMUNISTE DU QUÉBEC qui devait avoir lieu du 1er au 4 octobre a été remise à plus tard afin de fournir l'occasion à tous les jeunes de ce rendre à la Macaza pour le 1er octobre. L'OPÉRATION LA MACAZA sera probablement une véritable émeute - fruit des mois de préparation dans les camps d'entraînement des querrileros.

C'est l'UGEO (Union Générale des Etudiants eu Québec) et le Student Union for Peace Action qui sont les principaux organisateurs de cette manifestation contre la base nucléaire américaine.

Certains vont encore dire que nous "voyons des communistes partout", mais devant tout ce qui se passe de plus en plus ouvertement, Il est clair que certains ont des yeux pour ne pas voir. L'heure du réveil est arrivé. Etudiants du Québec réagissez et ne vous laissez pas embarquer dans des mouvements qui ne représentent pas la jeunesse étudiante mais veulent au contraire SE SERVIR de cette jeunesse.


Annexe 3
Infiltration dans les écoles

par Léo-Paul Bourrassa S.J.
(Extrait de "Tactiques Communistes contre l'Église".)

Bien avant l'établissement du régime communiste en Chine, des jeunes gens ou des jeunes filles spécialement entraînés s’infiltrèrent dans les écoles, collèges, universités catholiques du pays. Leur mission était de grouper autour d'eux un certain nombre d'élèves (1), d'acquérir prestige et influence, de lancer des mouvements dans l'école. Obéissant aux directives reçues, ils sont très prudents et savent très bien dissimuler leur jeu. Ils se gardent absolument de toute propagande ouvertement communiste, ne fomentent aucun désordre... Cela viendra plus tard. Non ! Ce sont vraiment des élèves modèles. Les professeurs remarquent qu'ils sont brillants et réussissent fort bien aux examens sans donner l'impression d'avoir travaillé beaucoup. Ils sont toujours prêts à aider leurs camarades dans leurs difficultés, dévoués lorsqu'il s'agit de corvées ou d’activités spéciales, respectueux de l'autorité et toujours les premiers à s'offrir pour rendre quelque service, si bien qu'ils ne tardent pas à se gagner la confiance, et des élèves, et de la direction. Aussi finissent-ils par être mis à la tête de leur section.

Elèves modèles embarrassants.

C'est alors qu'ils deviennent peu à peu et de plus en plus embarrassants en se faisant les champions des "bonnes causes". Tel professeur n'a pas la compétence qu'il faut, il serait bon de le changer : suivent des pétitions, des démonstrations. Le préfet de discipline est compétent, mais trop rude de manières... il doit disparaître. Si les autorités de l'école n'agissent pas, elles sentent un malaise chez les étudiants et un beau jour elles seront aux prises avec une GRÈVE admirablement organisée, préparée par une vingtaine d'élèves qui auront TOUT prévu.

En face de ces faits, quelle est l'attitude des autres élèves ? En général, ils suivent. Après tout, se disent-ils, les réformes demandées sont justifiées, jusqu'à un certain point. Les autorités elles-mêmes sont décontenancées : comment peut-il se faire que tel ou tel soit ainsi responsable de ces désordre ? « Ce sont nos meilleurs élèves ! » La situation est devenue extrêmement difficile. Ne pas céder ? Les élèves ont raison dans une certaine mesure, et surtout ils semblent prêts à tout. Céder ?... Mais alors l'autorité en pâtira et une première concession ne fera que rendre les meneurs plus audacieux. On finira par s'entendre sur un compromis... qui laisse le temps de respirer jusqu'à la prochaine explosion.

Les communistes ont alors atteint leur but : ils ont paralysé plus ou moins le fonctionnement d'une institution catholique ; ils ont jeté le discrédit sur les autorités ; ils ont semé la dissension, créé le désordre ; ils ont surtout montré ce dont ils étaient capables et fait régner un sentiment de crainte.

Il aurait fallu prévenir cette infiltration, mais comment ? Mais il est pratiquement impossible de le faire car on ne s'en rend compte qu'après coup, et souvent quand il est trop tard.



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2
L’UGEQ, MOSCOU ET CUBA

M. Slava Zharkov, représentant du Conseil des étudiants de l'Union soviétique et président du conseil étudiant de l'Université de Moscou, vient d'assister au Congrès de l'UGEQ (l’Union Général des Etudiants du Québec) à l'Université Laval de Québec. On remarquait aussi à ce congrès de l'UGEQ deux délégués de Cuba. M. Francisco Dorticos et M. Dennis Altaman. Invités à prendre la parole à la fin du Congrès de l'UGEQ, deux Cubains se sont déclarés heureux des inquiétudes et des objectifs de coopération internationale manifestés par l'UGEQ. « L’Union Internationale des Etudiants qui soutient la LUTTE contre le colonialisme sous toutes ses formes sera heureuse de travailler aux côtés des étudiants du Québec. » (“L'Union internationale des Etudiants" auquel s'est affiliée l'UGEQ - Union Générale des Etudiants du Québec - est un organisme OFFICIELLEMENT communiste.)

Il y a quelques mois, la propre soeur de Fidel Castro causait une sensation dans le monde libre en déclarant à la presse : « Je ne veux plus demeurer indifférente à tout ce qui arrive dans mon pays. Mes frères, Fidel et Raul ont fait de Cuba une énorme prison entourée d'eau. Le peuple cubain est cloué à une croix imposée par le communisme international. »

Il est assez révélateur de lire dans le journal des étudiants de l'Université de Montréal "Quartier-Latin" du 4 nov. 1965 - un article intitulé « APPUI moral des étudiants de Cuba ». Voici un extrait de cet article :

« L’Union -Générale des Etudiants du Québec (l’UGEQ) a salué avec enthousiasme la présence à son Congrès de M. Francisco Dorticos, vice-président des étudiants universitaires de Cuba (UIE) ainsi que celle de M. Dennis Altaman, représentant des étudiants australiens affiliés à la CIE.

« Dans une conférence de presse, M. Dorticos a communiqué quelques informations concernant l’organisation sociale de Cuba. "Il n'existe pas de problèmes sociaux actuellement à Cuba, a-t-il déclaré. J'entends par là qu'il n'y a rien qui puisse nuire gravement au développement de la société." »

A l'heure où des milliers de Cubains quittent l’île de Castro et souffrent pour la liberté, il est plus que surprenant de voir au Congrès de l'UGEQ deux étudiants révolutionnaires cubains prêcher la collaboration internationale et la lutte contre le colonialisme aux jeunes délégués de l'Union Générale des Etudiants du Québec.

Voilà le genre de propagande marxiste qu'on a servi à plusieurs de nos étudiants québécois lors du dernier Congrès de l'UGEQ à l'Université Laval. Il est temps plus que jamais que les étudiants catholiques se désolidarisent complètement de cette association à but politique qu'est l’Union Générale des Etudiants du Québec.

3
L’UGEQ SUIT SERVILEMENT LA POLITIQUE COMMUNISTE MONDIALE

Dans le journal du Parti communiste canadien "Combat" de septembre 1965, nous pouvions lire que « l’Union Générale des Étudiants du Québec et Students for Peace Action organisaient une manifestation contre la base nucléaire américaine à la Macaza, près de Mont-Laurier... »

Quelques mois plus tard, M. Slava Zharkov, représentant du Conseil des étudiants de l'Union soviétique et président du conseille étudiant de l'Université de Moscou, vint assister au Congrès de l’UGEQ à l’Université Laval. On remarquait aussi à ce congrès de l’UGEQ deux délégués de Cuba. invités à prendre la parole à la fin du Congres, les deux Cubains se sont déclarés heureux des objectifs de coopération internationale manifestés par l’UGEQ.

Et dans "La Presse" du lundi 31 janvier intitulé : Manifestation en faveur de la paix au Vietnam. Nous apprenons qu'une trentaine d'organisations de gauche (dont "Les Jeunesses communistes" et le "Parti communiste canadien") se proposent d'organiser une manifestation de masse et une marche sur le consulat américain. A la fin de l’article on nous apprend que « Les organisateurs principaux du Comité sont M. Daniel Latouche vice-président de l'UGEQ, et Ted Sloan de Montreal Peace Council ».

Enfin nous apprenons de bonne source qu’une manifestation de masse se prépare contre le secrétaire à la défense des Etats-Unis le 15 mai. Et dans le Comité qui prépare cette manifestation anti-américaine nous trouvons encore une fois Daniel Latouche de l'UGEQ accompagné de M. Renaldo de la Ligue des jeunesses communistes du Québec.

Tout ceci se passe de commentaires. L'UGEQ n'a jamais protesté contre le mur de Berlin et contre le colonialisme soviétique et chinois, elle n'a jamais protesté contre la politique de la Russie et de la Chine. Depuis ses débuts l’Union Générale des Étudiants du Québec a suivi et servilement et pas à pas la politique communiste mondiale.

Il est temps que les étudiants québécois qui croient encore à la liberté de pensée au Québec s’éveillent et réagissent.

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 17 juin 2009
M. Tremblay, vous êtes de plus en plus confus...Quels sont ces propos sur la "progression". Vous regardez le verre à moitié vide au lieu de le regarder à moitié plein. Quel pessimisme! Comment peut-on vivre aujourd'hui en regardant le monde d'une façon aussi négative? Comme si tout était mauvais en ce monde. Mon cher monsieur, vous êtes déprimant et déprimé...Et je ne suis pas certain que ça se soigne. On peut toujours essayer, mais il y a des cas qui sont incurables. J'ose espérer que vous ne faites pas partie de ceux-là! Bonne journée! Je vous offre ma prière! Raymond Gravel ptre

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 17 juin 2009
Saint Raymond, le curé d’Ars des progressistes, ne veut pas être jugé, mais en bon introverti, il aime bien porter des jugements sur les autres, i.e. faire des attaques contre la personne. Attendre autre chose du personnage serait plutôt naïf.

Mais le saint me rappelle une conversation avec un autre parti politique «progressiste» au bureau de Stéphane Dion. Quand nous parlons de progression, selon le Petit Robert, pas selon le Petit Raymond, nous parlons aussi de «progression du mal». Aggravation. «L'Histoire, qui ne nous retrace qu'une suite de catastrophes et des progressions toujours suivies de régressions )) (FRANCE).  ANT. Rétrogradation, recul. Interruption.

Les pays communistes ont tous été et sont des pays progressistes, avec les massacres et les tragédies intrinsèques à cette idéologie de gobe-mouche.

Mais parlant de gobe-mouche, revenons à la conversation avec un jeune libéral, préposé au bureau de Stéphane Dion, ex-abbé du PLC.

Stef, comme nous l’appelons affectueusement, s’était découverte une passion pour la vie en la personne d’un meurtrier en série qui devait se faire zigouiller aux États-Unis. Ne comprenant ce volte-face d’un parti aussi progressiste - les avortements progressant toujours par millions au Canada - j’ai demandé des explications sur la nouvelle orientation du PLC sur la protection de la vie.

Le PLC, finalement, se battait pour la vie, mais sélectivement. La vie d’un enfant n’a pas la même valeur que la vie d’un meurtrier canadien, condamné pour meurtres aux États-Unis, qui devait trépasser devant le bourreau américain. Pour Stef, ce nouvel amour de la vie se résumait à un amour pour gagner en popularité.

Le préposé, un catholique perdu dans un parti qui met d’avant des politiques contraires au catholicisme, ne pouvant pas justifier la position, voulait faire comme le futur ex-abbé Gravel, c’est-à-dire m’instruire de son ignorance. Mais la suite est encore plus fascinante.

Je lui ai demandé si le PLC était un parti politique. Il m’a répondu que oui, et il en était fier. Je lui ai alors dit que son parti était donc un parti communiste. Le gobe-mouche m’a juré que non. Je lui ai demandé de vérifier dans le dictionnaire, ce qu’il fit. Il commença donc à lire la définition qui commence très bien: «Qui est partisan du progrès politique, social, économique; qui tend à la modification de la société vers un idéal, par des réformes ou des moyens violents.» Le gobe-mouche ne s’était même pas rendu compte qu’il venait de terminer par «des moyens violents». Je lui ai demandé de répéter la fin de la phrase. C’est à ce moment-là seulement qu’il prit conscience de s’être mis le pied dans la bouche.

Quand vous entendez des termes comme’ chrétiens progressistes, progressistes-conservateurs, etc., ce n’est que de la dialectique marxiste. Ces termes sont des contradictions. Quand saint Raymond parle de progressisme, il parle de communisme, c’est-à-dire de forcer par la violence les changements qu’il va qualifier d’«avancements sociaux» et quoi encore.

Voici la définition complète du terme selon le Petit Larousse:



PROGRESSISME
1845; de progressiste). Doctrine politique progressiste.


PROGRESSISTE
1841: de progrès). Qui est partisan du progrès politique, social, économique; qui tend à la modification de la société vers un idéal, par des réformes ou des moyens violents. Parti progressiste. Idées progressistes. ◊ Spécialt. Vx (fin XIXe) Républicain modéré, réformiste. - Mod. Qui est partisan d'une politique d'extrême-gauche. Chrétiens progressistes. - Un progressiste.  ANT. Conservateur, réactionnaire.

Mais ce n’est qu’une digression du propos que la laïcité soit la raison d’être de la Franc-Maçonnerie, et que la secte soit une religion, et que la laïcité veut dire l’adoption de la religion maçonne par l’État à l’exclusion de toutes les autres.

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ANNEXE N̊ 10

A la Gloire du Grand Architecte d. l'Univers

RITE ECOSSAIS ANCIEN ET ACCEPTE

Ordo ab Chao

SUPREME CONSEIL DE FRANCE

8 Rue Puteaux PARIS 17°

DECRET

Le Suprême Conseil de France du Rite Ecossais Ancien et Accepté,

Vu les décrets des 7 novembre 1894, 26 juillet 1904 et 22 juillet 1927, par lesquels il a délégué à une fédération de Loges bleues précédemment placées sous sa Juridiction et prenant le tiLre de Grande Loge de France, l'administration des trois premiers grades et par lesquels ont été règlées les relations entre lui et ladite Grande Loge de France;

Considérant que, malgré

10 les avertissements donnés à ladite Grande Loge de France,

2° les objurgations des Obédiences européennes régulières avec lesquelles la Grande Loge de France était jusqu'à ces dernières années en relations fraternelles,

3° la suspension des relations obédientielles décidée en 1959 entre la Grande Loge de France et le Grand Orient de France, organisation irrésulière, suspension confirmée ultérieurement, ladite Grande Loge de France a conclu un Traité d'alliance avec le Grand Orient de France;

Considérant qu'en concluant ce Traité d'alliance la Grande Loge de France a délibérément contrevenu aux principes du Rite Ecossais Ancien et Accepté et que par conséquent, les dispositions contenues dans les décrets précités cessent d'être applicables.

Décrète:

Article 1er - les décrets des 7 novembre 1894, 26 juillet 1904 et 22 juillet 1927 sont abrogés.


Article 2 - La Grande Loge de France perd le droit de se dire de Rite Ecossais Ancien et Accepté.

Article 3 - Contrarement aux conventions et règles, tant écrits que tacites, conceernat la formation et l'étendue de la Juridiction des Grands Conseils, leSuprême Conseile de France s'interdit de reprendre sous la Juridiction des trois premiers symboliques de la Franc-Maçonnerie.

Article 4 - Le Suprême Conseil de France ne peut élever aux hauts grades du Rite Ecossais Ancien et Accepté que des Maîtres Maçons réguliers.

Fait en tenue plénière du Suprême Conseil de France à Paris, le vendredi 18 septembre 1964.

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 16 juin 2009
M. Tremblay n'a pas encore compris...Il n'y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir...Et il n'y a pas de pire imbécile que celui qui se croit imbu de la vérité...Y'a-t-il quelqu'un qui peut lui suggérer un psychologue...non, excusez! Un psychiatre. Peut-être y'a-t-il encore un peu d'espoir...J'en doute! Mais j'ai la foi, malgré tout! Raymond Gravel ptre

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 16 juin 2009
Qui va écrire le 100ème?...

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 16 juin 2009
Heureusement, nul besoin est de lire à rebrousse poil pour trouver des messages sataniques dans les oeuvres de saint Raymond; ce qu’il écrit dans le sens du poil est suffisamment satanique.

Pour bien apprécier la logique et l’honnêteté intellectuel du tandem Morin-Gravel Inc., il faut mettre en évidence leur démarche intellectuelle.

1° Monsieur Morin, de prime abord, affirme sans ambages que le complot n’existe pas. Quand nous lui présentons la preuve, il refuse la voir. Je peux donc affirmer que monsieur Morin est intellectuellement malhonnête et tout simplement imbu de sa personne. Je ne sais pas ce qu’il fait dans la vie, mais il doit avoir des problèmes de relation avec les adultes.

2° Fidèle à lui-même, le futur ex-abbé Gravel donne des significations autres que la véritable définition des termes. Il n’a aucune idée de ce qu’est la laïcité, oeuvre de la Franc-Maçonnerie, et, comme monsieur Morin, il raconte qu’il ne lit pas la preuve, étant éclairé directement de la lumière de tous les barrages hydro-électriques du Québec. Le futur ex est un luminaire céleste, comme tous les gauchistes.

3° Les deux monsieur ne lisent pas les textes, mais ils donnent leur avis sur ce qu’il n’ont pas vu. Ces critiques donnent un compte-rendu de spectacles qu’ils n’ont jamais regardés...

Mais nous en sommes encore seulement à prouver que la Franc-Maçonnerie soit en réalité une religion, satanique, certes, mais religion implacable quand même.

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ANNEXE N° 11
MOTION DU 18 DECEMBRE 1964
Les Membres du Suprême Conseil de France, soussignés:

Après avoir examiné attentivement la portée des décrets des 18 septembre et 23 novembre 1964;

après avoir rassemblé les preuves tangibles de la situation dramatique dans laquelle ces décisions ont engagé le Suprême Conseil,

Ont décidé de demander au Souverain Grand Commandeur Charles Riandey de démissionner de son poste de Président ainsi qu'il en avait fait la proposition lors de la réunion du 23 novembre.

C'est avec un sentiment de douloureuse affliction qu'ils ont pris cette décision.

Ils ont la certitude, en revanche, qu'ils agissent pour la sauvegarde de l'Institution toute entière: Suprême Conseil et Franc-Maçonnerie française comprise.

Ils regrettent d'avoir manqué de la fermeté qui s'imposait à eux lors des séances critiques; le temps leur a fait défaut pour comprendre les raisons profondes qui leur commandaient de renoncer alors à leur sentiment de discipline... Ils ont cru sauver l'Ordre, alors qu'ils le perdaient.

Ils se rendirent compte, rapidement, des effets désastreux de leur soumission.

Le Souverain Grand Commandeur avait affirmé qu'il écartait l'idée d'une liaison avec la Grande Loge Nationale Française; or, des faits précis, qu'il est inutile d'énumérer, montrent l'inexactitude de cette affirmation et, peu après l'entrevue qu'il avait eue avec les dirigeants de la Grande Loge Nationale Française, le Souverain Grand Commandeur prenait part à une large réunion de nos Frères dissidents et leur annonçait qu'ils ne pourraient constituer une Grande Loge Française ni porter le titre d'Ecossais.

Les circulaires ou messages diffusés par le Souverain Grand Commandeur insistent désagréablement sur la responsabilité du S.G.M. Richard Dupuy, mais cette insistance ne peut que nous donner l'impression que cette affaire si grave et qui désorganise la Maçonnerie toute entière est suscitée autant par une dissension d'ordre personnel que par des motifs rendus publics, alors que le Grand Commandeur prétend avoir agi dans le bien de l'Ordre, tandis que son comportement permet de penser qu'il a tiré parti d'un regrettable incident conventuel pour faire aboutir un plan mûri de longue date.

Les Frères soussignés, Membres du Suprême Conseil de France, se devant d'envisager avant tout leur devoir envers l'Ordre ne peuvent plus avoir les sentiments de confiance dévouée sur lesquels un souverain Grand Commandeur a besoin de s'appuyer pour assurer la mission qui lui est confiée.



Ont signé cette motion:

- Prieur Paul
- Louis Jean
- de Tombay Émile
- Cantoni Humbert
- Merigeault Marc
- Dellage Raoul
- Galié Louis
- Cuchet Cheruzel Victor
- Valery Georges
- Michaud Jacques
- Baudoin Louis

S'y sont ralliés quant à la conclusion les Très Illustres Frères:

- Collaveri François
- Bonnet Stanislas

La liste des signataires est de la main de Marc MERIGEAULT

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 16 juin 2009
Monsieur Tremblay, si l'Église fait le ménage et se défait de son bois mort, vous allez sûrement passer au feu, car comme bois mort qui n'apporte rien à l'Église d'aujourd'hui, vous excellez. Quelle Parole d'espérance apportez-vous aux hommes et aux femmes d'aujourd'hui? Non pas ceux et celles du Moyen-Âge? En passant, je ne lis pas vos élucubrations...Elles me donnent des nausées...Raymond Gravel ptre

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 16 juin 2009
"And up we go!"

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 16 juin 2009
Cher futur ex-abbé Gravel,

Pour répondre à votre question, j’ai cru que seulement les innocents comme vous allaient les lire et prendre la peine d’écrire qu’ils ne les lisent pas, en parlant au nom de tous ceux qui visitent ce forum. Avez-vous d’autre questions aussi intelligentes provenant du Bloc Québécois avec la poupée Fanfreluche?

Maintenant que vous êtes plus intelligent que vous ne l’avez jamais été, voici comment la secte traite avec les dissidents. En passant, l’Église Catholique n’aura pas le choix de faire le ménage dans ses rangs et de se défaire du bois mort qui l’affecte depuis des décennies.

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ANNEXE N̊ 12 B

A la Gloire du Grand Architecte de l'Univers

RITE ECOSSAIS ANCIEN ET ACCEPTE

Ordo ab Chao

SUPRÊME CONSEIL DE FRANCE

8 Rue Puteaux PARIS 17°

Réunis en Tenue Plénière, lundi 11 Janvier 1965, sous la présidence du Souverain Lieutenant Grand Commandeur Marcel FLOURET 33°, assisté des Grands Officiers Dignitaires

et des Grands Officiers, les Membres du Suprême Conseil de France ont adopté le texte suivant:

Le Suprême Conseil de France

Considérant que le Très Illustre Frère Charles RIANDEY 33°
a fait l'objet, le 23 Novembre 1964, d'une d’une motion de censure signée par la très grande majorité des Membres du Suprême Conseil,


Considérant qu’en dépit d'une suspicion qui s'est exprimée par une invitation pressante à quitter sa charge de Grand Commandeur, le Très Illustre Frère Charles RIANDEY, ainsi désavoué, a persisté dans une politique personnelle contraire aux intérêts du Rite Ecossais,

Décide

le Très Illustre Frère Charles RIANDEY 33° ayant Cessé d'avoir la confiance du Suprême Conseil est considéré comme n'ayant plus autorité pour conserver la charge de Grand Commandeur,

lui retire le droit de signer tout document émanant du Suprême Conseil de France.

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 15 juin 2009
M. Tremblay, avez-vous cru un instant que des gens sensés vous lisaient? Ne me dites pas qu'en plus d'être borné, vous êtes aussi naïf? C'est incroyable autant de limites dans une même personne. Je vais prier pour vous! Raymond Gravel ptre

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 15 juin 2009
C'est ça. Continuez de même! On y arrive!

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 15 juin 2009
Comment monsieur Morin sait-il que personne ne lit les commentaires? C’est que comme Fanfreluche Duceppe du Bloc et les séparatistes, il parle au nom du peuple. Le secret pour rester ignorant: ne lisez pas et soyez fier de votre ignorance!

Monsieur Morin manque de logique ou bien il a du temps à perdre. S’il pensait vraiment ce qu’il dit, il ne se commettrait même pas sur le forum. Ensuite, s’il était vraiment convaincu de la cause, il saurait que les laïcistes sont intolérants et que seul leur but compte, et qu’il soit impossible de convaincre quelqu’un qui veut tout simplement imposer sa loi par la force. Autrement dit, il faut se méfier des intrus qui font semblant d’être de notre camp.

Et un peu plus bas, toujours dans la même discussion, voici ce que Charles Beaulieu, alias Watititibipiti, la bébit à poil répondait:


Je ne suis pas Charles Beaulieu Docteur Laughrea. Même Si j'admets que lui et moi avons le même language ordurier. Merci d'être dans le Top 10 de nos meilleurs scientifiques. Et merci à simon picotte de me démasquer à chaque coup.
Commentaire n° 48 posté par Papitibi le 30/03/2009 à 00h56

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 15 juin 2009
P.S.: nous approchons la barre des 100 commentaires que personne d'autre ne lira jamais. Lâchez pas! Le but sera bientôt atteint.

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 15 juin 2009
Tou ça manque trop de détail pour être crédible. Il en faut encore plus, beaucoup plus.

Et davantage d'explications.

J'attends!

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 14 juin 2009
Pour ceux qui ne connaîtraient pas le courageux SG, voici ce que nous avions découvert sur le valeureux guerrier:

http://www.stephanegendron.net/blog.php


Dans la discussion:

Une bonne nouvelle concernant Israël


Charles Beaulieu: le verdict est tombé. Après consultation de quelques experts en recoupements de style et d'obsession, il y a unanimité; Charles Beaulieu et papitibi-warren peace (1) ne feraient qu'un.





http://www.matchez-moi.com/membre.asp?id=324705






http://blogues.cyberpresse.ca/lagace/?p=70721167

(1) il était connu depuis longtemps que papitibi et warren peace ne font qu'un.

Un homme, 3 cagoules: quelle audace, quelle trempe, quel courage!


Commentaire n̊ 46 posté par Dr Michael Laughrea, MPhil, PhD le 28/03/2009 à 22h35

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 14 juin 2009
SG a parfaitement raison et il fait bien de faire de la publicité pour ces blogues. Cela signifie que les anticléricaux ont peur de la vérité et qu’ils surveillent activement ceux qui les dénoncent. En passant, SG est un animal à poil qui se cherche une blonde, mais sous un autre nom et qui n’a rien prouvé sur le blogue de Gendron et nulle part ailleurs. Si vous lisez bien le blogue de Gendron, vous y trouverz un lien qui mène vers SG.

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 14 juin 2009
Comme vous pouvez le constater d’après l’aveu même de saint Raymond, il est fier de ne pas avoir appris ni le grec ni le latin, et il éprouve des difficultés à lire un texte qu’il dit être «long». C’est vraiment l’apothéose de la félicité de la nouvelle église synarchique du Québec.

Saint Raymond admet aussi qu’il horripile tout ce qui vient de Rome. Lui et ses taupes dans le clergé jurent que chaque archevêché, chaque diocèse, chaque religieux peut interpréter les dogmes de l’Église à sa façon. Quand vous appelez l’archevêché pour demander des comptes sur le futre ex-abbé, on vous répondra que cela ne concerne que son propre évêque. Les archevêchés fonctionnent comme des états indépendants qui interprètent à leurs manières propres l’Enseignement de l’Église. Saint Raymond explique qu’il n’enseigne pas le Catéchisme, mais l’Évangile selon saint Raymond. Avec un tel érudit, nos enfants et les fidèles sont entre bonnes mains. Et il s’imagine être plus instruit que les autres.

Mais sa nouvelle religion accepterait-elle ses écarts? Hum... En consultant les documents de la Franc-Maçonnerie, cela m’étonnerait bien.

À la page 269 des «Confessions de Riandey, nous pouvons lire cet étrange avertissement:

«AVERTISSEMENT CONCERNANT LES ANNEXES № 13, 15 et 16

Nous publions les textes originaux de ces annexes, en langue anglaise, tels qu'ils furent signés par les Grands Commandeurs considérés.

Il nous semble, en effet, que la traduction en langue française des annexes № 13 et 15, établie et diffusée par les soins de la Juridiction Sud des États-Unis à l'intention des pays francophones, peut prêter à confusion sur plusieurs points. Nous pensons que de la même façon ces annexes furent diffusées en langue espagnole par la Juridiction Mère.
Nous ignorons si l'annexe nº 16 fut diffusée à d'autres Suprêmes Conseils que ceux concernés, et si une traduction en fut également faite à Washington.»

Comment un Frère▲ (le triangle est pour les trois petits points) de haut rang n’ose même pas traduire un texte provenant de la Rome maçonnique? Quels sont ces points qui pourraient porter à confusion? Ce n’est qu’un écran de fumé. Tout document provenant de la Rome maçonnique ne peut pas être traduit par nul autre que les Grands Prêtres de la religion maçonne. En voici la traduction maison:

******************

TRADUCTION

ANNEXE № 13

*******************

LUTHER A. SMITH,

33ième ̊ Grand Commandant Souverain

URGENT

Le Grand Commandant demande votre attention immédiate

LE CONSEIL SUPRÊME 33º ̊
RITE ANTIQUE & ACCEPTÉ ÉCOSSAIS DE LA FRANC-MAÇONNERIE

JURIDICTION DU SUD DES ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE

1133 SIXTEENTH STREET, N. W.
WASHINGTON 9, D. C.

Le 14 janvier 1965

À:

Tous les Membres Actifs et les Députés du Conseil Suprême, 33º ̊, de la Juridiction du Sud et

Tous les Grands Commandants Souverains des Conseils Réguliers Suprêmes, 33º̊, du Monde


Chers Frères:

Je regrette de vous informer qu'un schisme sérieux s'est développée dans le contrôle des affaires du Conseil Suprême, 33º̊, de France, situé au 8 rue Puteaux, PARIS 17ième, que considère devoir vous faire savoir.

Un groupe de Membres Actifs du dit Conseil Suprême de France a entrepris, dans ce qui semble être une façon irrégulière, de priver l’illustre Charles Riandey , 33º̊, de sa fonction de Grand Commandant Souverain du dit Conseil Suprême.

Jusqu’à ce que cette situation regrettable ne soit éclaircie, et il appert que le commandement du Frère Riandey est entièrement reconnu dans la réorganisation structurelle de ce Conseil Suprême, le Conseil Suprême de la Juridiction du Sud et son Grand Commandant juge que les Relations Fraternelles doivent être et sont par la présente suspendues entre lui et rester suspendues tant que nous ayons reçu la preuve satisfaisante que la rupture interne mentionné dans le Conseil Suprême de France ne soit éclaircie et que le Commandement du Frère Riandey ne soit entièrement reconnu.

Dans la mesure où nos propres Orients sont concernés, cela constitue un Décret du Grand Commandant Souverain du Conseil Suprême, 33º̊, de la Juridiction du Sud qui doit être respectée; mais en autant que le Conseil Régulier Suprême, 33 ̊, du Monde soit concerné, il constitue un Avis Fraternel de l'attitude et de l'action de ce Conseil Suprême.

LAS:pch

Luther A. Smith

GRAND COMMANDANT SOUVERAIN DE LA JURIDICTION DU SUD DES ÉTATS-UNIS

************************

ANNEXE N̊ 13, page 271 des Confessions de Riandey

LUTHER A. SMITH, 33̊ Sovereign Grand Commander

URGENT

The Grand Commander requests your immediate attention

THE SUPREME COUNCIL 33̊º
ANCIENT & ACCEPTED SCOTTISH RITE OF FREEMASONRY

SOUTHERN JURISDICTION UNITED STATES OF AMERICA

1133 SIXTEENTH STREET, N, W.
WASHINGTON 9, D. C.

January 14, 1965

TO:

All Active Members and Deputies of the Supreme Council, 33̊º, of the Southern Jurisdiction, and

All Sovereign Grand Commanders of the Regular Supreme Councils, 33̊º, of the World

Dear Brethren:

I regret to advise you that a serious schism has developed in the control of the affairs of the Supreme Council, 33̊º, of France, located at 8 Rue Puteaux, PARIS 17 eme, which I feel obligated to bring to your attention.

A group of the Active Members of the said Supreme Council of France have undertaken, in what appears to be an irregular manner, to deprive illustrious Charles Riandey, 33̊º, of his office as Sovereign Grand Commander of said Supreme Council.

Until this regrettable situation is cleared up, and it appears that Brother Riandey's Commandership is fully recognized in the structural reorganization of that Supreme Council, it is the judgment of the Supreme Council of the Southern Jurisdiction and its Grand Commander that Fraternal Relations should be and are hereby suspended between it and the said Supreme Council of France and to remain suspended until we have received satisfactory evidence that the internal rupture in the said Supreme Council of France has been cleared up and Brother Riandey's Commandership is fully recognized.

In so far as our own Orients are concerned, this constitutes a Decree of the Sovereign Grand Commander of the Supreme Council, 33̊º, of the Southern Jurisdiction which must be respected; but as far as the Regular Supreme Council, 33̊º, of the World are concerned, it constitutes a Fraternal Notice of the attitude and action of this Supreme Council.

LAS:pch

Luther A. Smith

SOVEREIGN GRAND COMMANDER SOUT.: JUR.: U.S.A.

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 13 juin 2009
M. Tremblay, vous devriez appliquer pour le journal l'Apostrophe de Ste-Anne-de-la-Pocatière...Vous seriez sûrement engagé comme chroniqueur. Vos propos rejoignent tous les rédacteurs de ce journal. Vous écrivez bien et ça dure longtemps. Le but de ce journal, c'est de critiquer tout ce qui se fait dans la modernité. Il faudrait revenir à l'Église catholique du Moyen-Âge où on brûlait les sorcières et où on torturait tous ceux qui osaient penser par eux-mêmes. Après tout, la terre n'est sûrement pas ronde, puisque cette Église a condamné Galilée pour l'avoir dit. Je suppose que Galilée était un franc-maçon...Et que dire de Luther qui s'est opposé à la simonie. L'Église vendait des indulgences...ça lui a permis de ramasser assez d'argent pour construire St-Pierre-de-Rome. Selon vous, l'Inquisition, c'était sûrement très évangélique! La papauté au temps des Borgia, c'était sans doute le modèle de fidélité au Christ de l'Évangile! Je n'en reviens tout simplement pas de constater qu'il existe encore aujourd'hui des personnes qui cherchent à défendre l'indéfendable...Continuez à écrire! Vous vous calez de plus en plus! Il faut rétablir l'Inquisition romaine et brûler les évêques, les prêtres, les religieux et les religieuses qui croient que le Christ est vivant aujourd'hui et que la Parole de Dieu s'exprime à travers les hommes et les femmes de notre temps. Ce sont tous et toutes des hérétiques! Il faut absolument les éliminer. Poursuivez votre délire...Vous êtes en train de me convaincre que j'ai raison...J'aimerais maintenant que vous disiez en quelques points ce que devrait être l'Église catholique aujourd'hui? Je veux simplement comprendre jusqu'où le débilisme peut aller! Raymond Gravel ptre

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 13 juin 2009
Ce n’est pas tellement la Franc-Maçonnerie qui soit notre principal ennemi, mais les termites qui travaillent à changer l’Église de l’intérieur en ne laissant qu’une façade vidée de son contenu, du travail de termites.

Le texte suivant est long, mais il dresse non seulement un tableau fidèle de la situation, mais aussi son historique. Vous allez mieux saisir ce que Raymond Gravel veut dire par «église du Québec».
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NOUVEAUX CONTEXTES POUR UN COLLÈGE CATHOLIQUE: LA QUESTION DE ST-MICHAEL

Larry Henderson
(London, Ontario)

Finalement, il y a la question du collège de la «University of St. Michael», une roue dans une roue, où j'ai travaillé pendant 28 ans depuis 1966. Pendant que j’y exerçais mes fonctions, mon ami le plus proche était le père John Kelly. Il a été le président du collège entre 1958 et 1979 et le président de la «St. Michael’s College Fondation» jusqu'à janvier de 1986.

En janvier de 1986, à l'âge 75 ans et après 28 ans comme président de la fondation, le père Kelly a été brusquement évincé de la fondation, du «Board of the Toronto School of Theologogy», et de plusieurs autres conseils. Plutôt sèchement, on lui a dit de faire sa valise, de quitter le collège dans deux semaines et d’aller vivre dans une petite maison isolée dans Bond Head, en Ontario. Il est mort quelques mois plus tard: le 26 septembre 1986.

Jamais auparavant, comme je n'ai indiqué plus tôt dans ce livre, dans l'histoire de 140 ans du collège, un prêtre n’avait été mis à la retraite de cette façon. Kelly m'a avoué dans la dernière conversation que j'ai eu avec lui que c'était le seul temps dans sa vie qu'il avait eu l'envie de renoncer à ses voeux.

Dans la même conversation. Kelly a révélé que collège avait littéralement été vendu, tout le fourbi, peu de temps auparavant.

À qui? Je ne savais pas à l’époque que Kelly savait que je ne comprendrais peut-être même pas s'il me le disait. C'est clair dans l'article ci-dessous qui les acheteurs étaient: les forces du Nouvel Ordre Mondial.

Robert O’Driscoll, professeur à la retraite de l’Université de Toronto, auteur de plusieurs ouvrages sur la Franc-Maçonnerie, décédé vers 1994 dans des circonstances étranges.

CINQ BUTS POUR LE CHANGEMENT

Il y a certaines choses auxquelles les membres de l'Église catholique ne veulent pas toujours faire face. Une d'entre elles est la fragmentation de notre Église. Ce n'est pas la faute de l'Église elle-même, en raison de son «intransigeance», de son «arriération», ou aucune des railleries qui nous sont lancées aujourd'hui. C'est seulement dû à la déloyauté de nos dissidents.

Il n'y pas une seule simple cause pour le phénomène, pas aucune faute qui doit être corrigée ou redressée. Les dissidents eux-mêmes ont démembré le Corps de notre Mère l'Église, chacun la déchirant, faisant d'elle quelque chose qu'elle n'est pas. Il y a autant de buts politiques dans l'Église aujourd'hui qu'il y a de gens cherchant à la changer.

Il est donc faux de dire que nous sommes toujours un, la vraie Église quand ses propres membres travaillent contre elle, essayant de changer ses croyances, de refaire ses rituels, souvent de façons différentes et contradictoires. C'est important pour la compréhension de notre temps de se rendre compte que c'est une révolte démographique, particulière aux riches, les populations urbaines de l'Amérique du Nord, de l'Europe, de l'Australie, etc., et pas une révolte populaire contre notre Mère l'Église.

Nous devons regarder, donc, certains des nombreux différents objectifs derrière ce qui est maintenant appelé la «Révolution Catholique».

BUT PREMIER: L'ÉGLISE COMMUNAUTAIRE

Un des objectifs les plus insidieux aujourd'hui s'appelle l'Église communautaire. Elle se nomme parfois «les communautés de la base», qui a commencé dans le Tiers-Monde sous l'inspiration marxiste pour aider à changer le système social souvent oppressif. Beaucoup de prêtres et de religieux ont y ont été attirés pour des raisons idéologiques. Je les ai rencontrés au Brésil et en Afrique et j'ai remarqué leur indépendance de vue, qui ne porte peu ou pas d'aspect religieux de leur vocation. Quelques prêtres ne célébraient plus la messe et la messe elle-même était devenue une occasion pour prêcher la révolution.

L'auteur a été particulièrement frappé par une remarque d’une religieuse, qui a dit: «Ensuite, nous amèneront les communautés de la base au Canada» . En fait, cela arrive maintenant. L'action sociale est la première expression de la religion. Il y a une tentative concertée d'impliquer les laïcs dans le ministère et d’effacer le rôle sacerdotal du prêtre. Le nombre de d’aides exerçants des fonctions s'est multiplié, comme des servants de messe, des lecteurs, des aides à la communion, des aides pastoraux, etc. Dans certaines paroisses mettent, des des laïcs concélèbrent, dans d'autres, le prêtre est assis oisivement tandis que les laïcs célèbrent la messe.

Personne qui suit cet objectifs ne parle encore des jours saints, des vigiles, ou des dévotions. En fait, pour eux, la communauté sanctifie la foi, pas l’inverse. (Un sondage Gallup en 1991 révèle que vingt-trois pour cent des catholiques américains croient que la présence réelle existe seulement à cause de leur croyance personnelle).

Cela ne peut pas représenter l'Église catholique. L'église communautaire est représentée par ceux qui la préconisent comme un réseau social. Ses partisans en parlent fréquemment comme du rêve de Dieu accomplissant un monde guéri de la pauvreté, de la violence et de l'injustice. Ce sont des fins politiques. Le Christ n'est pas venu en ce monde pour parler de rêves, mais de rédemption.

Le Christ est notablement absent de l'Église communautaire. En fait, Il est parfois mentionné comme un «échec» (vraisemblablement parce qu'Il n'a pas réussi à établir Son Royaume sur la terre). On fait appel à l'Église de communauté, donc, pour faire ce que le Christ ne pouvait pas faire. Le christianisme doit changer, disent les Whitehead, les auteurs de «Community of faith, crafting communities today», (1992), jusqu’à ce qu’elle rencontre mieux le rêve que Dieu rêve pour nous.

Une fantasme? Pas du tout. Tout cela est maintenant ordonné pour nous dans des diocèses expérimentaux comme celui de l'archevêque Ebacher dans Gatineau-Hull, de l'archevêque McNeil d’Edmonton et de l'évêque Remi de Roo à Victoria, en Colombie-Britannique et aussi, à un degré moindre, partout où il y a un prêtre qui s'est reconverti à l'Église communautaire.

Quand le prêtre refuse d'entrer dans le sanctuaire et de se tenir parmi les fidèles, ces pensées sont présentes dans son esprit. Quand il abandonne ses fonctions aux laïcs, il leur apprend à penser «communauté». Quand il les encourage à ne pas s’agenouiller et leur donne du pain de boulanger pour la communion et leur dit qu'ils sont les prêtres de l'Ordre de Melchisédeck, il les forme pour l'église communautaire.
Est-ce que c'est l'avenir de l'Église catholique? S'il en est ainsi c'est aussi la fin.


BUT DEUXIÈME: L'ÉGLISE FÉMINISTE

Je voudrais, si possible, écrire quelque chose sur le féminisme dans l'Église qui n'est pas un discours emphatique, mais qui pourrait plus utilement faire la lumière sur le sujet des points de vue historiques et culturels.

Le féminisme radical est, bien sûr, un but politique et comme tous les buts politiques, il a le droit de présenter sa cause. La cause est compréhensible. Les femmes exigent aujourd'hui l'égalité et pensent qu'elles ont le droit de faire tout ce que les hommes font (quoique dans un ou deux cas que ce soit impossible). De là la demande d'ordination des femmes.

Mais ici nous nous heurtons à quelque chose qui est plus qu’un simple préjugé ou de tradition «surannée». Dans un monde qui se méfie du passé et le déteste même, il est difficile d'affirmer une quelconque loi naturelle. Encore que la biologie nous impose certains impératifs inéluctables.

Les rôles sexuels sont devenus indéterminés, mais aucun mâle n'a porté un enfant et aucune femme n'en a engendré un. De même, bien que quelques femmes eurent été déesses, le monothéisme a toujours révélé Dieu comme le Père.

Dieu engendre, la femme élève le Fils. Le prêtre représentait toujours le Christ dans l'acte de l'eucharistie et c'est pourquoi il est appelé le «Père». Le prêtre distribue le pain de Vie et les cinq mille sont nourris. Le modèle est suivi au cours de la plus haute Création et en effet, il est imité dans les domaines de la biologie, de la physique et même de la psychologie. Nous ne pouvons pas ne pas observer la prédominance de l'«holon» - le tout et une partie - en même temps parmi les formes les plus complexes que la nature nous présente, pour que nous puissions sans risque supposer que partout où il y a la vie elle doit être hiérarchiquement organisée.

Telle est la sagesse antique, bien qu'elle puisse sembler insensée à ceux nés après 1950.

Alfred Koestler, dans son livre «The Ghost in the Machine», écrit: «La volonté de Dieu, ou la loi de la nature, comme organisation et principe d'accord de l'univers, est un des archétypes les plus puissants de l'expérience humaine la plus représentative dans toutes les mythologies». Pas étonnant qu’elle se reflète dans notre liturgie!

Elles ont fait partie des croyances catholiques partout dans l'histoire et étaient certainement connues du Christ. Elles étaient connues du Saint-Père quand il a écrit sa lettre sur l'ordination des femmes. Nous parlons de symboles, mais c’est la façon dont nous percevons la vérité. Changer les symboles les plus profonds (Jung les appelle les archétypes) est de changer notre religion.

C'est pourquoi le féminisme radical, comme objectif dans l'Église, est perçu comme anticatholique. «Je suis convaincu, écrivait Jung, que l'appauvrissement des symboles dans notre temps a une signification. Nous sommes les héritiers légitimes du symbolisme chrétien, mais nous avons gaspillé notre héritage.»

Et c'est pourquoi la plupart des féministes radicales ne veulent pas vraiment le sacerdoce. Elles se sont donné comme mission de détruire la structure même de l'Église. À la conférence «Les femmes dans l'Église» de Washington, le district fédéral de Columbia, en 1986 (à laquelle participa l'Évêque Remi de Roo, de Victoria, Colombie Britannique), une religieuse a dit: «Dieu va changer. Nous, les femmes, allons mettre fin à Dieu. Nous serons Sa fin. Nous changerons tant le monde, qu’Il n'aura désormais plus de place».

C'est un objectif terrifiant. Personne ne pouvait prévoir, à la fin de Vatican II, quand l'ordre de la messe a été changé et que les gens ont commencé à recevoir l'eucharistie dans la main, avec des aides extraordinaires la distribuant au lieu du prêtre, que tout cela mènerait à des paroles comme celles de soeur Kolbenschlag, citées ci-dessus.


BUT TROISIÈME: L'ÉGLISE UNIQUE MONDIALE

«Un monde unique» a été un éternel shibboleth (2) sur la scène politique pour la majeure partie du vingtième siècle. Ceux assez vieux pour se rappellent les années 1930 se rappelleront Clarence Streit et sa campagne "un monde", qui remplissait les salles partout dans l'Ouest. Le seul ennui fut qu'il n'a pas impressionné Hitler.

L’unimondisme a séduit par son attrait simpliste dans les années soixante tant que cela semblait la réponse appropriée à la guerre - sauf que ça signifiait un monde sous le communisme du Kremlin.

Depuis l'écroulement de l'Union Soviétique, on a détourné le rêve éternel: les Églises s’en sont emparé. Rien de nouveau sous le soleil: la conciliation est la voie de l'Évangile et l’oecuménisme est une des nouvelles directions de Vatican II.

Mais maintenant cela a pris une nouvelle signification: littéralement, le renversement de Dieu. Pour beaucoup de personnes, un monde signifie un Dieu (ou aucun Dieu), la liberté de religion (ou d’aucune religion) et une fin à toutes les discussions théologiques: la vue de la rectitude politique.

Cela plaît probablement à la plupart des personnes comme un résultat satisfaisant pour notre histoire humaine, à la fin du vingtième siècle. C'est une philosophie pour les gens qui ne savent pas grand chose de la religion et pour qui la religion est quelque chose que l’on se fait soi-même.

La chose surprenante, qui nous préoccupe ici, c’est que cela plaît à beaucoup d'ecclésiastiques, spécifiquement les catholiques. Parmi les grands noms que nous pourrions mentionner, nous retrouvons: le cardinal Bernardin, le cardinal Glemp, le cardinal Etchegaray, Teilhard de Chardin et beaucoup de ses disciples cléricaux, le frère Gustavo Guiterex, le père de la théologie de libération, pratiquement l'école entière de théologie Maryknoll et, probablement, votre propre prêtre.

Ça ne veut pas dire qu'ils soient tous des cas extrêmes, encore que beaucoup le sont. Ils ne le cachent pas. Le Cardinal Bernardin a patronné le «Parlement du monde des religions» en 1993, ensemble avec l'Union catholique théologique et le Centre d'étude des valeurs et l’université De Paul à Chicago. (Financé aussi par la Banque Mondiale, le Programme de développement de l'ONU, l’UNESCO, etc). Il vaut la peine de mentionner que la Conférence baptiste du Sud et l'Église orientale orthodoxe sont sorties.

Nous devons demander: « Qu'est-ce qu’il y a pour les catholiques? » Je vous invite à considérer plusieurs angles. Le Cardinal Glemp, de Pologne, a dit au magazine Fideleter (novembre-décembre 1992): «L'Église n'a pas le monopole de sauver l'Homme. Beaucoup de religions peuvent le faire. Il n'y a aucune mauvaise religion. Toutes les religions ont la vérité. (Voir le livre «Syncretism» de John Cotter, 38 Jill’s Ct. Barrie, Ontario, L4M 4L6, pour ceci et d’autres citations sur le sujet.)

Le père de cette philosophie dans l'Église est, bien sûr, Teilhard de Chardin. Un monitum contre ses écrits est toujours en effet. Néanmoins, son influence parmi les ecclésiastiques est énorme. Il a dit: «L’Âge de la Nation est dépassé. La tâche devant nous maintenant, si nous ne périssons pas, est de construire la Terre.» Cela reflète exactement les vues de beaucoup d'évêques, d’ecclésiastiques et de religieux. Le fait qu'il ait participé à une mystification qui lui a valu des ennuis (l'Homme de Pitdown) pour prouver l'évolution n'a pas diminué son influence.

Beaucoup plus étaient sous l'influence du père Thomas Merton, qui a développé une position fortement en faveur du communisme et du gouvernement mondial avant sa mort en 1968, en participant à la conférence au sommet spirituel en Inde. Il a dit à la conférence: «Nous sommes déjà un. Ce que nous devons faire est de redécouvrir notre unité originelle.»

Quand les chefs charismatiques du monde catholique minimisent l'appel de l'Évangile, nous sommes dans le pétrin. Aucun des dirigeants de l'Église mentionnés ici (à l'exception de Teilhard) n’a été censuré pour ce qu'il a dit. C'est devenu plus important de montrer une ouverture catholique à un monde que de maintenir le message original du Sauveur. Les fidèles catholiques doivent donc s’attendre à des ennuis,. Nous devons nous attendre à la persécution. Nous devons nous attendre à la Croix. Peu sont ceux qui désirent la porter.


BUT QUATRIÈME: L’ÉGLISE DU NOUVEL ÂGE

Un des objectifs les plus agressivement poussés dans l'Église est aujourd'hui le Nouvel Âge. Cela n'apparaît pas manifestement et un pratiquant occasionnel ne pourrait jamais le remarquer. Mais le courant sous-jacent en est grouillant.

Une bonne place pour voir est à l'arrière de l'église. Des brochures sur le Chakras, ou des centres d'énergie spirituelle, des cristaux et de méditation, ce canalisez-vous vous-mêmes, des remarques pour la concentration de la prière dans le hall de la paroisse, en passant par des retraites avec méditation guidée et visualisation, etc.

Inoffensif!, dites-vous? Mais ça a pris des couvents entiers, des maisons de retraite, des écoles, etc. C'est le début d'une nouvelle religion et des locaux catholiques et la direction sont employés à cette fin. Et puisque le catholicisme est la religion prédominante en Amérique du Nord, il représente des millions des gens, récitant des mantras et faisant du yoga dans la Maison de Dieu.

Comment cela a-t-il commencé? Quand les changements ont commencé après Vatican II, l'idée de changement elle-même avait un grand attrait, et non le moindre parmi le clergé et les religieux. Nous ne voulions pas penser de nous que nous soyons des rigides et des sans imagination. Mais quand cela va-t-il s’arrêter? Cela ne s’est jamais arrêté.

Pire, nous avons été infectés par un esprit de rébellion contre l'autorité, une humeur qui a saisi toute la société et n'a pas encore fini son cours. Pour dire la vérité, nous avons appris à détester le passé; et le passé inclue Jésus Christ.

En fait, c'était le père Matthieu Fox, le gourou du Nouvel Âge, qui a dit: «Prenez garde aux dieux du passé». Donc nous avons commencé à adorer l'avenir, dans lequel nous devions tous être des dieux.

En cherchant toujours une nouvelle chose, comme saint Paul dit, nous avons tourné nos yeux à l'est, nous avons expérimenté avec des techniques impressionnantes, nous avons cru que toute la puissance du ciel et de la terre était la nôtre et bien d’autres inepties.

Et ensuite la chose la plus extraordinaire est arrivée. Les grandes entreprises ont pris le Nouvel Âge. Des sociétés comme Procter &t Gambel, Ford, Polaroid, ont embauché des consultants du Nouvel Âge et ont commencé à contraindre leurs employés à subir la pratique nouvel âge: sessions de rencontre, etc. Cela devient à la mode.

Inoffensif? Encore que le diable s’y trouve quelque part. Tout d'abord, qu’est-il arrivé à Jésus Christ? Le Nouvel Âge n’a pas besoin de Lui, Sa divinité, Son message, Son sacrifice. L'accent est tout mis sur l'adoration de l'esprit et la religion primitive.

À une conférence estivale de l’éducation religieuse catholique à Los Angeles, un danseur liturgique masculin portait seulement un pagne mini-reins, avec rien dessous, et cela à une messe! On a entendu des protestations et le propre journal du cardinal Mahony, «Tidings», a qualifié les protestataires de «dissidents»!

Malheureusement, la «National Catholic Education Association» a été une source de propagande du Nouvel Âge. Soeur Judith Bisignano a dit à la convention: «Les enfants sont une minorité opprimée et les écoles catholiques ont certainement la capacité et la liberté d'être les meneurs du modèle Nouvel Âge».

Les enseignants semblent avoir une affinité particulière avec le Nouvel Âge. Laura McArthur, chef décédé de du «Toronto Right to Life», a dit une fois qu'un enseignant de Toronto bien connu avait donné à son fils une copie du livre du frère Fox: «A Musical, Mystical Bear». C'est aussi loin que va la religion du Nouvel Âge.

Bien sûr, de tels livres démontrent le manque de profondeur et l’usure de la philosophie du Nouvel Âge. J'ai une fois demandé à une épicier ce qui était vraiment dans le fromage à la crème. Il a dit: «C'est du fromage pour ceux qui n'aiment pas le fromage!» C'est le Nouvel Âge. La religion pour ceux qui n'aiment pas la religion.


BUT CINQUIÈME: L'ÉGLISE LAXISTE

Le plus séduisant de tous les objectifs, cependant, est celui de l'Église laxiste. Les gens ont été endoctrinés dans le concept de leur «droits». L'expression la plus commune est aujourd'hui: «J'ai bienle droit». Spécialement le droit au bonheur.

À quel point est-ce vrai? Le grand apologiste chrétien, C. S. Lewis, a dit que cela faisait autant de sens que de dire que chacun a droit à la bonne chance! «Notre bonheur dépend en grande partie de circonstances hors de notre contrôle.»

Si nous mettons le bonheur d'abord - notre propre bonheur - nous sommes assurés de rendre beaucoup d'autres personnes malheureuses. Oui, c'est ce qu'une société permissive signifie. Maintenant, elle a été accommodée en Amérique du Nord par l'Église qui suit l'objectif laxiste. Le premier mouvement dans cette direction a été fait par les évêques canadiens qui ont fait d’«Humanae Vitae» (pas un nouvel enseignement) un document laxiste, puisqu'ils ont dit qu'il n'a pas besoin d'être suivi si votre conscience était contre. Bientôt chacun va décidé de suivre sa conscience dans pas mal tout.

Les théologiens ont été prompts à reconnaître que le droit au bonheur soit une compréhension plus profonde dans notre foi. «La piété, nous a dit le défunt père André Guindon, n'est pas autant concerné par des questions sexuelles qu’avec la sympathie et l'amour d'autrui.» Selon cette théorie, les pratiques de l'adultère, de l'homosexualité ou de la promiscuité ne doivent pas être considérées comme coupables. Mais ceux qui ont adopté l'objectif laxiste croient évidemment que l'Écriture sainte doive être interprétée de nouveau, pour convenir à nos perceptions modernes. Et, si coincés, ils peuvent inviter les savants de l'Écriture sainte à déclarer que la Parole de Dieu n'est pas du tout la Parole de Dieu. Le Seigneur de l'Univers n'est pas un Dieu d’interdictions, disent-ils.

Le péché, donc, a été enlevé de l'objectif de la société permissive, ou transféré au moins à d'autres questions, comme des violations contre la justice sociale et l'environnement. Réordonnant ainsi l'univers, qui nous montrait toujours que tout dans la vie a un prix, a fait de l'Église catholique (ou ceux qui suivent cet objectif) un des principaux agents de la permissivité.

Comment devons-nous autrement caractériser cette obsession de l'éducation sexuelle? «Les jeunes vont faire l’amour de toute façon, dit la none responsable de l'éducation sexuelle, donc nous pouvons aussi leur dire comment avoir des rapports sexuels protégés», signifiant les préservatifs. Des cours sont écrits par des gens qui encouragent activement le sexe prénuptial.

Comment cela peut-il arriver dans une école catholique? La réponse doit être que les éducateurs ne se battent pas contre la promiscuité sexuelle, ils y croient! Ne dites pas que cela n'arrive pas. Dans le diocèse de Rochester, dans l’État de New York, un séminaire sur l'homosexualité a été tenu à l'Église du Saint-Nom, où on a revendiqué que les premiers chrétiens célébraient des mariages homosexuels. Et à Toronto, les ateliers dans l'Église Saint-Bonaventure, à lesquels assistaient des enseignants et des parents, on a dit que le style de vie homosexuel était bon, normal et légal. Les réunions ont été tenues sous les auspices du Conseil scolaire séparé du Toronto métropolitain.

Ainsi nous voyons le système scolaire catholique pousser l'objectif laxiste au point de promouvoir une manière immorale de vivre, au moins immoral au sens de l’enseignement de l’Église catholique.

Le résultat en est qu’une bonne partie de l'Église en Amérique du Nord a abandonné le Décalogue (la plupart des commandements sont nuls) en faveur d'une philosophie laïque qui va plus conformément avec la culture dominante. Il est possible que ce soit acceptable pour certains catholiques. C'est pourquoi les catholiques utilisent les contraceptifs, ont recours à l’avortement et au divorce à approximativement le même taux que les non-catholiques. Mais jamais auparavant l'Église n’a enseigné le péché.
Et c'est pourquoi je crois que l'objectif laxiste est le plus dangereux de tous les objectifs dans l'Église aujourd'hui.


CONCLUSION

Il est important de souligner que les objectifs mentionnés ici ne sont pas des questions secondaires bizarres sur la scène catholique. Pour des millions de catholiques, ils sont les questions, ou bien séparément ou bien ensemble. Même plus important, ils ont, ou bien séparément ou bien ensemble, séduit beaucoup de nos dirigeants catholiques, de nos enseignants catholiques et notre presse catholique.

Nous sommes devenus des gens d'objectifs, c'est-à-dire nous sommes hantés par nos objectifs et rien d'autre ne semble nous importer. Nos objectifs sont devenus notre religion.
Aucun de ces objectifs mentionnés n'a un rapport avec la religion. Les gens d'église communale se soucient moins de la religion sacramentelle que d’administrer l'Église eux-mêmes...

Ces objectifs sont, en fait, les sous-cultures qui ont trouvé asile dans l'Église catholique. Malheureusement, beaucoup de prêtres et d’évêques les ont entretenus, confondant les gens et menant à la perte des âmes. Ils ont accueilli le non-religieux et ont chassé le fidèle.

Le facteur commun dans tous ces objectifs est l'absence totale de religion sacramentelle. Il n'y a aucune mention de sauver les âmes, de réparation pour des péchés, de gagner le ciel. Avons-nous cessé de croire en ces choses? S'il en est ainsi, nous n'avons pas d'Église, nous avons une collection d'intérêts spéciaux, employant le nom de l'Église pour se promouvoir. Cela ne peut pas continuer. Le fait que quelques lambeaux de pratique religieuse soient toujours employés pour soutenir nos objectifs ne justifie rien. Sans croyance religieuse véritable, nous sommes laissés à nous-mêmes.

La foi signifie la foi en le surnaturel. Pensez à Nathaniel sous le figuier. Pensez au Temple reconstruit en trois jours. Le Pape continue à prêcher le Dépôt de la Foi, mais les catholiques écoutent-ils? S'ils écoutaient, ils sauraient que le Saint Père mène un nouvel âge d'évangélisme. Il n'y a plus de temps pour des objectifs et c'est Jésus Christ, le même hier et aujourd'hui et pour toujours.

Le susdit article a été d'abord publié en anglais dans «Challange»: un magazine de nouvelles et d’opinions catholiques (Toronto, septembre 1994).

Notes:

(1) holon n. m. Sous-ensemble, chaînon dans un système dynamique, capable d'une certaine auto-régulation. Par ex.: les relais d'organisations biologiques (dans les glandes à sécrétion interne), psychologiques, sociales. Ce terme convient surtout pour la description de systèmes fonctionnant selon une hiérarchie ouverte dans laquelle les éléments du sommet commandent des réactions vers ceux de la base, ceux-ci renvoyant des signaux susceptibles d'y provoquer des modifications (A. KOESLER. Le cheval dans la locomotive).

2. shibboleth n.m. s(c)hibboleth; mot d’ordre d’un parti.

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 12 juin 2009
Les commentaires de saint Raymond peuvent surprendre ceux qui ne comprennent pas d’où il vient, ses buts, et qui sont ses protecteurs.

Saint Raymond ne parle pas au nom des catholiques, mais au nom de l’église du Québec. C’est lui-même qui l’a écrit dans ses commentaires, entre deux insultes, ici-même.

Le saint a des maux de coeur. Connaissant les vues du
de Fanfreluche Duceppe du Bloc Québécois - une reconstitution maison du Bloc Populaire d’avant-guerre en France - il va faire avorter sa créature ou bien l’euthanasier. Mais pour encore mieux comprendre ce qui se déroule sous nos yeux, ce n’est pas en écoutant RDI que vous allez être instruits.


L’ANTÉCHRIST ET LES ÉGLISES CHRÉTIENNES

Par
Grant R. Jeffrey (Mississauga, Ontario)

Dans une révélation fascinante, l'archevêque Runcie de l'Église de l’Angleterre a dit (le 16 octobre 1989) au magazine «Times» qu'il avait donné un anneau spécial au Souverain Pontife. Il a expliqué que cet anneau était une bague de fiançailles entre lui et le pape Jean-Paul II comme une promesse de l'union future entre l'Église anglicane et l'Église catholique. Ces groupes oecuméniques se sont plaints souvent que le seul obstacle réel à leur union religieuse soit la résistance des conservateurs évangéliques chrétiens. Une fois ces chrétiens enlevés surnaturellement, il y aura peu de résistance d'un autre groupe à cette union proposée. En fin de compte cette fausse religion du monde impliquera une alliance des églises romaines orthodoxes, des groupes divers protestants et les groupes du Nouvel Âge. Pratiquement tous les gens religieux se joindront avec enthousiasme à cette fausse église dans cette grande alliance avec le nouveau chef politique du Nouvel Ordre Mondial: l'Antéchrist.

Le prophète Jean a vu cette future alliance satanique de la religion et de la politique symbolisé par Babylone, la mère des prostituées. Comme Jean a prophétiquement regardé par delà les siècles, il a vu ce système religieux mondial soutenant l'Antéchrist et les dix nations de son royaume dans leur monté pouvoir:

«Alors il me transporta en esprit au désert. Et je vis une femme assise sur une bête écarlate, couverte de noms blasphématoires, et qui avait sept têtes et dix cornes. La femme vêtue de pourpre et d’écarlate, étincelait d’or, de pierres précieuses et de perles. Elle tenait dans sa main une coupe d'or pleine d'abominations: les souillures de sa prostitution. Sur son front un nom était écrit, mystérieux: Babylone la grande, mère des prostituées et des abominations de la terre.» Apocalypse 17:3-5.

Notez que Jean a vu le système de la fausse religion de la fin des temps assises sur une bête écarlate. Cela indique que le système religieux sera au commencement soulevé et honoré par les alliés politiques de l'Antéchrist. Cependant, Jean révèle que ce système religieux des derniers jours sera caractérisé par l'apostasie et le blasphème. On la connaîtra pour sa richesse énorme, encore sa vraie nature secrète est indiquée par les mots du prophète: «abominations: les souillures de sa prostitution». La Bible emploie souvent des images d'infidélité sexuelle pour signifier l'apostasie spirituelle. Cette fausse église se vautrera dans la sensualité et exprimera l'esprit matérialiste de ces jours derniers. On la connaîtra comme «Babylone la grande», parce qu'elle incarnera secrètement les mystères religieux babyloniens qui ont caractérisé chaque religion et culte synthétique et depuis la rébellion de l'homme jusqu’à la Tour de Babel.

Le susdit est tiré de «Prince of Darkness: Antichrist and the New World Order» (Toronto, 1994) Grant R. Jeffrey

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 11 juin 2009
Les écrivains de ce forum qui doivent prouver que je conte des mythes devraient en principe en savoir plus long que moi. Pour eux, il n’y a pas de complot et nous vivons dans un monde idyllique. Les médias, selon eux, nous renseignent mieux que tous les espions du monde réunis, et Radio-Canada n’est pas principalement une maison de propagande, mais bien une maison de diffusion de la vérité.

Le gouvernement du Québec nous assure avoir trouvé la façon de répandre la paix sur la Terre avec les cours de la religion maçonnique. Sont-ce vrais ces mensonges?

http://www.snopes.com/photos/politics/muslimprotest.asp

Pauvre saint Raymond! cette nouvelle ne va pas améliorer ses nausées de grossesse.

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 11 juin 2009
Le Gouvernement du Québec mentait aux citoyens en affirmant que: «Largement souhaité par une majorité de Québécois, il permettra d’offrir une seule et même formation à l’ensemble des élèves.»

http://www.mels.gouv.qc.ca/lancement/Prog_ethique_cult_reli/index.asp

La mise en place d'un programme d'éthique
et de culture religieuse

Une orientation d'avenir pour tous les jeunes du Québec

Les écoles québécoises offriront, à compter de 2008, un programme d’éthique et de culture religieuse aux élèves du primaire et du secondaire. C’est ce qu’a annoncé, le 4 mai 2005, le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, M. Jean-Marc Fournier. Ce programme remplacera les programmes d’enseignement religieux catholique et protestant et celui d’enseignement moral, jusqu’ici dispensés dans nos écoles. Largement souhaité par une majorité de Québécois, il permettra d’offrir une seule et même formation à l’ensemble des élèves.

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 11 juin 2009
Monsier Morin n’a rien compris depuis le début. Ce n’est pas surprenant, monsieur Morin est un lolien. Un lolien, par définition, signe toujours «lol», terme sans grande valeur et surtout insignifiant, qui évite de se forcer les méninges. Chantons-nous la messe deux fois pour les sourds? Oui!

Saint Raymond, lui, a des nausées et des maux de coeur. Étant donné son style de vie, je lui conseille de passer un test de grossesse. On ne sait jamais...

Mais dans sa secte, Jacques Parizeau et Paupau Marois viennent d’admettre que les séparatistes provoquent artificiellement les crises pour faire avancer leur cause: la révolution marxiste et le gouvernement mondial communiste.

Pendant ce temps, le gouvernement libéral continue de se faire dire quoi faire par la Franc-Maçonnerie. Selon la légende libérale, les Francs-Maçons ne demandent rien en retour de la demande de nos illustres politiciens du Québec pour garder leur hôpital ouvert à Montréal. Il faut en déduire que la Franc-Maçonnerie fait partie du plan de l’assurance-maladie étatique au Québec, mais tout cela de façon désintéressée de la secte.

Mais revenons aux amis de saint Raymond et pour le bénéfice de notre ami lolien.

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L'inimitable Jacques Parizeau

Ennemi de notre peuple

Dans le Québec indépendant de Jacques Parizeau, ancien chef du Parti Québécois, les Québécois ne se libéreraient pas de la Haute Finance. L'esclavage de la dictature bancaire continuerait d'écraser notre peuple et d'installer la famine. Nous continuerions, selon le désir de Parizeau, d'utiliser la monnaie canadienne émise par les banques qui sont au service du Fonds Monétaire International, au service de la Banque Mondiale. Il ne serait pas question d'une monnaie nationale sans dettes, sans intérêts, sans taxes. Parizeau dit que le «Gouvernement Mondial» s'en vient avec une monnaie mondiale. Sous le règne de Parizeau, la souveraineté du Québec, chantée sur tous les tons par les séparatistes, serait ensevelie sous le linceul du gouvernement mondial.

En avril 1989, devant les étudiants du secondaire V, de Marieville, Parizeau déclarait qu'il était très important de payer les dettes fédérale et provinciales par une augmentation des impôts, et de couper dans les programmes des dépenses du gouvernement. Et que si les dettes continuaient de s'accroître, il faudrait alors couper les allocations familiales et les pensions de vieillesse. Et Parizeau faisait remarquer aux jeunes que les vieux leur avaient laissé une grosse dette parce qu'ils avaient trop dépensé. Un sans-coeur de la sorte qui s'en prend au personnes âgées, au lieu d'attaquer les banquiers voleurs, les vrais responsables de cette dette fictive, n'hésiterait pas à couper les vivres aux personnes âgées, alors il n'y aurait plus de chèques de pension de vieillesse comme ceux du fédéral.

Et saint Raymond est à genoux devant son Créateur de pays indépendant...


En ce qui concerne les laïcistes:

http://www.radio-canada.ca/actualite/v2/dimanchemag/niveau2_214.shtml

Le sort de l'Hôpital Shriners

Qu'adviendra-t-il de l'Hôpital Shriners, à Montréal? Cet établissement privé, spécialisé dans les soins orthopédiques pour enfants, risque de fermer ses portes si les Shriners le décident. Les Shriners, adeptes de la franc-maçonnerie, gèrent une vingtaine d'hôpitaux privés pour enfants en Amérique du Nord. Seulement deux de ces hôpitaux sont hors des États-Unis : l'un au Mexique et l'autre à Montréal. L'organisation philanthropique projette cependant de déménager l'établissement montréalais en Ontario. Des décideurs québécois tentent de les convaincre de rester au Québec. Les Shriners prendront leur décision l'an prochain.

La fermeture de cet hôpital serait une perte importante. On y soigne chaque année 11 000 enfants. L'hôpital montréalais est financé en grande partie par des fonds privés, avec une contribution du gouvernement québécois équivalant au quart du financement.

Christine Limoges s'est rendue à l'hôpital Shriners.

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 11 juin 2009
Bon. J'en ai encore manqué des (petits) bouts. Pourriez-vous tout reprendre depuis le début?... lol

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 10 juin 2009
Pour le mal au coeur des laïcistes, je recommande le thé de gingembre. Cela remet l’estomac en place ainsi que les idées.

Saint Gravel a peut-être le coeur tellement chargé de contradictions qu’il ne sache plus à quel saint se vouer. Il n’a qu’à demander aux Grandes Lumières (Lucienfer) de le chauffer.

Finalement, les vrais laïcistes intelligents sont en vacances!

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L'article «Dans le secret des loges» est pertinent, mais relativement difficile à catégoriser. Toutefois, il affirme clairement le caractère laïciste de la religion maçonne. C'est un sujet qui nous concerne en ce moment, comme l'indique la citation qui suit:

«... depuis 1961, les obédiences libérales, c'est-à-dire non admises par la Grande Loge unie d’Angleterre, sont regroupées au sein du Clipsas, organisme oecuménique dont l'ambition est de promouvoir une franc-maçonnerie engagée dans la laïcité, considérée comme un facteur de progrès.»

Nous notons que dans le titre de cet article, il est question du « secret des loges ». Il n'est ici question que de secrets rituels. Ils sont, à toute fin pratique, sans importance, mais le facteur du secret joue un rôle déterminant dans les machinations clandestines des loges. D'autres références, à ce sujet, ont été faites dans ce document. Comme exemple, la remarque suivante de A. C. De La Rive qui montre que les maçons prennent leurs engagements de ne pas livrer les secrets maçonniques au sérieux.

TEMPLE DE LA GRANDE LOGE DE FRANCE. LES TROIS PILIERS SYMBOLISENT LA SAGESSE, LA FORCE ET LA BEAUTÉ.

R1TES

Dans le secret des loges

On les appelle, selon leur grade, apprenti, compagnon, maître ou vénérable. Ils font partie de la maçonnerie rouge ou bleue. En loge, ils participent à une tenue. A condition, en principe, de relever de la même obédience. Vous ne comprenez rien ? Alors suivez le guide.

Par DJÉNANE KAREH TAGER

L'obédience est une sorte d'entité organisationnelle et administrative possédant une constitution propre et des règlements qui lui sont particuliers et qu'appliquent les loges qui lui sont attachées. En France, il existe une douzaine d'obédiences. La plus importante en taille est le Grand Orient - la seule à admettre en son sein des maçons athées. Elle réunit près de six cents loges. La croyance en l'immortalité de l'âme et en un principe transcendant est une condition d'admission dans les autres obédiences, telles la Grande Loge de France (300 loges), la Grande Loge féminine de France, réservée aux soeurs (150 loges), ou encore le Droit humain, qui a pour particularité d'admettre la mixité (200 loges). Une seule obédience française est dite régulière, c'est-à-dire reconnue par la Grande Loge d'Angleterre : la Grande Loge nationale française (600 loges). De ce fait, cette dernière interdit à ses membres d'aborder, en atelier, des sujets d'ordre politique, social ou religieux. Et pour cause : « La franc-maçonnerie traditionnelle ne recherche pas la transformation de la société, mais celle de l'individu », note François Thual, lui-même membre de la GLNF. Notons que la multiplicité d'obédiences est une particularité latine : « Dans les pays anglo-saxons, une seule Grande Loge, se référant à la Grande Loge d’Angleterre, réunit les différentes loges au niveau national ou fédéral », explique Jean Ferré, auteur de plusieurs ouvrages consacrés à la franc-maçonnerie.

Entre les différentes obédiences, en particulier entre les obédiences régulières, admises par la Grande Loge d'Angleterre, et les autres, les relations ne sont pas toujours « fraternelles ». Ce qui n'empêche pas les maçons d'effectuer des voyages, c'est-à-dire de se rendre aux travaux de loges appartenant à d'autres obédiences. Par ailleurs, depuis 1961, les obédiences libérales, c'est-à-dire non admises par la Grande Loge unie d'Angleterre, sont regroupées au sein du Clipsas, organisme oecuménique dont l'ambition est de promouvoir une franc-maçonnerie engagée dans la laïcité, considérée comme un facteur de progrès.

Dotée d'un nom et d'un numéro d'ordre au sein de l'obédience, la loge est l'unité de base de la franc-maçonnerie, la « paroisse » où les « frères » se retrouvent pour travailler. Egalement appelée atelier, elle désigne à la fois le lieu de réunion, ou temple, toujours de forme rectangulaire, et les travaux qui s'y déroulent, les tenues. Sa taille varie selon les pays : une quarantaine de membres en France, parfois plus de quatre cents aux Etats-Unis. Chaque loge est dirigée par un président élu, le vénérable, assisté par un collège d'officiers, également élus.

Le rituel des tenues

Le rituel d'ouverture d'une tenue permet le passage du monde profane au monde sacré. Après l'allumage des cierges et la batterie, qui consiste à frapper des mains selon un rythme déterminé, les frères procèdent à l'expédition des questions administratives (lecture du courrier, votes... ) puis attaquent la partie principale : les planches ou morceaux d'architecture, c'est-à-dire la présentation orale d'un travail sur un sujet déterminé, qui sera ensuite discuté. Si au Grand Orient, tout sujet peut faire l'objet d'une planche, la maçonnerie régulière, elle, n'autorise que les sujets portant sur l'histoire et la symbolique maçonniques. Avant la fermeture des travaux et le retour au monde profane, le tronc de la veuve, destiné à recevoir les oboles, et le sac aux propositions, où chacun dépose ses idées et propositions, circulent parmi les frères. Enfin, la chaîne d'union se forme : « Tous les frères, explique Jean Ferré (1),se tiennent par la main, matérialisant leur solidarité sur une idée maçonnique. Pieds joints et bras écartés, le vénérable reçoit les ondes véhiculées qui circulent en lui et rejaillissent pour alimenter l'énergie de chacun. » Outre les tenues régulières, les loges libérales accueillent des tenues blanches fermées où l'orateur, un profane, s'adresse à un public de francs-maçons, et des tenues blanches ouvertes auxquelles assistent des non-maçons. Signalons qu'un maçon peut appartenir à plusieurs loges, à condition qu'elles relèvent d'une même obédience.

Le travail en loge s'effectue selon un rite propre à la loge, indépendamment de son obédience. « On appelle rite l'ensemble des gestes, paroles, attitudes, qui composent une cérémonie », explique Jean Ferré. Au long de l'histoire maçonnique, il s'est créé une soixantaine de rites dont il subsiste aujourd'hui une vingtaine, plus ou moins ésotériques, mais toujours strictement codifiés, ne laissant place à aucune fantaisie. L'allumage des cierges, le sens de la marche et son démarrage du pied droit ou gauche - chaque sens a ses partisans et ses détracteurs, tous munis de solides arguments -, la position des colonnes que forment les maçons à l'intérieur du temple,ou les modalités d'ouverture d'une tenue, réalisant le passage du monde profane au monde sacré : chaque rite a son cérémonial, qualifié par Jean Thual de « mise en scène, à travers des mouvements du corps, des décors, des images et des symboles, d'idées qui sont en général très simples ». Les plus pratiqués sont le Rite émulation, le Rite écossais ancien et accepté, le Rite écossais rectifié et le Rite français. La palme de l'ésotérisme revient au Rite de Memphis-Misraïm, qui fait appel à la symbolique égyptienne et, accessoirement, à l'occultisme. « Chaque maçon, affirme Jean Ferré, peut et doit trouver le rite qui convient à sa nature, à ses aspirations et à sa sensibilité. On voit trop souvent des vies maçonniques compromises par un mauvais choix de rite, ce qui est fort dommage quand on connaît leur diversité. »

La participation au rite dépend, pour chaque maçon, de son grade ou degré au sein de la maçonnerie. Trois grades sont communs à tous les rites : l'apprenti, fraîchement initié, n'a pas droit de parole en atelier ; le compagnon peut participer aux débats ; enfin, le maître est le seul autorisé à prendre en charge des fonctions en atelier : vénérable ou président élu, secrétaire tenant le Livre d'architecture où sont résumées les tenues, couvreur qui surveille la porte, orateur ou dépositaire de la loi, trésorier, surveillant... Ces trois grades forment la maçonnerie dite bleue. Il s'y ajoute, selon les rites, un foisonnement de grades plus élevés qui forment la maçonnerie rouge : six dans le Rite écossais rectifié, trente-trois dans le Rite écossais ancien et accepté, quatre-vingt-quinze dans celui de Memphis-Misraïm. A chaque grade correspondent des signes spécifiques : ainsi, le compagnon ne déposera pas son équerre et son compas comme le ferait le maître ; l'apprenti, lui, ne peut relever son tablier en bavette. Ces grades, disent les maçons, sont l'expression du cheminement personnel du frère, de son perfectionnement. « Un frère est reconnu comme pleinement maçon dès qu'il atteint le troisième degré, celui de maître, explique Luc Nefontaine (2). Il peut poursuivre son itinéraire, en fonction de ses aspirations. » Le passage d'un grade à l'autre, dit aussi augmentation de salaire, donne lieu à un rituel codifié et comporte des épreuves ou examens portant sur l'instruction du grade, également appelée catéchisme.

Les tenues se prolongent généralement par une agape, dîner au cours duquel les apprentis peuvent prendre la parole. Bien qu'elles se déroulent en milieu profane, les agapes sont très codifiées. Ainsi, les frères se mettent à l'ordre de table, main droite à plat, pouce en équerre, ils « chargent les colonnes » pour remplir les verres tenus de la main gauche... et n'ouvrent pas leur serviette au hasard : suivant le grade, celle-ci est posée sur le bras gauche, sur l'épaule gauche ou autour du cou. Seules les fraternelles, réunions informelles en dehors du temple, donnent lieu à un peu plus de fantaisie...

1.Dictionnaire symbolique et pratique de la franc-maçonnerie. Dervy, 1994 ; Dictionnaire des termes maçonniques, Rocher, 1997.

2. La franc-maçonnerie, DDB, 1993.

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 10 juin 2009
Monsieur Tremblay, arrêtez vos conneries...Vous me donnez mal au coeur...Vous êtes en train de justifier que certaines maladies mentales ne se soignent pas...Et moi qui croyais le contraire. Cessez d'écrire n'importe quoi...Vous perdez toute crédibilité, et pourtant, vous semblez vous exprimer très bien. Comment appelle-t-on cette maladie? Elle a sûrement un nom? Vous vous attaquez à tout ce qui bouge; qu'avez-vous fait dans votre vie pour améliorer le sort de l'humanité? Rien, absolument rien! Et vous chiâlez sur tout! Fermez-la donc une fois pour toute! Raymond Gravel ptre

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 10 juin 2009
Un autre champion de la laïcité qui ses désiste? Il n’a certainement pas pris le temps de lire l’article. Il doit être le professeur d’anglais de paupau.

Pour les sophistes, un débat est juste et de bon aloi quand eux-mêmes en définissent les termes. Pour ce faire, ils ont les médias sous leur férule. Quand ils ne contrôlent pas, ils prennent le mors au dent.

Voici donc la version française qui décrit assez bien comment la secte est active dans la vie politique à tous les plans. Ce qui est intéressant, c’est le passage sur l’Opus Dei qui est en tous points semblable au discours du lapin du Bloc.

Voici donc la traduction: (Gravel va le traduire en latin pour ses amis laïcistes)

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CORRUPTION ET VICTIMISATION DES ADVERSAIRES AU PARLEMENT EUROPÉEN.

Anonyme, « Heal Thyself », The Economist, 13 avril 1991, pp. 48-50.

Le Parlement européen

Les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés

Notre correspondant de Bruxelles soutient que le Parlement européen doit mettre de l’ordre dans sa maison pour mériter désormais plus de pouvoir.

Le Parlement est souvent son pire ennemi. Il sollicite plus d’influence, encore se comporte-t-il parfois de façon qui le fait sembler indigne des pouvoirs qu'il a déjà: amender la législation et approuver le budget de la Communauté européenne. Ce n'est pas juste son inclination pour des résolutions de secours sur des événements éloignés. Les 518 euro-députés, qui se rencontrent pendant une semaine par mois à Strasbourg, sont servis par une bureaucratie de 3 600 fonctionnaires qui coûtent plus que 500 000 000 d’écus (600 000 000$) l’an à gérer. L'efficacité est sapée par les rivalités nationales, la partisannerie politique et les manoeuvres de groupes obscures comme les francs-maçons.

Le Parlement n'est comme aucun autre dans le monde. Il n'a ni majorité, ni opposition. Ses membres viennent de 66 partis, qui se combinent en 10 groupes. Ces groupes ont des représentants au Bureau, le comité d’euro-députés qui dirigent les affaires parlementaires. L'existence parlementaire ambulante - les comités se rencontrent à Bruxelles mais la plupart des fonctionnaires sont basés au Luxembourg - n’aide en rien à la bonne gestion. Les hauts fonctionnaires font souvent des aller retour du Luxembourg à Bruxelles plusieurs fois par jour. Le coût pour dédoubler ou tripler certains emplois et bureaux équivaut à 15 % du budget parlementaire. La plupart des euro-députés veulent demeurer à Bruxelles, mais les gouvernements du Luxembourg et de la France insistent pour que le Parlement reste un cirque ambulant. Travailler en neuf langues ne fait qu’ajouter à la confusion. La masse salariale des interprètes et traducteurs compte pour 35 % des salaires.

Les hauts fonctionnaires parlementaires, les directeurs-généraux, gagnent chacun 350 000 francs belges (10 000$) par mois (presque entièrement exempt d'impôt) pour diriger un « conseil d’administration ». Beaucoup d'entre eux n’ont pas le pouvoir de leurs équivalents dans la Commission européenne. Tandis que dans la commission les nominations des cadres supérieurs dépendent de la nationalité et de la compétence, dans le Parlement, la politique complique les affaires. Les décisions du Bureau sur les emplois reflètent souvent une entente entre des groupes politiques: un fonctionnaire socialiste, par exemple, prendra un poste et un démocrate chrétien un autre. Les groupes politiques influencent les nominations jusqu’en bas de l’échelle connue comme A3 (A7 étant la catégorie administrative la plus basse et Al la plus haute, un directeur général).

Fréquenter la salle des pas perdus de la Chambre en quête de nouvelles et de généreux contrats pour les intérêts du parti national ou de la nation, quoique préjudiciable à la saine gestion, est au moins ouvert et visible à tous. L'influence des francs-maçons est plus insidieuse. Beaucoup de fonctionnaires prétendent que les francs-maçons ont trop d'emprise sur les nominations et promotions. Une tentative, cette année, d’expulser par la force le contrôleur financier parlementaire a ranimé des querelles sur la franc-maçonnerie qui remonte à une décennie.

L’affaire de Compte

En 1982 la Cour des vérificateurs, le chien de garde financier de la CE, a découvert que 4 000 000 francs belges avaient disparus de la caisse du bureau des euro-députés. En juillet 1980, Henri de Compte, qui dirigeait la caisse, avait transféré 400 000 francs belges (valant alors 950 000$ en devise américaine) du compte parlementaire courant à un compte de dépôt non déclaré à la Midland Bank de Londres. En septembre et novembre 1981, M. de Compte a essayé d'encaisser deux chèques valant 52 000 livres sterling sur le compte de dépôt (la somme des intérêts qui s'étaient accumulés et l'équivalent de quelque 4 000 000 francs belges de l’époque).

Mais les banques britanniques n’ont pas permis les retraits en chèque des comptes de dépôt. Ainsi, bien que M. de Compte ait pu encaisser les chèques, la Midland débitait le compte courant. N’eut été de cet incident, la Cour des vérificateurs n’aurait jamais pu découvrir le problème, car ces transactions n'avaient pas été enregistrées dans les livres parlementaires à l'époque. À ce jour, les comptes parlementaires annuels montrent un trou de 4 100 000 francs belges.

Il n'y avait aucune preuve pour prétendre que M. de Compte avait commis un délit. Mais Piet Dankert, alors le président parlementaire, l'a muté et à porté des plaintes disciplinaires contre lui pour avoir excédé ses responsabilités et enfreint aux principes de la saine gestion financière. Il y a eu une forte résistance à la punition de M. de Compte : parmi ses défenseurs, il y avait des fonctionnaires et des euro-députés des loges maçonniques françaises. M. Dankert était incapable de le mettre à la porte.

En 1985 la Cour des vérificateurs a produit un rapport détaillé sur les 4 100 000 francs belges manquants. Il n'a jamais été publié. Ayant décrit le comportement d’« irrégulier » et de « sérieuse négligence » dans la gestion de la caisse, il remarque que « la tentative de cacher le déficit par la manipulation va à l’encontre de toute gestion financière régulière. » Le rapport conclut : « L'autorité responsable de la comptabilité, M. de Compte, et le titulaire du compte d'avances de caisse, Klaus Offerman, doivent être tenus responsables. »

Armé de ce rapport, Lord Plumb, qui était à ce moment-là le président, a enfin réussi à rétrograder M. de Compte d'A3 à la catégorie A7 en 1988. Mais M. de Compte a fait appel au Palais de justice européen et après sa retraite en 1989, retirait une pension A3. Le tribunal de première instance a entendu son appel en mars, mais n'a pas encore décidé.

M. de Compte prétend que quand il a encaissé les deux chèques, il a mis l'argent directement dans le coffre-fort du bureau, bien qu'il n'y ait aucune entrée dans les livres jusqu'à février 1982, (la Cour des vérificateurs dit que l'entrée a été faite après qu'elle eût vérifié les livres en mars 1982). La défense de M. de Compte repose sur la revendication que les deux chèques qu’il a encaissés et le 4 100 000 francs belges manquants sont totalement sans rapport. Il dit que les pertes proviennent de la mauvaise gestion accumulée au cours des années et que, s'il y avait des méfaits, il est injuste de le choisir comme bouc émissaire plutôt que ses subalternes. Il signale aussi qu'en 1984, le Parlement a voté pour approuver son traitement des comptes 1981.

Sa rétrogradation a irrité ses partisans. Plusieurs d'entre ceux qui ont lutté contre lui prétendent que leurs carrières ont par la suite souffert de représailles par les maçons. Deux loges maçonniques principales de la France sont bien représentées dans le Parlement : le Grand Orient, qui penche à gauche et la Grande Loge qui penche au centre-droit. Les maçons de toutes les couleurs et nationalités semblent de temps en temps collaborer.

Depuis que la franc-maçonnerie a été inventée, en Grande-Bretagne au 17ième siècle, comme une société secrète consacrée à la fraternité universelle et la vérité, beaucoup de maçons ont enrichi le monde - Wolfgang Amadeus Mozart et George Washington parmi eux. Mais quelques maçons n’ont pas respecté les hauts idéaux et ont employé la fraternité secrète comme une voie d'enrichissement pour eux-mêmes.

L'influence maçonnique dans le Parlement européen est particulièrement forte dans le conseil d'administration. Il est responsable des bâtiments et du développement de la propriété, qui représente un cinquième du budget parlementaire. Les critiques des maçons estiment que trois directeurs sur neuf sont des maçons. Des trois, deux ont dit à « The Economist » qu'ils ne l’étaient pas et un a décliné une entrevue.

Parmi les euro-députés européens, la maçonnerie est la plus commune dans les partis avec des origines anticléricales. Un membre haut placé du parti socialiste français estime qu'environ un tiers de ses euro-députés sont des maçons. Plusieurs euro-députés disent que les maçons sont inoffensifs. Lord Plumb a dit : « Il y a beaucoup de maçons au sommet de l'administration, mais puisqu'ils n'emploient pas leur influence incorrectement, ce n'est pas un problème. » Marijke Van Hemeldonck, un socialiste flamand, a dit que la franc-maçonnerie est insignifiante dans le Parlement. « Ce qui m'inquiète, c’est l'influence de l'agriculture et des groupes de pression industriels, l'Opus Dei et Oxbridge. »

La croisade d'O'Hannrachain

Eoghan O'Hannrachain est un pointilleux officieux irlandais, dont le travail, comme contrôleur financier, est de mettre son veto aux dépenses quand les règlements financiers n'ont pas été suivis. Plusieurs fois par an il exerce son veto, souvent seulement pour être cassé par le Baron Enrique, le président parlementaire actuel.

La Cour des vérificateurs n'aime pas cela. Elle a fait des remarques dans un rapport publié en décembre dernier que les six cassations de 1989 « ont autorisé le maintient de mesures qui n'observaient pas les règles en vigueur ». Une des six concernait une conférence à la Barbade, où des fonctionnaires et des euro-députés rencontraient les représentants des pays du Tiers-Monde. M. O'Hannrachain avait refusé son approbation parce que les dépenses dépassaient le budget de 300 000 écus de 30 %. Sa décision a été cassée pour que les hôteliers barbadiens puissent être payés; tels aspects pratiques rendent parfois la cassation nécessaire.

Cette année, on a donné la permanence à trois contractuels à temps partiel de la cantine et de la librairie. M. O'Hannrachain a refusé son autorisation parce que les procédures de recrutement normales n'avaient pas été suivies, mais sa décision à été cassée.

M. O'Hannrachain s’était fait des ennemis quand, en 1987, il avait refusé d'autoriser les dépenses sur un entrepôt dans Zaventem, une banlieue de Bruxelles. Le directeur général, Jean Feidt, un socialiste français, avait été en pourparlers pour louer l'entrepôt pendant trois ans comme un dépôt pour la papeterie parlementaire; deux sites alternatifs meilleur marché étaient à l'étude. À cause des erreurs cléricales, la facture estimée pour le loyer de l'entrepôt était trois fois ce qu'elle aurait dû être et la facture pour le gaz et l'électricité avait décuplé. Mais le Parlement était pris avec le contrat.

La résistance à M. O'Hannrachain a augmenté l'année dernière quand il a pris la ligne dure sur les dépenses d’ordinateurs. Un projet connu sous l’acronyme BUDG était supposé fournir un système de gestion de l'information pour le Parlement. Après que 3 000 000 d’écus eurent été dépensés sans que le système ne soit livré, M. O'Hannrachain a refusé de sanctionner de nouveaux paiements. BUDG a dû être abandonné.

Un autre projet, OVIDE 2, était supposé donner accès aux membres à de l'information utile comme les ordres du jour et les résolutions, mais était des années en retard sur le programme. Le directeur de l’informatique, Girard Bokanowski, a renégocié le contrat lui-même pour que certaines clauses de pénalité pour livraison avec retard soient renoncées. M. O'Hannrachain est intervenu et on a finalement donné à M. Bokanowski un autre travail de rang équivalent.

Les sympathisants de M. Bokanowski - incluant les compatriotes français et quelques maçons - accusèrent M. O'Hannrachain de prendre des décisions politiques plutôt que simplement vérifier si les gens suivaient les règles. Yves Galland, un vice-président du Parlement, a écrit au président, M. Baron, mentionnant douze cas où, a-t-il allégué, M. O'Hannrachain avait fait des erreurs. Le contrôleur financier, disait la lettre, était coupable « de maccarthysme financier ». Quand on l’a questionné à propos de la franc-maçonnerie, M. Galland a répondu : « Je n'ai jamais entendu parler de l'influence maçonnique dans le Parlement - quoique je sois le premier président du Parti Radical français à ne pas être un maçon. »

John Tomlinson, un député travailliste européen, a écrit un rapport pour le comité de contrôle budgétaire qui repousse les plaintes contre M. Ohannrachain. « On doit percevoir le contrôleur financier comme indépendant de l'administration », a dit M. Tomlinson. Il suggère que toute cassation soit faite par le conseil du comité de contrôle budgétaire et non, comme à présent, par le conseil du secrétaire général. M. Tomlinson a été déconcerté par des cambriolages dans son bureau. Des fichiers avaient été mis sens dessus dessous, mais les objets précieux étaient restés intacts. Il dit des maçons : « Ils pourraient prouver qu'ils sont aussi innocents qu'ils disent qu'ils sont, en étant d'accord avec un registre des intérêts maçonniques pour les membres et les fonctionnaires. »

Avec un peu d’aide de quelques amis

Le Parlement est un piètre gérant de personnel. Ses procédures d’embauche et de promotion sont encombrantes. Beaucoup d’employés travaillent beaucoup moins que les 37.5 heures prescrites par semaine. Personne ne peut se rappeler un renvoi, à part le cas d'un huissier qui buvait régulièrement en service.

« Les hauts fonctionnaires restent trop longtemps au même poste », dit Diemut Theato, un député allemand démocrate chrétien. Elle est concernée par le sureffectif, mais ajoute : « Combien d'administrations nationales pourraient faire face au déplacement entre trois sites et toujours accorder la flexibilité avec les besoins des membres ? »

Enrico Vinci, le secrétaire général, est un maître de l'improvisation qui s’assure que les travaux administratifs, dans le sens que les comités produisent leurs rapports et que membres reçoivent les documents justes au bon moment dans la bonne langue. Son sens de l’organisation, une mémoire d’éléphant et le charme sicilien l’aident dans son travail. Mais il ne peut pas diriger les choses comme il veut. Comme il est sous la pression constante des groupes politiques. Même les admirateurs de M. Vinci estiment qu'il tolère de temps en temps trop la faiblesse humaine.

La méthode de recrutement est trop ouverte à l’abus. Les candidats qui passent un examen sont mis sur une liste dont ils peuvent plus tard être choisis pour un travail. Un comité de sélection des employés juge chaque examen. Les membres du comité sont parfois influencés par la nationalité ou le parti. Selon Peter Price, un conservateur britannique qui préside le comité de contrôle budgétaire, c'est l'exception plutôt que la règle q’un membre du comité favorise un individu, mais cela arrive trop souvent. »

L'année dernière, un examen a eu lieu pour recruter dix administrateurs. Le comité de sélection a évalué des candidats et il est apparu que, puisque quatre candidats avaient fini dixième ex-aequo, la liste finale comporterait 13 noms. L’un de ceux ajoutés sur la liste était un ami intime d'un membre du comité de sélection. Certains membres du comité étaient gênés du grand écart entre les résultats des examens oraux et écrits de certains candidats et ont mis en doute les résultats dans un rapport minoritaire. Les hauts fonctionnaires ont maintenant une entente tacite que seulement ceux qui finissent dans les neuf premières places seront considérés pour des emplois.

Beaucoup de fonctionnaires parlementaires essayent d'améliorer la gestion. Les directions du personnel et des finances travaillent sur le personnel, la mobilité et le respect des règles financières : M. O'Hannrachain met maintenant son veto sur des dépenses environ dix fois par an, comparé avec trente il y a quelques années. Mais il reste beaucoup à faire.

La racine du mal réside dans le laxisme budgétaire du Parlement. En théorie, le Conseil des ministres doit approuver le budget chaque année. Mais selon une entente verbale entre le Parlement et le conseil, personne ne pose de question sur le budget de personne d’autre. Le Parlement peut dépenser autant que cela lui plaît tant qu'il se tient sous les plafonds de généreux budgets quinquennaux convenus en 1988.

Chaque année, le secrétaire général propose un projet de budget et le Bureau, qui aime être généreux envers les membres et le personnel, essaye de l'augmenter. Le comité du budget essaye de le réduire, mais le budget final - voté sur par une pleine session du Parlement - est toujours plus élevé que le premier projet.

La proposition de 1992, du secrétaire général, est de 580 000 000 d’écus, comparés avec 510 000 000 cette année. Ce saut reflète les demandes des euro-députés pour de meilleures gratifications. Ils reçoivent chacun déjà 2 500 écus par an pour leurs dépenses pour les billets aériens partout où ils veulent aller (les voyages d’affaire parlementaire sont payés de toute façon), mais ils veulent 4 000 écus. Ils veulent des leçons gratuites de traitement de données pour leurs aides - qui sont déjà 1 200 sur les listes de paye parlementaires. Et ils demandent une caisse de retraite qui coûtera 6 000 000 d’écus.

Environ la moitié des dépenses excédentaires de la prochaine année sera sur la propriété. De la part du Parlement, des promoteurs privés construisent 360 000 mètres carrés (468 000 verges cubes) d'espace de bureau à Bruxelles, incluant une chambre pour l'assemblée. Pour pacifier le groupe de pression Strasbourg, le Parlement construit aussi une nouvelle chambre et 1 825 bureaux à Strasbourg. On n'a pas consulté les gouvernements de la CE sur ces décisions.

Qu'est-ce qui doit être fait ?

Les euro-députés doivent prendre plus d'intérêt à l'administration parlementaire et moins à leur propre confort. Pourquoi, par exemple, ne peuvent-ils pas utiliser des taxis à Strasbourg et Bruxelles au lieu du service de chauffeur spécial qui coûte au Parlement plus que 2 000 000 d’écus par an ? Les groupes politiques doivent promettre de ne pas s'immiscer dans les nominations des directeurs administratifs. La politique de personnel doit obliger les fonctionnaires à changer de poste après quelques années et des règles équitables doivent être rédigées pour les comités de sélection.


Le Parlement et le conseil doivent déchirer leur accord tacite sur les dépenses, qui tient plus d'une charte de criminels. Par dessus tout, la France et le Luxembourg doivent permettre au Parlement de s’établir à Bruxelles. Seulement alors le Parlement pourrait-il commencer à convaincre le monde que c'est un corps responsable, digne de ses revendications pour plus de pouvoir.

The Economist, le 13 AVRIL 1991

Bernard-Simon Leclerc

Commentaire mis en ligne le 10 juin 2009
Oups, pardon! Au fil de ce long soliloque, j’ai dû manquer qu’il était question d’un "débat".

Je crois que je gagnerai en crédibilité plutôt en ne m’attardant pas à vos élucubrations.

Mes salutations et bonne continuation.

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 10 juin 2009
Réponse à monsieur Leclerc

Quand vous pourrez prouver que les textes sont fictifs, infidèles, ou ne provenant pas des laïcistes, vous aurez gagné en crédibilité. Mais auparavant, voici un autre texte qui ne provient pas de la franc-maçonnerie, mais qui nous rappelle étrangement le discours de Fanfreluche Duceppe, le pape du Bloc Québécois.

Autre chose, si vous trouvez que votre champion ne paraît pas bien dans le débat, mettez-le au neutre et présentez-nous un bon laïciste du MLF!

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En anglais pour que Pauline Marois pratique la langue!

CORRUPTION ET VICTIMISATION DES ADVERSAIRES AU PARLEMENT EUROPÉEN

European Parliament

Heal thyself

Our Brussels correspondent argues that the European Parliament needs to put its house in order if it is to deserve any more power.

The parliament is often its own worst enemy. It craves more clout, yet sometimes behaves in ways that make it seem unworthy of the powers it already has: to amend some EC legislation and to approve the Community's budget. It is not just its penchant for emergency resolutions on distant events. The 518 Euro-MPs, who meet for one week a month in Strasbourg, are served by a bureaucracy of 3,600 officials which costs more than 500m ecus ($600m) a year to run. Efficiency is sapped by rivalries of nationality and party politics, and by the manoeuvrings of shadowy groups such as the freemasons.

The parliament is like no other in the world. It has neither majority nor opposition. Its members come from 66 parties, who combine into ten groups. These groups have representatives on the Bureau, the committee of senior Euro-MPs which runs the parliament’s affairs. The parliament's peripatetic existence - committees meet in Brussels but most officials are based in Luxembourg - does nothing to help good management. Top officials often travel from Luxembourg to Brussels and back several times in a day. The cost of having to duplicate or triplicate some jobs and offices is equivalent to 15% of the parliament's budget. Most Euro-MPs want to settle in Brussels, but the governments of Luxembourg and France insist that the parliament remains a travelling circus. The practice of working in nine languages only adds to the confusion. Interpreters and translators make up 35% of the payroll.

The parliament's top officials, the directors-general, each earn about BFr350,000 ($10,000) a month (mostly tax-free) for running a "directorate". Many of them lack the forcefulness of their equivalents in the European Commission. Whereas in the commission senior appointments depend on nationality and ability, in the parliament politics is a further complication. The Bureau's decisions on jobs often reflect a deal between political groups: a Socialist Official, for example, will take one post and a Christian Democrat another. The political groups influence appointments down to the level known as A3 (A7 being the lowest administrative grade and Al the highest, a director-general).

Lobbying on behalf of national or party interests, although damaging to good management, is at least open and visible to all. The influence of freemasons is more insidious. Many officials claim that freemasons have too much sway over appointments and promotions. An attempt this year to force out the parliament's financial controller has revived rows over freemasonry that go back a decade.

The de Compte affair

In 1982 the Court of Auditors, the EC's financial watchdog, discovered that BFr4.1m had gone missing from the Euro-MPs' cash office. In July 1980 Henri de Compte, who ran the cash office, had shifted 400,000 pounds sterling (then worth $950,000) from the parliament's current account to an undeclared deposit account at the Midland Bank in London. In September and November 1981 Mr de Compte tried to cash two cheques worth 52,000 pounds sterling on the deposit account (the amount of interest that had accrued, and equivalent to some BFr4.1m at the time).

But British banks did nor allow cheque withdrawals from deposit accounts. So, although Mr de Compte succeeded in cashing the cheques, Midland debited the current account. But for that quirk, the Court of Auditors might never have sported the problem, for these transactions were not recorded in the parliament's books at the time. To this day the parliament's accounts each year show a gap of Bfr4.1m.

There was no evidence to suggest that Mr de Compte had committed a criminal offence. But the parliament's then president, Piet Dankert, moved him to another post and laid disciplinary charges against him for exceeding his responsibilities and for breaching principles of sound financial management. There was strong resistance to punishing Mr de Compte: among his defenders were officials and Euro-MPs from French masonic lodges. Mr Dankert was unable to sack him.

In 1985 the Court of Auditors produced a detailed report on the missing BFr4.1m. It has never been published. Having described “irregular” behaviour and “serious negligence” in the cash office, it comments that “the attempt to conceal the deficit by manipulation runs counter to any regular financial management.” The report concludes: The accounting officer [Mr de Compte] and the imprest holder [Klaus Offerman] must be held responsible.”

Armed with this report, Lord Plumb, who was by then president, at last managed to demote Mr de Compte from A3 to A7 grade in 1988. But Mr de Compte appealed to the European Court of Justice, and after his retirement in 1989 drew an A3 pension. The Court of First Instance heard his appeal in March but has not yet ruled on it.

Mr de Compte claims that when he cashed the two cheques he put the money straight into the cash office's safe, although there is no entry in the books until February 1982 (the Court of Auditors says chat entry was made after it checked the books in March 1982). Mr de Compte's defence rests on the claim that the two cheques he cashed and the missing BFr4.lm are totally unrelated. He says the loss stems from accumulated mismanagement over the years and that, if there was wrongdoing, it is unfair to single him out as a scapegoat rather than his subordinates. He also points out that in 1984 the parliament voted to approve his handling of the 1981 accounts.

His demotion angered his supporters. Several of those who battled against him claim that their careers have subsequently suffered from victimisation by masons. France's two leading masonic lodges are well represented in the parliament: the Grand Orient, which leans to the left, and the right-of-centre Grande Loge. Masons of all hues and nationalities appear at times to collaborate.

Ever since freemasonry was invented, in Britain in the late 17th century, as a secret society dedicated to universal brotherhood and truth, many masons have enriched the world - Wolfgang Amadeus Mozart and George Washington among them. But some masons have failed to keep to high ideals and have used the secret brotherhood as a way of enriching themselves.

Masonic influence in the European Parliament is especially strong in the directorate for administration. Among its responsibilities are buildings and property development, which account for a fifth of the parliament's budget. The masons' critics reckon that, of nine officials of director-general rank, three are masons. Of the three, two told The Economist they were not and one declined an interview.

Among Euro-MPs masonry is commonest in parties with anticlerical origins. One senior member of the French Socialist Party estimates that about a third of its Euro-MPs are masons. Several Euro-MPs describe this as harmless. Says Lord Plumb: “There are a lot of masons at the top of the administration, but since they do not use their influence improperly it is not a problem.” Marijke Van Hemeldonck, a Flemish Socialist, says that freemasonry is insignificant in the parliament. “What worries me is the influence of the farming and industrial lobbies, and Opus Dei and Oxbridge.”

O'Hannrachain's crusade

Eoghan O'Hannrachain is an officious, pernickety Irishman whose job, as financial controller, is to veto items of spending when the financial regulations have not been followed. Several times a year he wields his veto, often only to be overruled by Enrique Baron, the parliament's current president.

The Court of Auditors does not like this. It commented in a report published last December that the six overrulings in 1989 “authorised the maintenance of measures which did not comply with the rules in force.” One of the six concerned a conference in Barbados, where officials and Euro-MPs met representatives of third-world countries. Mr O'Hannrachain had withheld approval because costs overran the 300,000 ecus budget by about 30%. He was overruled so that the Barbadian hoteliers could be paid; such practicalities sometimes make an overruling necessary.

This year three staff from the canteen and the bookshop with part-time contracts were given permanent status. Mr O'Hannrachain withheld authorisation because normal recruitment procedures had not been followed, but he was overruled.

Mr O'Hannrachain had made enemies when, in 1987, he refused to authorise spending on a warehouse in Zaventem, a suburb of Brussels. The director-general of administration, Jean Feidt, a French Socialist, had negotiated to rent the warehouse for three years as a store for the parliament's stationery; two alternative sites under consideration were cheaper. Because of clerical errors, the estimated bill for the warehouse's rent was three times what it should have been, and bills for gas and electricity were inflated by ten. But the parliament was stuck with the contract.

Resistance to Mr O'Hannrachain grew last year when he took a stem line over spending on computers. A project known as BUDG was supposed to provide a management-information system for the parliament. After 3m ecus had been spent without the system being delivered, Mr O'Hannrachain refused to sanction further payments. BUDG had to be abandoned.

Another project, OVIDE 2, was supposed to give members access to useful information such as agendas and resolutions, but was years behind schedule. The director of computing, Girard Bokanowski, re-negotiated the contract himself so that some penalty clauses for late delivery were waived. Mr O'Hannrachain intervened, and Mr Bokanowski was eventually given another job of similar rank.

Mr Bokanowski's sympathisers - including French compatriots and some masons - accused Mr O'Hannrachain of taking policy decisions rather than merely checking that people were following the rules. Yves Galland, a vice-president of the parliament, wrote to the president, Mr Baron, mentioning 12 cases where, he alleged, Mr O'Hannrachain had made mistakes. The financial controller, said the letter, was guilty of “financial McCarthyism”. When asked about freemasonry, Mr Galland replies: “I have never heard about masonic influence in the parliament - though I am the first president of the French Radical Party not to be a mason.”

John Tomlinson, a Labour Euro-MP, has written a report for the budgetary-control committee which rebuffs the complaints against Mr Ohannrachain. “The financial controller must be seen to be independent of the administration,” Mr Tomlinson says. He suggests that any overrulings should be on the advice of the budgetary-control committee and not, as at present, on the advice of the secretary-general. Mr Tomlinson has been baffled by break-ins to his office which have disturbed files but left valuables untouched. Of the masons he says: “They could prove they are as innocent as they say they are by agreeing to a register of masonic interests for members and officials.”

With a little help from some friends

The parliament is a poor manager of staff. Its procedures for hiring and promoting are cumbersome. Many staff work much less than the prescribed 37.5 hours a week. Nobody can remember a sacking, except for the case of one usher who was regularly drunk on duty.

“Senior officials stay too long in the same job,” says Diemut Theato, a German Christian Democratic Euro-MP. She is concerned about overstaffing, but adds: “How many national administrations could cope with moving between three sites and still deal flexibility with members' needs?”

Enrico Vinci, the secretary-general, is a master of improvisation who helps ensure that the administration works, in the sense that committees produce their reports and members receive the right documents at the right time in the right language. His flair for organisation is aided by an elephantine memory and Sicilian charm. But he cannot run things the way he wants, as he is under constant pressure from the political groups. Even Mr Vinci's admirers feel that he is at times too tolerant of human frailty.

The method of recruiting is too open to abuse. Candidates who pass an exam go forward to a list, from which they may later be chosen for a job. A selection panel of staff members judges each exam. Panel members sometimes allow nationality or party to influence their judgment. According to Peter Price, a British Conservative who chairs the budgetary-control committee, it is the exception rather than the rule for a panel member to favour an individual, “but there are too many cases of that happening.”

Last year an exam was held to recruit ten administrators. The selection panel interviewed candidates and it emerged that, since four candidates had finished tenth-equal, the final list would carry 13 names. One of those who scraped on to the list was a close friend of an official on the selection panel. Some panel members were uneasy about the large gap between the written and the oral marks of certain candidates, and questioned the results in a minority report. Senior officials now have a tacit understanding that only those who finished in the first nine places will be considered for jobs.

Many parliamentary officials are trying to improve management. The directorate for personnel and finance is working on both staff mobility and respect for financial rules: Mr O'Hannrachain now vetoes an item of spending about ten times a year, compared with 30 times a few years ago. But there is a lot more to be done.

The root of much that is wrong with the parliament lies in the lax way it sets its own budget. In theory the Council of Ministers has to approve the budget every year. But under a “gentlemen's agreement” between the parliament and the council, neither asks the other any questions about its budget. The parliament can spend as much as it likes so long as it keeps within the generous five-year budget ceilings agreed upon in 1988.

Every year the secretary-general proposes a draft budget and the Bureau, which likes to be generous to members and staff, tries to increase it. The budget committee tries to trim it back, but the end result - voted on by a full session of parliament - is always larger than the first draft.

The secretary-general's proposal for 1992 works out at about 580m ecus, compared with 510m this year. That jump reflects Euro-MPs' demands for better perks. They each already get 2,500 ecus a year to spend on air tickets to wherever they like (travel on parliamentary business is paid for anyway), but they want 4,000 ecus. They want free lessons in data processing for their assistants - of whom there are 1,200 on the parliament's payrolls. And they insist on a pension scheme that will cost 6m ecus.

About half of next year's extra spending will be on property. On behalf of the parliament, private developers are building 360,000 square metres (3.9m square feet) of office space in Brussels, including a chamber for the assembly. To pacify the pro-Strasbourg lobby, the parliament is also building a new chamber and 1,825 offices in Strasbourg. EC governments have not been consulted on these decisions.

What is to be done?

Euro-MPs should take more interest in the parliament's administration and less in their own cosiness. Why, for instance, can they not use taxis in Strasbourg and Brussels instead of the special chauffeur service that costs the parliament more than 2m ecus a year? The political groups should pledge not to interfere in senior appointments. Personnel policy should oblige officials to move around every few years, and right rules should be drawn up for selection panels.


The parliament and the council should tear up their “gentlemen's agreement” on spending, which is more of a rogues' charter. Above all, France and Luxembourg should allow the parliament to settle in Brussels. Only then might the parliament begin to convince the world that it is a responsible body, worthy of its claims for more power.

THE ECONOMIST APRIL 13TH 1991

Bernard-Simon Leclerc

Commentaire mis en ligne le 10 juin 2009
M. Tremblay,

Dommage que vous ne trouviez meilleure utilité de votre temps, de votre verve et de votre obstination. Ils pourraient servir tant de bonnes causes et aider tant de personnes.

Peut-être devriez-vous canaliser cette énergie et la consacrer à une activité plus louable ?

Vous glissez de plus en plus dans le dénigrement.

Bernard-Simon Leclerc

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 10 juin 2009
Dans sa véritable confrérie, saint Raymond a appris quelques tactiques surannées qu’il emploie gaiement à toute les sauces:

1. la victimisation, c’est-à-dire de vouloir passer pour une victime en besoin de protection;

2. qui fait suite à la première, attaquer pour ensuite accuser ses adversaires d’êtres des tortionnaires;

3. faire des attaques contre la personne quand car il ne peut pas logiquement et factuellement défendre l’indéfendable;

4. essayer de ridiculiser les textes qui dénoncent ses sophismes en les accusant d’être des copies collées, trop long, désuets, et quoi encore;

5. faire naître chez ceux qu’il veut endormir un sentiment de culpabilité si aucune des tactiques précédentes ne fonctionnent;

6. donner aux écrits et statistiques une tout autre signification que ce qui est écrit.

Cela résume en gros comment fonctionne saint Raymond.

Dans son dernier épîtres, le prédicateur de la religion laïciste dit que je l’insulte. Pour lui répondre en terme de sa propre religion relativiste, je lui dirai que l’insulte est relative, mais que lui, le révisionniste de la Doctrine Catholique, ne se gène pas pour me traiter de malade mental. Le lecteur n’a qu’à lire les commentaires de l’évangéliste Raymond.

Aussi, pour employer la dialectique proverbiale de ses coreligionnaires, je dois dire que c’est un gène sans gêne, le chromosome XYZ, qui n’a jamais été prouvé, mais qui existe certainement parce que j’ai la certitude et le sentiment personnel qu’il existe, qui me fait agir ainsi. Saint Raymond va comprendre toute la logique de ce qui précède.

Pour en revenir à l’intransigeance et l’intolérance de la religion satanique maçonne, voici la traduction de l’annexe 15 des «Confessions» de Riandey:

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ANNEXE № 15

LUTHER A. SMITH, 33º


Nouvelles du bureau du Grand Commandeur

LE CONSEIL SUPRÊME, 33º

RITE ÉCOSSAIS ANTIQUE ET ACCEPTÉ DE LA FRANC-MAÇONNERIE


Dans l'affaire: FRANC-MAÇONNERIE RÉGULIÈRE ET IRRÉGULIÈRE EN FRANCE

Histoire récente

Aux: Grands Commandants Souverains et Grands Secrétaires Généraux de tous les Conseils Réguliers

Officiers et Membres Actifs des Trois Conseils Suprêmes pour les Pays-Bas, le Dominion du Canada, la Juridiction Maçonnique Nord et la Juridiction Maçonnique Sud des États-Unis.


Grands Maître et Grands Secrétaires de toutes les Grandes Loges Régulières

MEMBRES MAÇONS CHOISIS

Chers frères,

Les nouvelles d'un schisme sérieux parmi les Membres du Rite Écossais du Conseil Suprême pour la France ont causé un malaise considérable parmi les Officiers et les Membres des Conseils réguliers Suprêmes dans le monde entier. Parmi les savants de la Maçonniques et d'autres familiers avec la situation, il est généralement considéré que la racine du mal soit facilement reliée à la condition instable de la Franc-Maçonnerie Symbolique en France. Pendant plusieurs années, trois Grands Corps différents ont revendiqué la surveillance de la Maçonnerie Symbolique, ou Loge Bleue, dans ce pays.

Le Grand Orient de France est maintenant et a été pendant longtemps, désespérément irrégulier parce qu'il refuse d'adhérer aux Anciens Devoirs, qui sont une exigence fondamentale pour la régularité. Il est considéré être irrégulier, illégitime et clandestin.

La Grande Loge de France a valsé entre l'irrégularité et l'illégitimité, donc, seulement un nombre limité de Grandes loges régulières l’ont reconnue. Une majorité de ses Membres est imprégnée des mêmes principes comme Membres du Grand Orient de France; à savoir athéisme et activité politique. Ils seulement fait semblant d’agir selon les règles des Grandes Lumières pour conserver leurs relations fraternelles avec quelques Grandes loges régulières.

Un troisième Grand corps est le Grande Loge Nationale Française, qui a un dossier d'adhésion fidèle aux Anciens Devoirs, expose les Grandes Lumières sur ses autels et exige une croyance en un Être Suprême, d'habitude appelé le Grand Architecte de l'Univers. Les Grandes loges les plus régulières dans le monde le reconnaissent comme régulier et légal. Il est fortement soutenu par l'élément conservateur maçonnique en France.


C'était dans les loges de la Grande Loge en France que les Membres du Conseils Suprême avaient leur adhésion maçonnique de base. Richard Dupuy était le Grand Maître et a été réélu en 1963 par une majorité de seulement deux votes parce qu'il avait penché trop loin vers le statut de régularité et avait perdu les votes de ceux qui voulaient une alliance avec le Grand Orient. Le 17 septembre 1964 la Grande Loge de France a ratifiée par 140 votes en faveur et 92 en défaveur un Traité d’Alliance avec le Grand Orient de France, qui, à sa récente assemblée générale, avait réaffirmé ses buts politiques. Beaucoup de politiciens français y appartiennent et il prend activement part à la politique française. Le Traité d'Alliance permettra la double adhésion et les visites mutuelles entre la Grande Loge et le Grand Orient de France.

Le lendemain, le 19 septembre 1964, le Conseil Suprême pour la France, avec tous les 21 Membres présents, sous la gouverne du Grand commandant Charles Riandey, votèrent unanimement pour casser toutes les relations avec la Grande Loge de France parce qu’elle était devenue irrégulière selon son traité avec le Grand Orient. Beaucoup de loges et Membres ont laissé la Grande Loge pour joindre la Grande Loge Nationale Française, la seule Grande loge régulière en France. Elle a ouvert grandes ses portes à tous les Membres de la Grande Loge de France qui voulaient retourner à la pratique régulière de la franc-maçonnerie traditionnelle.

Le Grand commandant Riandey a convoqué le Conseil Suprême le 23 novembre 1964 et a fait une proposition, adoptée 15 à 6, déclarant que tous les frères qui n'avaient pas remis leur démission de la Grande Loge de France le 31 janvier 1965, seraient enlevés du registre du Conseils Suprême. Cela pour inciter les Membres à se régulariser.

Le 19 décembre 1964, le Conseils Suprême s'est de nouveau réuni. Au lieu de procéder comme d’habitude, immédiatement une proposition a été soumise par le Grand trésorier Merigeault, signée par 12 Membres, qui:

(a) condamnait l'attitude du Grand commandant;

(b) reprochait au Grand commandant d'avoir encouragé les frères à quitter la Grande Loge de France;

(c) reprochait au Grand commandant d'avoir entamé des relations avec la Grande Loge Nationale Française;

(d) désirait rouvrir les relations avec la Grande Loge de France;

(e) exigeait que le Grand commandant souverain, Charles Riandey, démissionnât de ses titre et fonction.

(N.B. Riandey avait été réélu pour une durée de 9 ans le 18 septembre 1964!)

Riandey refusa et quitta la réunion, comme la proposition fut adoptée par une majorité de 13 contre 7. Le Grand secrétaire général et Grand chancelier Henri Bittard fut le 13ème à voter contre Riandey.

Le 11 janvier 1965, le Conseil Suprême se réunissait de nouveau - cette fois à l'appel du lieutenant le Grand commandant Marcel Flouret - et ils élurent Stanislas Bonnet comme le Grand commandant souverain et Flouret l'installa dans ses fonctions. Ils eurent alors une session et abrogèrent les décisions adoptées le 23 novembre 1964, dans lesquelles ils avaient déclaré la Grande Loge de France irrégulière et ordonné de biffer les noms du registre de tous les frères qui n'avaient pas laissé la Grande Loge de France le 31 janvier 1965. Ces décisions étaient la condamnation à mort de la régularité du Conseil Suprême pour la France et tous ses Membres.

Les relations fraternelles avec le Conseils Suprême pour la France ont été suspendues le 14 janvier 1965, par le Grand commandant de la Juridiction du Sud, des États-Unis et l'avis a été envoyé à tous les Grands commandants souverains des Conseils réguliers Suprêmes. Immédiatement, les Grands commandants des Pays-Bas, du Dominion du Canada et de la Juridiction maçonnique du Nord, des États-Unis, ont fait de même; et par la suite les Conseils Suprêmes de la Belgique, de la Turquie, de la République dominicaine et d'autres ont fait de même.

Puisque le Conseils Suprême était désespérément irrégulier, la France était un territoire inoccupé de Rite Écossais et pour que de nouveau sorte l’«ordre du chaos», le Grand commandant Hofman du Conseils Suprême des Pays-Bas, le Grand commandant Bushnell du Conseils Suprême pour la Juridiction maçonnique du Nord, des États-Unis, le Grand commandant Derby du Conseils Suprême pour le Dominion du Canada, agissant par son représentant, le Grand commandant immédiat passé Berkinshaw et le Grand commandant du Conseils Suprême de la Juridiction du Sud, des États-Unis, ont pressé le frère Charles Riandey et ses Membres loyaux du Conseils Suprême pour la France de se régulariser et de réorganiser le Conseils Suprême pour la France sur une base ferme de régularité conformément aux Grandes Constitutions de 1786. Ces frères (sauf le Grand commandant Hofman) et le Grand maître E. Van Hecke de la Grande Loge Nationale Française sont venus à Washington et ont tenu une conférence dans le bureau du Grand commandant souverain de la Juridiction du Sud, des États-Unis, dans la Maison du Temple le 23 février 1965 et après avoir examiner sérieusement les faits et avoir bien compris la situation, l'idée de rétablir le Conseils Suprême pour la France avec le frère Riandey comme Grand commandant souverain a été unanimement approuvé et les Grands commandants des Conseils Suprêmes des Pays-Bas, du Dominion du Canada. Et les deux Grands commandants des Conseils Suprêmes aux États-Unis, ont remplacé le frère Riandey, dont l'adresse est - 71 Avenue Henri Martin, Paris XVI, France - de procéder en conséquence et accomplir la tâche de rétablir le Conseils Suprême pour la France avec lui comme Grand commandant.

Conformément aux pouvoirs qui lui ont été conférés, l'Illustre Charles RIANDEY 33̊, Souverain Grand Inspecteur Général, a, selon les Grandes Constitutions de 1786, recréé Georges HAZAN Souverain Grand Inspecteur Gén6ral. Ensemble ils ont recréé Souverain Grand Inspecteur Général Paul NAUDON et puis, par cooptations successives, ont été régulièrement institués onze Souverains Grands Inspecteurs Généraux en France, choisis parmi des FF▲ fidèles et loyaux, en possession des degrés symboliques conférés dans des Loges régulières et légitimes placées sous la Juridiction de la Grande Loge Nationale Française, aussi bien qu'en possession des grades du Rite Écossais Ancien et Accepté conférés par le Suprême Conseil du 33ème degré pour les Pays-Bas.

Le frère Riandey s’acquitte fidèlement et promptement du travail assigné et, quand achevé, publiera un Manifeste à tous les Conseils réguliers Suprêmes dans le monde et demandera fraternellement que le Conseils Suprême réorganisé soit reconnu comme le Conseils Suprême régulier et légitime pour la France. Nos Conseils Suprêmes accorderont promptement sa demande et recommanderont fraternellement que tous les Conseils Suprêmes réguliers fassent de même.

Fraternellement,

George E. Bushnell Grand commandant souverain pour la Juridiction maçonnique du Nord, des États-Unis.


George C. Derby
Grand Commandant Souverain pour le Dominion du Canada

Willem B.-I. Hofman
Grand Commandant Souverain pour les Pays-Bas

Luther A. Smith
Grand Commandant Souverain de la Juridiction du Sud des États-Unis.

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 9 juin 2009
Je croyais qu'on avait épuisé sa sainteté Carol Wojtila, oh pardon! Tremblay, mais non! Il est inépuisable. C'est malheureux, mais personnellement, je ne peux rien faire contre cet abruti qui copie des textes afin d'impressionner la galerie. Monseigneur Tremblay n'a pas encore compris la définition de la laïcité, et je n'ai pas le goût de lui expliquer. De toute façon, il n'écoute personne à part lui-même. Même si je lui donnais la plus belle définition de la laïcité, il y verrait une tactique de la franc-maçonnerie. Alors, pourquoi perdre mon temps à lui écrire. Il m'accuse de l'insulter. Il devrait se relire: il ne cesse de m'injurier. Si j'étais borné, c'est comme lui que j'aimerais l'être. Par ailleurs, comme il m'est impossible de l'égaler, je renonce! Raymond Gravel ptre

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 9 juin 2009
Raymond Gravel n’a pas publié d’insulte! Il doit imposer les mains à Fanfreluche Duceppe ou bien prendre des cours d’anglais avec la Marois.

Monsieur Gravel n’a pas inventé les ressorts qui vont aux pattes des sauterelles, et encore moins l’idéologie qu’il poursuit.

Quand nous demandons à saint Raymond ce qu’il fait dans un parti marxiste?, il ne répond pas. Quand nous lui demandons pourquoi il défend la laïcité?, à part les insultes, les explications sont manquantes. Sont-ce ces explications inexistantes? Mais non!

Dans ce commentaire que je nomme:

MAIS QU’EST-CE QUI FAIT BATTRE LE PETIT COEUR DE SAINT RAYMOND?

vous allez comprendre la logique derrière le saint.

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LE MOUVEMENT PROGRESSISTE PAX

La Conférence catholique Canadienne (CCC) a distribué pour la semaine du 5 janvier 1966 - une nouvelle de Pologne sous le titre: “LE Mouvement catholique progressiste PAX attaque les évêques polonais". Le texte de la nouvelle ne donnait aucun commentaire sur le "mouvement catholique progressiste PAX". La CCC se contentait de rapporter ce que dit PAX. Quelques jours plus tard, nous apprenions par les journaux qu'un passeport pour se rendre à Rome, à l'occasion du millénaire de l'évangélisation de la Pologne, venait d'être refusé au Cardinal Wyszynski.

Quel rapport entre la décision gouvernementale et le "mouvement catholique progressiste PAX? Et quel rapport entre le mouvement catholique progressiste PAX et la province de Québec?

QU'EST-CE QUE PAX?

Le 6 juin 1963, l'Épiscopat français et les Supérieurs majeurs des religieux résidant en France, ont reçu par le Nonce apostolique à Paris, une note sur le "Mouvement catholique progressiste PAX" venant du Cardinal Secrétaire d'État du Vatican. Cette note a été rendue publique en janvier 1964 par l'Épiscopat de France. Et il n'est pas sans intérêt, vous le verrez, étant donnée la situation actuelle du Québec, que les Canadiens connaissent le contenu de cette note du secrétariat d'État du Vatican. Nous ne nous bornerons dans cet article qu'à en citer certains extraits qui nous permettrons de connaître en substance ce qu'est PAX. Voici donc quelques extraits de la note du Vatican, qui comprend en tout onze articles (1).

"Depuis quelques temps, mais surtout depuis le début du concile, le groupement PAX qui se présente comme "mouvement des catholiques progressistes de Pologne" a intensifié sa propagande dans les pays de l'Occident, surtout en France, en diffusant des nouvelles fausses ou équivoques qui font du tort à l'Église.

"En réalité, PAX n'est pas un "mouvement", mais un organisme de l'appareil policier strictement articulé, qui relève directement du Ministère de l'Intérieur (en Pologne) et exécute avec une obéissance aveugle les directives de la police secrète, l’U.B.

"Ce fait n'est pas ignoré en Pologne, mais l'on sait qu'il est dangereux d'en parler. PAX n'a pu prétendre à la moindre influence effective sur les masses ouvrières et paysannes (en Pologne), dont il est coupé.

"Sa raison d'être sur l'échiquier politique du P.C. (Parti Communiste) se réduit donc à son efficacité à l'étranger où sa collaboration se révèle précieuse. La France notamment a été confiée d'une façon tout à fait particulière aux services de PAX, discrètement soutenue par les milieux diplomatiques polonais.

"Pour mieux comprendre les activités de PAX, il est bon de remonter à ses origines. Son fondateur, M. Piasecki, condamné à mort par les Soviets pour faits de résistance, a eu la vie sauve au prix d’un engagement de noyauter et d’asservir l'Église catholique au profit de la révolution communiste.

"Les ordres émanent du Bureau central du P.C. (Parti Communiste). M. Piasecki dépend directement de l’"Office de Sécurité" (U.B.) et de l'office des cultes qui dispose actuellement, en Pologne, d'un pouvoir absolu et, de fait, totalitaire pour tout ce qui concerne l'Église catholique.

"M. Piasecki a donné sa mesure lors de la publication, en 1955 (au plus fort de la terreur stalinienne et pendant l'internement du Cardinal Wyszynski et d'autres évêques polonais) de son livre intitulé "Les problèmes essentiels" qui a été condamné par le Saint-Office. Cette condamnation a obligé M. Piasecki à réviser ses positions. Les catholiques de l'Occident ont fait grand cas de sa soumission, sans se douter qu'il n'avait de raison d'être sur l'échiquier communiste qu'en tant que "soumis", non "hors" mais à "l'intérieur" de l'Église. Indépendamment donc de ce que pouvaient avoir de méritoire le retrait de son livre et la nouvelle orientation de sa revue, n'oublions pas qu'une fois démasqué, PAX n'avait pas d'autre issue. C'est un fait significatif que depuis, jusqu'à une date fort récente, PAX ait fait preuve d'un grand souci pour l'orthodoxie de ses publications.

"En réalité, seule la tactique a changé, nullement le plan stratégique. Depuis quelques mois, PAX est en train de ranimer et de diffuser les idées forces des "Problèmes Essentiels".

"La déstalinisation marqua son éclipse (au pouvoir de Piasecki) et le mit en veilleuse. Ce n'est que tout récemment que l'étoile de M. Piasecki reprend de l'éclat, grâce à la mission qui lui a été confiée à l'occasion du Concile oecuménique".

"Avant de préciser le caractère de cette mission, rappelons brièvement les principes qui n'ont cessé d'orienter les activités de M. Piasecki, lesquelles s'emboîtent toujours, sans fissures, dans le plan du P.C.

"Pour en finir avec la religion, a dit Lénine, il est bien plus important d'introduire la lutte des classes au sein de l'Église, que d'attaquer la religion de front.

"Il s'agit donc d'agir en dissolvant, de former des foyers de diversion parmi les fidèles, mais surtout dans les milieux ecclésiastiques et religieux.

"Scinder les évêques en deux blocs: les "intégristes" et les "progressistes". Dresser les prêtres sous mille prétextes, contre les évêques. Enfoncer un coin subtil dans les masses, par des distinctions ingénieuses entre "réactionnaires" et "progressistes".

"Ne jamais attaquer l'Église de front, mais, "pour son bien", ses "structures surannées" et "les abus qui la défigurent". Au besoin, paraître plus catholique que le Pape. À coups de sape habiles, former dans les milieux ecclésiastiques des noyaux d'insatisfaits pour les attirer peu à peu dans le "climat fécond de la lutte des classes". "Adaptation" lente et patiente par l'infiltration de nouveaux contenus dans les idées traditionnelles. L'ambivalence de certains termes qui ont un tout autre sens en France et en Pologne ("progressisme" et "intégrisme", attitude "ouverte" et "fermée", démocratie, socialisme, etc.) contribue à créer des équivoques. En somme, il s'agit non pas de "liquider" l'Église, mais de la mettre au pas en l'embrigadant au service de la révolution communiste.

"Nous nous efforçons de faciliter un processus historique inévitable, qui obligera l'Église Universelle à réviser ses positions", écrit M. Piasecki, dans un éditorial du 25/11/55.

"En même temps, M. Piasecki s'efforce d'exploiter les idées messianiques qui flattent l'amour propre national: la Pologne ne serait-elle pas appelée par la Providence à servir de modèle de coexistence entre l'Église catholique et l'État communiste?

"Evidemment, écrit-il, pour que la Pologne puisse servir de modèle, il faut qu’au plus vite le catholicisme polonais devienne progressiste et collabore de plus en plus activement à à l'édification économique du socialisme. C'est cela qui constitue le devoir quotidien de notre mouvement progressiste" (Pentecôte 1956).

"Pour atteindre ces fins, il fallait absolument "que des catholiques intelligents, prêtres et laïques, trouvent le courage nécessaire et des arguments pour faire entendre raison aux évêques et pour les maintenir dans une juste évaluation de la réalité temporelle politico-sociale".

"N'ayant pas réussi de scinder la cohésion de l'épiscopat polonais, PAX s'efforce maintenant de l'opposer à Jean XXIII, proclamé "Pape de la coexistence", ainsi qu'à l'épiscopat français "ouvert" et "progressiste".

"L'encyclique PACEM IN TERRIS a été saluée bruyamment et "avec une profonde satisfaction" comme la "consécration officielle" et le "couronnement des efforts" déployés depuis si longtemps par M. Piasecki et son groupe.

"Le chef de l'Église donne raison à ceux qui s'engagent dans une théologie de coexistence pacifique et de collaboration avec les personnes professant d’autres idéologies, ce
qui constitue précisément le programme de notre gauche politique". (Slowo powszechne, quotidien de PAX, 2/5/63).

"Selon PAX, grâce au Pape Jean XXIII, "l'ère tridentine (4)" dans l'histoire de l'Église semble définitivement révolue et une nouvelle époque commence, "plus ouverte et plus tolérante, portée au compromis".

"Bien entendu, "la ligne de Jean XXIII", "invite l'Épiscopat polonais à réviser ses positions périmées et tributaires de l'intégrisme de Pie XII".

L'INFLUENCE ACTUELLE DE PAX EN FRANCE

"De cette tactique, personne en Pologne n'est dupe. On sait à l'avance que tous les mots d'ordres du P.C., publiés par la presse officielle, seraient repris et monnayés par PAX.

"Ils n'en est pas de même à l'étranger, surtout en France, où la propagande de PAX ne cesse de s'intensifier, en utilisant adroitement les sympathies et les tendances des milieux progressistes français, pour bénéficier de leur appui.

"Le plus grand secret est gardé en tout ce qui concerne la dépendance directe de PAX des services de la police secrète en Pologne.

"Par contre, les agents de PAX à l'étranger chargés de mission en France, font grand état des persécutions dont ils seraient victimes de la part de l’épiscopat polonais, rétrograde et intégriste. Le Cardinal Wyszynski est particulièrement visé et dénigré.

"En France, les agents de PAX sont en contact permanent avec certains centres de catholiques progressistes qui prennent leur défense, dès qu'ils les croient menacés. Au fond, PAX est arrivé à implanter dans certains milieux catholiques français la conviction qu’il souffre persécution de la part du Cardinal Wyszynski et de la part de l’épiscopat polonais en raison de ses tendances progressistes.

"Cette attitude s'est manifestée d'une façon éclatante lors de la parution dans LA CROIX d'une série d'articles sur la situation de l'Église en Pologne, en février 1962. Le R.P. Wenger, rédacteur en chef de "La Croix", fut immédiatement pris à parti par des prêtres et des laïques qui démentaient violemment le contenu de ces articles, en se prévalant de leurs voyages ou excursions en Pologne (organisés par PAX).

"C'étaient pour la plupart des amis de PAX, du milieu des INFORMATIONS CATHOLIQUES INTERNATIONALES.

"Informé que le Cardinal Wyszynski reconnaissait des faits rapportés dans les articles de "La Croix" et n'osant l'attaquer de front, M. DE BROUCKER, rédacteur en chef des INFORMATIONS CATHOLIQUES INTERNATIONALES révéla sa pensée dans une de ses "lettres aux amis des INFORMATIONS CATHOLIQUES INTERNATIONALES" distribuée aux initiés, où il fit entendre que le Cardinal Wyszynski devrait rendre des comptes, lors du Concile, aux cardinaux de l’Église romaine, "ses juges et ses pairs".

"Lorsque les articles de "La Croix " furent sur le point de paraître en volume, le Censeur ecclésiastique de Paris fit savoir à l'auteur "qu'il ne pouvait refuser l'imprimatur, n'ayant trouvé dans le texte aucune erreur doctrinale, mais qu'il espérait que l’auteur aurait le courage (expressis verbis) de supprimer le chapitre sur PAX".

"Une fois publié, ce livre (Pierre Lenert, l'Église catholique en Pologne), fait l'objet d’une campagne acharnée de la part de PAX et de ses amis français.

"...Aucun fait n'est démenti. PAX reconnaît que le livre de Lenert a été "diffusé" pendant la première session du Concile, mais oublie de dire que les évêques polonais consultés sur ce point, furent unanimes à reconnaître l’exactitude des faits rapportés. Il est visible que PAX redoute d'être démasqué en France.

"Il y va de son existence même. Reconnu par les catholiques de l'Occident comme simple agence d’un réseau policier chargé de noyauter et d'asservir l'Église, il perdrait tout audience dans leurs milieux, et, de ce fait, auprès de ses mandataires, sa raison d’être." (Fin de la citation de la "note" de la Secrétairie d'État du Vatican à l'Épiscopat français.)

L'INFLUENCE ACTUELLE DE PAX EN POLOGNE

Cette citation fut assez longue. Nous la jugions nécessaire pour comprendre ce qui se passe présentement en Pologne, où le Cardinal vient de se
voir refuser son passeport pour se rendre à Rome, afin d'assister aux cérémonies d'ouverture du "millénaire de l'Église de Pologne".

L'histoire a commencé à la suite du Message des Evêques polonais aux Évêques allemands. A la suite de ce message, le "mouvement catholique progressiste PAX a attaqué les Evêques polonais:

"Les formules du message, disait-il, impliquent la transplantation de la Pologne dans la prétendue famille chrétienne des pays d'Europe occidentale. Nous le disons clairement: l'opinion polonaise (entendez le Parti Communiste) proteste contre les suggestions politiques du message, car celui-ci tend à changer la place que la Pologne occupe dans le monde contemporain (le camp socialiste). La lettre envoyée aux Évêques représente la Pologne comme le "Rempart de la chrétienté" de l’Europe occidentale (déclare PAX) dont la force réside, avec l'appui américain, dans l’armement agressif de l'Allemagne fédérale. Nous n'appartenons pas à cette Europe chrétienne, non seulement à cause de notre régime social et économique (le régime communiste), mais parce que, dans une telle Europe il n'y a pas de place pour la Pologne avec sa frontière Oder-Neisse (5)".

En plus des thèmes habituels de la propagande communiste, on découvre dans l'intervention de PAX, le but que poursuit depuis sa fondation ce "mouvement catholique progressif": la
"coexistence pacifique de l'Église avec l'État communiste", ce qui implique "la normalisation des relations de l'Église et de l'État", c'est-à-dire que "l’Église catholique s'engage au service du Parti Communiste". Rien n'est changé: PAX est toujours en Pologne, "un organe de l'appareil policier strictement articulé du Parti Communiste"; le Cardinal Wyszynski, parce qu'il refuse d'adapter l'Église à la ligne du Parti Communiste et continue à agir socialement selon la doctrine chrétienne se verra refuser son passeport pour Rome. Dans une lettre à la Conférence de l'épiscopat polonais, le gouvernement communiste motive ainsi son attitude:

"Lors de son précédent séjour à Rome, déclare la lettre du Parti communiste au secrétaire de la conférence de l'épiscopat, le cardinal Wyszynski a effectué, sans en tenir au courant le gouvernement de son pays, des démarches de caractère politique qui ont porté un grave préjudice aux intérêts de la nation et du peuple. Depuis lors, souligne la lettre, non seulement il n'est pas revenu sur son attitude mais encore il l'a légitimée. Tout donne à penser (à commencer par la présence aux cérémonies, de l'historien émigré Halecki, champion de l'anticommunisme), que le primat poursuivra une action contraire aux intérêts et à la volonté de la Pologne."

L'INFLUENCE ACTUELLE DE PAX AU QUÉBEC

La longue citation de la "note" du Secrétariat d'État du Vatican sur PAX était aussi justifiée par l'influence que ce "mouvement catholique progressiste" au service de la révolution communiste exerce au Québec par le biais des INFORMATIONS CATHOLIQUES INTERNATIONALES.

On connaît les thèmes principaux de l'action de PAX: ils ont été définis par M. Piasecki, son fondateur, dans son ouvrage "Les Problèmes essentiels" et résumés dans la note du Vatican:

"Scinder les évêques en deux blocs: les "intégristes" et les "progressistes". Dresser les prêtres sous mille prétextes, contre les évêques. Enfoncer un coin subtil dans les masses, par des distinctions ingénieuses entre "réactionnaires" et "progressistes ".

"Ne jamais attaquer l'Église de front, mais, "pour son bien", ses "structures surannées" et "les abus qui la défigurent". Au besoin paraître plus catholique que le Pape. À coups de sape habiles, former dans les milieux ecclésiastiques des noyaux d'insatisfaits pour les attirer petit à petit dans le "climat fécond de la lutte des classes". "Adaptation" lente et patiente par l'infiltration de nouveaux contenus dans les idées traditionnelles... etc."

PAX, en France, exerce son influence "dans le milieux des INFORMATIONS CATHOLIQUES INTERNATIONALES". Au
Québec, il s'est formé une revue - dont l'orientation générale a été condamnée il n'y a pas très longtemps par Rome - qui se dit expressément dans son dernier numéro dans la ligne des INFORMATIONS CATHOLIQUES INTERNATIONALES. En effet, la revue "Maintenant", dans son numéro spécial pour l'automne 1965, en page 281, sous le titre de "But de la revue", déclare ce qui suit: "Maintenant" est une revue chrétienne d’opinion DANS LA LIGNE de Commonweal (2) aux États-Unis, des INFORMATIONS CATHOLIQUES INTERNATIONALES ou de Témoignage Chrétien (3) en France."

Après la lecture des notes (2) et (3), est-il nécessaire de poursuivre plus longtemps pour se rendre compte que la "ligne" suivie par ces différentes revues est loin de venir en contradiction avec les thèmes pour l'action mis de l'avant par M. Piasecki "de l’organe policier strictement articulé du Parti Communiste", dans son livre "Les problèmes essentiels", et par contre, il est facile de se rendre compte que ces revues, par la "ligne" qu'ils suivent, viennent la plupart du temps en contradiction avec les plus claires directives religieuses et sociales de l'Église catholique romaine. Au moins deux d'entre elles ont reçu des blâmes et des condamnations de la part des autorités ecclésiastiques.

Où? Qui? Pourquoi?

Le «phénomène Teilhard de Chardin»

En France, les agents de PAX sont en contact permanent avec certains
centres catholiques progressistes qui prennent leur défense.

Ces amis de PAX, en France, sont du milieu des "Informations Catholiques
Internationales" dont "Maintenant", au Québec, suit la "ligne" de pensée et d'action.

Notes:
1. On peut se procurer le texte complet de la Note de la Secrétaire d'État du Vatican au "Centre de documentation et de lectures chrétiennes", C.P. 205, Hauteville, Québec, P.Q.

2. "Commonweal" est une revue catholique américaine. Tant qu'à la "ligne" que suit cette revue - laquelle "ligne" suit "Maintenant" - un article du 17 septembre de l'un de ses rédacteurs principaux, M. Daniel Callahan en donne une idées. M. Callahan a présenté avec enthousiasme un livre de Harvey Cox, professeur à Havard, intitulé: "The Secular City". Ce livre propose la laïcisation de la cité, demande le rejet de la religion et exige que l'homme tourne son attention vers le monde où il vit. M. Callahan ne va pas jusqu'à admettre les principes d'athéisme de M. Cox, mais, plus subtilement, c'est à propos des théories sur la laïcisation de la société qu'il semble d'accord. Plus tard le 12 novembre "65, M. Callahan et M. Cox ont fait équipe dans la même revue pour défendre "leur" position contre les protestations de certains lecteurs.

Pour déterminer la "ligne" de Témoignage Chrétien, qu'il suffise de rapporter le communiqué de Presse du Sécrétariat à l'Information religieuse de France:

"Le Conseil Permanent de l'Épiscopat Français, réuni à Paris le 26 mars 1965, a déploré la façon abusive dont l'hebdomadaire "Témoignage Chrétien" a présenté à ses lecteurs la dernière Semaine organisée par le Centre catholique des Intellectuels français. Il à vivement regretté que cet hebdomadaire ait notamment pris l'occasion de cet événement pour donner une large diffusion à un article dont le contenu est irrecevable, et dont la publication est incompatible avec la responsabilité d'un journal chrétien. Le Conseil unanime a décidé d'adresser un blâme à cet hebdomadaire".

Ce communiqué vise un article de M. Roger Garaudy, professeur de philosophie, et ancien député, membre du comité central du Parti Communiste français, auquel "Témoignage Chrétien" a donné une large publicité à l'occasion du dialogue engagé entre chrétiens, non-croyants et marxistes pendant la Semaine des intellectuels catholiques."

4. Profession de Foi tridentine
Moi, N..., je crois et je professe d'une foi ferme tous et chacun des articles contenus dans le symbole de la foi dont se sert l'Église romaine, c'est-à-dire:

[Suit le texte du symbole de Constantinople]

J'accepte et j'embrasse très fermement les traditions apostoliques et celles de l'Église, et toutes les autres observances et constitutions de cette même Église. De même j'accepte l'Écriture sainte, suivant le sens qu'a tenu et que tient notre sainte mère l'Église, à qui il appartient de juger du véritable sens et de l'interprétation des saintes Écritures. Je n'accepterai et je n'interpréterai jamais l'Écriture que selon le consentement unanime des Pères.
Je professe aussi qu'il y a, véritablement et à proprement parler, sept sacrements de la Loi nouvelle, institués par notre Seigneur Jésus-Christ et nécessaires au salut du genre humain, bien que tous ne le soient pas pour chacun: le baptême, la confirmation, l'Eucharistie, la pénitence, l'extrême-onction, l'ordre et le mariage. Ils confèrent la grâce et, parmi eux, le baptême, la confirmation et l'ordre ne peuvent être réitérés sans sacrilège. Je reçois et j'accepte aussi les rites reçus et approuvés de l'Église catholique dans l'administration solennelle des dits sacrements.

J'embrasse et je reçois tous et chacun des articles qui ont été définis et déclarés au saint concile de Trente sur le péché originel et la justification.
Je professe également qu'à la messe est offert à Dieu un sacrifice véritable, proprement dit, propitiatoire pour les vivants et les morts, et que, dans le très saint sacrement de l'Eucharistie, se trouvent vraiment, réellement et substantiellement le corps et le sang, conjointement avec l'âme et la divinité de notre Seigneur Jésus-Christ, et qu'un changement s'accomplit, de toute la substance du pain en son corps et de toute la substance du vin en son sang, changement que l'Église catholique appelle transsubstantiation. J'affirme aussi que, sous une seule des espèces, c'est le Christ tout entier et complet et le véritable sacrement qu'on reçoit.
Je tiens sans défaillance qu'il y a un purgatoire et que les âmes qui y sont retenues sont aidées par les intercessions des fidèles. Et également que les saints qui règnent conjointement avec le Christ doivent être vénérés et invoqués; qu'ils offrent pour nous des prières à Dieu et que leurs reliques doivent être vénérées. Je déclare fermement qu'on peut avoir et garder les images du Christ et de la mère de Dieu toujours vierge, ainsi que celles des autres saints, et qu'il faut leur rendre l'honneur et la vénération qui leur sont dus. J'affirme aussi que le pouvoir des indulgences a été laissé par le Christ dans l'Église et que leur usage est très salutaire au peuple chrétien.

Je reconnais la sainte, catholique et apostolique Église romaine comme la mère et la maîtresse de toutes les Églises. Je promets et je jure vraie obéissance au Pontife romain, successeur du bienheureux Pierre, chef des Apôtres. et vicaire de Jésus-Christ.

Je reçois et je professe sans en douter tout ce qui, par les saints canons et par les conciles oecuméniques, principalement par le saint concile de Trente [et par le concile oecuménique du Vatican (1)], a été transmis, défini et déclaré [spécialement sur le primat du Pontife romain et son magistère infaillible (1)]. En même temps, je condamne, je rejette et j'anathématise également tout ce qui leur est contraire et toute espèce d'hérésie condamnée, rejetée et anathématisée par l'Église.

1. Ajout de 1877; S. Pie X y ajouta le serment antimoderniste en 1910 et cette "profession de foi catholique" fut mise en tête du Code de Droit canonique de 1917.

Cette vraie foi catholique, hors de laquelle personne ne peut être sauvé, que je professe présentement de plein gré et que je tiens sincèrement, moi, N... je promets, je prends l'engagement, et je jure de la garder et de la confesser, Dieu aidant, entière et inviolée, très fidèlement jusqu'à mon dernier soupir, et de prendre soin, autant que je le pourrai, qu'elle soit tenue, enseignée et prêchée par ceux qui dépendent de moi ou par ceux sur qui ma charge me demandera de veiller. Qu'ainsi Dieu me soit en aide et ces saints Évangiles.


Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 8 juin 2009
LA MADAME EST PAS CONTENTE!

Raymond Gravel signe comme prêtre, mais attention!... comme prêtre moderniste de l’église du Québec, pas de l’Église Catholique Romaine dont il oeuvre à changer la nature.

En plus d’être le confesseur de Fanfreluche Duceppe, le lapin blanc aux yeux bleus du Bloc, Raymond Gravel est aussi psychiatre. C’est normal, les psychiatres ont toujours été bien présents et actifs chez les séparatistes anticléricaux. Mais en parlant de déséquilibrés, Gravel a raison sans le savoir. Il se voulait sarcastique alors qu’il a raison en ce qui concerne une bonne partie de la population du Québec. Le Québec a la triste réputation d’être une société déséquilibrée. Pour ceux qui ne le savent pas, il y a un tourisme qui existe pour venir voir comment une société déséquilibrée fonctionne. Le Québec est la risée du reste du monde qui connaît bien le Québec. Si vous pensez que nos voisins au sud, et de tous azimuts ne connaissent pas bien le Québec, détrompez-vous!

Raymond Gravel prend la prêtrise pour une carrière. La prêtrise demande des qualités qui lui manquent. Étudions donc le côté sombre de la secte moderniste. Vous allez comprendre d’où Raymond Gravel tire son vocabulaire et son discours «moderniste».

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L'AFFAIRE DE LA REVUE «MAINTENANT»

«Les erreurs du modernisme qui prennent une vie nouvelle sous nos yeux.» (Ecclésiam Suam - Paul VI).

Dans «Le Devoir» de Samedi, 17 juillet 1965, on annonçait ainsi le remplacement du Père Bradet, jusque là le directeur de la revue «Maintenant»: “Forcé de quitter «Maintenant»,” le père Bradet déclare au Devoir:

«C’est l’affrontement de la droite et de la gauche, et c’est la droite qui a gagné.

«Deux mentalités s'affrontent: celle de droite et celle de gauche; les forces de droite sont en place: elles finissent par gagner.»

Au sein de l'Église catholique, il y aurait donc une «droite» et une «gauche». Jusqu’à maintenant, le critère décisif de jugement dans l'Église sur la vérité ou la fausseté d'une doctrine, sur la bonté ou la malice d'une action avait été le magistère même de l'Église. Mais l'erreur n'est pas nouvelle de vouloir saper les saines bases d'un jugement catholique en imaginant deux clans au sein de l'Église: «C'est l'affrontent de la droite et de la gauche», dit le Père Bradet; comme si l'existence de ces deux camps allait de soi; «Les forces de droite sont en place, elles finissent par gagner». Ces propositions sont une tentative bien malicieuse de saper le principe fondamental de l'obéissance dans l'Église, en présentant l'Église comme un «Monde» où s'affronteraient deux camps hostiles l'un à l'autre.

Il est vrai que l'Église combat; elle combat le mal et l'erreur. C'est l'unique affrontement qui existe: l'affrontement de l'Église militante avec un «Monde» devenu, depuis l'avènement du communisme athée, de plus en plus militant. «Pour la première fois dans l'histoire, affirmait le pape Pie XI dans «Divini Redemptoris», nous assistons à une lutte froidement voulue, et savamment préparée, de l'homme contre tout ce qui est divin». Les seules positions que tienne l'Église en l'occurrence, sont celles de la Vérité et du Bien; elle n'a que faire des constructions idéologiques appelées «droite» ou «gauche». Concevoir dans l'Église deux camps opposés, et prétendre que la lutte entre ces deux camps soit un facteur de renouveau pour l'Église, c'est dire, en principe, que le péché originel et ses suites sont un bienfait supérieur à l'obéissance catholique.

Cette fausse conception de l'Église, le Pape saint Pie X la repoussait dans l'Encyclique «Pascendi» sur les doctrines dites modernistes. Scrutant la doctrine du théologien moderniste, le pape s'exprimait ainsi:

«Disons, pour rendre pleinement la pensée des modernistes, que l'évolution résulte du conflit de deux forces, dont l'une pousse au progrès, tandis que l'autre tend à la stagnation.

«La force conservatrice dans l'Église, c'est la tradition, et la tradition y est représentés par l'autorité religieuse. (Le Père Bradet ne dit pas autre chose: «Les forces de droite sont en place: elles finissent par gagner».

«Ceci est vrai, de poursuivre Pie X, et en droit et en fait: en droit, parce que la défense de la tradition est comme un instinct naturel de l'autorité; en fait, parce que, planant au-dessus des contingences de la vie, l'autorité ne sent pas, ou très peu, les stimulants du progrès. La force progressive, au contraire, est celle qui répond aux besoins, couve et fermente dans les consciences individuelles, et dans celles-là surtout qui sont en contact le plus intime avec la vie.

«Or, c'est en vertu d'une sorte de compromis et de transaction entre la force conservatrice et la force progressive que les changements et les progrès se réalisent. Il arrive que les consciences individuelles, certaines du moins, réagissent sur la conscience collective: celle-ci à son tour fait pression sur le dépositaires de l’autorité, jusqu’à ce qu’enfin ils viennent à composition; et le pacte fait, elle veille à son maintien.»

Cette conception «dialectique» de la vie et du progrès de l'Église était énoncée en 1907 comme erronée et condamnable. En 1965, le Père Bradet nous tient, en termes à peine différents, un propos substantiellement identique. Dans l'interview qu'il accordait à M. Wilfrid Lemoyne, le 16 juillet, à l'émission de TV «Aujourd'hui» (Radio-Canada), le Père Bradet parla du «centre qui freinait, encore une fois, la périphérie dans l'Église». Il le dit explicitement.
Dans son «Journal d’une mission ouvrière», le Père Loew rapporte la vive indignation du Maître Général actuel des Dominicains devant cette façon d'expliquer la vie de l'Église:

«En France, on a usé à tort de l'image, soufflée par le diable, disait-il, opposant dans l'Église «la périphérie et le centre», la périphérie (les Prêtres missionnaires et les laïcs engagés) allant de l'avant, le centre (Rome) freinant. Cette image, disait-il, n'est pas dans l'Évangile.»

Le «Journal d'une mission ouvrière» du Père Loew, contenant cette déclaration du Maître Général des Dominicains, le T.R.P. Aniceto Fernandez, a été publié en Février 1959. Le 16 juillet 1965, le Père Henri Bradet, dominicain, dit à la TV canadienne: «C'est le centre qui freine la périphérie dans l'Église.» Le 17 juillet 65, le Père Henri Bradet, dominicain, déclare au «Devoir»: «Deux mentalités s'affrontent: celle de droite et celle de gauche (ou celle du centre et celle de la périphérie). Les forces de droite (Rome) sont en place: elles finissent par gagner.»

Un peu plus loin, dans l'interview accordée au «Devoir», le Père Bradet s'en prend directement à Rome. Il semble qu'il ne s'explique pas son renvoi: «On ne m’a donné aucune raison. Je n'ai même pas vu la lettre. Apparemment c'est encore la mode de Rome de congédier des gens sans dire pourquoi.»

Pie X écrivait dans «Pascendi»:

«On comprend maintenant l'étonnement des modernistes quand ils sont réprimés ou frappés. Ce qu’on leur reproche comme faute, c'est justement ce qu’ils regardent comme un devoir sacré.»

(Disons ici immédiatement que, contrairement à ce qu'il prétend, le Père Bradet savait fort bien pourquoi Rome l'avait écarté du poste qu'il occupait à «Maintenant». Dans un communiqué remis aux journaux, le T.R.P. Thomas M. Rondeau, provincial de l'Ordre Dominicain, qu'on assure être encore favorable au Père Bradet, dit pourtant clairement:

«Il est vrai qu'on reproche à la Revue de manquer de prudence et d'une certaine objectivité dans les jugements portés sur l'Église et les événements ecclésiaux. Ceci n'est pas nouveau. À maintes reprises, depuis les débuts de la revue «Maintenant», je suis revenu sur le sujet.

«La décision de l'Ordre n'est pas soudaine. Il y a près d'un an, en septembre 64, lors de son passage à Rome à l'occasion de la 2ième session du Concile, le P. Bradet rencontrait le Père Général qui a attiré clairement son attention sur les points susmentionnés. En outre, chaque fois que des remarques venant de la même autorité et touchant la revue m'ont été adressées, je les ai transmises au Père Bradet (Le Devoir, 23 juillet 65).»

Saint Pie X continuait ainsi le portrait des théologiens modernistes:

«Que l'autorité les réprimande tant qu'il lui plaira: ils ont pour eux leur conscience et une expérience intime qui leur dit avec certitude que ce qu’on leur doit ce sont des louanges, non des reproches. Puis ils réfléchissent que, après tout, les progrès ne vont pas sans crises, ni les crises sans victimes. Victimes, soit! Ils le seront après les prophètes, après Jésus-Christ. Contre l'autorité qui les maltraite ils n'ont point d'amertume: après tout, elle fait son devoir d'autorité. Seulement ils déplorent quelle reste sourde à leurs abjurations parce que, en attendant, les obstacles se multiplient devant les âmes en marche vers l'idéal. Mais l'heure viendra, elle viendra sûrement, ou il ne faudra plus tergiverser, parce que l'on peut bien contrarier l'évolution, on ne la force pas. Et ils vont leur route; réprimandés et condamnés, ils vont toujours, dissimulant, sous des dehors menteurs de soumission, une audace sans bornes. Ils courbent hypocritement la tête, pendant que, de toutes leurs pensées, de toutes leurs énergies, ils poursuivent plus audacieusement que jamais le plan tracé.»

L'ORIENTATION DE «MAINTENANT»

«Le Père Bradet est catégorique, nous apprend «Le Devoir» du 17 juillet: C'est l'orientation générale de «Maintenant» qu’on a voulu condamner.» En ce cas, le propriétaire de la revue, l'Ordre Dominicain, va-t-il réorienter (ou retirer de la circulation cette revue dont l'une des collaboratrices habituelles, Mlle Hélène Pelletier-Baillargeon, n'hésite pas à écrire, dans la livraison de juillet-août:

«Si le journal catholique tait, voile ou édulcore son orientation religieuse et son information religieuse (et devient un «instrument au service de l'Église et de ses dépositaires officielles», le public catholique l'achètera ailleurs...
«Notre Église catholique, une sainte, apostolique et romaine serait-elle devenue dès ici-bas triomphante qu’elle ne sache voir l’information utile que souhaiterait lui apporter une presse ouverte qui débusquerait ses problèmes insoupçonnés, aiguillonnerait ses pouvoirs somnolents, crèverait ses abcès dissimulés et se ferait à l’occasion, le porte-parole d’hommes et de groupes sans voix?»

Tout «Maintenant» est dans cette phase, et tout le modernisme, aussi, condamné par le Pape saint Pie X.

Quelle voix sera écoutée? Pour les modernistes, il ne faut absolument pas que ce soit celle de Rome; il faut que ce soit celle «de certaines consciences individuelles» (comme celle de Mlle Hélène Pelletier-Baillargeon, par exemple, qui réagissent sur la conscience collective, pour que cette dernière fasse à son tour pression sur les dépositaires de la vérité, jusqu’à ce qu’ils en viennent à composition.


En effet, les menées de la secte moderniste commencent. «Le Devoir» s'empresse de lui ouvrir ses pages. Le 20 juillet, «un des dirigeants de la revue», sous le couvert de l'anonymat, essaient «de réagir sur la conscience collective» en proposant sans ambages, à son Supérieur Provincial,
un plan de résistance à Rome. Pour donner à sa voix le poids d'un consensus général, il poussera l'audace jusqu’àu mensonge: il s'instituera le porte-parole officiel de l'ensemble des dominicains du Québec (tout comme M.Gérard Pelletier, deux jours plus tard - toujours dans les pages du «Devoir» - se proclamera la voix «de la grande majorité des catholiques conscients»: ce qui, il est vrai, exclut tous les catholiques qui ne sont pas «conscients», qui ne font pas partie de ce petit groupe «de consciences individuelles qui réagissent sur la conscience collective, pour que cette dernière fasse pression sur les dépositaires de la vérité»). L'article du 20 juillet dans «Le Devoir», était signé Jules Leblanc. Citons la partie qui traite de l'orientation de «Maintenant»:


«Il paraît acquis que MAINTENANT survivra. Un des dirigeants de la revue l'a affirmé hier au «Devoir» en précisant que la préparation des prochains numéros est déjà en cours et que ces éditions respecteront l'orientation générale adoptée jusqu'ici.

«Ce désir profond de respecter cette orientation générale, en dépit de la condamnation qu'elle vient de recevoir de Rome, est l'une des données capitales du problème. À l'intérieur de l'équipe de MAINTENANT, - dirigeants et collaborateurs, clercs et laïcs, - aussi bien que dans l'ensemble des Dominicains du Québec, - dirigeants comme simples membres de l'ordre, - il y a sur ce point, nous dit-on, un consensus très général, sinon une quasi-unanimité, nous affirme-t-on.»

Cela est particulièrement vrai au monastère St-Albert-le-Grand, à proximité de l'U. de M., où se trouvent les locaux de MAINTENANT.

«Afin de réaliser cet objectif, tout en permettant aux esprits de se calmer, et en évitant de nouveaux limogeages, une solution a été mise au point et, selon certains renseignements, sera vraisemblablement retenue par le Prieur provincial. Il s'agit de remplacer le père Bradet par une direction collégiale (un collège de 4 à 5 membres) plutôt que par une seule personne.

«La solution paraît d'autant plus facile à accepter, qu'il n'y a apparemment qu'un seul candidat en vue à l'heure actuelle pour prendre la relève à la direction de MAINTENANT. Il s'agit du père Guillemette, directeur de l'École de gérontologie de l’Université de Montréal et ancien directeur de l'École de service social de l'U. de M. La difficulté à son sujet est double: il n'est pas du tout certain que le père Guillemette acceptera; il n'est pas certain non plus qu'il réussisse à conserver à MAINTENANT son orientation actuelle. Les réserves qu'on formule à son endroit permettent de croire que sa nomination ne permettrait pas de récupérer certains démissionnaires.»


Le but d'une pareille déclaration aux journaux est clair: on voudrait que les autorités en viennent à composition pour qu'enfin l'orientation donnée par le P. Bradet à «Maintenant» soit maintenue en dépit de la condamnation de Rome.

Malheureusement, soit manque de chance (ou d'influence), la «conscience collective» n’a pas réagi à la pression de la «conscience individuelle» de «l'un des dirigeants»(anonyme)de «Maintenant». Le Prieur provincial de l'Ordre Dominicain, le T.R.P. Thomas M. Rondeau, n’a pas marché: le 23 juillet 65, il livre aux journalistes un communiqué dans lequel il déclare que l'orientation de «Maintenant» doit être celle de l'Église Catholique Romaine: «À savoir, lisons-nous, le contact et le dialogue avec le monde d’aujourd’hui SEL0N LES PERSPECTIVES QU’ANNONÇAIT PAUL VI DANS SON ENCYCLIQUE ECCLESIAM SUAM: Clarté, douceur, confiance, prudence.»

L'échec est complet. «La conscience moderniste» va exprimer sa rage dans LA PRESSE du 23 juillet 65 par la voix «d’un père dominicain» (toujours anonyme) qui prétend parler (encore une fois) au nom de tous les religieux du monastères Saint-Albert-le-Grand (lesquels sont, pour la plupart, en vacances, donc absents du monastère).

Cet article paru dans LA PRESSE du 23 juillet, a toute l'insolence d'une lettre anonyme. Le porte-parole moderniste donne libre cours à sa rancoeur, et n'hésite même pas à employer le chantage pour que "Maintenant" conserve l'orientation que lui avait donnée le Père Bradet, et cela en dépit de la condamnation, de Rome. En voici, en partie, la teneur:

«Un Père dominicain révélait hier après-midi à LA PRESSE, que les religieux de la Maison St-Albert-le-Grand (où réside le Père Bradet) discutent actuellement du choix entre deux attitudes possibles:

Ou bien ils demanderont au Conseil provincial de l'Ordre de mettre fin à la publication de «Maintenant», qui, avec le départ de son directeur-fondateur, ne pourra plus, pensent-ils, conserver la même orientation, quoi qu'en disent les supérieurs; ou encore ils accepteront de la continuer, mais à la condition expresse qu'elle soit encore "plus violente qu'avant" et que la liberté d'expression soit absolue (sans quoi aucun Père ne voudra collaborer), afin qu'il soit bien clair que les Pères ne participent pas à la "reculade" que parait présager le geste posé à l'endroit du Père Bradet.»

Le même article nous apprend aussi que les religieux de la Maison Saint-Albert-le-Grand auraient écrit une lettre collective de protestation à leurs supérieurs sur le mode de destitution du Père Bradet. Or, rappelons au lecteur que les dominicains sont actuellement en vacances, et que le monastère Saint-Albert-le-Grand, en conséquence, doit être pratiquement vide. La lettre collective «des religieux de la Maison Saint-Albert-le-Grand» est donc tout au plus une rare collection de quelques noms.

Ces dominicains «protestants» ne constituent donc pas - comme le déclarent volontiers aux journaux leurs représentants anonymes - la majorité des Dominicains du Québec, ni même la majorité des Dominicains de la maison Saint-Albert-le-Grand, qui restent catholiques romains!

LE MODERNISME

En septembre 1907, Pie X, face à cette doctrine qui est le «rendez-vous de toutes les hérésies», face aux procédés d'organisation et de publicité par lesquels les tenants de cette doctrine s’assurent une «prépotence» à l'intérieur du catholicisme, a agi avec la dernière vigueur, avec la plus grande rigueur.

Le modernisme est-il alors mortellement frappé?

Non.

Les historiens, après coup, prétendent que oui. Selon eux, il n'y a plus de modernisme nulle part après 1907.

Saint Pie X est d'un autre avis. Le 1er septembre 1910, soit trois ans après la publication de Pascendi, il le déclare nettement, dans un Motu proprio qui commence ainsi:

«Aucun évêque n'ignore, croyons-nous, qu'une race très pernicieuse d'hommes, les modernistes, même après que l'Encyclique Pascendi Dominici Gregis eût levé le masque dont ils se couvraient, n'ont pas abandonné leurs desseins de troubler la paix de l'Église. Ils n'ont pas cessé, en effet, de rechercher et de GROUPER EN UNE ASSOCIATION SECRÈTE DE NOUVEAUX ADEPTES, et d'inoculer avec eux, dans les veines de la société chrétienne, le poison de leurs opinions.»

En août 1964, le Pape Paul VI écrit dans l'Encyclique Ecclésiam Suam:

«Les erreurs du modernisme prennent une vie nouvelle sous nos yeux, dans diverses tentatives d’expression étrangères à l'authentique réalité de la religion catholique.»

Sept mois plus tard, en janvier 1965, au cours d'une audience générale, le Pape, revient sur le sujet et, cette fois, s'exprime ainsi:

«Un peu partout s'est répandue la mentalité du protestantisme et du modernisme.»

«Un peu partout». Et d'une façon plus particulière, dans la province de Québec, par le truchement de la Revue «Maintenant», dirigée et orientée par le Père Henri Bradet. Non, Pie X a toujours raison, «les modernistes n'ont pas abandonné leurs desseins de troubler la paix de l'Église. Ils n'ont pas cessé, en effet, de rechercher et de GROUPER, en une association secrète, de nouveaux adeptes, et d'inoculer par eux, dans les veines de la société chrétienne, le poison de leurs opinions» (Motu proprio, saint Pie X, 1er septembre 1910).

«Et s'il arrive que l’un d'entre eux soit frappé des condamnations de l'Église, les autres aussitôt de se presser autour de lui, de le combler d'éloges publics, de le vénérer presque comme un martyr de la vérité. Les jeunes, étourdis et troublés de tout ce fracas de louanges et d'injures, PAR PEUR DU QUALIFICATIF D'IGNORANTS, ET PAR AMBITION DU TITRE DE SAVANTS, en même temps que sous l'aiguillon intérieur de la curiosité et de l'orgueil, finissent par céder au courant et se jettent dans le modernisme» (Pascendi: 131).

Tout cela est bien orchestré et organisé; et tout cela aussi profite de la passivité de l'inconscience et de la complicité pratique d'un grand nombre:

«Des catholiques, des prêtres, dont nous aimons à penser que de telles monstruosités leur font horreur, se comportent néanmoins dans la pratique comme s'ils les approuvaient pleinement» (Pascendi: 38).

«Mater Ecclesiae, Ora pro nobis.»

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 8 juin 2009
Attachez-le quelqu'un, avant qu'il ne fasse une gaffe...Le monde au Québec est tellement méchant! Pauvre monsieur Tremblay...Vous devriez déménager...Vous emportez de la sorte, ce n'est pas bon pour le coeur...Faites attention à vous! Que Dieu vous bénisse! Raymond Gravel ptre

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 7 juin 2009
Pour ceux qui nourriraient de vilains doutes sur la nature du Bloc Québécois-Parti Québécois, aujourd’hui même, Madame Pompadour Marois, chef du PQ, nous a annoncé le programme du parti en quatre points:

1. charte québécoise pour mieux enlever des droits aux citoyens;

2. plus de féminisme pour mieux détruite la famille;

3. un seul référendum gagnant qui serait le seul valide selon la volonté des séparatistes - les autres référendums ne sont pas valides et aucun référendum pour un éventuel retour à la confédération canadienne ne sera permis;

4. tout cela scellé par la laïcité mur à mur à outrance, avec encore moins de droits pour les parents.

Autrement dit, l’application du programme synarchique à la lettre.

Et Raymond Gravel est fier de faire parti de l’équipe des anticléricaux.

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 7 juin 2009
Pour bien comprendre la nature de Bernadette, il faut prendre connaissance des faits et surtout ne pas se laisser bidonner par la dialectique dite baudette du Bloc Québécois.

Le Mouvement Laïque Québécois, bien présent et actif pour combattre toute idée de Dieu, sauf celle de leur dieu: Lucifer ou les Grandes Lumières.

Premièrement, Lucifer: (du latin «lux», lumière, et «ferre», porter.) Nom de l’étoile du matin chez les RomainsDans la théologie chrétienne, che des anges rebesses. Au figuré, personne insupportable: cet enfant est un lucifer.

Raymond Gravel est-le un lucifer? Non! Il est la réincarnation de saint Lucien, prêtre né à Samosate, vers 235, mort martyr à Antioche en 312. Il avait fait une révision générale des Septante. - Fêté le 7 janvier.

Raymond Gravel, lui, révise toute la religion catholique. Non seulement c’est un saint Raymond, il est la réincarnation du Cardinal Luçon,qui s’est distingué lors la la Première Guerre Mondiale, sous le bombardement ennemi, par son courage et par sa charité.

Maintenant, pour mieux expliquer de quoi il parle quand il dit faire partie de l’église du Québec, il faut encore une fois consulter les archives sur la secte.

********************************
MOUVEMENT LAÏQUE DE LANGUE FRANÇAISE

Avis EST DONNÉ qu'en vertu de la troisième partie de la loi des compagnies de Québec, il a été accordé, par le lieutenant-gouverneur de la province de Québec, des lettres patentes, en date du 4e jour de janvier 1962, constituant en corporation sans capital-actions : Dr Jacques R. Mackay, psychiatre, 1870 Côte-des-Neiges, Montréal, Judith Jasmin, journaliste, 1230 rue McGregor, Montréal, Pierre Lebeuf, réalisateur, 4629 rue Boyer, Montréal, Mireille Fortier. agent d'affaires, 15 rue Vimy, Outremont, Jean-Marie Bédard, permanent syndical, 936 Sherbrooke-Est, Montréal, Gilles Constantineau, journaliste 838 rue Maple, Jacques-Cartier, Jacques Godbout, écrivain et cinéaste, 3967 rue Lacombe, Montréal, Jacques Guay, journaliste, 440 rue St-Hubert, Montréal et Gilles L. Duguay, avocat, 15 rue de Vimy, Outremont, pour les objets suivants :

Grouper en association les personnes intéressées à la tolérance et à la lutte contre la discrimination sous toutes ses formes et la neutralité religieuse des institutions publiques, sous le nom de "Mouvement Laïque de Langue Française".

QU'EST-CE QUE LE "MOUVEMENT LAÏQUE DE LANGUE FRANÇAISE"?

Le MLF est une société de pensée. Une société de pensée, ce n'est pas seulement une société où l'on pense ; une société de pensée, cela veut dire : une société construite par la pensée; ce n'est pas une société naturelle comme les sociétés établies dès l'origine par la nature. Par exemple, la famille est une société naturelle.

La société de pensée, c'est ne société construite arbitrairement par l'esprit, en réaction ou plus exactement en révolution contre les sociétés naturelles. Les sociétés de pensée qui existent aujourd'hui ou qui ont existé autrefois sont les sociétés secrètes, les loges maçonniques et le parti communiste.

Le "Mouvement Laïque de Langue Française" (MLF) est bien une société de pensée.

LE MLF ET LA FRANC-MAÇONNERIE

En 1866, en France, un certain monsieur Jean Maçé fondait la "Ligue Française de l'Enseignement" dont les statuts permettaient l'organisation de cercles autonomes.

En 1885, le même monsieur Jean Maçé, au cinquième congrès de la "Ligué Française de l'Enseignement" à Lille, s'écriait :

"Aujourd'hui il faut affirmer que la Ligue est une institution maçonnique. La Ligue est une maçonnerie extérieure. Je l'ai dit cent fois dans les loges, d'un bout de la France à l’autre."

De nos jours, la tradition est bien conservée ; la Ligue fait toujours son travail maçonnique. Albert Bayet proclame en 1953 :

"Notre but est de lutter contre la morale chrétienne, de chasser des consciences les vieux dogmes, mais aussi les préceptes et les maximes qu'on y a fait pénétrer sous le couvert de tels dogmes."

Ces positions ont légitimé la condamnation de la "Ligue Française de l'Enseignement" par Pie IX en ces termes :

"Nous déplorons que, de cette source même des sectes condamnées, soit sortie pour la perte des âmes une autre société pernicieuse, appelée “Ligue de l’enseignement”, travaillant à extirper radicalement, surtout de l’âme des enfants, la foi catholique, et s'efforçant d'exercer impunément, par toute la France, les industries de son iniquité."

Quel rapport existe-t-il entre la "Ligue Française de l'Enseignement", société de pensée, d'inspiration et d'obédience maçonnique condamnée par l'Église, et le MLF ?

Dans L'Action Laïque, journal officiel de la "Ligue Française de l'Enseignement", du 7 mars 1963, nous pouvons lire le compte-rendu de "l'assemblée générale constitutive" de l'Union Laïque Franco-Canadienne" tenue mercredi le 30 janvier 1963, à 6.15 P.M., à l'Hôtel de la Ligue Française de l'Enseignement (salle Brenier), 3 rue Récamier, Paris Vllième. Voici le texte de L'action Laïque :

"Le mercredi 30 janvier, à 18 heures, s'est tenue au sein de la Ligue Française de l'Enseignement à Paris, l'assemblée générale d'une nouvelle association qui a pris le titre d'Union Laïque Franco-Canadienne.

« En l'absence du président Fauré, retenu et excusé, cette réunion était présidée par M. Bru, vice-président de la Ligue Française de l'Enseignement. Après avoir exposé les buts de la réunion, M. Bru céda la parole à M. Lamarque, également président de la Ligue Française de l'Enseignement. Après avoir exposé les buts de la réunion, M. Bru céda la parole à M. Lamarque, également président de la Ligue de l'Enseignement et chargé des relations internationales, qui rappela brièvement ce qu'est l'idéal laïque et en quoi la Ligue de l'Enseignement s'emploie à le développer en tissant notamment des liens étroits avec les laïques du Canada français.

"Puis la parole fut donnée à M. Noël Lajoie, professeur canadien exerçant en France et secrétaire du Comité provisoire de "l'Union laïque Franco-Canadienne", qui exposa l'origine de l'initiative prise par des animateurs du Mouvement Laïque Canadien de Langue Française (MLF), créé à Montréal en avril 1961 (le 8 avril), en relation avec leurs collègues de la Ligue française de I'Enseignement.

"Après ces exposés, un large débat s'ouvrit auquel participèrent de nombreuses personnes de l'assistance. Puis il fut donné lecture des projets de statuts. Ceux-ci furent adoptés à l'unanimité.

"Notons que l'article II précise que l'association a pour objet : "de resserrer les liens entre les Français et les Canadien attachés à la liberté de conscience, et de leur permettre de vulgariser ensemble la notion de séparation des Églises et de l'État et de neutralité religieuse des institutions publiques, spécialement dans le domaine de l'enseignement et de la culture, de la solidarité sociale et de la justice.

"L'article III indique que ses moyens d'action sont :

- l'échange réciproque d'informations sur tous les problèmes posés par la laïcité des institutions ;

"la collaboration entre les enseignants, les étudiants, les animateurs de mouvements et plus généralement de tous ceux qui s'intéressent à la culture populaire, à l'organisation d'échanges universitaires et culturels ;

"l'encouragement de manifestations littéraires, musicales, théâtrales, audiovisuelles, picturales, chorégraphiques, etc.

"La réunion s'est terminée par l'élection du Conseil d'administration qui doit se réunir prochainement pour désigner les membres du bureau.

"La radio canadienne était présente et assura un reportage qui retiendra certainement l'attention de nombreux auditeurs du Canada.

"Nous ne pouvons que nous réjouir de la création de cette association qui symbolise l'union fraternelle des laïques et singulièrement des éducateurs de langue française du Canada et de ceux de France. Tous les membres de la Ligue Française de l'Enseignement lui apporteront son concours le plus entier."

LE BUT DU MLF

Nous savons désormais que le “Mouvement Laïque de Langue Française” est du côté de la Franc-Maçonnerie. Son travail devient un travail maçonnique. Son but avoué est le but poursuivi par la "Ligue Française de l'Enseignement", qui est une institution maçonnique, tel que nous le lisons dans "L'Action Laïque", organe de la Ligue de l'Enseignement: "...vulgariser ensemble la notion de séparation des Églises et de l'État et de neutralité religieuse des institutions publiques." "Notre but, disait encore Albert Bayet, est de lutter contre la morale chrétienne, chasser des consciences les vieux dogmes, mais aussi les préceptes et les maximes qu'on y a fait pénétrer sous le couvert de tels dogmes".

C'est pourquoi vaut certainement pour le "Mouvement Laïque de Langue Française" la dénonciation énergique du Pape Pie IX, à savoir qu'il est bien "une autre société pernicieuse pour la perte des âmes, travaillant à extirper radicalement, surtout de l'âme des enfants, la Foi catholique..." En effet, cette société de pensée s'est attaquée et continue de s'attaquer à la société naturelle et chrétienne par excellence, la famille, en faisant campagne, dans diverses revues et journaux - et même sur le réseau national de T.V. (à l'émission canadienne Aujourd'hui, par exemple) - pour le mariage civil, le divorce et l'école neutre.


Le MLF a déjà "pensé" de toutes pièces et institué une commission scolaire neutre de laquelle ne dépend aucune école. Cette commission scolaire neutre ne répond donc pas à une nécessité : elle aurait donc été uniquement instituée en réaction, ou mieux encore en révolution, contre les commissions scolaires catholiques du Québec. Nous avons là l' exemple patent d'une institution parallèle dont l'unique raison d'exister est la lutte contre les institutions naturelles et chrétiennes.

En cela le "Mouvement Laïque de Langue Française" montre bien ce qu'il est fondamentalement une société de pensée, c'est à dire :

1) une société construite arbitrairement par la pensée, en révolution contre les société naturelles et chrétiennes ;

2) une société qui est toujours affiliée, ou rattachée de près ou de loin, à "ces puissances obscures" dont parlait Pie XII dans un discours aux membres de la "Renaissance Chrétienne", le 22 janvier 1949, "puissances obscures internationales qui s'efforcent de bannir l'Église et la religion du monde et de la vie" (Pie Xll).

Le "Mouvement Laïque de Langue Française", nous l'avons vu, est un mouvement en relation étroite avec la "Ligue Française de l'Enseignement", dont "le but est de lutter contre la morale chrétienne"; le MLF s'inscrit par là dans le mouvement révolutionnaire mondial, et il poursuit le double but commun à toutes les organisations révolutionnaires :

a) par la revendication d'abord, par la propagande toujours, par la force enfin s'il le faut, séparer la société des hommes de l'Église Catholique Romaine et,

b) proclamer 1'État Tout Puissant en subordonnant tout à l'État, y compris l'âme humaine et Dieu : c'est ce qu'on appelle (du mot "tout") le totalitarisme athée. (Notons le bien au passage, nous sommes ici au point de rencontre de toutes les doctrines ou idéologies révolutionnaires en vogue de nos jours, quels que soient le nom ou l' idéal particulier dont elles se parent : communisme, marxisme, socialisme, laïcisme, un certain séparatisme, etc. En effet, n'avons nous pas vu le RIN, pour ce qui concerne le séparatisme, déclarer dans son journal officiel, L'Indépendance de juillet 64 (p. 2) :

"Alors (quand le RIN sera au pouvoir) nous saurons préconiser publiquement, et accomplir surtout, la séparation, la grande, du spirituel et du temporel, de l'Église et de l'État. »

LE MLF ET LE RAPPORT PARENT

Le 10 mars 1965, Monseigneur Georges Cabana, Archevêque de Sherbrooke, a fait, au Club Social de Sherbrooke, une conférence sur le Rapport Parent. Dans son édition du 15 mars, le quotidien La Presse en a publié un compte rendu ; nous nous bornerons à le rapporter. Le compte rendu de cette conférence de Mgr Cabana, tel qu'il est, jette une lumière inattendue ;

1) sur ceux qui serraient les véritables inspirateurs du fameux rapport Parent ;

2) sur le but réel des réformes proposées par le rapport Parent ;

3) sur l' influence qu'exerceraient au sein même du ministère de l' Éducation de Monsieur Gérin-Lajoie, les partisans du "Mouvement Laïque de Langue Française", qui entretient des relations constantes avec cette "Franc-Maçonnerie extérieure" qu'est la "Ligue Française de l' Enseignement".

Voici le texte du compte-rendu de la conférence de Mgr Cabana paru dans LA PRESSE du 15 mars 1965 :

SELON MGR CABANA LE RAPPORT PARENT PLAGIE L'ENCYCLOPÉDIE GROLIER.

SHERBROOKE. (Spéciale) Selon l'archevêque de Sherbrooke il y aurait bien des similitudes entre les recommandations qu'a faites le rapport Parent, présidé par Mgr Alphonse Marie Parent, et un article publié un mois avant - dans "L'encyclopédie de la jeunesse" de Grolier sous la signature du président du Mouvement Laïque de Langue Française, le Dr Mackay.

Mgr Cabana s'adressait, mercredi soir dernier, aux membres du Club social de Sherbrooke. "Avez vous remarqué, a-t-il dit, que le rapport Parent a été publié (du moins la première tranche), en avril 1963, alors que le volume Grolier "Encyclopédie de la jeunesse" a été publié au commencement de mai de la même année ?

L'ARTICLE DU DR MACKAY

"Vous trouverez à la page 66 de Grolier, a poursuivi Mgr Cabana, dans un article du président du Mouvement Laïque de Langue Française, le Dr Mackay, la composition qu'il projette pour le ministère de l'Éducation : un Conseil supérieur de 1'éducation dont le rôle semble facultatif ; des comités catholiques, protestants et neutres qui s'occuperont des manuels au point de vue religieux. Regardez comment le rapport Parent organise le ministère. L'article paru dans Grolier a été écrit en même temps ou avant la parution de la première tranche du rapport Parent.

"Il y eut le 30 janvier 1963, une réunion à Paris du comité provisoire de l'Union laïque franco-canadienne, en l'hôtel de la Ligue française de I' enseignement. Des revues non catholiques de France ont souvent des articles élogieux sur ce mouvement. Que doit on penser de toutes ces idées de neutralisme, a conclu le conférencier ?"

Mgr Cabana a bien souligné que le rapport Parent, bien que rédigé par un des leurs, n'engageait pas le clergé.

LE MLF ET LE CAMP COMMUNISTE.

Quand Fidel Castro se fut emparé du pouvoir à Cuba, il fit immédiatement deux choses. La première fut une déclaration de principes :

"Soy marxista-léninista y lo sere sempre" (Je suis marxiste-léniniste (communiste) et je le serai toujours);

et, deuxièmement, il invita officiellement Jean-Paul Sartre à venir à la Havane. Celui-ci accepta aussitôt; et, durant son séjour à Cuba, il écrivit la préface d'un livre dont Castro assura la publication.

Or, dans un numéro du journal des étudiants de l'Université de Montréal, Le Quartier Latin, en date du 9 mars 1965 nous pouvons lire, au bas de la dernière page, dans un coin, la nouvelle suivante :

SARTRE À MONTRÉAL

"Nous apprenons en dernière heure que le philosophe, dramaturge et romancier Jean-Paul Sartre viendra à Montréal au mois d'avril prochain pour participer au congrès annuel du MLF (Mouvement Laïque de Langue Française).

L'athéisme militant de ce remarquable penseur servira certainement de stimulant au MLF dans son combat pour ]a justice sociale et la liberté de conscience. (Quartier Latin)

L'Express, publication française dite de "gauche", dans son édition internationale du 22-28 Février 65, consacre justement un article à Jean-Paul Sartre. On y lit, entre autre, cette affirmation péremptoire : "Sartre ne démontre pas le marxisme (communisme) il en parle, comme d'une vision du monde “irrécusable”.

Le Pape Pie XI déplorait que "trop peu de personnes aient étudié à fond le but des communistes et la réalité de leur entreprise". C'est pour répondre à ce voeu du Pape Pie XI que Marcel Clément écrivait son maître livre sur le communisme : Le Communisme face à Dieu, (Ed. Latines) duquel nous avons tiré quelques extraits propres à nous éclairer en la circonstance. À propos de Karl Marx, Marcel Clément dit que l' auteur du Manifeste du Parti Communiste "ramène toute l'humanité à une histoire générale de la haine" parce qu'il "explique l'histoire de l'humanité comme reflétant essentiellement l'histoire de la lutte des classes" ; et de là, Marx conclut que "c'est donc logiquement par la multiplication des conflits sociaux que l'on conduira l'humanité au terme de son effort. Marx décrit le mal comme étant le bien. Le principe de toute rédemption, selon Marx, c'est la haine fraternelle" (Marcel Clément). Il apparaît donc clairement que le moteur de la révolution prêchée par Marx, c'est la haine de l'homme pour l'homme et partant pour Dieu.

Monsieur Jacques Godbout, dont le nom figure parmi ceux qui sont les fondateurs "officiels" du MLF (à côté du Dr Jacques R. Mackay, de Judith Jasmin, de Jean-Marie Bédard etc.), ne nous dit pas autre chose dans un article, justement intitulé La Haine, et publié dans la revue marxiste-léniniste Parti-Pris, du mois de septembre 64 (pages 16 à 22) :

"Le seul ennemi de l’homme, c’est l’homme. Voilà qui est triste, bien sûr, mais c’est un fait. ET c’est d’ailleurs le seul qui puisse nous préoccuper (p. 16).

Et il poursuit plus loin, en page 20 :

"Découvrir que la haine est un moteur de justice, d’émancipation, et peut faire aboutir les efforts de libération d’un groupe d’hommes n’est ni rassurant, ni agréable. Mais c’est un fait."

On se rappellera ici, et fort à propos, le mot du théoricien communiste Lounarchasky :

"À bas l’amour du prochain ! Ce qu’il nous faut, c’est la haine. Nous devons apprendre à haïr, c’est ainsi que nous arriverons à conquérir le monde."

Le moins qu’on puisse dire au sujet de cet article sur la “haine”, c’est que l’auteur - qui est aussi l’un des fondateurs “officiels” du MLF - Monsieur Jacques Godbout, à l’exemple de Jean-Paul Sartre, "parle du marxisme comme d’une vision du monde irrécusable". Pour lui, c’est un fait.

"C’est un fait" non seulement dans le cas de monsieur Godbout, mais aussi pour tout le “Mouvement Laïque de Langue Française” en tant que corps constitué qui a invité officiellement Jean-Paul Sartre, ce "remarquable penseur", qui "parle du marxisme comme d’une vision du monde irrécusable". Pour eux, c’est un fait !

Tout comme le fit Fidel Castro après qu’il eut déclaré : "soy marxista-léninista...", le MLF, en tant que corps constitué, invite officiellement Jean-Paul Sartre à venir dans le Province de Québec, ce "remarquable penseur dont l’athéisme militant servira de stimulant au MLF dans son combat", dit le communiqué du Quartier Latin. Il y a là assez de matière pour établir la certitude sur ce point : Sous quel étendard combat le MLF, dans quel camp et pour quelle cause se démène-t-il si fort ? Là encore les faits sont les faits ! et ils parlent.

L’OFFENSIVE MARXISTE-LÉNINISTE DANS LE QUÉBEC

Tous les catholiques doivent savoir maintenant qu’il existe une offensive marxiste-léniniste bien organisée dans la province de Québec, et que le MLF en est partie intégrante. Une phrase tirée de la revue marxiste Parti-Pris”du mois de septembre 64, nous éclairera, la-dessus, plus et mieux que tout. Nous la trouvons page 36 (notez bien les mots employés) :

"Formés à l'école de Sartre, soit celle du marxisme-léninisme, nous nous sommes entendus sur la nécessité d'utiliser comme thèmes de recherches et de combats, le socialisme, le laïcisme et l'indépendantisme."

De qui est-il question lorsque la revue marxiste Parti-Pris parle de ceux qui "formés à l'école de Sartre, soit celle du marxisme-léninisme", se sont "entendus" ensemble ? Pour le laïcisme, ne s'agirait-il pas du "Mouvement Laïque de Langue Française" (MLF), dont le Dr Jacques Mackay est le président ? Pour l'indépendantisme, ne se pourrait-il pas que ce soit le "Rassemblement pour l'Indépendance Nationale" (RIN), dont Monsieur Pierre Bourgault est le président ?

Enfin, pour le socialisme, entendrait-on désigner le "Parti Socialiste du Québec" (PSQ), dont Jean-Marie Bédard, (MLF) est le chef ?

"Tout converge", tel est le titre que monsieur Lorenzo Paré donnait à l'un de ses éditoriaux récents. Oui, tout converge vers un but unique : séparer la société canadienne française de l'Église Catholique et établir au Québec, un État totalitaire athée. Il faudrait être aveugle pour ne pas voir cette menace !

Mais quand les catholiques la verront-ils et se mettront ils en garde, eux et leurs enfants, contre l'offensive tenace des forces révolutionnaires et athées ? Quand ceux-là surtout qui sont de plein droit en autorité le verront-ils, et cesseront-ils de faire le jeu de ces forces en se taisant, ou bien d'en être les dupes en cédant peu à peu à leurs revendications ?

Un partage s'est accompli sous nos yeux ces dernières années, au Québec comme de par le monde. Le pape Pie XII l'avait prévu:

"Le temps de la réflexion et des projets est passé ; c'est l'heure de l'action. Êtes-vous prêts ? Les fronts opposés dans le domaine religieux et moral se délimitent toujours plus clairement : c'est l'heure de l'épreuve.

"Honneur à ceux qui, ainsi provoqués au combat, descendent dans l'arène avec la persuasion que la force de l'injustice aura un terme et qu’elle sera un jour vaincue par la sainteté du droit et de la religion."

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 7 juin 2009
Parlant de baudets, vous dites bien faire partie de l’église du Québec, non pas de l’Église Catholique Romaine. Cela, nous le savions déjà depuis longtemps. Maintenant, pour rectifier vos rectifications, vous militez dans le parti politique le plus anticlérical qui soit: le Bloc Québécois, avec son papa: le Parti Québécois, avec son grand-papa: le RIN. Une bonne partie des députés élus péquistes étaient d’anciens rineux.

Voici ce que le théologien de «Maintenant» - je parle ici d’une revue - veut dire exactement:


UN CATHOLIQUE PEUT-IL FAIRE PARTIE DU RIN

Toutes les organisation, qui ont mobilisé les revues “Parti-Pris” et “Révolution Québécoise" comme avant-garde de leur poussée, veulent se servir du nationalisme (même de bon aloi) des Canadiens-français pour lancer la révolution communiste au Québec.

Pour ces organisations, le séparatisme (il faudrait plus proprement dire la tactique indépendantiste) n’est q’un moyen d'arriver à leurs fins, un "cheval de bataille" mis au service des aspirations à l'hégémonie mondiale de Moscou (ou de Pékin!). Voyons, à titre d'illustration, ce que nous pouvons lire à ce sujet, dans la revue "Révolution Québécoise" de septembre 1964:

«De même que toute guerre impérialiste doit être transformée en guerre civile (1) pour renverser le pouvoir des classes dirigeantes responsables, de même tout mouvement nationaliste doit être transformé en mouvement socialiste pour libérer les classes Populaires (p.35).»

Nous savons que d'excellents chrétiens ont été trompés par le RIN et sa fausse parure patriotique. Mais, outre que Monsieur Bourgault répète à qui veut l'entendre, que le Québec "indépendant" sera socialiste, l'apologie qu'on va lire de la revue marxiste "Révolution Québécoise", faite par la publication officielle du RIN, "L'indépendance" (novembre 64, p. 7), devrait fournir une raison largement suffisante à tous les "vrais" catholiques du Québec d'opposer un refus total, en paroles et en actes, au RIN. Voici le texte du journal officiel du RIN. «L'indépendance» (Novembre 64):

«Une nouvelle revue vient de sortir: "Révolution Québécoise", dirigée par Pierre Vallières, qui a quitté l'équipe de "Cité Libre", pour participer à l'édification d'une cité libre" à la mesure de notre époque : celle que formera demain le Québec "libéré" (!) où tous les biens seront équitablement repartis (!!). Cette revue s'ajoute aux quelques revues d'avant-garde qui sont nées au Québec, ces dernières années, et devra prendre place dans la bibliothèque de tout indépendantiste qui a à coeur de se renseigner sur les problèmes économiques et culturels du Québec.»

Le journal officiel du RIN propose donc à tout indépendantiste de lire une revue qui se reconnaît elle-même comme communiste-léniniste. Il semble donc inutile d'insister tant il est aisé de reconnaître l'idéologie dont s'inspire à son tour le RIN. Mais des événements récents nous ont convaincus qu'il était nécessaire de revenir sur le sujet, afin d'examiner plus particulièrement, cette fois, le "Rassemblement pour l'Indépendance Nationale". En effet, il y a quelques mois à peine, monsieur Pierre Bourgault, le président du RIN, faisait une tournée à travers le Québec. Il a été reçu officiellement dans certaines mairies, dans certains séminaires catholiques, et même, il a tenu des assemblées publiques dans un monastère dominicain bien connu de Montréal. Voyons donc ce qu'il en est.

LE RIN ET LA RÉVOLUTION

Dans son édition du 10 octobre 1964, le quotidien montréalais “Le Devoir” a publié sous la rubrique "L'Opinion du lecteur", en page 4, un long article intitulé : "L'indépendance du Québec.” Cet article, à notre avis, permet un dépistage des buts poursuivis par le RIN. Pour être clairs et faire court, nous avons pris la liberté de retenir de l'article seulement les passages les plus significatifs. En voici le texte :

«Les partis et les mouvements indépendantistes, qui prolifèrent dans le Québec, soutiennent des théories opposées, suivant qu'ils se disent de droite ou de gauche. Certains d'entre eux se proclament les champions de l'indépendance; mais en scrutant leurs écrits, on s'aperçoit que leur but réel et ultime c'est la révolution par le socialisme scientifique de Karl Marx. Pour nous conduire à ce but, ils utilisent comme "thèmes de recherches et de combats le socialisme, le laïcisme et l'indépendantisme". Je réfère en particulier à la revue Parti-Pris et au journal "L'Indépendance", organe officiel du RIN.

«À l'appui de cette grave accusation, voici quelques citations typiques qu'il serait possible de décupler.

«On a publié un numéro spécial de Parti-Pris, le premier septembre 1964. Le "manifeste" débute par un témoignage de Marx sur la Révolution; puis, à la page 12, on peut lire:

«L'indépendance, qui était un but, devient un préalable, une étape nécessaire dans la lutte révolutionnaire qui la dépasse et l'amplifie.»

«Nous verrons que l'authenticité de l'idée indépendantiste réside dans une pensée et une pratique politique de gauche» (P. 23).

«C'EST AU RIN QUE FUT PRONONCE POUR LA PREMIÈRE FOIS LE MOT RÉVOLUTION» (p. 25).

«Formés à l'école de Sartre, soit celle du marxisme-léniniste, nous nous sommes entendus sur la nécessité d'utiliser, comme thèmes de recherches et de combats le socialisme, le laïcisme et l'indépendantisme» (p. 36).

«Suivent et précèdent des tirades sur les privilèges des clercs et "la reconnaissance du droit de croire que la religion est un mal» (p. 30).

«L'Indépendance, journal du RIN, et Parti-Pris (2) s'entendent bien, même si, pour le public, ils gardent des distances. Par exemple, c'est dans Parti-Pris que le président actuel du RIN, Monsieur Pierre Bourgault, a publié. le 3 décembre 1963, son programme politique et électoral.

«Mais c'est bien dans L'Indépendance de juillet 64, page 2, 2ième colonne, qu'on écrit:

«Il est temps de rappeler que l'indépendance est un moyen qui doit nous conduire à la révolution populaire et sociale.

«Le parti révolutionnaire qui fera l'indépendance abolira, par exemple, le système du bipartisme. (p. 6).

«Alors nous saurons préconiser publiquement, et accomplir surtout, la séparation, la grande, du spirituel et du temporel, de l'Eglise et de l'État" (P. 2).»

Cette citation a peut-être semblé longue à certains, mais elle était nécessaire. Elle révèle le parentage communiste au Québec, et la place qu'y occupe le RIN.

TACTIQUES DU RIN

En décembre 64, M. Bourgault est rentré d'une « tournée emballente » dans le Québec. C'est le titre même de l'article qu'il écrit dans le journal du RIN du même mois. il déclare notamment dans cet article:

«La violence passée nuit à notre action présente et ça n'est pas au nom de principes que nous la dénonçons, mais au nom de l'efficacité.»

Comment interpréter cela ? Volte-face ? Conversion ? Non : car la "violence passée" n'est pas dénoncée "au nom de principes", c'est-à-dire en référence aux commandements immuables qui viennent de Dieu, ou en référence à une morale authentique, mais au seul "nom de l'efficacité". Hier la violence pouvait être utile, aujourd’hui, non ! Parce qu’on s'est aperçu que je peuple du Québec a encore un sens morale solide, et que, par suite, le recours à la simple notion de "violence" est impopulaire, et de ce fait, entrave l'action du RIN. Mais demain ? Demain, peut-être, la violence pourra être utilisée. Tout dépend de la plus grande efficacité.

Pour bien montrer, combien la pensée de M. Bourgault est bien dans le “tour” de la dialectique communiste, il serait bon de citer ici deux extraits d'un article sur la "Vraie nature du communisme" de Jean Daujat:

«La plupart de nos contemporains, écrit monsieur Daujat, ne savent comment se comporter vis-à-vis du communisme parce qu'ils ne le connaissent pas, ce qui les conduit à se laisser entraîner ou utiliser par lui. Ils sont notamment complètement déroutés par les perpétuelles contradictions des communistes, lesquels font et disent souvent le contraire de ce qu'ils ont fait la veille, ce qui amène les uns et les autres à s'émerveiller de leur évolution. Cette incompréhension du marxisme a de graves conséquences.

«Car, pour une telle philosophie (marxiste), la seule considération qui compte sera donc la puissance matérielle, l'efficacité ; la seule règle sera de dire ou de faire ce qui rend l'action à exercer, plus EFFICACE et plus puissante. Il n'y a plus aucune considération de vérité, de bien, ou de justice qui intervienne.

«Ce que dit ou écrit un vrai communiste n'est jamais l'enseignement d'une vérité, ce qui n'a aucun sens pour lui : mais une propagande pour entraîner dans l'action à exercer : il s'agira de dire non ce qui est vrai, mais ce qui sert plus efficacement l'action à exercer.

«Il est donc absurde de dire, comme le font certains, que l'on peut collaborer a une action exercée par les communistes tout en n'adoptant pas la doctrine marxiste. Car le communisme n'est pas du tout l'enseignement d’une doctrine, mais l’action exercée par le communisme lui-même. » (Jean Daujat : La vraie Nature du communisme)

«La violence passée nuit à notre action, écrit M. Bourgault, et ça n'est pas au nom de principes que nous la dénonçons, mais au nom de l'efficacité. » Cette simple phrase peut nous en dire long sur la philosophie du président du RIN. Lénine n'écrivait-il pas :

«Le marxisme doit tenir compte de la réalité vivante, des faits précis et non se cramponner à la théorie d'hier.

«Notre doctrine n'est pas un dogme, mais une règle d'action. » (Lénine, 0euvres XXIV).

QUI EST PIERRE BOURGAULT?

En mai 1964, Monsieur Pierre Bourgault a fait publiquement confession d'agnosticisme dans le magazine «MacLean» (p. 44). Il a renouvelé cette confession publique sur le réseau de télévision; il l'a réaffirmée à Alma, au Lac St-Jean, devant la presse régionale, et à Valleyfield, enfin, sur les ondes du poste local de radio.

(Pendant cette interview accordée à la presse de la région de Valleyfield, le 17 novembre 1964, un journaliste a lu à Monsieur Bourgault ce que le Concile de Vatican I avait statué à propos de l'agnosticisme, à savoir : « Si quelqu'un dit que le seul vrai Dieu, notre Créateur et Seigneur, ne peut pas être connu certainement par la lumière de la raison au moyen des choses qu'Il a faites, qu'il soit excommunié. » Ce à quoi Monsieur Bourgault répliqua:

«Je pourrais être méchant et vous répondre comme Jean-Paul Sartre: Je ne communiais déjà plus!»

N’oublions pas qu'un jour ou l'autre, tout homme, toute idéologie, toute institution sociale ou société humaine doivent se prononcer pour ou contre l'Église. Le RIN doit lui aussi prendre parti ; et il n'a pas fait exception à la règle. Relisons attentivement la citation rapportée dans "I'indépendance" (juillet 64).

Le journal officiel du RIN écrit:

«Alors nous saurons préconiser publiquement, et accomplir surtout, la séparation, la grande, du spirituel et du temporel, de l’Église et de l'Etat (3).»

Que faut-il en penser?

Le citoyen catholique sait naturellement que ce n'est pas la société, mais l’homme qui a une âme immortelle. Il s'en suit "ipso facto" que la société (avec son gouvernement) est faite pour l'homme, et, l'homme est fait pour Dieu. A cette lumière, la proposition du RIN qui dit « préconiser publiquement, et accomplir surtout, la séparations, la grande, du spirituel et du temporel, de l'Église et de l'État », ne sera pas sans rappeler la sentence célèbre de Lénine:

«Dieu est l'ennemi personnel de la société communiste.»

Imposer «la séparation, la grande, du spirituel et du temporel, de l'Église et de l'Etat» à une société humaine, c'est au fond imposer à un homme de séparer pratiquement son corps de son âme, car l'un est temporel et l'autre est spirituelle! (Et ce n'est pas qu'on veuille établir là une simple distinction entre le spirituel et le temporel, mais on exige la séparation, « la grande»). « L'accomplir surtout » ne va pas sans violence, ni terrorisme. Lénine ne s'en cachait pas, lorsqu'il déclarait:

«Des millions d'ordures, de souillures, de violences, de maladies, de contagions sont bien moins redoutables que la plus subtile, la plus épurée, la plus invisible idée de Dieu.»

Comme on s'explique bien alors l'opposition véhémente du Pape saint Pie X à cette doctrine « qu'il faille séparer l'Etat de l'Église, s'écriait-il, c'est une thèse absolument fausse, une très pernicieuse erreur. Basée en effet sur ce principe que l'État ne doit reconnaître aucun culte religieux, elle est tout d'abord gravement injurieuse pour Dieu; car le Créateur de 1'homme est aussi le Fondateur des sociétés humaines, et Il les conserve dans l'existence comme Il nous soutient. Nous Lui devons non seulement un culte privé, mais un culte public et social pour l'honorer».

Le RIN, pour donner à sa position un semblant d'orthodoxie, répand volontiers parmi ses membres l'idée qu'il faut libérer la religion de la politique ; en fait, il se propose exactement le contraire: "libérer" la politique de la religion! et cela s'appelle du laïcisme. «Dans la vie des états eux-mêmes, écrit à ce sujet Pie XII, la force et la faiblesse des hommes, le péché et la grâce, jouent un rôle capital, la politique du 20ième siècle ne peut l'ignorer, ni admettre qu'on persiste dans l'erreur de vouloir séparer l'état de la religion au nom d'un laïcisme que les faits n'ont pu justifier» (Noël 1956).

Non! «L'Eglise catholique ne se laissera jamais enfermer entre les quatre murs du temple ! La séparation entre la religion et la vie, entre l'Église et le monde, est contraire à la doctrine chrétienne et catholique!» (Pie XII).

Il est alors aisé de se rendre compte que la doctrine "révolutionnaire" du RIN est "contraire à la doctrine chrétienne et catholique" ; quelle est, de ce fait, "une thèse absolument fausse, très gravement injurieuse pour Dieu, Créateur de l'homme et fondateur des sociétés humaines". Et, il est d'une rigoureuse logique de conclure que tout catholique militant doit se faire un devoir de mettre sa haine de l'erreur et son amour de la vérité à combattre, ouvertement et au grand jour, une telle idéologie!

Je terminerai en rapportant la déclaration publique (encore une entre plusieurs) de M. Bourgault, publiée dans LA PRESSE dont il était alors rédacteur, le 3 février 1964 (page 17). Il s'agit du rapport d'une assemblée tenu la veille, le 2 février à l’école Champagnat.

« Ces maquis prolifèrent, déclara monsieur Bourgault, maquis de la neutralisation, du bilinguisme, mais aussi maquis de la trahison, des corps intermédiaires, des évêques et des détounateurs de fonds publics. »

M. Bourgault met donc tout simplement les évêques en compagnie des détournateurs de fonds publics, ce qui ne l'empêche pas, cependant, d'être reçu dans certains de nos collèges catholiques. Le président du RIN est un homme qui n'aime pas, dit-il volontiers, "mêler" la religion à la politique, ni même à sa vie; mais il ne se gêne pas pour avilir l'Eglise dans ses assemblées publiques!

Quel est le vrai but du RIN?

Nous croyons, et nous pensons voir clairement, (malgré les distances que les deux mouvements gardent prudemment pour assurer l'efficacité de leur action auprès du public) le RIN suit de très près les mêmes buts que l’équipe marxiste de Parti-Pris.

« Cherchant les moyens capables de réaliser la Révolution, Marx a trouvé la misère », écrivait Rosenberg. Sans doute, s'il eût vécu au Québec, en 1965, Marx eût trouvé l'indépendantisme. Et la question revient : quel est le vrai but du RIN?

La réponse: «Il est temps de rappeler, écrit-on dans l'Indépendance de juillet 64, que l'indépendance est un moyen qui doit nous conduire à la Révolution populaire et sociale.» Voilà le vrai, l’unique but du RIN! Et ce n'est pas par hasard que ce but est le même que celui du Parti Communiste mondial. Staline déclarait au VIIième congres mondial du Komintern: «Tous les détours, tous les zigzags de notre politique n’ont qu’un seul but: la Révolution mondiale!»

Encore une foi, il est clair qu'un catholique authentique ne saurait militer dans les rangs du RIN, s’il veut réellement demeurer catholique!

"CERTAINES" DÉCLARATIONS DU PRÉSIDENT DU RIN

À propos du peuple québécois:

«Donnez-moi 5% de la population du Québec, et je la conduirai où je veux car je conduirai 95% d'endormis.» (Pierre Bourgault à Alma, sous-sol de l'église St-Sacrement le 2 novembre 64.)

«Malgré l'histoire, malgré l'anglais, malgré les notables et un peu aussi malgré nous hélas!, le peuple québécois était resté français. J'en fus violemment retourné. Ce peuple n'avait pas eu besoin de directives pour affirmer sa fierté française à la face du monde entier.» (Pierre Bourgault)

À propos du terrorisme:

«Mais si Michelle Duclos a préféré la cause des Noirs à celle des Québécois, je la comprends. Pour ma part, si j'étais un Noir ça fait longtemps que j'aurais tout fait sauter.» (Pierre Bourgault, 21 février 65, Centre Paul Sauvé.)

À propos de la morale sociale:

«La violence passée nuit à notre action présente et ça n'est PAS au nom des principes que nous la dénonçons, mais au nom de l'efficacité.» (Pierre Bourgault, dans "L'Indépendance", décembre 64.)

À propos de religion:

«Je pourrais être méchant et vous répondre comme Jean-Paul Sartre: Eh quoi! je ne communiais déjà plus.» (Pierre Bourgault, entrevue enregistrée le 17 novembre 64 à Valleyfield, au poste local de Radio et en mai 64 dans le magazine «MacLean», p. 64.)

À propos de ses adversaires:

«Ces maquis prolifèrent, maquis de la centralisation, du bilinguisme, mais aussi maquis de la trahison, des corps intermédiaires, des évêques et des détournateurs de fonds publics.» (Pierre Bourgault, 2 février 64, à l’école Champagnat.)

NOTES:


1. «Car les partis réellement socialistes n'ont pu prendre le pouvoir en quelque pays que ce soit, que pendant une guerre civile», précise la revue "Parti-Pris".

2. Redisons-le clairement, "Parti-Pris" est une revue communiste. D'ailleurs ils ne le cachent pas et écrivent ouvertement dans leur numéro de septembre 1964: «Le marxisme, dont nous nous réclamons n’est pas un catéchisme, mais avant tout une méthode d’analyse et de travail qu’il s’agit pour nous de mettre en oeuvre au Québec.» Pourquoi donc monsieur Bourgault, président du RIN, publie-t-il son “programme politique et électoral” dans une revue qui s’affiche ouvertement marxiste-léniniste?

3. Cet idéal de rupture du spirituel et du temporel est l’âme de la Révolution (avec un grand "R"). Il est très instructif de lire ce que Staline écrivait à ce propos: «En réalisant une telle séparation (de l'Église et de l'État) et en proclamant la liberté de religion, nous avons en même temps réservé à tout citoyen (entendez: au Parti Communiste)le "droit" de lutter, au moyen de la conviction de la propagande et à travers l'agitation, contre toute religion. » (Voprosy Léninisme, Léningrade 1932, pp. 285-286). On le verra de mieux en mieux, le RIN et le Parti communiste convergent vers un seul et même but : la Révolution.

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Voilà ce qu'est l'église du Québec!

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 6 juin 2009
M. Tremblay, comme vous dites n'importe quoi, alors je veux rectifier simplement votre dernier courriel: 1) Je ne suis pas théologien, je suis bibliste, donc exégète...C'est différent. 2) Je ne le suis pas pour le Bloc Québécois, mais pour l'Église du Québec. 3) Je ne suis pas en vacances...Je prends des vacances de vous, car je n'en peux plus de toutes les sottises que vous pouvez encore écrire. En terminant, imaginez en 1 paragraphe, vous avez fait 3 erreurs. En 1 page, combien pouvez-vous dire d'âneries? Raymond Gravel ptre

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 6 juin 2009
Il semble bien que le super-théologien du Bloc Québécois soit en vacances pour l’été.

Le lien suivant - en anglais- démontre bien que nos gouvernements soi-disant démocratique bafouent la démocratie.

http://www.citizenlink.org/content/A000010176.cfm

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 6 juin 2009


«whatever bigotry is in evidence in the United States is exhibited solely by the Roman Catholic hierarchy; that the Canon Law of the Roman Church and the directives of the Pope validate the fears of the people that the dual allegiance of American Catholics is a present danger to our free institutions, and lastly that the people in passing upon the qualifications of a Catholic candidate for the Presidency will be guided by their knowledge of history and their great store of plain old-fashioned common horse sense, and their innate caution not to gamble when their liberties and the national security are at stake.

Among American citizens there should be no question or suspicion of allegiance to any foreign power, but in the case of the Roman Catholic citizen, his church is the guardian of his conscience and asserts that he must obey its laws and decrees even if they are in conflict with the Constitution and laws of the United States.»

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 6 juin 2009
En février 1960 le «New Age Magazine», où Luther A. Smith, le Grand Commandant Souverain du Rite Écossais, de la Juridiction du Sud, a dit à ses lecteurs:

«En dépit du fanatisme aux États-Unis, la preuve en est faite seulement par la hiérarchie catholique; que le Droit canon de l'Église Romaine et les directives du Pape valident les craintes des gens que l'allégeance double des Catholiques américains est un danger présent pour nos établissements libres et finalement que les gens passant sur les qualifications d'un candidat catholique à la Présidence seront guidés par leur connaissance de l'histoire et leur grand bon sens inné pour ne pas jouer quand leurs privilèges et la sécurité nationale sont en jeu.

Parmi les citoyens américains il ne doit y avoir aucune question ou soupçon à l'allégeance à n'importe quel pouvoir étranger, mais dans le cas du citoyen catholique, son église est le gardien de sa conscience et affirme qu'il doit obéir à ses lois et décrets même s'ils sont en le conflit avec la Constitution et les lois des États-Unis.»

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 4 juin 2009
Monsieur Morin se désite et cela je le savais. Voici pourquoi:

Un étudiant du secondaire qui a pris des cours de physique élémentaires pourraient facilement répondre à cette question.

La théorie du Big Band est une farce monumentale qui ne résiste pas à l’analyse logique.

Les tenants de cette théories = de soi-disant savant - raconte que toute poussière se trouvait comprimée en une boule - ils laissent entendre de la grosseur d’une balle de golf - et que le tout était en équilibre.

Pour en venir à des dimensions faciles à comprendre pour à peu près n’importe qui, un ressort serait comprimé sans qu’aucune force ne le retienne comprimé. Mais pour une raison quelconque - probablement que le ressort voulait se «détendre» un peu, ankylosé qu’il est du manque d’exercice depuis la nuit des temps. Donc, aucune force extérieur n’agit sur lui et il prend ses aises.

Un autre exemple facile à démontrer est un ballon gonflé d’air. La membrane du ballon retient l’air comprimé à l’intérieur. En admettant le vide total externe au ballon, le ballon se gonflerait jusqu’à la limite d’expansion de la membrane.

Hors, les promoteurs n’expliquent jamais comment la force d’expansion de leur balle Big Bang a pu être retenue, et encore moins ce qui aurait causé un déséquilibre dans le système. Il faut être déséquilibré pour avaler ce mythe. Mais les plus petites choses amusent les plus petits esprits.

Pour en revenir à la secte, ceux qui ne savent pas à quel point elle a infiltré les gouvernements et toutes les institutions, voici un lien qui en dit long sur les membres influents.

George Cleveland Derby est un des signataires des documents que je vous présente sur la franc-maçonnerie.

http://www.freemasonry.bcy.ca/grand_masters/derby_g/derby_g.html

May 12, 1889 - January 5, 1971
Western Regional Administrator for the Canadian Department of Veterans Affairs until 1956, George Cleveland Derby also served his community as chairman of the Alcoholism Foundation of British Columbia, director of the B.C. Children's Hospital and director of Grace Hospital, Vancouver.
A founding member of the Grand Lodge Board of Benevolence in 1923, he served as chairman from 1938 to 1951. The George Derby Health and Occupational Centre in Burnaby was named in his honour.
Initiated, Passed and Raised :
February 21, 1918
Hiram Lodge No. 319, Ontario
Founding member : November 5, 199
Empire Lodge No. 85
Grand Master : 1935 - 1936
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Source: Grand Lodge of British Columbia and Yukon records.

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 3 juin 2009
Monsieur Morin,

Selon vous, la théorie du Big Bang est-elle scientifiquent bien fondée et devons-nous en faire un dogme?

Affectueusement

Carol

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 3 juin 2009
Allons, ne vous découragez pas. Au boulot!

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 3 juin 2009
Monsieur Morin,

Vous êtes la mouche qui fait avancer le coche. Sans vous, il serait difficile de démontrer que des gens peuvent nuir à la cause. Parmi les inutiles, sont les catholiques qui répondent: «Bien moi, je prie!». Ils croient que Jésus va descendre de l’avion pour régler les problèmes.

Comme le dit la police de Longueuil: «Dormez citoyens, nous dormons avec vous!»

Ce commentaire sera probablement sous le coup de la censure.

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 2 juin 2009
C'est moi qui fais les demandes. Allez, plus de substance!

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 2 juin 2009
Monsieur Morin,

Qu'en est-il de votre histoire de complot exactement? Pourriez-vous expliquer au lecteur vos convictions sur le sujet?

Affectueusement

Carol

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Monsieur Morin affirme, avec raison, que je puisse mieux faire.

Ceux qui ne connaissent pas d’où viennent ces cours obligatoires d’étique religieuse et qui pensent convaincre les auteurs simplement par la «raison» courent à leur propre perte: les auteurs savent très bien ce que vous allez dire et ils ont mis en place les parades idéologiques et juridiques. Autrement dit, vous ne pouvez pas faire changer l’idée de quelqu’un qui poursuit un but diamétralement opposé au votre.

Dans le cas de la secte de la franc-maçonnerie, leur cheval de bataille est la séparation de l’Église et de l’État. Ce que la secte ne dit pas, c’est que l’Église soit l’Église catholique, et que la secte maçonne soit une religion en conflit directe avec la chrétienté telle que nous la connaissons.

Il y aurait beaucoup à dire sur le texte qui suit, mais nous nous réservons le futur pour en parler.

Comme on peut s'y attendre, l'auteur du prochain texte qui, de toute évidence est maçon, se défend comme un diable dans l'eau bénite d'appartenir à une religion qui s'appellerait maçonne. Selon lui, la maçonnerie est une quête initiatique. C'est donc une quête spirituelle. Comme vous le verrez, dans un style typiquement maçonnique, il jongle avec les mots et les termes pour enfin ne rien dire. Nous citons, en guise de conclusion de cette brève introduction, les lignes qui suivent:


«Le conflit avec I'Église [catholique] est une preuve que la maçonnerie est une quête spirituelle»


À vous de défricher ce texte...

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MAÇONNERIE ET SPIRITUALITÉ

ACTUALITÉ RELIGIEUSE PAGE 53
[b]QUÊTE

LE COMPAS, L’ÉQUERRE ET LE LIVRE SACRÉ (ICI, LA BIBLE) SUR LEQUEL LA PLUPART DES FRANCS-MAÇONS PRÊTENT SERMENT.

L’art de créer du sacré

Quelles que soient leurs origines, qu'ils soient croyants ou athées, tous sont chercheurs de sens. Leur quête, spirituelle et non religieuse, les réunit dans les loges. Mais pour chacun c'est une démarche personnelle. Parcours de quelques aventuriers sur le chemin de la connaissance.

Par JEAN MERCIER

«La maçonnerie est une quête initiatique, c'est donc une quête spirituelle.» Pour Michel Barat, ancien grand maître de la Grande Loge de France, il n'y a pas de doute. La quête spirituelle est à l'origine de la démarche maçonnique. Mais il ajoute: «Une quête spirituelle peut ne pas être religieuse.»

Qu'est-elle donc? «Un pari sur le sens de l'existence du monde et de l'humanité, qui consiste à dire que l'on peut rencontrer des gens spirituellement, explique Michel Barat. Cette réalité a été vécue par l'Église catholique au cours des siècles comme une rivalité. Le conflit avec l'Église est une preuve que la maçonnerie est une vraie quête spirituelle.» Jean-Louis Mandinaud, de la même obédience et catholique par la foi, précise qu'il peut y avoir complémentarité entre la démarche maçonnique et le ministère des Eglises : « En vingt ans de maçonnerie, je n’ai jamais vu un frère "croyant" perdre la foi. J'ai cependant vu des frères athées, des agnostiques, demander le baptéme à l'issue d'un cheminement qui n'est pas sans lien avec leur vie maçonnique. Ils ont été nombreux à se tourner ters l'Église orthodoxe, sans doute parce que la liturgie est très riche en symboles. »

Charles, protestant, membre de la Grande Loge nationale française (GLNF), raconte que la maçonnerie lui a donné des outils pour vivre sa foi chrétienne : «Un jour, j'ai fait une expérience mystique très forte. Je pouvais la comprendre mais pas la communiquer. Depuis mon initiation j'ai trouvé de quoi exprimer mon ressenti.»

Tous des apprentis

Cette quête spirituelle est d'abord un chemin qui s'inscrit dans la durée. Lorsque Jean-Robert Ragache (1) parle de l'initiation maçonnique, il précise qu'«il ne s'agit pas d'une illumination religieuse censée amener subitement a un état de nature supérieure, mais d'une étape majeure à partir de laquelle le travail de perfectionnement, de "rectification", personnel et collectif, se poursuit. D'une certaine façon, nous restons tous, tout au long de notre vie, des apprentis.»

Alphonse. membre d'un atelier de la GLNF, se remémore les raisons qui l'ont incité à entrer en maçonnerie: « Je n’avais pas la force et les capacités d’”avancer” seul, et pourtant j’avais besoin de le faire seul. La maçonnerie ma permis d’avancer soutenu par d'autres, de partager mon travail avec d'autres.» Son frère d'atelier, Cyrille, ajoute que cette quête spirituelle n'est pas «une réponse toute construite». Elle passe plutôt par la confrontation des idées et le partage des questions: «Le jour où nous aurons la réponse nous ne serons plus francs-maçons. Il s'agit d’un chemin.»

Nizier, membre de la même loge, parle d'une «méthode». Frédéric ajoute à cet égard : «C'est une méthode qui me permet d’avancer à mon rythme sans jamais gêner la vitesse d’évolution des autres.»

Et l'initiation dans tout cela? Olivier, membre du Grand Orient de France (GOF), explique qu'elle crée «une fraternité très forte autour de la mort du vieil homme et la naissance d'une nouvelle forme d'être». Cyrille nous livre un témoignage vieux de plusieurs années: «Ce soir-là, une fois rentré chez moi, j'ai eu l'impression que j'étais très exactement tombé dans mon fondement, un sentiment très fort, très profond.» Jean-Louis Mandinaud donne un peu plus de précisions: «C'est un moment très personnel, très intime. Le profane doit rédiger son testament philosophique. Il est interrogé et doit accomplir un parcours avec un bandeau sur les yeux. C'est l'idée de la mort au vieil homme. L'aveuglement, c'est aussi l'impossibilité de connaître, de savoir, de contrôler ce qui arrive. C'est un passage symbolique. Il y a toujours des mains secourables qui retiennent d'un faux pas, mais sans la confiance, c'est une expérience insupportable!» il s'agit donc de rejoindre des expériences fondamentales de l'humanité (la mort, la peur, l'abandon) où le profane prend conscience de sa finitude. «L'initiation, poursuit Jean-Louis Mandinaud, ouvre à un dépouillement, qui permet d'atteindre mieux quelque chose qui existe déjà au fond de soi. Il s'agit aussi d'entrer dans une tradition, de mettre ses pas dans les pas des frères. On sait que eux aussi sont passés par là.» À cet égard, un maçon, par ailleurs pasteur, souligne bien que l'initiation ne vise qu'à «faire ressortir, ressurgir quelque chose que l'on porte déjà en soi. C'est différent d'un sacrement qui confère une grâce». Et, pour Jean-Roberi Ragache, «le serment que nous prononçons à cette occasion est très fort pour la vie intérieure, par ta responsabilité qu'il implique tant à l'égard de soi-même qu'à l'égard des autres».

A l'issue de l'initiation commence pour l'apprenti une période de silence, dont tous les maçons disent qu'elle a été très importante pour eux. Ainsi Jean-Robert Ragache explique que «pendant toute la durée de l'apprentissage, on est obligé d'écouter les autres, quoiqu’ils disent, y compris des âneries. Cela apprend à ne pas seulement réagir sur ce qui a été dit, mais de construire une pensée».

Pour Charles, cette ascèse montre «que la parole ne passe que par l'écoute». Michèle Cherpillod, de la GLMU, qui a mal vécu cette épreuve du mutisme il y a vingt-cinq ans, se souvient que «lorsque la parole est redonnée, on mesure vraiment l'utilité des mots et l'usage qu'on peut en faire». Sa soeur, Marie-Claude Chazette, a vécu les choses autrement: «Quand j'ai été initiée, j'étais rompue à la parole par mes activités de militante. Ce temps de silence a été très bon: j’en avais besoin pour laisser dehors ce que j'étais dans la vie de tous les jours et être enfin vraiment moi-même, loin du paraître.»

Pierre, se référant à son expérience d'apprenti dans un atelier de la GLNF, en parle comme d'un moment unique: «Ce n'était pas pesant, mais plutôt rassurant. Avant d'entrer dans l'atelier je voulais donner! Mais j'ai appris par ce silence et cette écoute qu'il faut d'abord accepter de recevoir! J'ai découvert que beaucoup d'émotion passe par le silence.» Ce travail est assurément "spirituel", comme le suggère son frère d'atelier: «On commence à écouter. Grâce à cette écoute, on commence à entendre: jusqu’au moment où on finit par comprendre. Et à force de regarder, on finit par voir...»

Mais cette discipline de la prise de parole ne se limite pas aux apprentis: elle concerne tous les frères de la loge... Pour Alphonse, de la GLNF, «faire silence n'est pas se taire, c'est quelque chose d'extrêmement actif. De même, lorsque le vénérable quitte son poste et choisit d'être gardien, il passe une année d'ascèse, devant la loge, ne participant pas à ses travaux, alors qu’au poste de Vénérable c'était lui qui insufflait le rythme de la parole.»

La façon dont on s'écoute mutuellement n'est-elle pas très révélatrice? Selon Jean-Louis Mandinaud, «on peut parfois deviner si quelqu'un est franc-maçon à sa qualité d'écoute. Lorsque je le suis devenu, mes proches, dans la famille et le travail, m'ont dit que j'avais changé. Écouter les autres c'est extraordinaire. Dans nos loges, il y a des "planches", et c'est une très bonne école pour prendre la parole. Il y a des règles: ne pas interrompre, ne pas approuver, ne pas désapprouver, ne pas s'adresser au plancheur mais au vénérable. Celui qui n’a pas fait d'études sait qu'il va être jugé comme maçon par des frères, et souvent cela le met à l'aise. Je suis souvent assez touché par certains frères qui parlent avec tant de simplicité. Depuis le curé d'Ars, les saints ne sont pas ceux qui parlent le mieux; c'est pareil en maçonnerie: ce ne sont pas les plus belles "planches " qui sont les plus riches spirituellement.» Pour Olivier, «l'écoute en maçonnerie aide a prendre distance par rapport à soi-même. C'est une mise en condition, loin de l'agitation et de la fébrilité. Oui, la spiritualité est dans ce silence qui dépasse la parole. »

Mourir pour renaître

Pas de maçonnerie sans rites. Pour Cyrille, il s'agit de «créer du sacré»: «Nous arrêtons les montres, le temps devient sacré parce qu’il est mis à part de la vie quotidienne.» Pour Olivier, la ritualité représente le passage de la mort à la vie: «Nous sommes appelés à vivre, à travers les rites, la mort et la résurrection, chacun selon sa propre histoire. Nous revivons les mêmes rituels à intervalles réguliers, notamment lorsque nous assistons à l'initiation d'un apprenti. Chaque fois, ces gestes et ces textes approfondissent, renouvellent, ravivent l'expérience de l’initiation. Tout cela est très proche de la liturgie: il s'agit de repasser par une parole qui n'est pas dite en vain mais réappropriée.» Mais pas de rites francs-maçons sans les puissants symboles qui y sont associés. Jean-Robert Ragache assure que «le symbole n’existe pas s'il est figé dans une tradition immuable. Il faut la liberté totale d'interprétation: à cet égard, la déviance est une chance et non un risque!» Pour Michel Barat, «le symbole doit renvoyer à une expérience de la vie. Sinon cela ne sert à rien/i]». Cyrille va jusqu'à dire que le symbole joue un rôle «[i]mnémotechnique. Le but du symbole est de créer un espace et un langage communs, qui fondent la reconnaissance des frères.»

Qu'en est-il de la fameuse fraternité maçonnique? «C'est plus d’avoir vécu certaines choses en commun qui nous fonde comme frères que l’affectivité, explique Alphonse. Avant d'initier un nouvel apprenti, nous nous disons toujours/i]: "Pourvu que nous soyons à la hauteur de ses attentes!” » Quant à Michel Barat, il confie: « [i]Il n'y a pas de quête spirituelle maçonnique sans la tentation d'arrêter ou de prendre des distances. Ce qui est beau, c'est quand un des frères vous redonne le goût du travail... Il y a une sagesse fondamentale dans ce compagnonnage : on n'avance pas tout seul!»

La fraternité est un des piliers de l'engagement maçonnique. Un frère remarque que «la rencontre passe par le partage des soucis d'ordre spirititel, malgré les différences d’âge, de condition sociale. Tout cela fait éclater les barrières entre les individus et délivre des contraintes dues à la mondanité.» Mais ce qui fait l'originalité de la maçonnerie, c'est que justement, selon Jean-Robert Ragache, «chacun suit son propre chemin sans s'immiscer dans le chemin de l'autre. Le but de la quête spirituelle est la construction individuelle. Chacun peut avancer a son rythme, en liberté.» Enfin, pour Michèle Cherpillod, la richesse de la maçonnerie, c'est «d’avoir pu découvrir que l'on avance en compagnie de personnes avec lesquelles on diverge sur beaucoup d'idées. Le choix d'une maçonnerie mixte induit une quête spirituelle différente, celle d’une humanité complète dans un dialogue. On peut ensuite s'accomplir en mixité, chacun renonçant à "avoir" du pouvoir sur l'autre.» Alphonse, lui, a vécu dans la maçonnerie une expérience unique et extraordinaire: le jour de son initiation, il a commencé une démarche étonnante de «pardon» à l'égard d'un homme qui était alors son «ennemi personnel» pour des raisons professionnelles. Et quelques années plus tard, il l'a accueilli dans sa loge!

1. Dans le numéro de la revue Panoramiques, «Comment peut-on être franc-maçon?» éditions Arléa Corlet, dirigé par Ch. Conte et J.-R. Ragache.

Benoit Morin

Commentaire mis en ligne le 1er juin 2009
Bof... Vous pouvez faire mieux. Forcez-vous, un peu!

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 1er juin 2009
Benoît Morin dit: «Ce n'est pas assez», et je lui réponds: «Qu’à cela ne tienne!».

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CONFESSION D’UN GRAND COMMANDEUR DE LA FRANC-MAÇONNERIE

pp. 277-281


News from the desk of the Grand Commander

THE SUPREME COUNCIL 33rd.

April 3, 1965

In re: REGULAR AND IRREGULAR FREEMASONRY IN FRANCE

The Sovereign Grand Commander and Grand Secretary General of all Premier Supreme Councils

The Officers and Active Members of the Three Supreme Councils in North America-Canada, Northern ans Southern Jurisdictions U.S.A.

The Grand Masters and Grand Secretaries of all Regular Grand Lodges


Dear Brethren,

The news of a serious schism amoung the Members of the Scottish Rite for France caused concern among the Officers and Members of the regular Supreme Councils throughout the world. Among Masonic scholars and others familiar with the situation it is generally conceded that the root of the trouble is easily tracable to the unstable condition of Symbolic Freemasonry in France. For many years, three different Grand Bodies have claimed supervision of Symbolic, or Blue Lodge Masonry, in that country.


The Grand Orient of France is now, and has been for a long time, hopelessly irregular because it refuses to adhere to the Ancient Landmarks, which is a fundamental for regularity. It is considered to be irregular, illegitimate, and clandestine.

The Grand Lodge of France has vacillated between irregularity and illegitimacy. Therefore, only a limited number of Great Lodges have given it regularity [...] France; namely atheism and political activity. They only paid insincere service to the Great Lights in order to retain their fraterenal relations with some regular Great Lodges.

A third Grand Body is the Grande Loge nationale française, which has a record of faithful adherence to the Ancient Landmarks, displays the Great Lights upon its altars and requires a belief in a Supreme Being, usually called the Grand Architect of the Universe. Most regular Grand Lodges in the world recognize it as regular and legal. It is strongly supported by the conservative Masonic element in France.

It was in the Lodges of the Grand Lodge in France that Members of the Supreme Council had their basic Masonic membership. Richard Dupuy was the Grand Master and was reelected in 1963 by a majority of only two votes because he had leaned too far toward regularity status and lost votes from those who wanted an alliance with the Grand Orient. On September 17, 1964 the Grand Lodge of France ratified by 140 votes for and 92 against a Treaty of Alliance with the Grand Orient of France, which, at its recent General Assembly, had reaffirmed its political purposes. Many French politicians belong to it, and it plays quite a part in French politics. The Treaty of Alliance will permit dual membership and inter-visitation between the Grand Lodge and the Grand Orient of France.

On the next day, September 19, 1964, the Supreme Council for France, with all 21 members present, under the leadearship of Grand Commander Charles Riandey, voted unanimously to break all relations with the Grand Lodge of France because it had become irregular by its treaty with the Grand Orient. Many Lodges and members left the Grand Lodge and sought membership in the Grande Loge Nationale Française, the only regular Grand Lodge in France. It opened wide its doors to all members of the Grand Lodge of France who wished to return to the regular practice of Traditional Freemasonry.

Grand Commander Riandey convened the Supreme Council on November 23, 1964, and proposed a motion, which carried 15 to 6, stating that all brethren who had not handed in their demits from the Grand Lodge of France by January 31, 1965, would be stricken from the Register of the Supreme Council. This was to stimulate the members to become regularized.

On December 19, 1964, the Supreme Council again convened. Instead of proceeding to regular business, immediately a motion was handed in by Grind Treasurer Merigeault, signed by 12 members, which stated that

(a) It condemned the attitude of the Grand Commander.

(b) It reproached the Grand Commander for having encouraged the brethren to leave the Grand Lodge of France.

(c) It reproached the Grand Commander for having made contacts with the Grande Loge Nationale Française.

(d) It desired to reopen relations with the Grand Lodge of France.

(e) It demanded that the Sovereign Grand Commander, Charles Riandey, hand in his demission from his title and function.

(N.B. Riandey had just been re-elected for a period of 9 years on September 18, 1964!)

Riandey refused and left the meetings, as the motion was carried by a majority of 13 against 7. Grand Secretary General and Grand Chancellor Henri Bittard was the 13th to vote against Riandey.

On January 11, 1965, the Supreme Council convened again - this time at the call of Lieutenant Grand Commander Marcel Flouret - and they elected Stanislas Bonnet as Sovereign Grand Commander and Flouret installed him. They then had a session and abrogated the decisions adopted on November 23, 1964, in which they declared the Grand Lodge of France irregular and ordered that the names of all brethren who had not left the Grand Lodge of France by January 31, 1965, be struck from the Register. These decisions constituted the death sentence of the regularity of the Supreme Council for France and all its Members.

Fraternal relations with the Supreme Council for France were suspended on January 14, 1965, by the Grand Commander of the Southern Jurisdiction, U.S.A., and notice was sent to all Sovereign Grand Commanders of regular Supreme Councils. Immediately, the Grand Commanders of The Netherlands, Dominion of Canada, and the Northern Masonic Jurisdiction, U.S.A., did likewise ; and subsequently the Supreme Councils of Belgium, Turkey, The Dominican Republic, and others have done the same.

Since the Supreme Council was hopelessly irregular, France was unoccupied Scottish Rite territory, and in order to again bring “Order Out Of Chaos” Grand Commander Hofman of the Supreme Council of the Netherlands, Grand Commander Bushnell of the Supreme Council for the Northern Masonic Jurisdiction, U.S.A., Grand Commander Derby of the Supreme Council for the Dominion of Canada, acting through his representative, Immediate Past Grand Commander Berkinshaw, and the Grand Commander of the Supreme Council of the Southern Jurisdiction, U.S.A., urged Brother Charles Riandey and his loyal members of the Supreme Council for France to get regularized and to reorganize the Supreme Council for France on a firm basis of regularity in accordance with the Grand Constitutions of 1786. These brethren (except Grand Commander Hofman) and Grand Master E. Van Hecke of the Grande Loge Nationale Française came to Washington and held a conference in the office of the Sovereign Grand Commander of the Southern Jurisdiction, U.S.A., in the House of the Temple on February 23, 1965, and after thoroughly canvassing the facts and coming to a complete understanding of the situation, the idea of re-establishing the Supreme Council for France with Brother Riandey as Sovereign Grand Commander was unanimously approved, and the Grand Commanders of the Supreme Councils of The Netherlands, Dominion of Canada. and the two Grand Commanders of the Supreme Councils in the U.S.A., deputized Brother Riandey, whose address is -71 Avenue Henri Martin, Paris XVI, France - to proceed accordingly and fulfill the assignment to re-establish the Supreme Council for France with himself as Grand Commander.

Pursuant to the authority of his deputation, Brother Charles Riandey, Sovereign Grand Inspector General, has, according to the provisions of the Grand Constitutions of 1786, crowned George Huzam, Sovereign Grand Inspector General, and they, and their subsequent additions, have crowned Robert Salgues, Sovereign Grand Inspector General, and they, and their subsequent additions, have regularly crowned eleven additional Sovereign Grand Inspectors General in France from among true and lawful brethren in possession of the Symbolic Degrees conferred in regular and legitimate Lodges under the jurisdiction of the Grande Loge Nationale Française and those of the Ancient and Accepted Scottish Rite conferred by the Supreme Council, 33rd, of The Netherlands.

Brother Riandey is promptly and faithfully going forward with the work assigned to him, and when completed will issue a Manifesto to all regular Supreme Councils in the World and fraternally request that the reorganized Supreme Council be recognized as the regular and legitimate Supreme Council for France. Our Supreme Councils will promptly grant his request and fraternally recommend that all regular Supreme Councils do the same.

Fraternally,
Sovereign Grand Commander for the Northern Masonic Jurisdiction, U.S.A.

Sovereign Grand Commander for the Dominion of Canada
Sovereign Grand Commander for The Netherlands
Sovereign Grand Commander of the Southern Jurisdiction, U.S.A.
***********************************

ANNEXE No 16
************************************

THE SUPREME COUNCIL (MOTHER COUNCIL OF THE WORLD) THIRTY-THIRD AND LAST DEGREE ANCIENT AND ACCEPTED SCOTT1SH RITE OF FREEMASONRY, SOUTHERN JURISDICTION, U.S.A.

March 3, 1965

IN RE: Reorganization or The Supreme Council, 33rd degree, for France
TO: Illustrious and dear Brother Charles Riandey

We, the undersigned Sovereign Grand Commanders of our respective Supreme Councils, 33rd, of the Ancient and Accepted Scottish Rite or Freemasonry, as shown below, hereby jointly deputize you as a Sovereign Grand Inspector General, residing in France, to reorganize the Supreme Council, 33rd, Ancient and Accepted Scottish Rite of Freemasonry for France from among regular and duly qualified Masons of regular Blue Lodges in that nation according to the provisions of the Grand Constitutions of 1786, under which the Supreme Council for France was created in 1804 by a Sovereign Grand Inspector General acting under authority of the mother Supreme Council of the World at Charleston, South Carolina, U.S.A., and to do and perform any and all things necessary to complete the reorganization of the Supreme Council for France.

Fraternally,

Milleur B. T. Hofman
Sovereign Grand Commander of The Netherlands

George E Bushnell
Sovereign Grand Commander for The Northern Masonic Jurisdiction, U.S.A.

George C. Derby 33rd
Sovereign Grand Commander for the Dominion of Canada

Luther A. Smith 33rd (Le nom est illisible sur le document.)
Sovereign Grand Commander of The Southern Jurisdiction, U.S.A.

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 1er juin 2009
Ce n'est pas assez.

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 1er juin 2009
CONFESSION D’UN GRAND COMMANDEUR DE LA FRANC-MAÇONNERIE
Éditions du Rocher, dernière page de la couverture.

Tout au long de sa vie, Charles Riandey s'est efforcé de ramener la Franc-Maçonnerie française à sa spécificité originelle, de la détourner résolument du monde de la politique et de la finance, mais aussi, après 160 années de confusion, d'ambiguïté et d'errements, de soucher le Rite Ecossais Ancien et Accepté sur la Franc-Maçonnerie dite régulière.

Relatant notamment les circonstances exactes jusqu'ici occultées de la scission intervenue en 1964-65 au sein de la Grande Loge de France, les mémoires de Charles Riandey constituent un témoignage exceptionnel sur l'histoire et les vicissitudes de la Franc-Maçonnerie depuis un siècle.

Elles rendent compte aussi de la volonté d'une certaine frange de l'Ordre de retrouver aujourd'hui le véritable sens et la portée de la Tradition.

Cet ouvrage est présenté par M. Raoul L. Mattel.

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page 13


En rédigeant ces « Mémoires » et ces « Notes »* je n'ai pas cherché à leur donner une forme littéraire. Je les ai voulues concises et claires. Je ne me suis pas soucié de répétitions de mots ni de la recherche de substantifs ou d'adjectifs peu courants. J'ai employé les mots les plus usuels, au hasard de la plume, dans la seule intention de retrouver avec le maximum d'exactitude les faits que j'ai vécus ou connus.

Je me rends compte de la sécheresse d'exposé qui en résulte. Ceux qui les liront ou qui s'en serviront me le pardonneront. Les matériaux que je leur fournis sont abrupts mais vrais.

Tout ce qui compose ces notes est extrait de ma seule mémoire. Les archives ne me manquent pas, mais elles ne sont pas classées. J'ai toujours répugné au classement de mes papiers. Je ne me suis donc reporté à aucun document, sauf en ce qui concerne la scission de 1964-1965. Pour ceux-là seulement je n'ai pas eu à fouiller mes archives. Ils se trouvaient tous dans un même dossier non classé mais complet.

Charles Riandey.

Le présent ouvrage ne contient que des extraits des « Notes » et les annexes nécessaires à la compréhension des «Mémoires» de 1966.

Les textes de liaison (en italique) et des notes en fin d'ouvrage sont de Raoul Mallei.


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pages 278-279

Cette «House of the Temple» est un édifice grandiose aux proportions telles qu'il est comparable en importance à la Madeleine à Paris. On accède au corps principal, des quatre côtés de celui-ci, par des marches en pierre, larges. Dans les marches de la façade, sur la XVIe rue N.W. sont incrustées des lettres en bronze énonçant que l'édifice est consacré au Rite Ecossais Ancien et Accepté. C'est magistral et impressionnant. La première salle dans laquelle on entre est de vastes dimensions en longueur, en largeur et surtout en hauteur. D'énormes colonnes en marbre y sont dressées qui montent jusqu'au plafond à une quinzaine de mètres du sol. Le cabinet du Grand Commandeur est majestueux. Le Secrétariat est installé dans plusieurs pièces également très spacieuses et pourvues du matériel de bureau et des classeurs les plus modernes. Une immense bibliothèque - l'une des plus riches du monde en documents maçonniques, sinon la plus riche - est au rez-de-chaussée, ouvrant sur la grande salle d'entrée. La salle de réunion du Suprême Conseil est un amphithéâtre en hémicycle, presque aussi grand que la salle des séances du Palais-Bourbon à Paris. On me fit tout visiter. La secrétaire particulière du Grand Commandeur, miss Mathilda Voss, fut extrêmement empressée. Elle me remit une lettre à mon nom que René Raymond avait envoyée à l'adresse de la « House of the Temple ». Je sortis de là stupéfié, me demandant toutefois si tant de grandeur était bien compatible avec la mission de la Maçonnerie. Il est vrai que le Vatican à Rome ne paraît pas non plus compatible avec l'apostolat purement spirituel et de pauvreté de Jésus.

Comme cela m'avait été annoncé, je fus appelé à prendre la parole à la séance de clôture de la conférence. J'avais soigneusement mijoté ce que je devais dire. Je l'avais écrit en français pour être certain d'exprimer exactement ma pensée et j'avais demandé à Lloyd Wilson, Grand Secrétaire de la Grande Loge de Californie, de la traduire en anglais. Après quelques phrases en anglais, je lus mon texte français et Lloyd Wilson lut sa traduction en anglais. Ce discours fut salué par des applaudissements nourris.

Plusieurs Grands Maîtres de grandes Loges qui ne reconnaissaient pas la Grande Loge de France m'invitèrent à faire visite à leur Grande Loge. Je ne pouvais aller partout où j'étais sollicité de me rendre. Je choisis de faire une visite à la Grande Loge du Delaware parce que Wilmington est proche de New York et parce que le Grand Maître Wandegrif avait été, envers moi, d'une obligeance extrême. Je fus l'objet, dans cette capitale des Dupont, d'une très chaude réception.

De retour à New York, heureux des succès remportés à Washington, j'eus encore le temps de faire une visite au siège de la Grande Loge de New York et d'aller assister, dans le New Jersey, à une tenue de la « Dorick Lodge » qui devait procéder à des initiations au 3e degré.

Ma visite au siège de la Grande Loge de New York fut en deux parties. Pendant la première, on me promena dans les locaux de la 34e rue Ouest, les trois derniers étages d'un immeuble de trente étages,.dont la Grande Loge est propriétaire et dont elle loue tout le reste à usage commercial. Chaque étage est très vaste. Là je fus encore stupéfait. Le dernier étage est aménagé en bibliothèque contenant des milliers de volumes, et en un musée où sont exposés sous vitrines des documents maçonniques originaux en provenance du monde entier, ainsi que des cordons, tabliers et médailles de toutes espèces. C'est tout simplement fabuleux. De nombreuses tables sont à la disposition des Frères qui désirent consulter les ouvrages en bibliothèque. Les deux étages en dessous contiennent les bureaux du secrétariat de la grande Loge et aussi du secrétariat du Rite Ecossais pour l'Etat de New York. Je donnerai une idée de l'importance de ces secrétariats en disant que, dans le seul Etat de New York, il y avait à cette époque plus de quatre-vingt-dix mille membres du Rite Ecossais possédant le 32e degré.

Les deux autres étages encore plus bas sont aménagés en temples, nombreux et vastes, et en armoires contenant les décors utilisés lors des tenues de tous les grades écossais. On ouvrit bon nombre de ces armoires et je pus y voir, rangés, les décors et habillements les plus inattendus et les plus fantastiques, à telle enseigne qu'après une grande demi-heure passée en ces lieux, je me demandais si j'étais vraiment dans des[...]

Le présent ouvrage ne contient que des extraits des « Notes » et les annexes nécessaires à la compréhension des «Mémoires » de 1966.

Les textes de liaison (en italique) et des notes en fin d'ouvrage sont de Raoul Mallei.
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Charles Riandey, Confession d'un Grand Commandeur de la Franc-Maçonnerie. Mémoires posthumes, (s.1.), Editions du Rocher/Jean-Paul Benrand éditeur, 1989, pp. 108-109.

Décédé en 1976, Charles Riandey, initié à la Grande Loge de France en 1917, membre du Suprême Conseil de France en 1930, Grand Secrétaire de La Grande Loge de France en 1931, Grand Chevalier du Suprême Conseil de France puis Souverain Grand Commandeur en 1961, nous a laissé ses mémoires.

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 1er juin 2009
Monsieur Morin,

Lisez-vous bien l’anglais?

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 1er juin 2009
C'est tout?...

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 1er juin 2009
En réponse à monsieur Morin, il suffit de citer un très grand catholique, marié et père de nombreux enfants, qui aimait les femmes, à propos du peuple québécois:

«Donnez-moi 5% de la population du Québec, et je la conduirai où je veux car je conduirai 95% d'endormis.» (Pierre Bourgault à Alma, sous-sol de l'église St-Sacrement le 2 novembre 64.)

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Dans une catégorie à part, l'article de la revue Humanisme (11 juin 1976), organe officiel du Grand Orient de France, établit les trois attributs de la maçonnerie sur lesquels nous allons élaboré. Si le lecteur est limité dans le temps alloué à cette matière, c'est le texte clé sur lequel il devrait s'attarder pour l'étudier en profondeur.

Le paragraphe qui suit, à lui seul, contient tous les éléments d'une structure ecclésiale, dogmatique et missionnaire. Eléments qui sont, en fait, réunis dans le titre: «La Franc-Maçonnerie, facteur de reconversion culturelle». Voici un extrait capital :

«En effet, au centre de la vie maçonnique est la Loge, groupe permanent d’importance variable auquel appartient le Franc-Maçon, qui se réunit en Atelier de travail au moins deux fois par mois, en principe dans un Temple maçonnique. L'univers symbolique dans lequel se déroulent ses travaux est difficilement communicable aux non-initiés, mais, comme nous le disions plus haut, a pour effet d'amorcer un processus de déconditionnement culturel par rapport au monde profane. Quand ils franchissent le seuil du Temple, les Maçons se mettent en état de disponibilité mentale, de réceptivité. Le rituel des Tenues, la symbolique des signes et des situations en Loge imprègnent le Maçon dans le sens d'une progression personnelle, d'une véritable construction permanente de soi.»

Il devient évident, à la lecture de ce texte, que la reconversion culturelle constitue le moyen que le rapport Proulx propose à l'Etat pour introduire pernicieusement la religion maçonnique.

Pour vraiment respecter le texte original, les fautes - même de frappe - ne sont pas corrigées. Les Frères n’ont qu’à relire leurs textes avant de les imprimer:

Franc-Maçonneire au lieu de Franc-Maçonnerie, «héllénique» au lieu de hellénique, «communiquable» au lieu de communicable

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ÉNONCÉ POLITIQUE DE LA FRANC-MAÇONNERIE

HUMANISME

REVUE DES FRANCS-MAÇONS DU GRAND ORIENT DE FRANCE

N̊ 111 - Juin 1976 , page 18.


LA FRANC-MAÇONNERIE FACTEUR DE RECONVERSION CULTURELLE?

La crise des valeurs culturelles que connaît la société contemporaine (1) a mis à nu le désarroi dans lequel se trouvent hommes et femmes de toutes catégories, insuffisamment préparés à comprendre et à assumer les changements auxquels ils sont confrontés. Par ailleurs, l'évolution du cadre de vie de la civilisation industrielle et urbaine entraîne des ruptures au niveau affectif chez tous les individus et, de ce fait, engendre des besoins du même ordre. Or, les institutions traditionnelles ne répondent pas à ces besoins, sinon très imparfaitement L'école et l'enseignement en général procurent des connaissances; les partis proposent un projet politique; les syndicats défendent les intérêts des partenaires sociaux qu'ils représentent; les associations et les clubs assurent toutes sortes de satisfactions communes à leurs membres. Nulle part on ne trouve ce qui était autrefois l'apanage du cadre familial et, dans une certaine mesure, de la pratique religieuse, à savoir un point d'ancrage qui soit d'ordre affectif et spirituel, qui puisse être source de foi en un système de valeurs en harmonie avec le monde environnant, qui permette, enfin, la reconversion culturelle devant nécessairement accompagner les mutations en cours.

La Franc-Maçonnerie peut-elle jouer ce rôle aujourd'hui?

Pour le savoir, voyons ce que l'institution propose, en nous référant, si vous le voulez bien, aux principes généraux de l'Ordre: "Institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, la Franc-Maçonneire a pour objet la recherche de la vérité, l’étude de la morale et la pratique de la solidarité."

Cet énoncé n'offre-t-il pas déjà un cadre satisfaisant pour répondre aux besoins affectifs, spirituels et culturels du monde contemporain? Parce que "philanthropique" et "philosophique", l'institution est au service de l'Homme et de son épanouissement; "progressive", elle est en état permanent d'ouverture et de sensibilisation à tout ce qui évolue et change dans la société environnante. Et si elle a pour objet la "recherche de la vérité et "l'étude de la morale", cela signifie qu'elle ne propose pas une vérité ou une morale, mais qu'au contraire elle peut aider à remettre en question nombre de "vérités" acquises, de même que toute morale établie en tant que système. Enfin, la "pratique de la solidarité" citée en dernier comme étant la conséquence logique de la communauté dans la recherche et le travail. traduit l'aspiration fondamentale chez l'individu d'être reconnu comme membre d'un groupe humain.

On le voit. toutes les conditions de principe sont réunies pour que la Franc-maçonnerie puisse se présenter comme un centre de déconditionnement culturel, en même temps qu'un point d'ancrage.

À l'inverse des religions révélées, elle ne dispense pas un enseignement, elle n'invite pas à croire à un dogme quelconque, elle n'offre ni "paix" ni "quiétude" aux âmes en peine. Au contraire, pourrait-on dire, elle engage ses adeptes à poursuivre sans arrêt le questionnement, donc à perpétuer l'inquiétude, en même temps qu'elle leur procure la force qui découle du sentiment d'appartenance à un groupe humain solidaire. D'autre part, c'est en son sein que les notions de Liberté, égalité, fraternité trouvent la possibilité de se réaliser pleinement, et ce n'est pas sans raison que la Franc-maçonnerie est considérée à la fois comme un centre de rencontre fraternelle et un centre de liberté et de contestation.

Et tout cela comment, par quels moyens? Les Francs-maçons le savent: par la pratique maçonnique, c'est-à-dire par l’initiation du Maçon au sein de sa Loge. Ainsi, la caractéristique principale de l’initiation (processus personnel) est sociale puisqu'ale s'opère par et dans le groupe-loge.

En effet, au centre de la vie maçonnique est la Loge. groupe permanent d'importance variable auquel appartient le Franc-Maçon, qui se réunit en Atelier de travail au moins deux fois par mois. en principe dans un Temple maçonnique. L'univers symbolique dans lequel se déroulent ses travaux est difficilement communiquable aux non-initiés, mais, comme nous le disions plus haut, a pour effet d'amorcer un processus de déconditionnement culturel par rapport au monde profane. Quand ils franchissent le seuil du Temple, les Maçons se mettent en état de disponibilité mentale, de réceptivité. Le rituel des Tenues, la symbolique des signes et des situations en Loge, imprègnent le Maçon dans le sens d'une progression personnelle. d'une véritable construction permanente de soi. Enfin le tutoiement fraternel, quels que soient la condition sociale ou le grade maçonnique des Frères, concourt à la création de ce climat confiant, propice à la libre réflexion en commun.

La Loge maçonnique se gouverne le plus démocratiquement du monde avec un président et son bureau, élus tous les ans. Dans certaines Loges, le processus démocratique s'accompagne de luttes et de tensions, voire de passions. Le terrain purement ludique de l'enjeu (puisque la finalité d'une Loge ne s'inscrit dans aucune perspective d'action) offre un champ d'observation par excellence sur le comportement humain au sein du groupe institué.

Qu'est-ce que la "culture"?

Le mot "culture" est l'un de ceux qui, par leur emploi fréquent prêtent à confusion. Rappelons-en les deux sens principaux:
a) formation de l'esprit et de la personnalité: on en a une idée, par contraste, en songeant à l'homme inculte, bloqué dans ses habitudes et incapable d'assimiler la nouveauté ou le progrès, La culture développe l'intelligence, le goût, la sensibilité, indépendamment des connaissances spécialisées qu'on acquiert en vue d'une application professionnelle, par exemple;

b) le mot peut désigner aussi un patrimoine commun à tout un peuple et qu'on retrouve dans les œuvres dont les bibliothèques et les musées sont les dépositaires. Le mot "culture" rejoint alors celui de civl1isation. On parlera ainsi de "culture héllénique" en pensant à un ensemble de travaux et d'acquisitions qui reste lié à l'Antiquité, c'est-à-dire dont nous pouvons relever des vestiges ou des survivances autour de nous.

Il s'agit évidemment ici, de la seconde acception.

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 1er juin 2009
En fait, j'ai mal dormi. Pouvez-vous recommencer?

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 1er juin 2009
En réponse au curé d’Ars du Bloc Québécois

Cher missionnaire,

Je prends exemple sur vous.

Amicalement

Carol

p.s. Le vernis sur la peau d’un séminariste qui n’a jamais eu de noblesse est plutôt mince.

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LA FRANC-MAÇONNERIE, UNE RELIGION:

A) LAÏCISTE

B) UNIVERSELLE

C) PUISSANTE



Remarques générales

La Franc-Maçonnerie, affirment ses partisans, est une association initiatique, donc, par définition, «fermée» et non pas «secrète». Soit! Même si la Franc-Maçonnerie entend se constituer en dehors des Eglises, même si elle ne se veut pas une religion ou une Église, elle se structure pourtant comme tel.

En effet, la Franc-Maçonnerie a tout un ensemble de cérémonies, de rites, et de rituels: elle confère une sorte de baptême (l'initiation); elle organise des cérémonies pour les mariages et les enterrements de ses membres; elle utilise des invocations; elle emprunte aux religions officielles des textes, du vocabulaire et des symboles qu'elle laïcise ensuite; elle s'inspire de courants ésotériques divers tels la théosophie, la kabbale, l'alchimie, la pensée des Rose-Croix (le Temple du Soleil), l'ésotérisme chrétien, et quoi encore. Elle rédige et publie ses «catéchismes»; elle pratique ses cérémonies dans ses loges et son temple. En un mot, la Franc-Maçonnerie revêt perfidement les apparences d'un culte, d'une religion.

Face à un adversaire aussi insaisissable qui tantôt se présente comme un organisme philanthropique, tantôt comme un lieu de rencontre pour socialiser, tantôt comme une société de pensée philosophique, tantôt comme une société «secrète», il est difficile de saisir ce qu'est la Franc-Maçonnerie puisque celle-ci change de forme au gré de ses besoins. Cet aspect multiforme en fait un adversaire redoutable.

Créée en 1717 avec la Grande Loge de Londres, la Franc-Maçonnerie s'est rapidement développée en Grande-Bretagne pour ensuite se disséminer en Europe, en Amérique, en Asie, en Afrique, etc. L'Ordre maçonnique est à la fois universel, de par sa répartition géographique, et universaliste dans son essence même. Ceci est établi formellement par les Grandes Constitutions maçonniques et confirmé par le principe même qui veut qu'il ne soit pas fait de distinction entre les opinions, les croyances, les religions, les peuples et les races. C'est donc dans la pensée universaliste que la Franc-Maçonnerie trouvera son principe unificateur qui lui donnera toute sa puissance en venant transcender les diverses différences.

Aujourd'hui, la Franc-Maçonnerie compte environ sept millions d'adhérents sur la planète; ce qui est peu compte tenu de la population mondiale. Néanmoins, la force occulte de la Maçonnerie est sans rapport avec le nombre de ses membres, puisque celle-ci, de par son statut plus ou moins officiel de société secrète, est passée maître dans l'art de l'infiltration en exploitant ses multiples ramifications. L'organisation maçonnique opère toujours dans l'ombre par la multiplication de ses contacts, par l'occupation de ses partisans à des postes importants, par la dissimulation de ses agents infiltrateurs à des postes d'influence.

Ainsi, les grands coups d'État, l'armée, les médias, les organisations de l'enseignement, les grandes corporations privées, et d'autres corps sociaux, sont contrôlés, dans une certaine mesure, par la présence maçonnique. De cette façon, la Franc-Maçonnerie est assurée de pouvoir répandre, à plus ou moins long terme, son esprit maçonnique. Conséquemment, le faible nombre d'adhérents importe peu puisque l'esprit maçonnique se répand insidieusement dans les consciences. Ce travail de «déconditionnement culturel» s'effectue lentement, mais assurément, dans la direction voulue. C'est pourquoi l'on assiste actuellement à l'émergence d'une société laïciste d'inspiration maçonnique qui émerge au grand jour.

La série de documents qui suivent confirme l'exposé qui précède. Vous avez à votre disposition des articles qui montre la figure religieuse, universelle et puissante de la Franc-Maçonnerie.


Maçonnisme: une drôle de religion

Dans le texte précédent, nous avons présenté un schéma de l'histoire, de la structure et des modalités d'opération de la maçonnerie, en tant qu'organisation. Grosso modo, c'est un schéma que même un maçon accepterait comme étant une description fidèle à la réalité, du moins pour l'essentiel.

Si nous intitulons cette partie de texte «maçonnisme: une drôle de religion», c'est que, nonobstant le fait que le schéma présenté soit fidèle à la réalité, et que cette réalité satisfasse, en tous les points, la définition conventionnelle de ce qu'est une religion, instinctivement, le maçon interpellé ripostera avec indignation et souvent avec véhémence qu'il n'en est rien; que le maçonnisme n'est pas une religion. Ironiquement, pour s'en défendre, il argumentera que, loin d'être une vulgaire religion, le maçonnisme se situe bien au-dessus «des momeries et du dogmatisme de la religiosité».

Ce qui nous a amené à parler de drôle de religion, c'est que l'immense majorité des hommes, à l'opposé du maçon, se font un honneur de professer ouvertement, avec fierté, leur appartenance à un culte, que ce soit celui du bouddhisme, du baha'ie, du marxisme, etc., etc. Et, après tout, il est normal qu'un homme intelligent soit fier de ses croyances.


Pourquoi donc, de la part des «du courant de pensée sécularistes» et, spécifiquement, des laïcistes, prétendre que ce qui est, selon tous les barèmes, clairement une organisation dotée de ses dogmes, de ses rituels et de sa vision du sens de la vie, qui est donc une religion en bonne et due forme, cesse d'en être une parce qu'elle s'appelle maçonnerie.

Cette question et sa réponse sont de haute pertinence. Elles tiennent la clé à la compréhension et à la solution du défi que présente le rapport Proulx. Réduite à son essentiel, l'on se rend compte que la réponse est à la fois «oui» et «non». Neuf fois sur dix, c'est «oui» dans les conditions suivantes. Le maçon néophyte, dont l'adhésion à sa loge est récente, dit vrai quand il s'objecte à être «accusé» d'appartenir à la religion maçonne. L'explication en est simple. L'astuce du missionnaire maçonnique consiste justement à vendre son produit sous une variété d'étiquettes, i.e. société de pensée, de philanthropie, etc. Tout, sauf une religion. De la part du missionnaire, c'est malhonnête, mais cela attrape le poisson. De la part du néophyte, cela est un «oui» sincère. Sa déculturation ne fait que commencer. Et, quant à lui, il demeure soit presbytérien, catholique, etc. Par contre, quand il s'agit de vieux routiers maçons, neuf fois sur dix, leur refus d'admettre que leur maçonnisme est leur religion est malhonnête et, très souvent, frôle la fourberie. Des décennies de déculturation systématique, degré après degré, jusqu'au 33e, les aura vidés de tout sens éthique. Étonnamment, cependant, même dans de tels cas, il y aura souvent sincérité.

Cela s'explique assez aisément. Le dogme fondamental du laïcisme qua libéralisme est que c'est un dogme qu'il n'y a pas de dogme. En un mot, il n'y a pas de vérité. Tout est relatif et fluide. Tout est permis. Finalement, c'est ça la vérité. Chacun se rafistole sa propre religion - qui, prétendument, n'en est pas une.

Et c'est là l'horreur qui plane au-dessus des jeunes générations que le rapport Proulx a soumis à un cours de déculturation obligatoire - sous peine, il s'en suit, de pénalité. Sournoisement, petit à petit, le jeune sera conduit à dire: «À la poubelle! le Dieu des chrétiens, des musulmans, des juifs. À la poubelle! ces notions réactionnaires de bien et de mal. Le seul dieu, c'est l'Homme avec un grand «H», c'est Moi!» Son dieu - il en sera graduellement convaincu - c'est lui-même. Au début, il y aura, certes, prétentions d'ouverture, de liberté d'esprit, de libre pensée, etc. dans ses «cours obligatoires de religions culturels». Tout cela ne sera que fourberie sophistiquée. La neutralité philosophique ou religieuse est physiquement impossible - affirmation catégorique formulée par des laïcistes chevronnés (cf. le texte de Louis Capéran, «L’Invasion laïque: de l’avènement de Combes au vote de la séparation»).



Heureusement, la religion maçonne comme toutes les autres organisations, compte dans ses rangs des individus imbus d'idéalisme et dont l'honnêteté intellectuelle foncière qui les habite, les poussent à admettre que le maçonnisme et sa philosophie, le laïcisme, constituent, bel et bien, une religion. La religion d'un nouvel âge - The One World Church.

Les textes qui suivent pourrons confirmer, d'une façon générale, les propos qui précèdent. Le premier texte est d'Oswald Wirth. Les écrits de M. Wirth révèlent un penseur sérieux et profond. Nous dirions même que c'est un philosophe convaincant:

«Si le souffle de l'esprit moderne ébranle les anciens édifices religieux, ce n'est pas pour les renverser à titre définitif ni pour substituer l'irréligion aux religions... Il est certain que les sentiments religieux constituent l'essence même de ce qui s'impose à notre respect sous le nom de religion. Les âmes religieuses doivent chercher l'union dans l'accomplissement du bien non dans la vanité d'un dogmatisme outrecuidant, se targuant de détenir les secrets divins. Nous tendons d'ailleurs à l'individualisme religieux selon lequel chaque croyant se fait sa propre croyance.» (Le Symbolisme - février 1929)

Les deux citations suivantes sont tirées de l'autobiographie de Charles Riandey, intitulé Confession d'un Grand Commandeur de la Franc-Maçonnerie. Elles sont très révélatrices, à la fois par leur franchise et par l'autorité que leur confère la personne de M. Riandey. Pour de plus amples détails sur M. Riandey et sur le statut de religion de la maçonnerie, voir Confession d’un Grand Commandeeur de la Franc-Maçonnerie. Mémoires posthumes, no. 111(juin 1976) 18. Et nous citons:

«La Franc-Maçonnerie est un Ordre initiatique. C'est en pervertir la nature, c'est la profaner que la considérer comme une démocratie.

La démocratie est une forme d'agencement social dont la durée est limitée dans le temps, tellement limitée qu’elle est en voie de passer. La Franc-Maçonnerie, elle, embrasse la suite continue des temps. Prolongement de la chaîne sans fin de tous les initiés de toutes les écoles d'initiation, elle est, dans le présent, la dépositaire de la tradition initiatique. (p. 247)

L'Ordre maçonnique en général est universaliste par essence et par destination. Le Rite Ecossais Ancien et Accepté l'est tout particulièrement. Cela est établi formellement par les Grandes Constitutions et confirmé par le principe qui veut qu'il ne soit pas fait de distinction entre les opinions, les croyances, les races et leurs couleurs. Tous les hommes, où qu'ils vivent, composent la grande famille humaine à l'émanation et au bien-être de laquelle l'Ordre et le Rite se sont voués.

Réunion de sujets de toutes les nations pour former une nation spirituelle! Aucune autre formule ne peut mieux définir l'universalisme de notre Ordre. (p. 249)»

Les citations que vous venez de lire confirment non seulement le fait que la maçonnerie est une église, mais qu'elle est aussi église universelle. Les mêmes sentiments sont fondés par la citation qui suit, mais qui apparaît dans la revue Le Temple, revue interne disponible uniquement aux maçons:

«LA MAÇONNERIE EST EN MESURE PAR SA SUBSTANCE SINON PAR SES HOMMES - ET ELLE L'EST PEUT-ÊTRE SEULE - D’ANNONCER AU MONDE LE NOUVEL ÉVANGILE.»

(Riandey, Le Temple, 1946)

Une confirmation additionnelle du caractère ecclésial du maçonnisme, nous vient du Bulletin du Grand Orient, lui aussi uniquement distribué aux maçons:

«Ces auteurs étaient alors du Rite Ecossais. Voici maintenant le “Symbolisme”.

«Ne laissez pas dire, mes Frères que la Franc-Maçonnerie est l'anti-église, cela n'a été qu'une phrase de circonstance, fondamentalement la Franc-Maçonnerie se veut super-église, l’Église qui les réunira toutes.»

(«Politique et Franc-Maçonnerie-, cité par le Bul. du Gr. Or.)

Une dernière citation confirme avec encore plus de poids le fait que les différentes obédiences maçonnes se considèrent la «super-Eglise» même vis-à-vis des sectes laïcistes comme les penseurs libres et les libres croyants:

«Catholiques, orthodoxes, protestants, israëlites, musulmans, hindouistes, boudhistes (sic), penseurs-libres, libres-croyants ne sont chez nous que des prénoms, c'est Francs-Maçons le nom de famille.» (Frère Marsaudon, «L'Oecuménisme» p. 126)

Il est à noter que le Frère Marsaudon était Grand Maître. En somme, il devient évident que les attitudes de vierges offensées dans certains milieux maçonniques n'est qu'un artifice utile à leurrer les néophytes innocents.

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 31 mai 2009
M. Tremblay, vous devenez stupide à la fin...Jusqu'où êtes-vous prêt à aller dans votre délire sur la méchante franc-maçonnerie? Vous n'avez rien d'autre à faire?Raymond Gravel ptre

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 31 mai 2009
Erreur de frappe dans le texte suivant. Il faut lire:

Étrangement, monsieur Morin m’annonce être insomniaque. C’est étrange... je l’aurais imaginé du type: «Dormez en paix citoyens! Je dors avec vous...»

Monsier Morin va certainement excuser ces fautes de mauvais dactylo...

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 31 mai 2009
Étrangement, monsieur Morin m’acconce être insomniaque. C’est étrange... je l’aurais imaginé du type. Dormez en paix citoyens! Je dors avec vous...

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«NEUTRALITÉ» DU LAÏCISME FACE AU CODE COSMIQUE

En 1980, un code de principes et de lois, applicable à l'échelle universelle, fut publié dans un livre intitulé Cosmic Presence. Ce code contient deux principes et cinq lois. Ses principes sont celui des absolus, qui régit l'ordre du réel, et celui du conflit, subordonné au premier, mais maître en son propre royaume du perçu ou vécu ou encore du maintenant. Ses cinq lois sont celles du conflit, des extrêmes, du point-critique, de la similitude et de l'unité. En voici l'énumération plus détaillée: (3)



Les deux principes:

1.) La modalité de l'univers et de ses processus est une modalité d'absolu à absolu.

2.) Dans le vécu, en dernière analyse, toute relation est conflictuelle.

Les cinq lois:

1.) Loi du conflit: En cas de conflit, le plus fort conquiert le plus faible.

2.) Loi des extrêmes: Tout moteur opère entre deux extrêmes d'efficience, soit au-delà de 0% et en-deçà de 100%.

3.) Loi du point critique: Une présence dans le maintenant nécessite un minimum d'efficience à tout point critique.

4.) Loi de la similitude: La modalité de tout processus est similaire.

5.) Loi de l'unité: L'efficience de la partie et du tout est limitée par l'efficience de la partie.

Fruit d'une analyse d'études scientifiques dont les travaux se sont étendus sur une période de plus de quarante ans, le Code cosmique s'applique à toute situation conflictuelle. Depuis cette publication, un débat apparemment aussi rébarbatif que celui concernant la possibilité qu'un curriculum d'ordre moral puisse être, ou non, neutre se résout très facilement et d'une façon définitive. En effet, le 2e principe du code que l'on vient de citer nous instruit sur le fait que rien ne peut être neutre en ce bas-monde. Le conflit entre deux parties implique foncièrement des prises de position qui ont non seulement leurs préjugés, mais leurs conséquences. Ainsi en est-il du rapport de choc entre les laïcistes et les chrétiens: aucun des deux mouvements ne peut évoquer la neutralité pour servir ses fins. Et, qui plus est, comme l'indique la première loi cosmique du conflit, l'inégalité réelle des forces entre les adversaires fait en sorte que le conflit ne peut susciter qu'un seul conquérant. Cela fait sûrement l'affaire des laïcistes: en fait preuve le texte de Louis Capéran (cf. l'annexe précédente) où les laïcistes de la fin du 19e siècle - aussi missionnaires que ceux d'aujourd'hui - montrent une hargne sans bornes envers la notion de neutralité. Alors on se demande quelle mouche a piqué le groupe de travail du rapport Proulx pour avoir proposé l'imposition d'un curriculum de « laïcité ouverte » sous le couvert plumeux de la neutralité.
Parlons justement de la «laïcité ouverte» qui est le Cheval de Troie du rapport Proulx. On se demande comment peut être neutre ce qui est ouvert à la délibération démocratique, puisque toute opinion est une prise de position. On se demande comment peut être neutre ce qui est ouvert au principe fondamental de l'égalité de tous les citoyens, puisque, dans cette condition, tout doit être nivelé par le bas. On demande comment peut être neutre ce qui est ouvert à l'autonomie du jugement rationnel, puisque toute décision critique est le fruit d'un préjugé légitime. D'autre part, ce qui est ouvert à quelque chose implique nécessairement que c'est fermé à autre chose. Ainsi en est-il de la neutralité de type républicain de l'Etat qui se ferme à l'enseignement confessionnel de la religion dans les écoles publiques, à l'animation de pastorale catholique ou protestante et même à toute gratuité. En d'autres mots, ce qui est ouvert au laïcisme prétendument tolérant est radicalement fermé au christianisme à moins que celui-ci accepte béatement de se faire enguirlander par cette question qui, selon les vues du rapport Proulx, n'a qu'un «OUI! exclamatif pour réponse:
L'Etat a-t-il le droit et le pouvoir d'imposer un curriculum? (4)

Notes:

(3) Roger Lebeuf, «Cosmic presence», Montréal, Bellarmin, 1980. pp. 519-520.

(4)Rapport Proulx, p. 80.

Benoit Morin

Commentaire mis en ligne le 31 mai 2009
Et pourquoi ne pas en rajouter un peu plus? J'ai rien a faire pour le moment et il m'arive d'avoir des insomnies.

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 29 mai 2009
Monsieur Morin, ayant une grande soid de connaissance, dit: «Encore!» Alors, pour étancher sa soif, en voici encore plus.

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LE LAÏCISME PEUT-IL ÊTRE NEUTRE?

Le titre du rapport Proulx est le suivant: Laïcité et religions. Dans le titre même de ce rapport, les auteurs signifient clairement que la laïcité ne peut pas être neutre. Elle est en fait la religion absolue qui s'oppose à toutes les religions. Disons-le clairement: à leurs yeux, elle est la religion suprême ou ultime. L'usage du singulier pour le terme «laïcité» et du pluriel pour le mot «religions» le confirme très bien.

Nous sommes conscients qu'au début des Conclusions et recommandations du rapport Proulx, les auteurs inventent une sous-espèce de la laïcité dénommée «laïcité ouverte». Nous traiterons plus tard de cet animal. Nous pouvons dire maintenant que nous considérons cette découverte comme une pure diversion Et que nous voyons dans cette laïcité composée une pincée de poudre aux yeux. Les auteurs ne s'en servent, à toute fin pratique, jamais quand ils veulent établir un point quelconque.

La raison pour laquelle nous nous opposons fermement à l’‘école laïque, c'est que la structure de tout le document dévoile que les auteurs ont comme objectif de faire du laïcisme la religion d'Etat imposée aux étudiants - dès le primaire dans le programme d'étude, comme vient de la faire le gouvernement libéral de Jean Charest. Que ce soit un gouvernement péquiste ou libéral, les mêmes maçons mènent la barque de l’écudation depuis le Rapport Parent. En un mot, ce que nous récusons, c'est une dictature véhiculant les dogmes maçonniques. D'ailleurs, cette vision se confirme quand dans la première page des conclusions, les auteurs disent ce qui suit:

«Cette perspective est celle de la laïcité ouverte. Dans le cadre d'une école inspirée par les valeurs communes des citoyens, cette perspective fait place à un enseignement culturel des religions et des visions séculières du monde.»

Nous refusons de croire que la notion d'«enseignement culturel des religions et des visions séculières du monde» soient là par pur hasard, comme nous le démontrerons dans l'annexe traitant du caractère de religiosité du maçonnisme, l'enseignement culturel des religions, à toute fin pratique, est un sommaire du catéchisme maçonnique.

Nous avons cru nécessaire d'offrir des textes qui établissent, en deçà de tout doute, le fait que la laïcité est une religion (religion officielle du maçonisme) et que c'est la religion que les auteurs désirent imposer à l'État. L'ajout de l'adjectif «ouvert» au terme «laïcisme» n'est qu'un simple effort.

Le titre même du texte suivant nous décharge de la tâche de faire des commentaires. C'est un texte d'une grande clarté. Il fut conçu pour traiter un problème identique à celui auquel on fait face au Québec (période Waldek-Rousseau, Combes: l'apogée du laïcisme en Occident).

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Louis Capéran, «L'invasion laïque: de l'avènement de Combes au vote de la séparation», Paris, Desclée de Brouwer, 1935, pp. 216-224.

LE DÉBAT SUR LA NEUTRALITÉ SCOLAIRE

L’évolution de l'enseignement moral devait nécessairement réagir sur la conception de la neutralité scolaire, et la Ligue de l'Enseignement suivrait, ici encore, le mouvement de l'Idée laïque. Depuis quelque temps, le débat avait changé de face.

L'impossible neutralité, l'hypocrite neutralité, la neutralité aussi déshonorante qu'irréalisable: tous ces arguments avaient peu à peu émigré d'un camp dans l'autre.

Jadis, lorsqu'Henry Maret qualifiait la neutralité de «tartuferie au dix-septième degré», les tenants de la réforme de Ferry se trouvaient gênés par ce franc aveu; les adversaires, au contraire, s'empressaient d'en tirer avantage. En fait, dans ce conflit du rationalisme et de la tradition que la révolution de 1882 et de 1886 avait transporté à l'école populaire, le paradoxe de l'enseignement neutre se soutint, d'abord, à la fois par un rigoureux silence en matière confessionnelle et par le recours explicite aux communs principes spiritualistes de la tradition religieuse nationale et du déisme rationnel. Ne pouvait-on même s'épargner toute incursion doctrinale? Après tout, ce n'était qu'une question de méthode: il suffisait de faire appel au sentiment moral, d'enseigner les préceptes concrets de «la bonne vieille morale de nos pères», et de s'en remettre ensuite à la famille et au prêtre, pour le support dogmatique éventuellement nécessaire à ces leçons. Seulement dans cette voie de prudente abstention, sauvegarde précaire de la neutralité de l'école, le terrain commun des vérités religieuses naturelles vint à être évité tout autant que le domaine réservé de la religion révélée. De la neutralité confessionnelle de Ferry on passa à la neutralité philosophique de Raymond Poincaré.

Mieux valait certes le mutisme des instituteurs incroyants, sur Dieu et les devoirs envers Dieu, que leur affirmation hésitante et insincère ou leur hostile et brutale négation. Encore est-il qu'à ce silence systématique ni la foi de ces instituteurs ne trouvait son compte; ni l'école, l'âme qui lui manquait. La neutralité philosophique n'était pas moins intenable que l'autre. S'il fallait unifier et vivifier les leçons morales, impossible de ne pas les rattacher à des principes, à un idéal, à une doctrine. Le déisme exclu, la religion de la science s'offrait, et c'est le plus souvent d'une métaphysique athée que s’inspirait cette religion. Voilà pourquoi les anciens adversaires de la neutralité réclamaient maintenant, comme un pis-aller, l'exécution des promesses de Ferry révisées par Poincaré; et c'étaient'les «laïques» qui ne voulaient plus être «neutres», et qui s'en allaient répétant: «Neutralité égale nullité ou mensonge. Vérité passe neutralité.»

Sous couleur de vérité scientifique, Maurice Allard avait demandé dans la «Lanterne», le 16 février 1900, que l'on démontrât aux écoliers les origines «naturelles» des religions et, à 1'aide du transformisme et du monisme, «le néant de l'hypothèse Dieu». Son dessein s'affichait en ces termes: «Si l'on veut débarrasser l'enfant de l'erreur religieuse, il est nécessaire de l’armer philosophiquement et scientifiquement pour la lutte... Chasser Dieu de l'école ne serait même pas suffisant, il faudrait l'y combattre, en instituant un véritable enseignement scientifique et en ne craignant pas de donner aux élèves les premiers éléments de critique religieuse... Les enfants sortiraient de l'école avec un véritable bagage de raison, et il leur serait facile, dans ces nouvelles conditions, de résister à l'influence pernicieuse du moine et du prêtre.» L’«Universitaire de la «Petite République» ne le cédait pas à Maurice Allard en rationalisme robuste et, partant, en détestation de la neutralité: «Au point de vue de la raison et bientôt de l'histoire, écrivait-il le 8 avril 1901, l'incident catholique est clos.» Et quelques jours après, le 29 avril: «N'est-il pas vrai que, si l'État entretient concurremment l'école de la raison et celle de l'obscurantisme, il démolit d'une main ce qu'il édifie de l'autre? La singulière économie du budget national met aux prises deux enseignements d'État. Il y en a un de trop. Lequel doit disparaître?»

Ces réclamations et ces thèses, dont il serait trop aisé de multiplier les exemples et les citations, ne se rencontraient pas seulement dans les articles et les polémiques de presse. Les pédagogues agitaient la question avec autant de fièvre que les journalistes et les politiciens. Une brochure d'Alfred Moulet, professeur à l'école normale de Lyon, fut d'autant plus remarquée quelle était signalée par une lettre-préface de F. Buisson. Elle s'intitulait: «L'Idée de Dieu et l'éducation rationnelle». L'auteur reprochait à l'école publique de supprimer «le droit de l'athée» et d'atteindre «la libre pensée du matérialiste, en la personne de son enfant»; d'ajourner «le règne de la raison et de la justice sociale»; de prêter «aux dogmes défaillants l'appui de son spiritualisme d'État». Bien au contraire, une éducation rationnelle devra discuter l'idée de Dieu et tellement l'épurer «que l'échafaudage des absurdités dogmatiques s'écroule... et que l'homme se substitue à Dieu, sa dernière idole». Il faudrait initier l'enfant «aux droits et aux devoirs du libre penseur» et lui donner le choix en ces termes: «Tu es libre de confesser ou de nier Dieu, et ta raison est souveraine.» Bref, si neutralité il y avait encore, celle d'Alfred Moulet, anti-confessionnelle, malveillante au déisme, tout à la dévotion du droit de l'athée, se plaçait aux antipodes de la neutralité instituée par Ferry.

Ferdinand Buisson en avait si bien le sentiment que, dans sa chaleureuse recommandation, il prenait tout de même la précaution d'indiquer qu'il aurait des réserves à faire sur la question religieuse. Son élogieux certificat n'en contribuait pas moins à la réputation de l'auteur et au succès de la brochure. Nouveau sujet de mélancolie pour Darlu, à qui «L'Idée de Dieu et l'éducation rationnelle» devait singulièrement déplaire; car Alfred Moulet, dans l'hypothèse d'une réconciliation des Églises ennemies, revendiquait hautement, même en face d'un protestantisme rationalisé, la raison d'être permanente de l'enseignement laïque. Après avoir reconnu, d'accord avec Buisson, que le professeur de l'école normale de Lyon était un esprit cultivé et de modération relative: «Que peut-on attendre des autres, gémissait Darlu, de ceux qui ne sont ni éclairés ni modérés? L'avenir de notre pauvre pays reste bien obscur.» En revanche, Émile Chauvelon, dédaigneux de la «mentalité» religieuse des Buisson et des Gabriel Monod, voyait avec satisfaction Alfred Moulet s'avancer loin d'eux, sur là route lumineuse du Progrès, à quelque distance des pionniers du monisme et du socialisme intégral (1).

(1). A. Moulet, «L'idée de Dieu et l'éducation rationnelle», Storck,1904, voir pp. 10. 54-55- 61, 86-89. Cf. A. DARLU, «Rpdg.», 1904, I, p. 402; E. Chauvelon, «Repps.»,20 mars 1904, p.290.

Vers le même temps, le 21 février 1904, Albert Bayet écrivait dans la «Raison»: «Nous poursuivons la campagne d'émancipation laïque au cri de: «À bas la neutralité!» Le 4 octobre suivant, avec une indulgence des plus irrévérencieuses pour les réformateurs de 1882, René Viviani expliquait aux lecteurs de l'«Humanité» que la neutralité, qui «est» et «fut toujours un mensonge», avait été «peut-être un mensonge nécessaire». - À la place de ce terme usé, déprécié, avili et, de-ci de-là, vigoureusement honni, celui d'«impartialité» commençait de s'introduire et montait en faveur. Il n'était question que de l'enseignement rationnel et critique, du devoir d'exposer le pour et le contre, de la liberté d'opinion du maître et de l'élève. Les instituteurs de la Seine déclaraient dans un meeting «que la conception de la neutralité confessionnelle ne répond pas aux exigences de l'esprit moderne;.... qu'il y a eu confusion dans l'esprit des rédacteurs des programmes officiels entre les termes neutralité et impartialité; que la vraie impartialité ne peut être garantie que par l'établissement d'un enseignement «critique (1)». À parler, encore de neutralité scolaire, on distinguait, avec Gustave Lanson (2), neutralité de l'État et neutralité du professeur, la première, «d'abstention et de silence», la seconde, «faite d'impartialité, de discrétion et de respect». Ou bien la neutralité affadie n'évitait le rebut qu'à la condition d'être relevée du mot laïque.

(1) «Bulletin de l'Association des anciens élèves de l'École normale de la Seine», février 1904, p. 121. Cité par GOYAU, l'École d'aujourd’hui, 2e série, p. 206.

(2) «Rbl.», 1er avril et 13 mai 1905.

Au milieu de tant de discussions, la Ligue de l'Enseignement se devait de faire entendre sa voix. La question fut traitée au congrès de Biarritz, en 1905.

Dans le domaine des oeuvres post-scolaires, ce ne fut évidemment pas la neutralité qu’Édouard Petit recommande aux instituteurs, mais la lutte vigilante contre l'Église. Il montra l’Église s'évertuant à reconquérir, par ses patronages et ses oeuvres de persévérance, les élèves sortis de l'école laïque. Aux républicains laïques d'aviser: amis de l'instruction populaire, anciens maîtres et anciens élèves, tous devaient s'unir et organiser partout des patronages, ou mieux des «Fraternelles laïques». Le congrès ratifia le plan de campagne du rapporteur, et l'on émit le voeu que les Fraternelles fissent profession de la doctrine de foi laïque popularisée par le manifeste de Lavisse.

Si, dans le domaine scolaire proprement dit, la neutralité restait à maintenir, comment la fallait-il entendre ? Arthur Dessoye, vice-président de la Ligue, avait été chargé de le préciser. Il commença par définir la neutralité négative: l'école, respectueuse de la volonté des familles et de la conscience de l'enfant, doit rester étrangère aux questions religieuses, aux questions métaphysiques et aux débats de la politique active. La métaphysique souleva une controverse: Ferdinand Dreyfus voulait, comme Dessoye, l'exclure de l'école primaire; Élie Pécaut l'y intégrait, au contraire, comme l'âme intérieure de tout l'enseignement du maître. Finalement, le congrès supprima l'expression «questions métaphysiques» et remplaça «questions religieuses» par «questions confessionnelles»; mais il fut bien entendu que les devoirs envers Dieu faisaient partie de l'enseignement confessionnel laissé par l'école aux soins de la famille. Sur la neutralité positive tout le monde fut d'accord avec le rapporteur. Elle constitue, exposait Dessoye, le caractère propre de l'enseignement laïque; elle demande à l'instituteur de s'inspirer des principes de 1789 et d'appliquer, dans son oeuvre d'éducation intellectuelle, morale et civique, la méthode rationnelle: l'instituteur forme l'enfant au libre examen et à l'esprit de tolérance, il lui inculque le respect de la personne humaine, il lui communique le sentiment de la justice et de la solidarité sociales, il fortifie son attachement au régime démocratique, à la République et à la Patrie, sans renoncement à la fraternité des peuples.

À la séance de clôture, ces principes et ce programme furent consacrés avec éclat par la présence et les discours de Louis Barthou, Ferdinand Buisson, Léon Bourgeois et Bienvenu-Martin, ministre de l'Instruction Publique. Buisson, en particulier, revint sur la neutralité scolaire. Pourquoi le Conseil général de la Ligue avait-il mis cette question à l'ordre du jour? Précisément parce que la neutralité avait aujourd'hui trop d'amis, des amis inquiétants. Le président de la Ligue prenait à témoin le ministre que les instituteurs protestaient contre la fausse neutralité, qu'ils ne laisseraient pas réduire leur rôle à l'insignifiance, qu'ils demeureraient les propagateurs - pourquoi ne pas ajouter: les propugnateurs (*)? - de l'idéal laïque. «Qu'est-ce à dire? insistait Buisson, sinon qu'il faut définir le mot «neutre» par le mot «laïque». L'école n'est pas neutre tout court, elle l'est dans la mesure où elle peut l'être, en restant laïque d'esprit, laïque de méthode, laïque de doctrine.» - Mais encore? L'apôtre de la laïcité intégrale n'aurait pas eu besoin de s'expliquer davantage, puisque les congressistes s'étaient déjà référés au credo laïque de Lavisse.

(*) Du latin «propugnator», défenseur.

Il confirma cependant, dans le style feutré et le meilleur rationalisme de Bourgeois, que l'école ne peut manquer d'avoir «une couleur, une tendance», d'exprimer toujours, d'inspirer toujours quelque chose, et c'était, tout au moins, avec l'amour de la République, «le respect de la souveraineté de la Raison (1)». Bienvenu-Martin acquiesça, applaudit, renchérit presque; il attesta que l'esprit du ministère de l'Instruction publique était le même que celui de la Ligue de l'Enseignement.

(1) «La Foi laïque», p. 209-212.



IV

LES REVUES PÉDAGOGIQUES

Pour considérable que soit l'influence de la Ligue de l'Enseignement par sa puissante organisation, son activité de propagande et son crédit officiel, il s'en faut de beaucoup qu'elle dirige présentement l'évolution du laïcisme scolaire. Elle en enregistre les résultats, bien plutôt qu'elle ne pourrait, le voulût-elle, en arrêter la progression. Aussi ne suffit-il pas de compulser la collection de ses congrès et de ses bulletins. Il importe de feuilleter les revues que lisent, au retour ou en prévision de leurs classes, des milliers d'instituteurs et d'institutrices, qui sont convaincus de la primauté du spirituel - leur spirituel - et qui entendent former à leur image les générations nouvelles. De plus, il faut regarder dans les sacs d’écolier et, s’ils ne s’y trouvent pas, dans les casiers de classe, les divers manuels en usage. C'est l'histoire de demain qui s'annonce par l'orientation donnée aux leçons de morale, d'instruction civique et d'histoire. On a très justement fait observer que «la fonction de l'école laïque est de placer presque automatiquement à gauche de la génération qui s'en va la génération qui vient.» Ce sinistrisme - l'expression est du même auteur (1) - ne fut jamais plus marqué qu'aux premières années du XXe siècle. Il ne régit pas seulement les idées politiques , il s'empare des idées morales et s'enhardit jusqu'à vouloir bousculer, après les dogmes, l'idée religieuse elle-même.

(1) A. THIBAUDET, «Les idées politiques de la France», (Paris, Stock, 1932), P. 25-26.

Les revues pédagogiques sont si nombreuses et occupent tant de rédacteurs qu'il s'est fondé, en janvier 1897, une «Association générale de la Presse de l'Enseignement», ayant à sa tête un pionnier de la laïcité, Paul Beurdeley, vice-président du cercle parisien de la Ligue de l'Enseignement (2). Tout autant que les intérêts de la pédagogie, la presse de l'enseignement sert la cause de l'esprit laïque; c'est pour la mieux servir encore que s'est constituée l'association de ses membres. Chacun pour sa part, les divers organes pédagogiques préparent, appuient, prolongent, souvent élargissent et précipitent, l'effet des motions et des voeux présentés dans les congrès, au sujet de l'enseignement et de l'éducation.

(2) Sur cette association et Paul Beurdeley, voir «Rpdg.», 1898, II. p. 402-412; 1900, I, p. 48 et ss -1., 1905, II, p. 316-559.

Par la valeur philosophique, scientifique et littéraire de ses articles, la Revue pédagogique s'adresse à l'élite du corps enseignant. Son comité de rédaction est présidé par Octave Gréard, que Jules Ferry a «surnommé le premier instituteur de France», et Buisson: «le Rollin de la république». Non seulement elle reste fidèle à la pensée de Ferry, mais, sans prendre l'initiative d'aucun manifeste, elle accentue son inspiration première, ne fût-ce qu’en ouvrant, plus libéralement qu'autrefois, les pages de son recueil aux panégyriques de la laïcité, aux commémorations et aux fêtes laïques, aux congrès de la Ligue de l'Enseignement. Peut-être aussi faut-il voir un symbole dans le fait qu’à la mort de Gréard, un arrêté ministériel du 6 août 1904 lui donne pour successeur Amédée Gasquet, le laïque sans reproche qui a remplacé Charles Bayet à la direction générale de l'enseignement primaire.

Le «Manuel général de l'instruction primaire», fondé par Guizot en 1833, est le doyen des journaux scolaires. Ferdinand Buisson, qui en pris la direction en mars 1897, lui infuse une vie nouvelle, heureux d'avoir en mains un puissant moyen d'action pour conduire encore, après avoir quitté la rue de Grenelle, la tâche des instituteurs et l'évolution de l'école laïque. Le «Manuel général», Buisson le répète souvent, ne fait pas de politique. Néanmoins, lorsque la politique de Combes se jette à toute allure dans l'anticléricalisme, Buisson, avec une prudence de langage égale à la hardiesse de sa libre pensée, ne cesse pas de convier ses lecteurs à l'oeuvre d'émancipation intellectuelle, morale et sociale, qu'il attend d'eux. Discours et projets de loi sur la question scolaire, congrès de la Ligne de l'Enseignement et des Amicales, controverses et polémiques sur la neutralité et ses violations, tout lui fournit occasion d'entretenir et d'exciter la foi des instituteurs laïques.

Ceux-ci ne demandent qu'à marcher de l'avant. Les journaux pédagogiques mal adaptés à ce besoin de mouvement doivent disparaître. Le «Journal des instituteurs», fondé en 1857, se maintient en suivant les traces de son aîné le «Manuel général». Mais l'«Instruction primaire» n’a pu survivre à la retraite d'Adolphe Lenient, et l'«Union pédagogique» de Félix Comte s'est éteinte aussi en 1901. Leur clientèle passe à l'«École nouvelle» d'Émile Devinat.

Son nom seul incline l'«École nouvelle» à substituer aux tons neutres trop démodés une couleur laïque plus vive: «S'il fallait, écrit Devinat, que la neutralité en restât au point où nos aînés de 1882 s'étaient vus obligés de Ia laisser par provision, toute une grande partie de l'oeuvre scolaire de la République serait fallacieuse et dérisoire.» Afin de servir le dessein des Jules Ferry, des Paul Bert et des Buisson, la revue lutte «contre tout ce qui, dans l'école, endort ou enchaîne, pour tout ce qui éveille ou affranchit». Elle se refuse, toutefois, à mener campagne pour ou contre telles solutions politiques ou sociales. Libre à l'instituteur d'être anticlérical et socialiste, mais pas de propagande à l'école. Au congrès de Marseille, un certain nombre de jeunes instituteurs ont chaleureusement acclamé cette constatation d'Albert Surier: «Camarades, c'est la première fois qu'on ose parler publiquement de l'école primaire socialiste.» Devinat les désapprouve. L'école ne doit être ni «l'école anticléricale, qui inspire le mépris des croyances et déclare ouvertement la guerre aux dogmes», ni non plus «l'école socialiste, qui insiste sur l'antagonisme des classes». Qu'est-ce à dire? Inquiet, un instituteur «laïque et républicain» demande des précisions. Devinat s'empresse de calmer son émoi. S'il faut éviter «1'anticléricalisme des luttes politiques», il y a place pour[...]

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 29 mai 2009
Encore!

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 29 mai 2009
Cher monsieur Gravel,

Ceux qui ne se rendent pas compte sont ceux qui refusent de voir la vérité en face. Mon but n’est pas de renseigner les sophistes, mais de démontrer que quand mis devant des faits, ils continuent à nier, ce qui est loin d’être intellectuellement honnête. Dans votre cas, connaissant votre profil, cela fait très bien votre affaire que le gouvernement oblige les enfants à subir le lavement de cerveau. Le Québec ne fait pas cavalier seul. Il y a des cas semblables en Colombie-Britannique, et dans quelques États américains, dont le Massachuchet et la Californie. Ces États forcent les enfants à subir la reconstruction sociale chère aux humanistes. Autrement dit, vous avez des intérêts personnels dans cette affaire. Combien d’enfants avez-vous qui vont à l’école?

Jusqu’à présent, vous avez fait des affirmations gratuites sans la moindre preuve et démarche sérieuses. Tout ce que vous pouvez faire se résume à des attaques contre la personne. Ce n’est pas tellement surprenant car votre bagage académique manque des cours véritables de philosophie et de logique. Vous paraissez bien quand les appels téléphoniques sont filtrées, quand les animateurs ont les mêmes buts que vous, etc. Dans un débat dépourvu de ces atouts, vous faites piètre figure.

Mais le sujet de discussion ne concerne pas votre personne, mais la laïcisation des écoles par les humanistes.

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Des écoles laïques pour les laïcistes

«Des écoles, des écoles». Le Frère-Maçon Henri Bergé, Grand Maître national, réclame, dans le Bulletin du Suprême Conseil (no 24, 1 avril 1881), des écoles laïques (cf. l'annexe qui suit, p. 234). Cela est très bien. Nous sommes parfaitement d'accord que monsieur Bergé ait des écoles laïques pour les siens. Mais qu'il n'en impose pas à nos enfants. Nous aussi nous avons droit à des écoles catholiques ou protestantes ou juives ou musulmanes, etc. La démocratie est pour tout le monde.

Si l'on revient à l'article de François Bourricaud (cf. l'annexe no 4), il est fait mention de ceci:

«La laïcisation est marquée par l'affranchissement successif des instances politiques, intellectuelles et juridiques vis-à-vis des autorités religieuses. Cet affranchissement a lieu au terme de luttes parfois très violentes, et c'est sans doute la laïcisation de l'école et de la culture que véhicule l'école qui, au siècle dernier, dans les pays catholiques au moins, a donné lieu aux affrontements les plus dramatiques.» (p. 778)

Pour une raison ou pour une autre, les forces maçonnes du Québec n'ont pu s'affirmer qu'en 1999, près de 100 ans plus tard. Soit qu'elles n'étaient pas aussi efficientes que les forces belges ou que les forces québécoises étaient mieux structurées que les forces belges. Il est évident que la situation conflictuelle qui a perturbé la France et la Belgique au début du siècle sera déchaînée au Québec. Il est malheureux que l'entêtement de la minorité «du courant de pensée séculaire» aboutisse à envenimer la situation inutilement.

N'y avait-il pas avantage à ce que nos gouvernements s'inspirent des accommodements de politique scolaire auxquels sont arrivés les Français où l'Etat défraie 90 % des coûts des écoles privées. De plus, il est injuste et antidémocratique que les écoles privées se voient pénalisées systématiquement comme elles le sont actuellement. Même un laïciste devrait comprendre. Il y a aussi des avenues à explorer telles que celles envisagées par M. Bourricaud. Et nous citons:

«Le principe de la laïcité de l’État moderne exige-t-il que la fonction d'enseignement soit un monopole de 1'État? L'État, tout en admettant l'existence d'un enseignement privé ou libre à côté de ses propres établissements, est-il obligé, à peine de cesser d'être laïque, de réserver à ces derniers le bénéfice exclusif d'un financement sur fonds publics? Une réponse affirmative à ces deux questions, ou simplement à la seconde, ne s'impose nullement. Tout ce que le principe de laïcité exige, c'est que l’État ne mette jamais le bras séculier au service d'aucun dogme - notamment religieux. » (p 780)


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Ennemie sociale, pages 231 à 241

Nous allons suivre de près ces trois étapes de laïcisation, de démoralisation et d’imposition qui constituent l’action réelle de la Franc-Maçonnerie sur l’enseignement en Belgique.

A. Laïcisation.

D’abord, les raisons maçonniques de cet enseignement sans Dieu:

«Au cri: Des couvents, toujours des couvents, nous devons répondre par celui de: Des écoles, toujours des écoles, et faire prévaloir avec courage et peersévérance, le droit que nous avons de donner à nos enfants l’instruction laïque qui seule peut en faire des hommes de progrès (1).»

«Il faut purifier l’atmosphère de l’école en empêchant le prêtre d’y venir enseigner le catéchisme (2).»

Et les résultats qu’ils en attendent sont les suivants:

«Grâce à l’école communale, nous avons réussi à créer jusque dans le plus petits villages, un groupe de gens fort rapprochés de la libre-pensée.»

«Les uns résisterons peut-être, mais leurs enfants, pénétrés dès l’âge le plus tendre du mépris du culte, rompront facilement avec le catholicisme.»

«Il y a là une semence qui lèvera et fructifiera (3).»

«Grâce aux progrès de l’instruction, l’Encyclique Humanum Genus ne fera frémir d’effroi que quelque vieille religieuse au fond d’un cloître ou quelque campagnard ignorant dans une bourgade perdue (4).»

(1) Le Frère-Maçon Henri Bergé, Grand Maître national, le 1er avril 1881, Bulletin du Suprême Conseil, no 24, page 52.

(2) Déclaration officielle du 6 décembre 1883, Bulletin du Grand Orient, XIII, page 34.

(3) Le Frère-Maçon Ivan d’Anvers, en mai 1882, à la Loge «Les Philanthropes» de Bruxelles.

(4) Le Grand Orateur du Suprême Conseil de Belgique, le 2 mai 1884, Bulletin du Suprême Conseil, no 27, page 61.


B. Démoralisation

Les quelques déclarations officielles ci-après prouveront combien la Franc-Maçonnerie belge veut inculquer l’immoralité à la femme et à l’enfant:

«La Franc-Maçonnerie est la Philosophie du Libéralisme, c’est-à-dire, la source, le réservoir où les adversaires de tous les préjugés et de toutes les superstitions doivent puiser leurs principes supérieurs de direction morale et de reconstitution politique.»

«Aussi, dans notre réforme de l’éducation populaire, nous avons voulu enlever aux religions révélées l’enseignement de la morale et remplacer cet enseignement par celui de la morale positive; or, les principes de cette morale positive n’existent tout formulés que dans nos travaux et nos enseignements maçonniques (1).»

Le délégué officiel de la Loge «Les Vrais Amis de l’ Union et du Progrès réunis» de Bruxelles, déclarait le 17 décembre 1882, à l’Assemblée du Grand-Orient de Belgique:

1. «Que la loi sur l’enseignement primaire est la plus grande victoire, que la Franc-Maçonnerie belge ait remportée.»

2. «Qu’il est indispensable que l’on organise sans retard l’enseignement de la morale, car cette partie du programme n’a pas été réglée jusqu’ici.»

3. «Que la morale étant le patrimoine de la Franc-Maçonnerie, c’est à elle qu’il appartient d’en régler l’organisation(2).»

(1) Le Frère-Maçon Comte Goblet d’Alviella, le 26 janvier 1879.

(2) Bulletin du Grand Orient, IX, page 24, lignes 10 à 15.

«Le Suprême Conseil s’applaudit de ce que, pour la première fois peut-être dans notre pays, des Francs-Maçons aient la pensée de faire admettre leurs filles dans notre grande institution.»

«Ils ont compris que, pour arracher la femme aux influences de l’erreur et de la superstition, il fallait parler de bonne heure à son imagination pour l’attacher plus tard à la grande cause du Progrès (1).»

«La Franc-Maçonnerie doit délivrer les captifs, en répandant partout l’instruction laïque, pour soustraire nos femmes et nos enfants d’un enseignement énervant qui les éloigne de l’existence rationnelle pour les livrer à un quiétisme insipide (2).»

Le «Quiétisme» ne saurait convenir aux compagnons de Satan, cela se comprend mieux en relisant les documents que nous avons publiés dans notre étude précédente sur la Franc-Maçonnerie belge.

C. Imposition

D’abord l’imposition deds instituteurs Francs-Maçons:

«Les instituteurs doivent être nommés par les Communes et payés par l’État.»

«Ils ne peuvent être privés de leur grade ni de leur place, ni de leur traitement que par mesure disciplinaire appliquée, après débats contradictoires, par le Ministre de l’Instruction publique sur l’avis conforme du Conseil Supérieur de l’Instruction publique.»

«Les locaux scolaires ne peuvent être affectés à l’enseignement d’une religion quelconque (3).»

(1) Déclaration officielle du Suprême Conseil de Belgique du 9 mai 1875, Bulletin du Suprême Conseil, no 18, page 27.

(2) Le Franc-Maçon Henri Bergé, Grand Maître national, membre de la Chambre des Représentants, le 6 mai 1880, Bulletin du Suprême Conseil, no 23, page 26.

(3) Résolution officiellement adoptée par la Franc-Maçonnerie belge en 1887, Bulletin du Grand Orient, XV, page 63.

Ensuite l’imposition de l’enseignement de ces instituteurs:

1. «Obligation pour le père et la mère veuve de conduire de force ses enfants à l’école.»

2. «Suppression de toute instruction religieuse.»

3. «Inscription du nom des parents en défaut sur un tableau exposé publiquement devant la maison commune.»

4. «Condamnation des parents à une amende de cent francs au maximum et en cas d’insolvabilité à des travaux forcés de un à trente jours au profit de la commune ou à un emprisonnement de un à quinze jours.»

5. «Comme dernier moyen, enlèvement de l’enfant à la direction paternelle...»

Ce texte est dû aux travaux du chapitre de l’Union des Flandres, de Grand, dont le président était en 1888 le Frère-Maçon comte Oswald de Kerkove de Denterghein, ancien gouverneur du Hainaut et membre de la Chambre des Représentants, qui s’écriait à ce sujet le 20 janvier 1877:

«Nous travaillons activement à faire prospérer l’esprit maçonnique et à combattre tous les préjugés et toutes les superstitions que l’on prétend aujourd’hui de nouveau nous imposer.»

«Nous nous engageons à ne déposer la hache que lorsque la raison sera débarrassée des broussailles dont on l’entoure et victorieusement réhabilitée dans le monde entier (1).»

(1) Bulletin du Suprême Conseil, no 20, page 21.

Après M. le Gouverneur, écoutons M. le Ministre de l’Instruction publique:

«L’instruction, ce levier de l’esprit humain, est l’une des préoccupations constantes de la Franc-Maçonnerie, qui travaille au dehors de ses Loges à obtenir sur ce point et par tous les moyens d’exécution possibles, des résultats pratiques.»

«La Franc-Maçonnerie croit qu’un bon enseignement laïque est le plus puissant moyen de libéraliser les populations et que le prêtre doit disparaître de l’école.»

« La Franc-Maçonnerie croit que l’instruction obligatoire n’est autre chose qu’une conscription de tous les enfants sous la bannière de la civilisation, conscription qui est plus juste que le tirage au sort, parce qu’elle est féconde, productive et générale.»

«La Franc-Maçonnerie enseigne que l’obligation de l’instruction n’est que la raison d’utilité publique dominant, comme dans les expropriations, les intérêts et même les droits de l’individu, là le droit du propriétaire, ici la prétendue liberté du père (1).

(1) Déclaration du Frère-Maçon Pierre Van Humbeck, au Congrès Maçonnique d’Anvers, le 25 décembre 1864.

M. le gouverneur du Hainaut dut à son «règlement d’imposition» de l’enseignement franc-maçonnique, son élévation au grade suprême.

Et le jour de sa réception au 33e degré, le Grand Orateur du Suprême Conseil, le Frère-Maçon Henri Pappaert, avocat et greffier au tribunal d’Alost, s’écriait:

«Francs-Maçons, nous devons, à cette heure où la Belgique fait la triste expérience d’une politique réactionnaire, instruire sans relâche le peuple et lorsque nos principes auront pénétré toutes les couches sociales, la réaction aura vécu (2).»

(2) Bulletin du Suprême Conseil, no 28, page 67.

Et le Grand Maître du Grand Orient de Belgique, le Frère-Maçon Henri Bergé, professeur à l’Université et membre de la Chambre des Représentants, se faisait l’écho de ce voeu et de cette menace en déclarant pompeusement, que:

«Malheur à nous, si le parti qui nous gouverne à l’heure actuelle parvient au moyen des lois réactionnaires qu’il a édictées, à atrophier un jour l’intelligence de la nation (3)!»

(3) Bulletin du Suprême Conseil, no 28, page 71.

Les Francs-Maçons belges font de cette imposition une question internationale, car, lors de la Fête officielle donnée le 24 février 1884 par le Grand Orient de Belgique, pour consacrer l’union et l’établissement de relations fraternelles entre le Grand Orient néerlandais et le Grand Orient belge, le Frère Weirsma, deuxième Grand Surveillant de la Grande Loge néerlandaise, fit la déclaration suivante:

«Nous, fils de la Néerlande du Nord, nous portons hommage aux réformes que vous avez réalisées en entreprenant contre l’ultramontanisme la lutte en faveur de l’enseignement laïc.»

«Bien que ce soit sans peine et sans efforts que nous ayons introduit chez-nous l’enseignement neutre, nous n’avons pas encore été mis dans la nécessité de mener ce combat rude, vexant, individuel que vous avez eu à soutenir, et que vous soutenez encore à l’heure actuelle.»

«Dans le cours de ce siècle, nous n’avons pas encore gémi comme vous, sous le joug de l’Église. Mais si cette lutte devenait une nécessité pour nous, si les ennemis de la lumière conquéraient jamais la majorité dans les chambres délibérantes de notre pays, la Franc-Maçonnerie néerlandaise se transporterait avec ensemble aux avant-postes pour reprendre le terrain perdu et les plus nobles d’entre nous encourageraient leurs Frères à la lutte contre l’obscurantisme en leur montrant l’exemple donné par vous (1).»

(1) Bulletin du Grand Orient de Belgique, X et XI, pages 81 et 82.

Et qu’ils ont précisé cette note internationale Banquet officiel donné le 24 février 1884 par le Grand Orient de Belgique au Grand Orient de Hollande, où le Frère Jottrand, en portant la santé des Maçons néerlandais, a fait les déclarations ci-après:

«Imitant votre exemple, Frères néerlandais, nous sommes parvenus à construire pour notre Déesse commune, pour la Liberté de conscience, une citadelle et en même temps un Temple, une acropole comme celle où Athènes abritait jadis la statue de Minerve. C’est l’école neutre, l’école laïque.»

«Mais chez vous comme chez nous, cette forteresse si péniblement élevée, est assiégée, et les divisions des libéraux menacent de la faire tomber dans les mains de l’ennemi. Unissons-nous pour la défendre (2)!

(2) Bulletin du Grand Orient de Belgique, X et XI, page 103.

Et le Frère Lieftinck, Grand orateur du Grand Orient néerlandais, a répondu par les déclarations suivantes:

«Vous avez, en Belgique, accepté ouvertement la lutte contre la domination sacerdotale et l’oppression de la conscience. Ne reculez point. Dans cette lutte vous pouvez compter sur nous (1).

(1) Bulletin du Grand Orient de Belgique, X et XI, page 108.

Pourtant, voici dans toute sa vérité en Belgique l’enseignement tel que le veulent les Maçons:

«Depuis quinze ans la Belgique a senti, peut-être autant par instinct que par raison, la nécessité, l’urgence même d’un développement rationnel de l’esprit des masses. Son premier effort, la loi scolaire de 1879, a moins échoué qu’on ne le dit. Il a porté un coup fatal à l’autorité que le prêtre avait usurpée dans l’école. Il a aussi multiplié les écoles, et, dans une certaine mesure, il a touché à l’erreur de la méthode en introduisant des tendances plus scientifiques.»

«Et aujourd’hui l’opinion publique a été enfin amenée à l’idée de propager l’enseignement professionnel, d’organiser des cours d’apprentissage, de répandre les notions pratiques et de faire de ces enseignements la base même de l’éducation des masses.»

«Chose étrange! les cléricaux rivalisent avec les libéraux afin de satisfaire ce qu’ils jugent être un voeu de l’opinion publique et cependant, les cléricaux, en agissant ainsi, travaillent inconsciemment contre leur propre cause.»

«Le jour où les lois naturelles seront connues des masses, où l’enseignement, d’abstrait qu’il est, sera devenu concret, où la méthode synthétique et idéaliste aura fait place à l’analyse et à l’observation du réel, où la masse du peuple aura trouvé dans l’école un enseignement complet, adapté à sa force intellectuelle et à ses véritables besoins de culture, ce jour-là le rôle des Eglises sera fini.» «La tutelle qu’elles ont exercée sur le monde n’aura plus de raison d’être, parce que l’Humanité aura trouvé en elle-même et sans le secours d’une puissance surnaturelle, les règles de justice et de moralité que lui voilent encore l’ignorance et le mysticisme (2).»

(2) Le Frère-Maçon de Vergnies, le 24 février 1888, Bulletin du Suprême Conseil, no 31, pages 78 et 79.

Forcer le peuple à recevoir un enseignement sans Dieu et sans morale, voilà le but véritable et secret de l’action que la Franc-Maçonnerie belge exerce sur l’enseignement en Belgique.

4. LE CATHOLICISME EN BELGIQUE ET LA FRANC-MAÇONNERIE BELGE

Nulle part la haine de la Franc-Maçonnerie contre le Catholicisme n’est aussi mortelle qu’en Belgique, car les Francs-Maçons Belges nourrissent l’idéal qu’un jour:

«Lorsque nous verrons régner en maître sous les voûtes de nos Temples le Père de tous les sectaires présents, passés et futures, il pourra nous dire avec son ricanement légendaire: Très Chers et illustres Frères, faites-moi la faveur de reconnaître en moi:

» Le terme final du progrès maçonnique.

» Le parfait et sublime Maçon de la fin du XIXe siècle (1).»

(1) Le Frère-Maçon Jottvand, avocat, membre de la Chambre des Représentants et 33e , le 28 janvier 1887. Bulletin du Suprême Conseil, no 30, page 34, lignes 1 à 6.

Les compagnons et frères de Satan veulent donc, à tout prix, se montrer digne de lui et leur action en Belgique contre le Catholicisme comprend trois campagnes distinctes, une campagne anti-catholique de justification maçonnique, une campagne de haine maçonnique contre l’Église Catholique, et une campagne de haine maçonnique contre les prêtres catholiques.

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 28 mai 2009
M. Tremblay, vous ne vous rendez même pas compte que monsieur Morin se paie votre tête? Vous continuez à écrire votre thèse franc-maçonnique que personne ne lit. Vous n'avez rien d'autre à dire et à faire? C'est pathétique! Vraiment pathétique! Raymond Gravel ptre

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 28 mai 2009
Cher monsieur Morin,

Vous n'avez pas à vous excuser parce que vous n'avez pas pas découvert le lit de Procuste. Vous n'avez qu'à lire ce qui suit pour vous mettre au parfum.
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Des écoles laïques pour les laïcistes

«Des écoles, des écoles». Le Frère-Maçon Henri Bergé, Grand Maître national, réclame, dans le Bulletin du Suprême Conseil (no. 24, 1 avril 1881), des écoles laïques (le texte qui suit, p. 234). Cela est très bien. Nous sommes parfaitement d'accord que monsieur Bergé ait des écoles laïques pour les siens. Mais qu'il n'en impose pas à nos enfants. Nous aussi nous avons droit à des écoles catholiques ou protestantes ou juives ou musulmanes, etc. La démocratie est pour tout le monde.

Si l'on revient à l'article de François Bourricaud, il est fait mention de ceci:

«La laïcisation est marquée par l'affranchissement successif des instances politiques, intellectuelles et juridiques vis-à-vis des autorités religieuses. Cet affranchissement a lieu au terme de luttes parfois très violentes, et c'est sans doute la laïcisation de l'école et de la culture que véhicule l'école qui, au siècle dernier, dans les pays catholiques au moins, a donné lieu aux affrontements les plus dramatiques.» (p. 778)

Pour une raison ou pour une autre, les forces maçonnes du Québec n'ont pu s'affirmer qu'en 1999, près de 100 ans plus tard. Soit qu'elles n'étaient pas aussi efficientes que les forces belges ou que les forces québécoises étaient mieux structurées que les forces belges. Il est évident que la situation conflictuelle qui a perturbé la France et la Belgique au début du siècle sera déchaînée au Québec. Il est malheureux que l'entêtement de la minorité «du courant de pensée séculaire» aboutisse à envenimer la situation inutilement.

N'y avait-il pas avantage à ce que nos gouvernements s'inspirent des accommodements de politique scolaire auxquels sont arrivés les Français où l'Etat défraie 90 % des coûts des écoles privées. De plus, il est injuste et antidémocratique que les écoles privées se voient pénalisées systématiquement comme elles le sont actuellement. Même un laïciste devrait comprendre. Il y a aussi des avenues à explorer telles que celles envisagées par M. Bourricaud. Et nous citons:

«Le principe de la laïcité de l’État moderne exige-t-il que la fonction d'enseignement soit un monopole de 1'État? L'État, tout en admettant l'existence d'un enseignement privé ou libre à côté de ses propres établissements, est-il obligé, à peine de cesser d'être laïque, de réserver à ces derniers le bénéfice exclusif d'un financement sur fonds publics? Une réponse affirmative à ces deux questions, ou simplement à la seconde, ne s'impose nullement. Tout ce que le principe de laïcité exige, c'est que l’État ne mette jamais le bras séculier au service d'aucun dogme - notamment religieux.» (p 780)



Ennemie sociale, pp. 121 à 127.

Nous allons suivre de près ces trois étapes de laïcisation, de démoralisation et d’imposition qui constituent l’action réelle de la Franc-Maçonnerie sur l’enseignement en Belgique.

A. Laïcisation.

D’abord, les raisons maçonniques de cet enseignement sans Dieu:

«Au cri: Des couvents, toujours des couvents, nous devons répondre par celui de: Des écoles, toujours des écoles, et faire prévaloir avec courage et peersévérance, le droit que nous avons de donner à nos enfants l’instruction laïque qui seule peut en faire des hommes de progrès (1).»

«Il faut purifier l’atmosphère de l’école en empêchant le prêtre d’y venir enseigner le catéchisme (2).»

Et les résultats qu’ils en attendent sont les suivants:

«Grâce à l’école communale, nous avons réussi à créer jusque dans le plus petits villages, un groupe de gens fort rapprochés de la libre-pensée.»

«Les uns résisterons peut-être, mais leurs enfants, pénétrés dès l’âge le plus tendre du mépris du culte, rompront facilement avec le catholicisme.»

«Il y a là une semence qui lèvera et fructifiera (3).»

«Grâce aux progrès de l’instruction, l’Encyclique Humanum Genus ne fera frémir d’effroi que quelque vieille religieuse au fond d’un cloître ou quelque campagnard ignorant dans une bourgade perdue (4).»

(1) Le Frère-Maçon Henri Bergé, Grand Maître national, le 1er avril 1881, Bulletin du Suprême Conseil, no 24, page 52.

(2) Déclaration officielle du 6 décembre 1883, Bulletin du Grand Orient, XIII, page 34.

(3) Le Frère-Maçon Ivan d’Anvers, en mai 1882, à la Loge «Les Philanthropes» de Bruxelles.

(4) Le Grand Orateur du Suprême Conseil de Belgique, le 2 mai 1884, Bulletin du Suprême Conseil, no 27, page 61.


B. Démoralisation

Les quelques déclarations officielles ci-après prouveront combien la Franc-Maçonnerie belge veut inculquer l’immoralité à la femme et à l’enfant:

«La Franc-Maçonnerie est la Philosophie du Libéralisme, c’est-à-dire, la source, le réservoir où les adversaires de tous les préjugés et de toutes les superstitions doivent puiser leurs principes supérieurs de direction morale et de reconstitution politique.»

«Aussi, dans notre réforme de l’éducation populaire, nous avons voulu enlever aux religions révélées l’enseignement de la morale et remplacer cet enseignement par celui de la morale positive; or, les principes de cette morale positive n’existent tout formulés que dans nos travaux et nos enseignements maçonniques (1).»

Le délégué officiel de la Loge «Les Vrais Amis de l’ Union et du Progrès réunis» de Bruxelles, déclarait le 17 décembre 1882, à l’Assemblée du Grand-Orient de Belgique:


1. «Que la loi sur l’enseignement primaire est la plus grande victoire, que la Franc-Maçonnerie belge ait remportée.»

2. «Qu’il est indispensable que l’on organise sans retard l’enseignement de la morale, car cette partie du programme n’a pas été réglée jusqu’ici.»

3. «Que la morale étant le patrimoine de la Franc-Maçonnerie, c’est à elle qu’il appartient d’en régler l’organisation (2).»

(1) Le Frère-Maçon Comte Goblet d’Alviella, le 26 janvier 1879.

(2) Bulletin du Grand Orient, IX, page 24, lignes 10 à 15.

«Le Suprême Conseil s’applaudit de ce que, pour la première fois peut-être dans notre pays, des Francs-Maçons aient la pensée de faire admettre leurs filles dans notre grande institution.»

«Ils ont compris que, pour arracher la femme aux influences de l’erreur et de la superstition, il fallait parler de bonne heure à son imagination pour l’attacher plus tard à la grande cause du Progrès (1).»

«La Franc-Maçonnerie doit délivrer les captifs, en répandant partout l’instruction laïque, pour soustraire nos femmes et nos enfants d’un enseignement énervant qui les éloigne de l’existence rationnelle pour les livrer à un quiétisme insipide (2).»

Le «Quiétisme» ne saurait convenir aux compagnons de Satan, cela se comprend mieux en relisant les documents que nous avons publiés dans notre étude précédente sur la Franc-Maçonnerie belge.

C. Imposition

D’abord l’imposition deds instituteurs Francs-Maçons:

«Les instituteurs doivent être nommés par les Communes et payés par l’État.»

«Ils ne peuvent être privés de leur grade ni de leur place, ni de leur traitement que par mesure disciplinaire appliquée, après débats contradictoires, par le Ministre de l’Instruction publique sur l’avis conforme du Conseil Supérieur de l’Instruction publique.»

«Les locaux scolaires ne peuvent être affectés à l’enseignement d’une religion quelconque (3).»

(1) Déclaration officielle du Suprême Conseil de Belgique du 9 mai 1875, Bulletin du Suprême Conseil, no 18, page 27.

(2) Le Franc-Maçon Henri Bergé, Grand Maître national, membre de la Chambre des Représentants, le 6 mai 1880, Bulletin du Suprême Conseil, no 23, page 26.

(3) Résolution officiellement adoptée par la Franc-Maçonnerie belge en 1887, Bulletin du Grand Orient, XV, page 63.

Ensuite l’imposition de l’enseignement de ces instituteurs:

1. «Obligation pour le père et la mère veuve de conduire de force ses enfants à l’école.»

2. «Suppression de toute instruction religieuse.»

3. «Inscription du nom des parents en défaut sur un tableau exposé publiquement devant la maison commune.»

4. «Condamnation des parents à une amende de cent francs au maximum et en cas d’insolvabilité à des travaux forcés de un à trente jours au profit de la commune ou à un emprisonnement de un à quinze jours.»


5. «Comme dernier moyen, enlèvement de l’enfant à la direction paternelle...»

Ce texte est dû aux travaux du chapitre de l’Union des Flandres, de Grand, dont le président était en 1888 le Frère-Maçon comte Oswald de Kerkove de Denterghein, ancien gouverneur du Hainaut et membre de la Chambre des Représentants, qui s’écriait à ce sujet le 20 janvier 1877:

«Nous travaillons activement à faire prospérer l’esprit maçonnique et à combattre tous les préjugés et toutes les superstitions que l’on prétend aujourd’hui de nouveau nous imposer.»

«Nous nous engageons à ne déposer la hache que lorsque la raison sera débarrassée des broussailles dont on l’entoure et victorieusement réhabilitée dans le monde entier (1).»

(1) Bulletin du Suprême Conseil, no. 20, page 21.

Après M. le Gouverneur, écoutons M. le Ministre de l’Instruction publique:

«L’instruction, ce levier de l’esprit humain, est l’une des préoccupations constantes de la Franc-Maçonnerie, qui travaille au dehors de ses Loges à obtenir sur ce point et par tous les moyens d’exécution possibles, des résultats pratiques.»

«La Franc-Maçonnerie croit qu’un bon enseignement laïque est le plus puissant moyen de libéraliser les populations et que le prêtre doit disparaître de l’école.»

« La Franc-Maçonnerie croit que l’instruction obligatoire n’est autre chose qu’une conscription de tous les enfants sous la bannière de la civilisation, conscription qui est plus juste que le tirage au sort, parce qu’elle est féconde, productive et générale.»

«La Franc-Maçonnerie enseigne que l’obligation de l’instruction n’est que la raison d’utilité publique dominant, comme dans les expropriations, les intérêts et même les droits de l’individu, là le droit du propriétaire, ici la prétendue liberté du père (1).

(1) Déclaration du Frère-Maçon Pierre Van Humbeck, au Congrès Maçonnique d’Anvers, le 25 décembre 1864.

M. le gouverneur du Hainaut dut à son «règlement d’imposition» de l’enseignement franc-maçonnique, son élévation au grade suprême.

Et le jour de sa réception au 33e degré, le Grand Orateur du Suprême Conseil, le Frère-Maçon Henri Pappaert, avocat et greffier au tribunal d’Alost, s’écriait:

«Francs-Maçons, nous devons, à cette heure où la Belgique fait la triste expérience d’une politique réactionnaire, instruire sans relâche le peuple et lorsque nos principes auront pénétré toutes les couches sociales, la réaction aura vécu (2).»

(2) Bulletin du Suprême Conseil, no 28, page 67.

Et le Grand Maître du Grand Orient de Belgique, le Frère-Maçon Henri Bergé, professeur à l’Université et membre de la Chambre des Représentants, se faisait l’écho de ce voeu et de cette menace en déclarant pompeusement, que:

«Malheur à nous, si le parti qui nous gouverne à l’heure actuelle parvient au moyen des lois réactionnaires qu’il a édictées, à atrophier un jour l’intelligence de la nation (3)!»

(3) Bulletin du Suprême Conseil, no 28, page 71.

Les Francs-Maçons belges font de cette imposition une question internationale, car, lors de la Fête officielle donnée le 24 février 1884 par le Grand Orient de Belgique, pour consacrer l’union et l’établissement de relations fraternelles entre le Grand Orient néerlandais et le Grand Orient belge, le Frère Weirsma, deuxième Grand Surveillant de la Grande Loge néerlandaise, fit la déclaration suivante:

«Nous, fils de la Néerlande du Nord, nous portons hommage aux réformes que vous avez réalisées en entreprenant contre l’ultramontanisme la lutte en faveur de l’enseignement laïc.»

«Bien que ce soit sans peine et sans efforts que nous ayons introduit chez-nous l’enseignement neutre, nous n’avons pas encore été mis dans la nécessité de mener ce combat rude, vexant, individuel que vous avez eu à soutenir, et que vous soutenez encore à l’heure actuelle.»

«Dans le cours de ce siècle, nous n’avons pas encore gémi comme vous, sous le joug de l’Église. Mais si cette lutte devenait une nécessité pour nous, si les ennemis de la lumière conquéraient jamais la majorité dans les chambres délibérantes de notre pays, la Franc-Maçonnerie néerlandaise se transporterait avec ensemble aux avant-postes pour reprendre le terrain perdu et les plus nobles d’entre nous encourageraient leurs Frères à la lutte contre l’obscurantisme en leur montrant l’exemple donné par vous (1).»

(1) Bulletin du Grand Orient de Belgique, X et XI, pages 81 et 82.

Et qu’ils ont précisé cette note internationale Banquet officiel donné le 24 février 1884 par le Grand Orient de Belgique au Grand Orient de Hollande, où le Frère Jottrand, en portant la santé des Maçons néerlandais, a fait les déclarations ci-après:

«Imitant votre exemple, Frères néerlandais, nous sommes parvenus à construire pour notre Déesse commune, pour la Liberté de conscience, une citadelle et en même temps un Temple, une acropole comme celle où Athènes abritait jadis la statue de Minerve. C’est l’école neutre, l’école laïque.»

«Mais chez vous comme chez nous, cette forteresse si péniblement élevée, est assiégée, et les divisions des libéraux menacent de la faire tomber dans les mains de l’ennemi. Unissons-nous pour la défendre (2)!

(2) Bulletin du Grand Orient de Belgique, X et XI, page 103.

Et le Frère Lieftinck, Grand orateur du Grand Orient néerlandais, a répondu par les déclarations suivantes:

«Vous avez, en Belgique, accepté ouvertement la lutte contre la domination sacerdotale et l’oppression de la conscience. Ne reculez point. Dans cette lutte vous pouvez compter sur nous (1).

(1) Bulletin du Grand Orient de Belgique, X et XI, page 108.

Pourtant, voici dans toute sa vérité en Belgique l’enseignement tel que le veulent les Maçons:

«Depuis quinze ans la Belgique a senti, peut-être autant par instinct que par raison, la nécessité, l’urgence même d’un développement rationnel de l’esprit des masses. Son premier effort, la loi scolaire de 1879, a moins échoué qu’on ne le dit. Il a porté un coup fatal à l’autorité que le prêtre avait usurpée dans l’école. Il a aussi multiplié les écoles, et, dans une certaine mesure, il a touché à l’erreur de la méthode en introduisant des tendances plus scientifiques.»

«Et aujourd’hui l’opinion publique a été enfin amenée à l’idée de propager l’enseignement professionnel, d’organiser des cours d’apprentissage, de répandre les notions pratiques et de faire de ces enseignements la base même de l’éducation des masses.»

«Chose étrange! les cléricaux rivalisent avec les libéraux afin de satisfaire ce qu’ils jugent être un voeu de l’opinion publique et cependant, les cléricaux, en agissant ainsi, travaillent inconsciemment contre leur propre cause.»

«Le jour où les lois naturelles seront connues des masses, où l’enseignement, d’abstrait qu’il est, sera devenu concret, où la méthode synthétique et idéaliste aura fait place à l’analyse et à l’observation du réel, où la masse du peuple aura trouvé dans l’école un enseignement complet, adapté à sa force intellectuelle et à ses véritables besoins de culture, ce jour-là le rôle des Eglises sera fini.» «La tutelle qu’elles ont exercée sur le monde n’aura plus de raison d’être, parce que l’Humanité aura trouvé en elle-même et sans le secours d’une puissance surnaturelle, les règles de justice et de moralité que lui voilent encore l’ignorance et le mysticisme (2).»

(2) Le Frère-Maçon de Vergnies, le 24 février 1888, Bulletin du Suprême Conseil, no 31, pages 78 et 79.

Forcer le peuple à recevoir un enseignement sans Dieu et sans morale, voilà le but véritable et secret de l’action que la Franc-Maçonnerie belge exerce sur l’enseignement en Belgique.

4. LE CATHOLICISME EN BELGIQUE ET LA FRANC-MAÇONNERIE BELGE

Nulle part la haine de la Franc-Maçonnerie contre le Catholicisme n’est aussi mortelle qu’en Belgique, car les Francs-Maçons Belges nourrissent l’idéal qu’un jour:

«Lorsque nous verrons régner en maître sous les voûtes de nos Temples le Père de tous les sectaires présents, passés et futures, il pourra nous dire avec son ricanement légendaire: Très Chers et illustres Frères, faites-moi la faveur de reconnaître en moi:

» Le terme final du progrès maçonnique.

» Le parfait et sublime Maçon de la fin du XIXe siècle (1).»

(1) Le Frère-Maçon Jottvand, avocat, membre de la Chambre des Représentants et 33e , le 28 janvier 1887. Bulletin du Suprême Conseil, no 30, page 34, lignes 1 à 6.

Les compagnons et frères de Satan veulent donc, à tout prix, se montrer digne de lui et leur action en Belgique contre le Catholicisme comprend trois campagnes distinctes, une campagne anti-catholique de justification maçonnique, une campagne de haine maçonnique contre l’Église Catholique, et une campagne de haine maçonnique contre les prêtres catholiques.

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 28 mai 2009
Scusez, j'en ai manqué un bout. Pouvez-vous remprendre?...

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 28 mai 2009
LAÏCISME ET EDUCATION

Le laïcisme éducationnel en France et en Belgique

L'histoire se répète. Nous n'accusons pas les auteurs du rapport Proulx d'avoir plagié textuellement les propos des maçons belges. Il est difficile de croire qu'ils ne s'en sont pas inspirés. De toute manière, que ce soit du semi-plagiat ou un texte de leur propre cru, le résultat est le même. L'arrogance et le cynisme des laïcistes responsables se reflètent à 100% dans les textes belges. L'impact ou la conséquence de l'application de «l'enseignement culturel des religions» dès la maternelle aura les résultats que les Belges anticipaient:
«Grâce aux progrès de l'instruction, l’Encyclique Humanum Genus ne fera frémir d'effroi que quelque vieille religieuse au fond d'un cloître ou quelque campagnard ignorant dans une bourgade perdue.»

Comme de raison, nos laïcistes de l'an 2000 vont riposter que la situation belge c'est du passé et que les laïcistes modernes sont plus civilisés. S'ils sont sincères et que, dans leur for intérieur, ils ne nourrissent pas les sentiments quasi-barbares des maçons belges, qu'ont-ils besoin d'imposer aux jeunes Québécois l'étude de leur religion laïciste sur une base obligatoire? Car quiconque dit «obligatoire» dans nos Etats de droit dit aussi que, s'il y a contravention d'un règlement, on est passible d'emprisonnement ou d'amende.

Nous suggérons fortement au lecteur de faire une lecture systématique de l'annexe suivante d'où la citation sur les vieilles religieuses a été tirée. Nous sommes conscients qu'il y a un écart de 90 ans entre le texte des maçons belges et celui du rapport Proulx. Loin d'y trouver consolation, nous y voyons preuve d'une cohérence et d'une continuité séculaire des principes et dogmes de base de la religion maçonne. Effectivement, nous en sommes d'autant plus horrifiés quand nous prenons conscience des sanctions qu'appliquera une dictature laïciste qui aura à sa disposition tous les instruments de coercition qu'offre la technologie moderne.

C'est un texte à lire et à relire. Il est d'une importance capitale en ce qu'il offre au lecteur un profil du monde auquel veulent nous vouer les auteurs du rapport Proulx: un monde de dictature religieuse.

La situation en France est substantiellement la même qu'en Belgique comme le révèle le deuxième document de Rosen.

Ce premier texte traite spécifiquement de la philosophie laïciste en matière d'éducation promue par la maçonnerie. Vous y trouverez de nombreux extraits qui semblent avoir trouvé une place favorable dans le rapport Proulx. Qui veut avoir une fenêtre sur ce que le rapport Proulx nous réserve se doit de lire très attentivement ces pages.

Notez, en particulier, ces lignes du Frère Schacre, architecte et député de la Grande Loge Symbolique Ecossaise en 1888, à la page 123:

«Bientôt l'on bannira rigoureusement de l'enseignement, au nom de la morale et du salut social, ces hommes congréganistes et prêtres, apologistes de l'ignorance et professeurs de superstition, qui, par leurs voeux contre nature, par leur mépris de la maternité sainte, par leur haine de la raison, par leur renoncement au libre examen, par leur soumission à des dogmes qui ont élargi le domaine de la folie, se sont mis au ban de l'humanité.

3. L'ENSEIGNEMENT EN FRANCE ET LA FRANC-MAÇONNERIE FRANÇAISE.

La Franc-Maçonnerie française s'est tout spécialement appliquée en France à tromper le peuple, à lui montrer le contraire de la vérité et à lui faire désirer et aimer ce qui doit le rendre malheureux et le perdre.

La corruption des classes populaires par l'enseignement athée et matérialiste a été le deuxième moyen de destruction de l'ordre social, employé en France par la secte dont les affiliés ont élaboré et proposé toutes les fois sur l’enseignement votées depuis 1876.

Conscients de leur infamie, les Francs-Maçons ont essayé de tromper le peuple, soit en accumulant mensonges sur mensonges au sujet de l’enseignement religieux, comme le Frère-Maçon Cuénot, vénérable de la Loge «L’Indépendance» de Paris, qui a fait le 13 mai 1882 la déclaration suivante:

«Nous ne voulons pas de cette éducation cléricale où l’enfant apprend à aimer l’Église avant la famille, Rome avant la patrie, la théocratie avant le République, de cette éducation qui fausse l’intelligence, vicie les sentiments, atrophie le coeur et dispose singulièrement le cerveau au fanatisme religieux, la pire des passions (1).»

Soit en accumulant calomnies sur calomnies, comme le Frère Maçon Tiersot, député, qui a déclaré en mars 1875, dans la Loge «La parfaite égalité» de Paris que:

«L’instruction doit être laïque et non cléricale. L’esprit clérical est anti-démocratique, anti-national, anti-social, anti-scientifique, anti-humain et anti-moral.»

«Il est anti-démocratique parce que pour lui la Société se compose de deux classes, ceux qui commandent et ceux qui obéissent.»

«Il est anti-scientifique, parce qu’il s’oppose, en vertu de son origine et de sa doctrine, à tout progrès du savoir de l’homme.»

«Il est anti-humain et anti-moral par ses préférences pour le célibat qui perturbe les natures en les isolant des conditions sociales qui sont la garantie sanitaire des esprits et des corps (2).»

(1) Bulletin de la Grande Loge Symbol., 1882, page 149.

(2) Journal de la Maç. Univ. 1875, page 395.

D’autres Francs-maçons ont été chargés de donner le change en présentant la laïcisation de l’enseignement soit comme mesure politique, comme le Frère-Maçon Galopin, qui a déclaré en mars 1883, dans le Loge «L’Indépendance» que:

«Pour combattre réellement les préjugés, il ne faut donner aucune éducation religieuses que ce soit aux enfants, car il en reste presque toujours quelques traces lorsqu’ils deviennent des hommes et malgré qu’ils ne pratiquent pas.»

«Et pour cela, il faut que le Conseil municipal et les députés nous aident à enlever le budget des cultes car plus d’argent, plus de pot-au-feu, et le tour est joué (1).»

Soit comme mesure de salut social, comme un autre Frère-Maçon qui celui-là s’écriait:
«Bientôt l’on bannira rigoureusement de l’enseignement, au nom de la morale et du salut social, ces hommes congréganistes et prêtres, apologistes de l’ignorance et professeurs de superstition, qui, par leurs voeux contre nature, par leur mépris de la maternité sainte, par leur haine de la raison, par leur renoncement au libre examen, par leur soumission à des dogmes qui ont élargi le domaine de la folie, se sont mis au ban de l’humanité (2).»

Mais il s’en est trouvé qui ont su avouer hautement le but poursuivi, sans réticences et sans ambages:

«Nous voulons arracher l’avenir au cléricalisme, c’est pourquoi nous voulons la liberté de l’enfant, c’est pour cela que nous voulons qu’il soit instruit par nous (3).»

(1) Bulletin de la Grande Loge Symbol. 1887, page 81.

(2) Le Frère-Maçon Schacre, architecte et député de la Grande Loge Symbol Ecossaise, en mai 1888, Bulletin de la Grande Loge Symbol. Ecossaise, vol. IX, page 39.

(3) Le Frère-Maçon Desmons, député, le 10 juillet 1887, Journal de la Maç. Univ., année 1887, page 365.

«Contre nos ennemis, il faut que chacun de nous veille et travaille sans cesse pour répandre l’instruction laïque sur la plus vaste échelle, afin que, de la plus grande ville au plus petit hameau, la jeunesse actuelle puisse bien distinguer nos bonnes doctrines des doctrines de superstition entretenues avec tant d’acharnement par les cléricaux (1).»

Examinons quelques-uns des enseignements, quelques-unes des «bonnes doctrines» de l’instruction athée et laïque:

«La charité chrétienne est une charité humiliante pour celui qui la reçoit, honteuse pour celui qui la donne (2).»

Le Frère-Maçon Nadaud, député, a déclaré le 17 juin 1875, dans la Loge «Les amis bienfaisants et Imitateurs d’Osiris réunis» que:

«Nous devons rougir de toutes ces institutions de crèches et de salles d’asile, car elles montrent la pauvreté de la famille ouvrière (3).»

«Après la mort, l’âme va où vont les sons du violon quand l’artiste cesse de promener son archer sur ses cordes (4).»

«Que la Maçonnerie prenne en main la cause des enfants naturels, de enfants incestueux et des enfants adultérins.»

«C’est là une cause juste, noble et digne de notre grande famille (5).»

«À mérite égal, l’enfant naturel doit être choisi de préférence à l’enfant légitime (6).»

(1) Le Frère-Maçon Chareyre, Vénérable de la Loge «La Philanthropie Ligurienne» de Nice, le 31 janvier 1886, Journal de la Maç. Univ., année 1886, page 242.

(2) Le Frère-Maçon Gonnard, médecin et Grand Orateur du Suprême Conseil de France, le 19 septembre 1887, Journal Officiel de la Maç. Franc., année 1887, page 678, lignes 25, 26 et 27.

(3) Journal de la Maç. Univ., 1875, page 576.

(4) Le Frère-Maçon Salva, un des chefs de la Franc-Maçonnerie Rouennaise, dans le Bulletin de la Grande Loge Symbol Écossaise, vol.7 page 74.

(5) Le Frère-Maçon Legé-Bersaur, dans la Loge «La Fidélité» de Lille, en juin 1884, Journal de la Maç. Univ., 1884, page 296.

(6) Le Frère-Maçon E. Vallet, Orateur et délégué de la Loge «Les Pionniers de l’avenir» de Thouars, le 13 mai 1888, Journal de la Maç. Univ., 1888, page 289, ligne 23.

Et si on veut leur demander raison de ces enseignements sataniquement dissolvants de la famille et de la société, ils vous répondent froidement, comme le Frère-Maçon Paulevey, conseiller général de la Seine-Inférieure, qui a déclaré, en présence des Loges réunies du Havre, en 1877, que:

«Le but que poursuit la Franc-Maçonnerie, c’est la transformation progressive des méthodes adoptées jusqu’à ce jour pour fixer les bases de a morale sociale (1).»

...... et, coupant court à toute discussion, ils vous disent:

«Nous autres philosophes positivistes, nous professons un dédain absolu des polémiques. La contradiction ne saurait nous émouvoir et la controverse est un procédé indigne de nous (2).»

Si les Francs-Maçons considèrent comme «indigne» toute controverse et ont fait des lois pour rendre obligatoire une instruction immorale, matérialiste et anti-théiste, c’est qu’ils poursuivent un but.

Ce but est double, car il vise le règne de l’Athéisme et celui de l’Anarchie.

En voici les preuves.

Le Frère-Maçon Fleury, inspecteur pénitentiaire, membre du Conseil de l’Ordre , Vénérable de la Loge «Les Philanthropes réunis» de Paris, s’est élevé dans les termes suivants contre l’enseignement religieux:

«Arrière l’éducation religieuse qui corrompt les consciences par le catéchisme et l’histoire sainte, qui les fait se replier sur elles-mêmes en leur défendant le droit d’examen.»

(1) Journal de la Maç. Univ., 1877, page 115.

(2) Le Frère-Maçon Thulié, médecin et président du Conseil municipal de Paris et président du Conseil de l’Ordre du Grand Orient de France en septembre 1888, Journal de la Maç. Univ., 1888, page 390.

«Plus de religion dans les écoles, plus de prêtres dans la famille! Arrière votre éducation, jésuites et cléricaux, adeptes d’une religion quelconque, qui déposez dans le coeur des jeunes enfants des devoirs en contradiction flagrante avec toutes les lois naturelles, un culte imaginaire qui a pour base un viscère et auquel vous soumettez la raison, des doctrines qui sèment la haine et dont les principes renversent tout, détruisent tout et foulent tout aux pieds.»

«Arrière votre éducation, qui est une iniquité, qui menace la société tout entière, car si les intelligences sont étiolées, si les facultés sont mortes à tout esprit d’initiative, si les idées son fermées à tout examen critique, pourquoi la science, pourquoi le progrès?»

«Oui, bannissons de l’école l’enseignement religieux; par lui les hommes sont asservis à une Eglise, au nom d’une religion, et toute secte qui s’intitule pompeusement religion et qui a pour base le surnaturel, haït la société et s’en défie.»

«Dans son désir aveugle, la religion s’écrie: Guerre à l’imagination, guerre à l’instinct, guerre à la raison! Car elle veut refouler le naturel, le dompter, le briser, le décourager, l’humilier et l’écraser!»

«Bannissons de l’école le clergé, qui, au lieu d’un homme libre, veut faire de l’enfant un automate dont les convictions soient tout entières entre ses mains; ne lui livrons plus les corps, les sentiments et les esprits des enfants et nous aurons ainsi extirpé de la société l’esprit du mal (1).»

«À mesure que l’école, étendant son influence bienfaisante, donne à l’enfant une éducation plus libérale et plus philosophique, à mesure que le jeune homme apprend plus vite et mieux les devoirs de citoyen, la Franc-Maçonnerie peut s’avancer plus loin sur le terrain pratique (2).»

La voilà donc la Fraternité de l’enseignement franc-maçonnique.

(1) L’éducation religieuse et l’éducation laïque, Paris, 1879.

(2) Le Frère-Maçon H. Garcin, dans le manifeste adressé, en sept. 1887, à «tous les citoyens qui s’occupent de la chose publique» par le Comité d’initiative et de défense des 7e et 13e Arrondissements de Paris, publié par le Bulletin de la Grande Loge Symbol. Écossaise, vol. VIII, page 103.

La fraternité dans la destruction de l’enseignement dans l’ordre social, la fraternité dans l’amour des doctrines sataniques, dans les corruptions, dans l’asservissement des esprits.

La fraternité dans la haine du Bien, la fraternité dans la complicité du Mal (1).

L’Athéisme, voilà la FRATERNITÉ franc-maçonnique!

(1) Il nous semble superflu de montrer comment la secte a réalisé en France ses plans de campagne contre l’Enseignement religieux. Les faits sont trop récents et trop connus pour qu’il soit nécessaire d’insister. La formule célèbre «l’Enseignement public en France sera laïque, gratuit et obligatoire» est sortie des ateliers francs-maçonniques. Les loges travaillent sans relâche à la diffusion de l’instruction sans Dieu. La ligue maçonnique de l’enseignement fondée par le Frère-Maçon Jean Macé a prouvé surabondamment par ses efforts l’intérêt que la Franc-Maçonnerie attachait à l’exécution de ses desseins sur l’enfance.

A Lille, la loge la Fidélité, dont le vénérable est un Inspecteur de l’enseignement primaire, est peuplée d’instituteurs. C’est dans cette loge que, le 8 décembre 1883, un certain Frère-Maçon Giacomoni a porté un toast chaleureux aux «FILLES» de «la Fidélité»: la Société du Sou des écoles, l’Association philotechnique et la Société Diderot.

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 28 mai 2009
http://www.un.org/fr/documents/udhr/#a23

Article 26
1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.
2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.


ET CE QUI EST PARRTICULIÈREMENT INTÉRESSANT POUR LES PARENTS QUI DOIVENT MAINTENANT SE BATTRE AVEC LE GOUVERNEMENT QUI NE RESPECTE PAS CE QUI SUIT:

3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 28 mai 2009
Alors expliquez pourquoi que le nom et le texte sont requis selon les fenêtres qui apparaissent. Aussi, pourquoi Raymond Gravel a-t-il le droit de traiter les écrivains de ce forum d’imbécile. J’ai déjà posté tous les commentaires précédents sans adresse de courriel et parfois en oubliant le nom quand j’entre le mauvais mot et que je dois recommencer. C’est une nouveauté aujourd’hui.

a

Commentaire mis en ligne le 28 mai 2009
Notez que les commentaires offensants, de même que les commentaires anonymes et ne comportant une adresse courriel valide sont effacés automatiquement

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 28 mai 2009
NDLR:Notez que les commentaires offensants, de même que les commentaires anonymes et ne comportant une adresse courriel valide sont effacés automatiquement

Bennoît Morin

Commentaire mis en ligne le 28 mai 2009
M. Tremblay, je crois que j'ai encore besoin d'explications un peu plus détaillées. Voulez-vous?

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 28 mai 2009
... Pouvez-vous répéter, s'il vous plaît?

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 27 mai 2009
M. Tremblay, lorsqu'on est bibliste, on étudie le grec et l'hébreu et non pas le latin...Vous êtes vraiment en retard...Le latin n'est plus utilisé dans l'enseignement théologique depuis au moins 30 ans...Comme pour le reste, vous vivez dans le passé et vous êtes complètement dépassé. Cessez d'écrire vos trop longs textes sur la franc-maçonnerie; ça n'intéresse personne à part vous. C'est fascinant de constater jusqu'où le débilisme peut conduire quelqu'un! Raymond Gravel ptre

Benoit Morin

Commentaire mis en ligne le 27 mai 2009
... Dessine-moi un franc-maçon, s'il te plaît!

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 27 mai 2009
Dis, dessine-moi un franc-maçon.

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 27 mai 2009
Cher futur ex-abbé, pape du Bloc Québécois et nul en latin, quand vous déclarez que quelqu’un est imbécile, est-ce parce qu’il n’adhère pas aux dogmes de Gilles Duceppe sur l’avortement ou l’euthanasie ou autre, et cela a-t-il la même porté que l’excommunication?

En attendant votre réponse, je vous invite amicalement à lire ce texte d'une grande actualité (Ennemie sociale), où nous retrouvons de nombreux extraits qui évoquent exactement les mêmes idées que le rapport Proulx et souvent avec les mêmes termes. Exemples:


Citation:

La loi sur l'instruction gratuite, laïque et obligatoire votée dernièrement par la Chambre des Députés est donc une loi maçonnique; quand elle a été promulguée, il y avait longtemps que la franc-maçonnerie l'avait élaborée dans ses ateliers et que ses adeptes étaient unanimes pour la réclamer; oh! ne craignez rien, Messieurs les cléricaux, nous en obtiendrons bien d'autres et malgré vous encore. ( Ennemie sociale. p. 15)

Qui sait? Peut être parviendrons-nous à opposer à l'agglomération des capitaux, l'association des forces productives, de même qu'à l'ignorance nous avons opposé l'instruction laïque, gratuite et obligatoire. ( Ennemie sociale. p. 16)


Pour terminer ces commentaires, nous avons cru bon d'inclure cet extrait suivant qui énumère de façon brutale la vraie politique globale de la religion maçonnique.


Citation:
Nous venons donc de prouver que la Franc-Maçonnerie avoue officiellement que:

1) Son Rôle est de diriger la révolution sociale contre le capital et contre le catholicisme et ses enseignements.

2) Son Programme est d'égaliser les fortunes et d'écraser le catholicisme dans son enseignement et dans ses oeuvres.

3) Son But est de détruire le Catholicisme et tout ce qui l'entoure.

Donc la Franc-Maçonnerie est bien, de par son propre aveu officiel, l'Association qui dirige la Destruction de l'Ordre Social Chrétien.

Etudions maintenant dans sa naissance, dans ses progrès, dans les moyens employés et dans les résultats obtenus, cette Oeuvre Satanique de la Destruction de la Société Chrétienne, en France, en Belgique et en Italie, c'est-à-dire, dans les terrains sociaux où elle veut imposer à tous l’anarchie maçonnique et l’athéisme maçonnique. (Ennemie sociale. p. 17)

Fin des citations que vous retrouverez dans le texte complet suivant.



P.S. Nous savons, de source interne de certaines loges, que, depuis quelques année l'école laïque a été un sujet de l'«année».

Le coup, évidemment, se prépare depuis longtemps.


La Franc-Maçonnerie:

1. Religion universelle, non raciste (catholique);

2. Clergé des sectes d'inspiration des «courants de pensée séculaire»;

3. Effectifs à l'échelle du globe: en deçà de 7 000 000 d'adeptes mâles adultes;

4. Effectifs au Canada: 30 0000;

5. Effectifs au Québec: 13 822 maçons pratiquant le rite écossais (le Grand Orient est plus discret). Voir section sur la Maçonnerie comme religion puissante.

-----------------------------------------------------

Paul Rosen, L'Ennemie sociale. Histoire documentée des faits et gestes de la Franc-Maçonnerie de 1717 à 1890 en France, en Belgique et en Italie, Paris, Bloud & Barral, 1890, pp. 13-19.


IV

Rôle de la Franc-Maçonnerie.

Ayant étudié le But et le Programme de la Franc-Maçonnerie, le Congrès Maçonnique des Loges de l'Ouest n'avait plus à s'occuper que d'un dernier sujet:

3 LE RÔLE DE LA FRANC-MAÇONNERIE

ou en d'autres termes, de la manière d'appliquer le Programme Maçonnique dans la société pour atteindre le But de l'Ordré.

Or, nous venons de voir que c'est par l'égalisation des fortunes et par l'écrasement du Catholicisme dans son enseignement et dans ses oeuvres, qu'elle prétend y parvenir.


Voici dans quels termes le Rapporteur général au Congrès, le Frère Brunellière, s'est exprimé sur l'application de ce Programme, sur le Rôle de la Franc-Maçonnerie:

«Je n'ai pas la prétention de vous soumettre toutes les questions que la Franc-Maçonnerie doit étudier, toutes les réformes qu'elle doit appuyer de son influence et vulgariser, cela serait au-dessus de mes forces et m'entraînerait au delà des limites que je ne me suis posées; je me contenterai de vous en indiquer les principales, qui vous donneront, du reste, une assez haute idée du rôle que la Franc-Maçonnerie a assumé et que vous devez lui aider à tenir.

Par suite des progrès de l'esprit humain, la politique est devenue une science sérieuse, qui a ses règles, ses lois, ses principes, dont l'étude approfondie peut rendre de signalés services à 1'humanité, peut faire éviter des erreurs profondes qui entraînent avec elles des maux infinis. La Franc-Maçonnerie doit étudier cette science, car elle petit être féconde, car elle est liée intimement au bonheur de l'humanité, car elle est instructive pour les hommes d'État qui se forment parmi nous.

La Franc-Maçonnerie doit user de tout son pouvoir, de toute son influence sur la société et sur l'État pour que l'on instruise le plus possible la jeunesse; elle a déjà pris en main l'instruction du pauvre et elle a eu grandement raison, car le cléricalisme l'a prise de son côté, pour la dénaturer comme tout ce qu'il touche, d'un bien pour l'humanité en faire un mal, d'un instrument de progrès et d'émancipation en faire un de recul et de superstition.

La Franc-Maçonnerie, comprenant l'instruction d'une tout autre Façon, a voulu qu'il n'y ait plus d'ignorants et le moins possible d'incapables dans la société; elle a demandé que l'instruction soit obligatoire. Elle t compris que, la société exigeant beaucoup de ses membres, il était juste qu'elle fournit aux citoyens pauvres le premier, le plus utile de ses outils; elle a demandé que l'instruction soit gratuite. Enfin elle a demandé qu'elle soit laïque, car les pauvres ne pouvant donner que quelques années de leur enfance à s'instruire, il ne faut pas les leur faire perdre à apprendre de mémoire des choses qu'ils ne peuvent comprendre et qui sont au-dessus de leur portée quand ils sont enfants.

La loi sur l'instruction gratuite, laïque et obligatoire votée dernièrement par la Chambre des Députés est donc une loi Maçonne; quand elle a été promulguée, il y avait longtemps que la Franc-Maçonnerie l'avait élaborée dans ses Ateliers Francs-Maçonniques, et que ses adeptes étaient unanimes pour la réclamer; oh! ne craignez rien, Messieurs les cléricaux, nous en obtiendrons bien d'autres et malgré vous encore.

La Franc-Maçonnerie a étudié les rapports des Eglises et de l'État et a conclu à la séparation de ces deux incompatibilités; elle doit habituer l'opinion publique à cette grande réforme qui s'impose et pour laquelle, le moment psychologique de l'exécution est arrivé. L'État a tous les droits possibles pour rompre un pacte dans lequel lui seul a rempli ses engagements: en effet, le Concordat, qui accordait déjà tant de privilèges au clergé, a été outrageusement violé par lui, par suite des faiblesses et des connivences de la Restauration, de l'Empire et de la République de 1848. Chacun de ces gouvernements lui ont accordé de nouvelles concessions, des traitements plus élevés, l'ont laissé empiéter sur les droits de l'État.

Une mission considérable à laquelle la Franc-Maçonnerie doit appliquer son génie et son influence d'une façon toute spéciale, car c'est une mission éminemment civilisatrice, est d'intervenir dans le grand mouvement qui porte les peuples d'Europe à s'étendre sur le reste du monde; elle doit aider les Européens à faire sortir les peuples barbares de l'état d'ignorance et de sauvagerie dans lequel ils sont encore plongés, état que le prosélytisme chrétien avec ses missions n'a fait qu'aggraver.

Enfin, mes Frères Francs-Maçons, arrivons à la question sociale qui est aujourd'hui dans toutes les bouches, qui préoccupe toits les esprits sérieux, quoi qu'en puissent dire certaines personnalités trop confiantes ou intéressées à paraître ainsi.

Il s'est formé chez nous une forte aristocratie industrielle, qui a mis le Cléricalisme et le Jésuitisme dans son parti. Cette nouvelle forme de la féodalité accapare toute la fortune publique; par l'anonymat elle draine le petit capital et l'épargne; par sa force qui lui permet de faire d'énormes sacrifices, elle ruine les petites industries pour faire tomber toute espèce de concurrence. Quand tous les transports, toutes les industries seront absorbés par les grandes compagnies, les grands capitalistes qui sont à leur tête absorberont alors la fortune des petits actionnaires qui ne pourront soutenir longtemps contre eux la lutte du pot de terre contre le pot de fer.

Au socialisme industriel et religieux, a cette féodalité qu'on fonde sur nos têtes, répondons par le socialisme populaire et libéral, cherchons les moyens de rendre la vie plus douce au travailleur, son avenir moins sombre; tâchons de détourner le courrait fatal de concentration qui pousse l'humanité vers un inconnu plein de menaces terribles. Qui sait? Peut-être parviendrons-nous à opposer l'agglomération des capitaux, l'association des forces productives, de même qu'à l'ignorance nous avons opposé l'instruction laïque, gratuite et obligatoire. Il se forme de tous côtés des caisses de retraite pour la vieillesse; la Franc-Maçonnerie ne peut pas rester indifférentes à ces utiles fondations, elle doit les appuyer de son influence et de son argent. Enfin, mes Frères Francs-Maçons, cherchons, cherchons sans trêve ni relâche! que ce soit notre plus grande préoccupation, car il y a un très grand danger à laisser les choses s'aggraver.

Mes Frères Francs-Maçons un mot encore. Après bien des efforts, bien des sacrifices, nous sommes enfin sous un Gouvernement républicain et démocratique qui seul peut nous donner les libertés nécessaires à l'accomplissement de notre mission, le seul capable de lutter contre l'envahisseur, l'absorption du Capital, de la Société, de l'État, de tout, par les Grandes Compagnies financières et le Cléricalisme, le seul qui, étant basé sur le suffrage universel, est capable de sauvegarder les droits du plus grand nombre contre les entreprises liberticides et despotiques de quelques-uns: c'est le seul Gouvernement que nous puissions aimer. Nous devons donc le soutenir, le défendre de toutes nos forces, de toute notre influence. N'a-t-il pas été élaboré, du reste, par nos Ateliers, à la fin du 18e siècle? N'est-ce pas le seul sous lequel le problème social peut se résoudre sans faire couler lé sang humain? Ne l'oublions pas mes Frères Francs-Maçons, un retour à la Monarchie et à la Réaction, tant désiré par l'aristocratie industrielle et cléricale, précipiterait la crise et amènerait les plus grands malheurs.

Nous venons donc de prouver que la Franc-Maçonnerie avoue officiellement que:

1. Son Rôle est de diriger la Révolution Sociale contre le Capital et contre le Catholicisme et ses enseignements.


2. Son Programme est d'égaliser les fortunes et d'écraser le Catholicisme dans son enseignement et dans ses oeuvres.

3. Son But est de détruire le Catholicisme et tout ce qui l'entoure.

Donc la Franc-Maçonnerie est bien, de par son propre aveu officiel, l'Association qui dirige la Destruction de l'Ordre Social Chrétien.

Étudions maintenant dans sa naissance, dans ses progrès, dans les moyens employés et dans les résultats obtenus, cette Oeuvre Satanique de Destruction de la Société Chrétienne, en France, en Belgique et en Italie, c'est-à^dire, dans les terrains sociaux où elle veut imposer à tous l'Anarchie maçonnique et l'Athéisme maçonnique.

V

Enseignement maçonnique

L'enseignement des doctrines de la Franc-Maçonnerie dans la forme et suivant la méthode qui est appelée Rite Écossais Ancien et Accepté et qui est de beaucoup la plus répandue, comprend trente-trois cours ou leçons successives dont les manuels sont désignés sous le nom de Rituels.

Chaque rituel comporte une mise en scène, une légende, un enseignement dont cette légende est l'emblème et une série de démonstrations externes, qui servent à caractériser la possession du grade correspondant et qui sont exigées pour être admis à prendre part aux réunions, aux travaux de chaque grade.

Ces dénominations externes sont:

Audibles: Batterie, Mot de Passe, Mot Sacré, Age maçonnique;

Visibles: Ordre, Signe, Marche;

Sensibles: Attouchement; dont la gradation franc-maçonnique est la suivante:

La Batterie est la demande de l'Ordre.
L'Ordre est la demande du Signe.

Le Signe est la demande du Mot de Passe.

Le Mot de Passe est la demande de l'Attouchement.

L'Attouchement est la demande du Mot Sacré.

Le Mot Sacré est la demande de l'Age maçonnique.

La Marche n'est caractéristique que dans certains grades.

Leur ensemble se trouve officiellement détaillé et stipulé dans un recueil qui porte le titre de «Tuileur Sacré et Officiel du Rite Écossais Ancien et Accepté, promulgué le 1er juillet 1876 et publié le 1er août 1876, par le Pouvoir Exécutif de la Confédération des Suprêmes Conseils du Rite» et son texte intégral est imprimé ne varietur dans l'ouvrage déjà cité, que nous avons publié sous le titre de: Satan et Cie, Association universelle pour la destruction de l'Ordre Social, et dont S. S. le Pape Léon XIII a daigné accepter la dédicace par Bref Pontifical du 9 janvier 1889.


Dans Satan et Cie se trouvent également développés, pour chaque grade, les Rituels correspondants, et nous devons y renvoyer nos lecteurs, qui voudraient étudier sérieusement et dans les textes les plus indiscutables et les plus secrets tous les détails de cet enseignement maçonnique.

Dans ce livre, ou nous nous sommes efforcé de lever tous les voiles et de publier tous les documents les plus intimes, les plus secrets, en les groupant de manière à mettre en lumière les Faits et Gestes, les Agissements de la Franc-Maçonnerie, cet enseignement de détail serait déplacé.

Mais, pour que rien ne manque à notre livre de tout ce qui peut permettre à l'opinion publique de porter un jugement raisonné et définitif sur la Franc-Maçonnerie, nous allons mettre en présence les textes de deux documents du plus haut intérêt: celui de l'Instruction donnée au «Premier Maçon de l'Italie», au Frère Garibaldi et celui de l'Instruction donnée au futur Roi de la Grande Bretagne et Empereur des Indes, le Frère Albert-Edouard de Galles.

Un mot d'éclaircissement est nécessaire.
Si le Rite Écossais a trente-trois grades, c'est que ses fondateurs ont jugé que trente-trois degrés étaient indispensables à monter pour parvenir à son sommet, que l'enseignement de la Franc-Maçonnerie exigeait une gradation. Elle est tellement réelle que lors de l'investiture au 32e degré et alors que l'on passe en revue les travaux, les enseignements, les objectifs de tous les degrés du Rite, quand on arrive à parler du 33e degré le rituel dit formellement:

«Quant aux travaux des trente-troisièmes eux seuls les connaissent» et cela malgré qu'il s'adresse à un Maçon qui a franchi tous les Grades, un seul excepté, et dont le dévouement à la Franc-Maçonnerie est absolument hors de doute.

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 27 mai 2009
M. Tremblay, vous êtes un imbécile. Je préférerais être franc-maçon que de faire partie de votre clique...Raymond Gravel ptre

Caro Tremblay

Commentaire mis en ligne le 27 mai 2009
Je m’en voudrais de ne pas présenter cette lettre à un aumônier qui défend farouchement sa foi catholique en ne dérogeant pas de l’Enseignement de notre Mère l’Église catholique et surtout des directives du Vatican. Nous admirons tous le futur ex-abbé Raymond Gravel qui défend les valeurs morales de l’Église sur toutes les tribunes. C’est pour lui rendre grâce que je lui présente cette missive d’un Pape, en latin. Raymond Gravel, au séminaire, était le premier de sa classe pour la dissertation latine et la désertion des directives papales. Applaudissons-le chaudement!


Dilecto filio Paulo Rosen Lutetiam.

LEO P. P. XIII

Dilecte Fili Salutem et Apostolicam Benedictionem.

Perlatum Nobis fuit cum obsequiosa epistola tua, exeinplar libri a Te nuper editi inscriplique: “l'Ennemie sociale”,cujus ope proposition habes, ceu novimus ex ajectis litteris, consilia et opera detegere impiorum hominum, qui in coetus clandestinos coacti, ecclesiae publicae moliuntur exilium.

Equidem veniam quam poscis Nobis operis tui ulro Tibi concedimus, studium enim religionis tuendae quo praestas cum ex aliis argumentis Nobis est exploratum, tum maxime ex ea constantia qua adniteris fidei et pictatis hostes opugnare, fradibus noxisque corum explitatis.

Dum parro optamus ut omnes cordati, nedum catholici, homines eas fraudes et noxas sic abhorreant, prout ipse justa detestatione prosequeris, uberiora in dies Tibi adprecamur a Patre luminum verae sapientiae dona, et Apostolicam Benidictionem, paternae dilectionis testem, Tibi tuisque peramenter impertimus.

Datum Romae apud Sanctum Petrum, die VII Julii, »Anno MDCCCXC; Pontificatus decimo tertio.

Leo XIII

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 27 mai 2009
Le duo Morin-Gravel est moins loquace qu’à ses début. Pourquoi?

Lors de la deuxième guerre mondiale, les U-boats torpillaient des navires tout le long de la côte est de l’Atlantique, et même dans les eaux du fleuve Saint-Laurent. Quand les pêcheurs rapportaient avoir vu ces sous-marins à la base militaire de Mont-Jolie, un peu à l’est de Rimouski, les autorités leur disaient que c’étaient des baleines qu’ils voyaient. Donc, les baleines sont capables de lancer des torpilles et de débarquer des espions allemands en Gaspésie.

Morin-Gravel et tous ceux qui rejettent du revers de la main les faits répondent de la même manière que les dirigeants de la base de Mont-Joli. À moins d’être de parfaits abrutis, ils ne veulent surtout pas que la vérité sorte. Mais elle sort quand même...

Voici le texte intégrale de François Bourricaud:


François Bourricaud, «La laïcité: paradoxes et ambiguïtés», Encyclopaedia Universalis, Symposium «Les enjeux, France, Encyclopaedia Universalis, 1985, pp. 778-780.

François Bourricaud

La laïcité: paradoxes et ambiguïtés

Problèmes de définition

Une définition classique de la laïcité telle qu'elle est pratiquée dans les États modernes se trouve dans le cinquième amendement de la Constitution américaine: «Le Congrès ne pourra prendre aucune loi ayant pour objet d'établir (establish) une religion ou d'en interdire le libre exercice.» Ainsi se trouvent affirmés simultanément deux principes. D'abord, l'État fédéral américain se sépare de toutes les Eglises; la Constitution ne reconnaît aucune Église d'État et n'en proscrit ni n'en officialise aucune, à la différence de la charte française de 1830 qui reconnaissait dans le catholicisme «la religion de la majorité des Français». En deuxième lieu, l'Etat garantit aux citoyens la plénitude de leur liberté religieuse. Mais nonobstant le cinquième amendement qui proclame la laïcité de l'État fédéral, l'armée américaine continue à entretenir des aumôniers, la référence à Dieu est fréquente dans la bouche des hommes politiques et dans beaucoup de cérémonies officielles. En outre, c'est «en présence de Dieu» que «les droits de l'homme et du citoyen» sont proclamés par les délégués à la convention de Philadelphie. Ce paradoxe appelle explication.

Les États laïques sont neutres à l'égard de toutes les Églises, mais il ne s'ensuit pas qu'ils sont «indifférents en matière de religion». Dans l'avant-dernier chapitre du Contrat social, Rousseau parle d'une «profession de foi purement civile dont il appartient au Souverain de fixer les articles [... ] sans lesquels il est impossible d'être bon citoyen ni sujet fidèle». Cette «profession de foi» ne porte pas sur des propositions théologiques, mais sur «des sentiments de sociabilité». Les «dogmes de la religion civile» ne sont pas des «dogmes de religion». Ils doivent être «simples, peu nombreux, énoncés avec précision, sans explications ni commentaires». La simplicité de ces énoncés, leur évidence affranchissent la religion civile de l'intolérance et du fanatisme qui ont longtemps défiguré le catholicisme romain. La religion civile ne s'embarrasse pas des querelles théologiques qui déchirent les fidèles des religions révélées et nourrissent leur fanatisme. Pourtant, elle proclame un certain nombre de vérités «tenues pour évidentes» - suivant les termes de la déclaration de Philadelphie - comme « l'existence de la Divinité [... ], la vie à venir, le bonheur des justes, le châtiment des méchants. la Sainteté du Contrat social et des lois».

Un État laïque n'est pas un État athée. En outre, même si ses dogmes ne sont pas appuyés par l'autorité d'une Église, il peut chercher à les imposer aux citoyens soit par contrainte directe, soit par inculcation détournée. C'est à la première méthode que pense Rousseau quand il propose le bannissement des citoyens qui se refuseraient à souscrire aux dogmes de la religion civile, ou même la mort contre celui qui, après les avoir reconnus publiquement, se conduirait comme s'il n'y croyait pas. La laïcité, c'est-à-dire l'indépendance de l'État à l'égard des Églises, peut engendrer le conformisme le plus étouffant, comme celui que tentait d'imposer Robespierre avec la fête de l'Être suprême au pire moment de la Terreur jacobine. Mais c'est par des moyens paisibles que, un siècle plus tard, Jules Ferry se propose de laïciser l'État par la laïcisation de l'école.

La République ouvre dans chaque commune une école publique dont elle recrute, forme et entretient les maîtres. Elle se garde d'instaurer un monopole au profit de ses seules écoles, mais elle réserve à elles seules ses crédits, et elle s'assure, en vertu du monopole de la collation des grades attribué par Napoléon à l'Université officielle, par les programmes fixés dans les bureaux parisiens et les jurys constitués selon les normes officielles, une action prépondérante dans le flux des diplômes et l'orientation des études. Les apôtres de la laïcité comme Jules Ferry, bien qu'ils se proposent de briser la sujétion de la jeunesse aux dogmes du catholicisme romain, n'envisagent pas d'éteindre chez les jeunes le respect des valeurs traditionnelles. Dans sa fameuse «Lettre aux instituteurs», Jules Ferry retrouve la démarche de Rousseau. Les principes de la morale traditionnelle sont déclarés évidents par eux-mêmes. Même privée des fondements, réputés illusoires, qu’étaient censées leur prêter les religions révélées, «la morale de nos pères» sera proposée par les instituteurs à l'adhésion de leurs élèves. L'école laïque selon Jules Ferry doit fournir aux jeunes Français l'éducation morale sans laquelle, devenus adultes, ils seraient incapables d'exercer leurs responsabilités de pères de famille, de producteurs et surtout de citoyens.

Le paradoxe de la laïcité, c'est qu'elle rompt avec les dogmes des religions révélées tout en prétendant utiliser ces dogmes, une fois séparés de leurs «dérivations» théologiques, comme pierres de remploi pour l'élaboration d'un «consensus» intellectuel et moral nouveau. Pour résoudre ce paradoxe, nous nous proposons de suivre le mouvement historique de longue durée qui par spécialisation et différenciation distingue les institutions religieuses des autres instances du contrôle social - notamment politiques, éducatives et intellectuelles -, ce qui nous conduira à analyser les changements survenus corrélativement dans les mécanismes d'intégration des sociétés modernes. On verra alors comment la laïcité s'accompagne de l'affranchissement des autorités politiques, intellectuelles, pédagogiques vis-à-vis de la tutelle des Églises et comment peut subsister, en dépit du processus de laïcisation ou de sécularisation, une forte religiosité diffuse dans toute la vie sociale. Un État laïque, même s'il proclame sa séparation d'avec toutes les Églises, peut continuer à puiser ses inspirations essentielles dans l'expérience religieuse qu'elles lui ont transmise.


Le spirituel et le temporel

Les vertus laïques
La rupture avec les dogmes des religions révélées s'est accompagnée d'un déplacement de la «croyance» que l’État laïque s'est employé à orienter. Illustration de Grandjouan pour le livre «La Raison» . (Snark, Edimeda).

Dans les sociétés occidentales, héritières de deux traditions distinctes, la judéo-chrétienne d'une part, la gréco-romaine d'autre part, une étape décisive dans le processus de laïcisation a été accomplie grâce à la distinction introduite par les chrétiens et par Jésus lui-même entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel. Il est vrai que cette distinction n'est absolument absente ni de la tradition juive où les prophètes s'affrontent aux Rois, ni de la tradition classique où, surtout à Athènes, la référence à des lois morales et religieuses qui dépassent les commandements de la Cité est très fortement marquée. Mais c'est seulement dans le christianisme qu'elle prend tout son relief, même si elle n'est pas, et de beaucoup s'en faut, exempte d'ambiguïté. «Mon royaume n'est pas de ce monde», «On ne peut pas servir à la fois Dieu et Mammon». «Celui qui tire l'épée périra par l'épée», «Rendez à César ce qui est à César, rendez à Dieu ce qui est à Dieu» - ces enseignements évangéliques organisent-ils la distinction entre le temporel et le spirituel, ou bien, au contraire, prescrivent-ils la subordination du second au premier? Celse, un tenant de la réaction antichrétienne du IIIe siècle, accuse les fidèles de Jésus de rébellion contre Rome dont ils contesteraient la souveraineté en refusant à l'empereur l'allégeance que lui doivent ses sujets. En n'acceptant pas de sacrifier aux dieux de l'Empire, c'est leur propre Dieu que, d'une manière oblique, ils chercheraient à imposer à l'Empire, dans le but inavoué de mettre le bras séculier au service de leur prosélytisme. Tel est l'argument typique indéfiniment repris de Celse à Voltaire: les chrétiens ne réclameraient leur liberté vis-à-vis de César que pour asservir César à leur fanatisme et pour tourner ensuite la puissance de celui-ci contre leurs propres ennemis.

La distinction entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel, telle qu'elle est esquissée dès les débuts du christianisme, reste entachée d'ambiguïté tant que l'Église prétend garder le dernier mot dans l'ordre politique, dans l'ordre moral et dans l'ordre intellectuel. L'ordre politique reste en dernière instance subordonné à l'autorité éminente du pouvoir religieux puisque le premier tire du second son origine, son existence et sa légitimité. En effet, selon Paul, tout pouvoir vient de Dieu. Aussi, Charlemagne est couronné par le pape et le roi de France, sacré à Reims. En outre, le pape de Rome, par l'excommunication et l'Inquisition, exerce une sorte de contrôle juridictionnel sur les actes des différents souverains. Même si en principe le domaine de la censure ecclésiastique est délimité par le droit canon, la menace d'excommunication crée au bénéfice du pape et des évêques un formidable moyen de pression contre les gouvernants laïques. En matière de moeurs, en ce qui concerne la vie familiale, les rapports entre les époux, entre les parents et les enfants, la vie sexuelle et la chasteté, l'Église chrétienne intervient sans relâche.

Pour la hiérarchie ecclésiastique, cette intervention n'est pas un droit, mais une indéclinable obligation. Cette intervention ne prend pas simplement la forme de l'exhortation ex cathedra. La confession et la direction de conscience lui fournissent le moyen de maintenir les fidèles «dans le droit chemin». En ce qui concerne la vie économique (le travail, l'épargne, le prêt à intérêt, le luxe, l'assistance et la charité), la hiérarchie élabore une doctrine (ce qu'on appellera au XIXe siècle la doctrine sociale de l'Église) que les hommes d'État chrétiens sont tenus en conscience de faire passer dans la législation et de faire appliquer, au besoin par le «bras séculier». En intervenant sur le plan du droit comme sur le plan des moeurs, l'Église prétend régler le fonctionnement de la société civile qu'elle investit de part en part. C'est enfin dans l'ordre intellectuel que longtemps elle exerce le plus attentivement son magistère. Dans la mesure où elle exige de ses fidèles la foi à une tradition dont elle se proclame elle-même l'exclusive dépositaire, elle est conduite à apprécier l'orthodoxie des opinions et des enseignements. Elle s'arroge ainsi le droit de décider selon ses propres critères des énoncés «scientifiques» qui, selon les savants, ne relèveraient que de l'observation et de l'expérimentation. Les Églises chrétiennes sont alors amenées à entrer en collision avec les diverses sciences, à mesure que celles-ci conquièrent leur autonomie: l'astronomie au temps de Galilée ou la biologie au temps de Darwin. Le dérapage va parfois si loin que, non contente de condamner des doctrines nouvelles, elle prend fait et cause pour des doctrines controuvées et tout à fait «dépassées». Enfin, dans le but d'asseoir leur emprise sur l'esprit public, les Églises chrétiennes s'emploient à contrôler plus ou moins strictement livres, journaux et périodiques et, dans les écoles, collèges et universités, à diffuser les enseignements conformes à leurs dogmes.

La question scolaire

La laïcisation est marquée par l'affranchissement successif des instances politiques intellectuelles et juridiques vis-à-vis des autorités religieuses. Cet affranchissement a lieu au terme de luttes parfois très violentes, et c'est sans doute la laïcisation de l'école et de la culture que véhicule l'école qui, au siècle dernier, dans les pays catholiques au moins, a donné lieu aux affrontements les plus dramatiques. Dans la France du XIXe siècle, la querelle de la laïcité et 'la querelle scolaire sont indissolublement mêlées. Dès la fin du Moyen Âge, les souverains européens s'étaient soustraits, dans l'ordre politique, à la tutelle du siège apostolique de Rome. La laïcisation de l’État s'est poursuivie par des mesures de tolérance qui accordaient l'égalité des droits à tous les sujets d'un même souverain quelle que soit leur confession religieuse. Simultanément, dans l’ordre intellectuel, les diverses disciplines et les spécialistes qui s’y consacrent et qui les enseignent conquéraient leur indépendance vis-à-vis de la théologie. L'argument du magister dixit a perdu son autorité dans des domaines où la tradition cléricale avait eu longtemps le dernier mot. Toutefois. dans le domaine des moeurs et des croyances communes, à propos duquel, pour parler comme Durkheim, la «conscience collective» connaît ses intensités les plus fortes, l'attachement aux valeurs et aux croyances communes continuait à garder une coloration religieuse.

Pourquoi l'école est-elle devenue en France l'enjeu décisif dans la dernière étape du processus de laïcisation? Dès la fin de la crise révolutionnaire, la reconstitution d'un consensus intellectuel et moral a été l'un des soucis constants des réformateurs sociaux à droite comme à gauche. On le trouve chez Saint-Simon et Auguste Comte, mais aussi chez Bonald et Maistre. Dans la mesure où cette reconstruction exige, pour parler comme Auguste Comte, une révision des concepts fondamentaux, elle exige le concours des intellectuels et ne peut réussir que si ses résultats sont diffusés dans le public par l'école et le système scolaire à ses différents niveaux. Le contrôle de l'État, dans la mesure où celui-ci s'attribue des responsabilités éminentes en matière d'éducation, devient un des enjeux du combat politique: les conservateurs comptent que l'Église catholique restera maîtresse des établissements scolaires où elle est installée de temps immémorial, et notamment dans l'enseignement élémentaire où son influence sur les enfants du peuple est réputée favorable au maintien de l'ordre social. Au contraire, les républicains, puis les radicaux et les socialistes verront dans le dessaisissement de l'Église catholique, dans la fin de sa prépondérance pédagogique, la condition préalable de tout progrès. En outre, la branche «scientiste» du positivisme dénonce comme rétrogrades les principaux dogmes auxquels reste attachée l'Église de Pie IX et du syllabus. L'intensité de cet affrontement idéologique est encore accrue par les séquelles du conflit récurrent dans l'Église catholique entre, d'une part, les ultramontains, défenseurs du pape, les congrégations romaines et certains ordres religieux comme celui des Jésuites notamment, et, d'autre part, les gallicans qui entendent préserver l'État contre les entreprises des «moines ligueurs». Enfin, le monopole de la collation des grades, que Napoléon avait réservé à l'Université, incite l'Église catholique à lancer une croisade pour la «liberté de l'enseignement», d'autant que les calotins soupçonnent les laïques, non sans quelque raison, d'être, malgré leur neutralité déclarée, des anticléricaux sinon des antichrétiens passionnés.

La question de la laïcité prend alors la forme légèrement caricaturale de ce que le roi Louis-Philippe appelait plaisamment la «guerre des cuistres et des sacristains». Mais quel qu'ait été par la suite l'impact de l'orientation laïque sur notre politique scolaire, quelle qu'ait été l'importance du thème de la laïcité dans la rhétorique des politiciens français, une question reste posée à laquelle l'évolution récente des sociétés industrielles n'a rien retiré de sa pertinence: le consensus intellectuel et moral «de base», sans lequel, pour parler comme Rousseau, les «sentiments de sociabilité» s'émoussent, peut-il être pur de toute composante religieuse? Plus précisément, s'il est vrai que les sociétés modernes sont laïques en ce sens que dans la plupart d'entre elles, au moins dans le monde occidental et chrétien, l'État s'y trouve séparé des Églises, le sont-elles aussi dans ce sens bien différent qu'elles ne feraient nulle place au sacré? Mais si elles lui en réservent une, peuvent-elles encore être qualifiées de laïques?

La société moderne et le sacré

Raymond Aron, à propos du IIIe Reich et de la Russie stalinienne, a parlé de «religions séculières». D'abord, ces États peuvent être qualifiés de totalitaires - selon une expression introduite par Mussolini - sous la réserve que ce titre est franchement revendiqué par les idéologues nazis pour l'Allemagne hitlérienne alors que les communistes n'aiment pas du tout le voir appliquer à l'Union soviétique et préfèrent à son sujet parler de «dictature du prolétariat». Mais quel que soit l'habillage idéologique, ce qui caractérise un régime totalitaires c'est que le jeu des intérêts, le débat public et contradictoire y sont frappés d'interdit. La presse est soumise à la censure. Le parti unique, et lui seul, est autorisé à concourir à la formation et à l'expression de l'opinion. Les opposants sont qualifiés de «dissidents» et les dissidents sont tenus pour des traîtres potentiels. Enfin, le parti est l'arbitre du vrai et du faux non seulement en ce qui concerne l'appréciation de ce qui est politiquement opportun; mais potentiellement dans tous les domaines. Au nom de la «science prolétarienne» ou de la «science aryenne», le dirigeants tranchent souverainement de linguistique ou de biologie. L'Allemagne de Hitler et l'Union soviétique ont rompu tout lien avec les Églises chrétiennes, qu'à l'occasion ils ne se sont pas fait faute de persécuter. Dira-t-on que l'un ou l'autre de ces pays est un État «laïque» au sens de Jules Ferry ou d'Émile Combes?

Ou bien parlera-t-on à propos du régime hitlérien et du régime stalinien de «religions séculières», alors que hitlériens et staliniens affichent hostilité, ou du moins méfiance, à l'égard du christianisme et des diverses hiérarchies ecclésiastiques, en même temps qu'ils manifestent un rejet passionné de toute transcendance ou, dans le cas soviétique, une orientation «scientiste» et «matérialiste» des plus explicites? Ce qu'il y a de religieux dans le IIIe Reich ou en Union soviétique, c'est la sacralisation du parti, de la race ou de l'État, et la consécration de dirigeants proclamés infaillibles. Enfin, les religions séculières du XXe siècle que sont les partis totalitaires du type hitlérien ou soviétique sont gérées sur le mode hiérarchique le plus strict, qui répète la distinction médiévale entre les clercs - ceux qui savent et qui ont compétence pour transmettre et imposer la Vérité - et les laïques - qui doivent se contenter d'obéir sinon d'adhérer «à la ligne».

«Hors de l'Église, point de salut.» C'est cette conception intensément autoritaire que retrouvent les «religions séculières modernes» et qui invite à les opposer à une des orientations fondamentales de l'esprit laïque: le libre examen. Finalement, c'est au nom du droit de l'individu à décider et à juger selon ses propres lumières que, dans les divers domaines où elle s'est successivement affirmée, a été présentée la revendication laïque. À la censure cléricale, Galilée oppose l'évidence de l'expérience et du raisonnement. Face à cette évidence, l'argument du magister dixit est dérisoire. De même, devant la prétention des papes de régler les affaires intérieures des États, les princes (ou mieux encore les peuples ou leurs représentants) se croient fondés à répondre que les «intéressés» sont seuls compétents pour régler leurs propres affaires. La dernière digue s'opposant à la poussée des laïcs cède lorsque les clercs sont chassés de leur secteur réservé par excellence, la foi, dont la Réforme contribue à faire une matière de conviction personnelle. Dans la conception médiévale de l'Église, ce sont les Pères, les papes, les conciles qui ont reçu le dépôt de la foi. Ce sont donc les clercs qui ont le dernier mot en cette matière. La réforme protestante, en proclamant le libre examen, conduit à une conception individualiste et décentralisée de la vie religieuse. Même si elle ne l'efface pas complètement, elle assouplit la distinction entre clercs et laïcs qui, dans certaines sectes comme les Quakers, disparaît à peu près.

Ce processus, que l'on pourrait appeler de «laïcisation de la foi», change la signification du phénomène religieux dans les sociétés modernes. Celles-ci restent religieuses parce que les états forts de la conscience collective continuent à y être tenus pour sacrés. À preuve le rejet dont souffrent dans nos sociétés tous ceux qui s'en prennent aux valeurs de la modernité comme de l'égalitarisme. A preuve aussi l'ardeur des passions idéologiques qui ne semblent pas avoir désarmé. Mais elles sont à la fois «séculières» et «décentralisées». Elles sont séculières puisqu'elles valorisent des activités humaines, ou plus généralement l'homme dans sa condition terrestre et historique. Elles sont décentralisées parce que le processus de valorisation 'n'est plus hiérarchiquement contrôlé, mais s'effectue dans une pluralité de groupes, de lieux et de consciences.

Mais les sociétés modernes ne sont pas laïques, en ce sens qu'elles seraient devenues «matérialistes» et que leurs membres ne seraient sensibles qu'à leurs intérêts. Elles sont laïques en ce sens qu'étant individualistes elles se doivent, selon leurs principes, d'avoir une conception non dogmatique des valeurs. C'est ici qu'apparaît, au moins dans le contexte français, l'ambiguïté caractéristique de la laïcité, ou plutôt du dogmatisme laïciste, qui tend à devenir une idéologie scientiste (et éventuellement antichrétienne) invoquée pour justifier les intérêts corporatifs de la fraction syndicalement et politiquement prépondérante de la profession enseignante. Pour soutenir leurs prétentions, les «laïcistes» affirment que le nécessaire consensus national et social ne peut se reconstituer qu'autour d'une école publique, magiquement pourvue à la fois de toutes les vertus de la neutralité et dépositaire de la vérité en tout domaine. Ce plaidoyer bute sur deux points. D'abord les laïcistes ne sont pas neutres, comme le montre l'engagement idéologique et politique à gauche de la grande majorité du corps enseignants et comme le confirme le caractère de l'enseignement laïque: surtout dans le domaine de l'histoire, des sciences sociales et de la culture, il est beaucoup plus «scientiste» que vraiment scientifique. Enfin, il n'est pas du tout sûr qu'en raison de la diversité de «demandes sociales» de plus en plus hétérogènes un État centralisé soit en mesure d'exercer en matière d'enseignement le rôle que les syndicats d'enseignants revendiquent bruyamment pour lui.

Le principe de la laïcité de l'État moderne exige-t-il que la fonction d'enseignement soit un monopole de l'État? L'État, tout en admettant l'existence d'un enseignement privé ou libre à côté de ses propres établissements, est-il obligé, à peine de cesser d'être laïque, de réserver à ces derniers le bénéfice exclusif d'un financement sur fonds publics? Une réponse affirmative à ces deux questions, ou simplement à la seconde, ne s'impose nullement. Tout ce que le principe de laïcité exige, c'est que l'État ne mette jamais le bras séculier au service d'aucun dogme - notamment religieux.

Bibliographie

R. BELLAH, «Civil Religion in America», in Daedalus, hiv. 1967 / A. DANSETTE, Histoire religieuse de la France contemporaine, 2 vol., Flammarion, Paris, 1948-1951 / R. ESCARPIT, École laïque, école du peuple, Calmann-Lévy, Paris, 1961 / G. DE LAGARDE, La Naissance de l'esprit laïque au déclin du Moyen Âge, 5 vol. (1re éd., 1934).
E. Nauwelaerts, Louvain, B. Nauwelaerts, Paris, 1956-1970; Bilan du XIIIe siècle / J. LOCKE, Epistola de tolerantia (1re publ. en latin), Goudac, 1689 (Lettre sur la tolérance, texte latin et trad. franç. M. CASSALINI, Montréal, 1964 / VOLTAIRE, Traité sur la tolérance, à l’occasion de la mort de Jean Cala (1762), librairie de La Bibliothèque nationale, Paris. 1904, et in Voltaire, Mélanges, Gallimard. Paris, 1961.

Dans le Corpus:

ANTICLÉRICALISME / ÉDUCATION (types et fins, liberté et systèmes d'enseignement) / ÉGLISE ET ÉTAT / IDÉOLOGIE / INDIVIDU ET SOCIÉTÉ / LAÏCITÉ / LIBERTÉS PUBLIQUES / LUMIÈRES (PHILOSOPHIE DES).

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 26 mai 2009
Une question légitime requiert une réponse légitime que voici:

Il existe des gens qui prétendent que les sociétés secrètes n’existent pas, et que ceux qui y croient sont des individus qui racontent des chimères. Ces gens-là refusent de voir la vérité en face.

Dans votre cas, étant donné que vous êtes un homme au jugement certain, vous n’allez pas raconter de telles balivernes, n’est-ce pas?

PROPOS SUR LE LAÏCISME


A) LAÏCISME: CREDO DE L'ÉGLISE MAÇONNIQUE


La loi des similitudes - quatrième des cinq lois du Code cosmique - se lit comme suit:

«La modalité de tout processus est similaire».

Dans la perspective qui nous intéresse ici - celle des idées -, nous entendons par «similitude» que toute idée digne de ce nom fait son chemin dans l'histoire: de la pensée théorique, et toute menue, d'un maître quelconque jusqu'à son application pratique, et diversifiée, à l'ensemble d'une société.

La religion chrétienne est un exemple frappant de cette loi. En quelques siècles, l'Occident adoptait dans ses fondements politiques le message des Évangiles qui a suscité de multiples familles spirituelles. Mais, ici, nous voulons nous pencher sur l'événement idéologique qui caractérise l'époque moderne: le laïcisme mis en germe par le prophète du Contrat social, Jean-Jacques Rousseau. En plus ou moins cent ans, toute une panoplie de mouvements laïcistes s'est créée: le libre-penséisme, l'humanisme, l'anarchisme, le libéralisme, le sécularisme et j’en passe. Aussi variées qu'elles soient, ces écoles ont un dénominateur commun qui est le dogme rousseauiste de l'individualisme. Nous voyons là le socle même du «laïcisme ouvert» qui nous est proposé dans le rapport Proulx et dont le credo, par l'entremise d'Ernest Lavisse, s'est affiné en ces termes au dix-neuvième siècle:

«Être laïque, ce n'est point interdire à l'homme le rêve et la perpétuelle recherche de Dieu, c'est revendiquer, pour la vie présente, l'effort du devoir.

Ce n'est point violenter, ce n'est point vouloir mépriser les consciences encore détenues dans le charme des vieilles croyances.

C'est refuser aux religions qui passent le droit de gouverner l'Humanité qui dure.

Ce n'est point haïr telle ou telle Église, ou toutes les Églises ensemble.

C'est combattre l'esprit de haine qui souffle parfois des religions et qui fut cause de tant de violences, de tueries et de ruines, et dont on peut dire que, dans toutes les religions positives, il a toujours, partout, favorisé un rétrécissement de l'univers.


Être laïque, ce n'est point consentir la soumission de la raison à un dogme immuable, ni l'abdication de l'esprit humain devant l'incompréhensible.

C'est ne prendre son parti d'aucune ignorance, ni d'aucune misère.

C'est ne point permettre à un juge siégeant par-delà la vie, du soin de rassasier ceux qui ont faim, de donner à boire à ceux qui ont soif, de réparer les injustice, de consoler ceux qui pleurent.

C'est livrer bataille au nom de la justice.»



Cité dans le «Bulletin du Centre de Documentation du Grand Orient de France» (mai-juin 1962), numéro 33, pp. 27-28.


Mais ne nous laissons pas dindonner. Ce laïcisme ouvert cache, sous le couvert de la tolérance et de la justice, le visage délétère de ses intentions véritables. Ces lignes de Charles Maurras, nous montre ce que nous devons désormais appeler le laïcisme classique:

«Comprenons bien ce qu'il (le nom de Laïcité) signifie! Ce n'est pas du tout une pensée de tolérance pratique, née de la volonté de faire un peu de paix entre des esprits divisés... Il (I'État) laïcise au nom d'une Libre-Pensée qui est une pensée très déterminée, (par conséquent sans Liberté), qui forme un véritable dogme, dogme formel quoique négatif... La Libre-Pensée veut qu'il n’y ait pas de surnaturel, qu'il n'y ait pas de miracles, qu'il n'y ait pas d'autorité spirituelle, qu'il n'y ait pas de hiérarchie intellectuelle, morale, ni religieuse, qu'il n'y ait pas de tradition.»


«Dictionnaire politique et critique», II, 384.

Qu'il soit une philosophie ou une vision de la vie, le laïcisme (ou la laïcité) a graduellement été récupéré par la religion universelle qu'est le «maçonnisme». Cela a eu pour conséquence que, à l'instar d'une situation similaire au christianisme, la majorité des laïcistes évoluent soit individuellement, soit comme membres d'une organisation de libre-pensée. En un mot, seulement une minorité de laïcistes sont des maçons pratiquants. Mais tous les laïcistes affirment leurs besoins de faire rayonner leurs idéaux par le biais de l'enseignement dans les écoles. Comme il en est des chrétiens qui, pour la majorité, sont fidèles aux principes de foi qui les habitent toujours.

Voici un article de François Bourricaud tiré de l'«Encyclopaedia Universalis». Il démontre avec une implacable clarté intellectuelle que la laïcité est un projet religieux de destruction du christianisme qui, pour appuyer ce que nous venons de dire précédemment, favorise le déploiement de l'individualisme. Il n'en faut pas plus pour que l'auteur affirme, en conclusion, que la laïcité n'a rien de neutre!

Il vaut la peine de lire ce texte dans son entier pour voir la subtilité dans laquelle s'est développée l'idéologie maçonne de la laïcité. Mais pour les lecteurs qui préfèrent aller au vif du sujet, nous leur suggérons de lire la partie suivante:

«Mais les sociétés modernes ne sont pas laïques, en ce sens qu'elles seraient devenues «matérialistes» et que leurs membres ne seraient sensibles qu'à leurs intérêts. Elles sont laïques en ce sens qu'étant individualistes elles se doivent, selon leurs principes, d'avoir une conception non dogmatique des valeurs. C'est ici qu'apparaît, au moins dans le contexte français, l'ambiguïté caractéristique de la laïcité, ou plutôt du dogmatisme laïciste, qui tend à devenir une idéologie scientiste (et éventuellement anti-chrétienne) invoquée pour justifier les intérêts corporatifs de la fraction syndicalement et politiquement prépondérante de la profession enseignante. Pour soutenir leurs prétentions, les «laïcistes» affirment que le nécessaire consensus national et social ne peut se reconstituer qu'autour d'une école publique, magiquement pourvue à la fois de toutes les vertus de la neutralité et dépositaire de la vérité en tout domaine. Ce plaidoyer bute sur deux points. D'abord les laïcistes ne sont pas neutres, comme le montre l'engagement idéologique et politique à gauche de la grande majorité du corps enseignant, et comme le confirme le caractère de l'enseignement laïque: surtout dans le domaine de l'histoire, des sciences sociales et de la culture, il est beaucoup plus «scientiste» que vraiment scientifique. Enfin, il n'est pas du tout sûr qu'en raison de la diversité de «demandes sociales» de plus en plus hétérogènes un État centralisé soit en mesure d'exercer en matière d'enseignement le rôle que les syndicats d'enseignants revendiquent bruyamment pour lui.

Le principe de la laïcité de l'État moderne exige-t-il que la fonction d'enseignement soit un monopole de l'État? L'État, tout en admettant l'existence d'un enseignement privé ou libre à côté de ses propres établissements, est-il obligé, à peine de cesser d'être laïque, de réserver à ces derniers le bénéfice exclusif d'un financement sur fonds publics? Une réponse affirmative à ces deux questions, ou simplement à la seconde, ne s'impose nullement. Tout ce que le principe de laïcité exige, c'est que l'État ne mette jamais le bras séculier au service d'aucun dogme - notamment religieux.


Après l'article de François Bourricaud, les deux autres documents qui suivent - ceux de Paul Rosen - sont d'une grande importance. Il faut souligner que monsieur Rosen fut Grand Maître du Grand Orient de France pendant plus de vingt ans. Mais écoeuré des manoeuvres malhonnêtes que son statut lui imposait, il se convertit au catholicisme en 1862. Cette page tirée de «La femme et l'enfant dans la Franc-Maçonnerie» (2) confirme cela:

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... il est réellement difficile, sinon impossible, de s'expliquer comment Paul Rosen, converti au catholicisme plus de dix années auparavant... a pu apposer son nom au bas de ce libelle... jouait-il double rôle?

Voici, en effet, un bien singulier ATTENDU, que nous extrayons d'un jugement rendu, le 9 août 1889, par la première Chambre du Tribunal Civil de la Seine, dans un procès de Paul Rosen contre Letouzey et Ané:

«Attendu qu'il est intervenu, le quatorze janvier mil huit cent quatre-vingt-deux, entre Paul Rosen et l'abbé Brettes un acte sous signatures privées qui sera enregistré, et aux termes duquel Rosen vendait à l'abbé Brettes UNE BIBLIOTHÈQUE MAÇONNIQUE DE SIX CENTS VOLUMES, moyennant le prix de cinq mille cinq cents francs; que parle même acte, Rosen s'engageait à prêter son concours actif pour tous renseignements et SECRETS nécessaires, et ainsi à rendre aussi complet que possible l'ouvrage que l'abbé Brettes s'engageait à faire contre la franc-maçonnerie, ouvrage dont les frais et bénéfices devaient être partagés par moitié entre Rosen et l'abbé Brettes.»

Donc. Paul Rosen. le 11 janvier 1882, passait bien un acte par lequel il prenait l'engageraient de livrer des SECRETS MAÇONNIQUES contre espèces.

QUEL JOLI MÉTIER!

Ce n'est pas comme catholique qu'il agissait, puisqu’il ne disait pas tout et la facilité de dire tout (démontrée par l'aisance avec laquelle il obtient des bibliothèques maçonniques, comprenant jusqu’à six cents volumes!)

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Paul Rosen, en tant que chrétien, a rédigé une oeuvre classique: «L’Ennemie sociale» (Paris, Bloud & Barral, 1890). Comme sous-titre, l'auteur ajoute: «Histoire documentée des faits et gestes de la Franc-Maçonnerie de 1717 à 1890 en France, en Belgique et en Italie». Avec comme commentaire additionnel: «La Révolution sociale, c'est les Gesta Satanae per massones» (Les oeuvres de Satan par les maçons). Cette oeuvre a reçu, comme vous le verrez, le salut et la bénédiction apostolique du pape Léon XIII.

Le document de Paul Rosen sert à un but. Il montre le rôle de la Franc-Maçonnerie. Il y est fait multiples mentions de l'éducation laïque gratuite et obligatoire.

Veuillez noter que les sources de monsieur Rosen lui ont permis de faire de très nombreuses citations maçonniques. Il avait à sa disposition une accumulation de documents personnels qui s'est étendue sur vingt années et des librairies complètes de textes maçonniques originaux. En comparant ces sources au contenu du rapport Proulx, vous comprendrez que celui-ci n'est que la régurgitation à peine voilée de l'idéologie maçonne.

Il peut sembler que nous ayons inclus un nombre excessif de pages de L’«Ennemie sociale». Cette oeuvre dont la crédibilité ne peut être mise en question contient une telle richesse d'aperçus et de données sur les objectifs et la nature de la Franc-Maçonnerie que nous avons cru justifier de l'offrir aux lecteurs.


Notes:

(2) A.C. D La Rive, La femme et l’enfant dans la Franc-maçonnerie universelle d’après les documents officiels de la secte. Paris, Delhomme et Briguet, 1894, pp. 569-70.

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 26 mai 2009
M. Tremblay, je ne suis pas sûr d'avoir compris: racontez-nous encore une histoire de franc-maçons......

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 26 mai 2009
Infiltration franc-maçonnique à l’intérieur des rangs catholiques???


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Lettre d'appui du Conseil paroissial de pastorale, le 17 décembre 1978.

Monsieur Guy DURAND
Président du Comité d'école
École Notre-Dame-des-Neiges
Montréal.


Cher ami,

Nous vous remercions de nouveau d'être venu rencontrer les membres du Conseil paroissial de pastorale à leur réunion du jeudi 23 novembre 1978. Nous trouvons qu’il est essentiel que la paroisse, par l'intermédiaire de son Conseil de pastorale, apprenne de première main tout ce qui touche les transformations importantes de l'école du quartier. D'ailleurs, comme nous l'avons laissé entendre, nous désirons transmettre, à l'ensemble de la paroisse, l'information que nous avons reçue de votre part.

Votre exposé de la situation actuelle de l'école Notre-Dame-des-Neiges nous a permis de mieux saisir plusieurs faits que d'autres observations nous avaient déjà conduits à percevoir:

- la clientèle particulière de l'école est très bigarrée au plan des attentes religieuses:

- le milieu humain de Côte-des-Neiges est véritablement pluraliste;

- le sérieux avec lequel s'est effectuée la double consultation sur le statut éventuel de l'école ne peut être mis en doute;

- le climat de tolérance et de respect mutuel des partisans d'une école strictement confessionnelle et des partisans d'une école qui deviendrait non confessionnelle est très élevé;

- la situation actuelle de l'école, sans être gravement préjudiciable aux personnes (puisqu'on a trouvé des aménagements réalistes, comme l'exemption pour les élèves et pour les professeurs) constitue un trompe-l'oeil: c'est une étiquette mensongère collée à un produit.

Dans les circonstances. nous comprenons et appuyons la démarche des responsables du Comité d'école, proposant que l'étiquette corresponde davantage à la réalité ( que l'école soit dorénavant une école pluraliste. Nous considérons qu'il v a là une question de vérité des faits et nous aurions mauvaise grâce de nous opposer à partir d'une approche dogmatisante qui ne tiendrait pas compte de cette réalité. En d'autres termes, nous considérons que la transformation constituerait, pour l'école NDN, un pas vers une meilleure correspondance entre le statut officielle et la réalité sous-jacente.

Est-il besoin d'ajouter que notre appui à la démarche de «déconfessionnalisation» de l'école Notre-Dame-des-Neiges ne se veut, en aucune manière, une position de principe contre l'école confessionnelle? Cela ne serait pas concevable de la part d'un Conseil de pastorale! Cependant, nous n'acceptons pas une étiquette qui en vient à dire tout autre chose que It réalité.

D'autre part, notre appui comporte l'exigence évidente que l'option de foi des catlioliques soit véritablemei respectée: cours de catéchèse offerts dans des condition aussi privilégiées que les cours de formation morale et présence de l'aumônier pour les élèves catholiques.

Il va de soi que vous pouvez vous prévaloir de notre appui dans vos démarches auprès des autorités compétentes.

En foi de quoi, nous signons,

L'exécutif du Conseil paroissial de pastoral
Paroisse Notre-Dame-des-Neiges

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 25 mai 2009
C'est curieux, quelque chose me dit que vous devez être un admirateur de Mgr Mayol de Lupé...

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 25 mai 2009
Cher futur ex-abbé,

J’ai fais l’erreur de vous accorder l’intelligence de savoir qui écrivait. J’ai péché par excès de générosité. Je ne le ferai plus.

En attendant, je crois bien que les frères trois petits points sont heureux de ne pas vous avoir dans la secte, mais qu’ils commencent à se rendre compte que vous pouvez être autant un boulet pour eux que pour l’Église catholique.

Pour ce qui est des sociétés secrètes qui n’existent pas, elles sont drôlement actives, ne croyez-vous pas?

René Lévesque, Pierre Trudeau, Pierre Bourgault et sa suite, se rencontraient avec l’auteur du texte suivant. Nous pouvions voir Lévesque déambuler sur Côte-sainte-Catherine, le col remonter, cigarette entre les lèvres, se rendre à la réunion des réformateurs qui sont aussi responsables du marasme actuel.

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J.-Z.-Léon Patenaude, «Pour mieux connaître l'histoire de la laïcité au Québec», Bulletin de Liaison du AMQ, p. 10.

Pour mieux connaître l’histoire de la laïcité au Québec

Dans les combats qu’il mène présentement, le Mouvement Laïque Québécois se rattache à une veine historique qui remonte à la fin du XVIIIe siècle.

Déjà, dans son «Appel à la justice» de l’État, paru en 1784, Pierre du Calvet s’élève contre l’exclusivité d’une formation sacerdotale donnée dans les collèges du Québec et réclame que les biens des Jésuites servent à l’établissement d’écoles publiques et d’institutions aptes à l’enseignement des sciences.


Pour sa part, le premier imprimeur-libraire montréalais, Fleury Mesplet, appuie dans la «Gazette de Montréal», le projet d’ériger système d’instruction publique couronné par une université non confessionnelle, projet préconisé par le gouverneur Dorchester à la suite d’une enquête royale prouvant l’analphabétisme chronique de la population en 1790.

L’une des revendications des Patriotes de 1837-1838 a trait à la séparation de l’Eglise et de l’Ecole. Dans la déclaration d’indépendance signée Robert Nelson, il est avancé à l’article 13, qu’il est du «devoir du gouvernement envers le peuple» d’établir un enseignement public. Comme le précise l’article 4, l’implantation d’un tel système se fera dans la plus entière liberté de conscience, puisque «toute union entre l’eglise et l’Etat est déclarée abolie».

La pensée des Patriotes trouvera refuge à l’Institut canadien de Montréal qui livrera de 1844 à 1884 une dire lutte contre l’intolérance cléricale et sa main-mise sur l’enseignement public. La Ligue de l’enseignement poursuivra le combat.

En 1960, dans la vague de la Révolution tranquille, le Mouvement Laïque de langue française se lance dans l’action, sous la présidence du notaire Maurice Blain. La relève est prise aujourd’hui par le Mouvement laïque québécois.

La bibliographie qui suit permettra aux lectrices et lecteurs intéressés d’approfondir la question de la continuité des combats pour la laïcité au Québec.

Jean-Paul de Lagrave, Fleury Mesplet (1734_1794), imprimeur, éditeur, libraire, journaliste: diffuseur des Lumières au Québec, Montréal, Patenaude Editeur, 1985.

Jean-Paul Lagrave, Histoire de l’information au Québec, Montréal, La Presse, 1980.


Jean-Paul de Lagrave et Jacques Ruelland. L’Appel à la Justice de l’état de Pierre du Calvet, Québec, Le Griffon d’argile 1986.

David Amar et autres, L’école laïque, Montréal. Les Éditions du Jour, 1961.

Jean-Jacques Jolois, J.-F. Perrault (1735-1844) et les origines de l’enseignement laïque au Bas-Canada, Montréal, Les Presses, de l’Université de Montréal, 1969.

Jean-Paul Bernard, Les Rouges: libéralisme, nationalisme et anticléricalisme au milieu du XIXe siècle, Montréal, Les Presses de l’Université du Québec, 1971.

Lucie Laurin, Des luttes et des droits - antécédents et historique de la Ligue des droits de l’homme de 1936 à 1975, Montréal, Le Méridien, 1985.

Ruby Heap, “La Ligue de l’enseignement (1902-1904): héritage du passé et nouveaux défis”. Revue d’Histoire de l’Amérique française, vol. 36, no 3, décembre 1982.


Yvan Lamonde, “Les archives de l’Institut canadien de Montréal (1844-1900) - Historique et inventaire”, Revue de l’Histoire de l’Amérique française, vol. 28, no 1, juin 1994.

Conférences annuelles de l’Institut canadien des affaires publiques, Montréal, Les Educations du Jour, 1961 à 1967.

J.-Z.-Léon Patenaude
Bulletin de liaison

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 25 mai 2009
M. Tremblay, cette fois, votre nom n'apparaît même pas. Comme transparence, on pourrait demander mieux. Vous n'avez même pas compris mon courriel...Je vous ai dit que je ne vous connaissais pas et à vrai dire, ça ne m'intéresse pas non plus de vous connaître. Vous parlez d'élucubrations, j'ai l'impression que vous vous regardez dans un miroir et vous projetez sur moi ce que vous êtes. Si vous ne jugez pas, je me demande ce qu'est un jugement et un préjugé. Je ne milite pas dans aucun parti politique. Encore une fois, vous êtes dans les patates. Ma mère me disait toujours, le plus intelligent arrêtera le premier. Comme je me rends compte qu'il n'y a pas grand-chose à tirer d'une telle correspondance, pour ma part, c'est mon dernier courriel. Continuez à débusquer les méchants francs-maçons et brûlez-les au tribunal de l'Inquisition. Pour ma part, je décroche complètement de vos propos. En passant, les seuls que le Christ brasse dans l'évangile, ce sont les prêtres, les scribes et les pharisiens...Vous semblez faire partie d'un de ces groupes. Mais encore là, je vous dis cela et ça ne vous fait aucun pli. Vous vous croyez au-dessus de cela. Bonne journée! Raymond Gravel ptre

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 24 mai 2009
M. Tremblay, que veut dire "cher futur ex-abbé"? Vous ne me connaissez même pas et vous me jugez avec mépris! Cessez votre condescendance...Je ne sais même paa qui vous êtes; il me semble que c'est la moindre des choses qu'on se présente à quelqu'un avec qui on échange des courriels. Vous semlez être le seul à détenir la vérité et la lumière et la science, comme si tous les autres étaient des imbéciles, des niaiseux et des ignares. Les témoins de Jéhovah prévoit la fin du monde depuis près d'un siècle. Les partisans de l'ésotérisme à la Da Vinci Code voient des complots partout. C'est tout le contraire de la foi chrétienne qui est faite de confiance, d'amour et d'espérance. Vous devez sans doute aimer le film "Anges et démons" du même auteur que le code Da Vinci? Vous ne répondez même pas à mes courriels...Vous essayez de passer votre thèse sur la franc-maçonnerie! C'est vraiment un dialogue de sourd. À quoi ça sert de continuer. Vous n'avez que mépris à mon endroit, et moi j'éprouve de la pitié pour vous! Bonne nuit! Raymond Gravel ptre

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 24 mai 2009
Cher futur ex-abbé,

Si vous aviez vraiment étudié plus profondément la religion catholique, pas vos mythes, vous sauriez qu’il ne faut pas mépriser ce que nous ne connaissons pas ou ne comprenons pas. Dans votre cas, il vous manque la science et la lumière.

La franc-maçonnerie ne fait pas de recrutements tous azimuts: elle prend bien soin de recruter des membres qui lui soient utiles dans toutes les sphères d’activité, pas des individus imprévisibles qui peuvent lui nuire. Il est clair que vous ne qualifiez pas. Par contre vous lui êtes utile en mettant l’Église catholique dans l’embarra. Mais pour bien démontrer que tout ce que vous pouvez faire consiste à rire de ce que vous ne connaissez pas, voici quelques renseignements que le lecteur pourra utiliser pour voir à quel point vous êtes en contradiction avec vous-même et ne savez pas de quoi vous parlez. Ce qui est désolant, c’est votre inconscience.

1 - LA GUERRE RELIGIEUSE DE CENT ANS

D’abord l’aspect historique du laïcisme au Québec. Beaucoup, sans doute, ne sont pas conscients du fait que cette guerre idéologique dure depuis plus de cent ans. Ce n'est donc pas un fait nouveau. Les trois textes suivants le démontrent de façon simple.

Le premier document, tiré de la revue Humanisme (organe officiel de communication du Grand Orient de France) et intitulé «Une loge du Grand-Orient au Québec en 1892», établi clairement le bien-fondé de l'enracinement laïciste au Québec. Cela implique indubitablement que le rapport Proulx n'est pas le point de départ du projet laïque, mais la tentative d'un couronnement qui rompt le silence des années «tranquilles» de la Révolution et qui rouvre les hostilités sur le ton d'une guerre à finir.

Le deuxième document est d'une très grande importance. Il établit, de par son titre même, d'une façon incontestable, le lien entre le laïcisme et les divers mouvements telle que la Ligue de l'enseignement laïque. Ceci est affirmé d'une façon catégorique dans le premier paragraphe qui se lit comme suit:

«Dans les combats qu'il mène présentement, le Mouvement Laïque Québécois se rattache à une veine historique qui remonte à la fin du dix-huitième siècle.»

À lui seul, ce paragraphe résume bien mon propos. Ce document tiré du «Bulletin de liaison du Mouvement Laïque Québécois», est un article de J.-Z.-Léon Patenaude, un homme qui s'affichait publiquement comme franc-maçon. Intitulé «Pour mieux connaître l'histoire de la laïcité au Québec», ce texte nous montre que le «Mouvement Laïque Québécois» est un instrument social qui sert les objectifs des laïcistes indépendants ou Francs-maçons dont l'un des plus criant est la création de l'école laïque au détriment de l'école chrétienne.

Le dernier document est une lettre de l'exécutif du Conseil paroissial de pastorale (C.P.P.) de la Paroisse Notre-Dame-des-Neiges. Cette lettre nous vient d'un volume très révélateur publié en 1980 aux éditions Libre Expression. Son titre: «La dé-confessionnalisation de l'école ou le cas de Notre-Dame-des-Neiges». Ses auteurs: Jocelyne Durand, Guy Durand, Lucie Proulx et, curieusement, Jean-Pierre Proulx. Cela nous apprend plusieurs choses:

1. le président du groupe de travail qui a rédigé le rapport sur la laïcité et les religions, monsieur Jean-Pierre Proulx, ne pouvait pas être objectif, voir neutre, dans ses positions, puisque la déconfessionnalisation lui tient à coeur;

2. le rapport Proulx est l'application d'un cas particulier (celui de Notre-Dame-des-Neiges) sur l'ensemble de la société;

3. les signataires de la lettre sont des catholiques qui oeuvrent activement dans une communauté chrétienne de base.

N'avons-nous pas affaire ici à un témoignage qui nous interroge sérieusement sur l'emprise du mouvement laïciste à l'intérieur même de l'Église et que cela ne s'est pas fait en quelques années sans l'accord, au moins tacite, de quelques représentants du clergé?

Cher futur ex-abbé, avant d’afficher ces documents, j’aimerais savoir si vous les connaissez.

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 24 mai 2009
M. Tremblay, nous sommes vraiment en perdition...Les méchants franc-maçons sont partout...J'en suis peut-être un et je ne le sais pas...Comment fait-on pour savoir si on l'est? Je ne savais pas que monsieur Proulx qui est un homme fort sympathique a comploté avec la franc-maçonnerie pour détruire la religion catholique. Si nos évêques ont appuyé le cours d'ÉCR, il faut s'en méfier...Ils sont sans doute dans cette secte abominable. Mon Dieu que vous avez du temps à perdre, et pendant ce temps, il y a plein de choses à faire pour témoigner de notre foi chrétienne auprès des gens. Ce matin, je suis allé célébrer la messe avec des religieuses à St-Sulpice. Par la suite, je suis allé visiter une dame de 58 ans au prise avec un cancer épouvantable. Elle m'a parlé de la brise légère où Dieu dit sa présence. Après, j'ai célébré une liturgie de la Parole au salon funéraire pour une vieille dame de 80 ans. Après je suis allé bénir des pompiers à Chateauguay qui viennent d'acquérir un nouveau camion pour les aider à prévenir les sinistres. J'arrive à l'Évêché de Joliette pour le souper...Je dois malheureusement vous dire que toute la journée, je n'ai pas rencontré aucun franc-maçon qui a cherché à me piéger dans ma foi...Vous savez, il y a des endroits où on soigne ce genre de phobie. Si vous voulez, je peux vous donner des adresses. En attendant, je vous souhaite une bonne soirée avec vos peurs...Faites attention aux loups-garous; on m'a dit qu'ils sortent le soir au coucher du soleil...Bonne soirée! Raymond Gravel ptre

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 24 mai 2009
Cher futur ex-abbé Gravel,
En très mauvais sophiste, vous faites de la projection. C’est vous qui devenez agressif, et c’est vrai que vous interprétez la Bible à la façon qui fait votre affaire. Pas besoin d’un dictionnaire pour comprendre cela.

Vous militez dans un parti politique qui méprise au plus haut point toutes les valeurs chrétiennes. Vous n’obéissez pas aux directives du Vatican et vous n’enseignez pas le Catéchisme de l’Église catholique. Quelle était votre profession avant de choisir la prêtrise comme planche de salut?

En ce qui concerne le jugement, comme le chantait la chanteuse qui a commis le suicide, allez conter cela à quelqu’un d’autre que moi. Vous n’allez pas me faire le coup classique employé par vos coreligionnaires de me faire confondre en remords. Le truc est connu depuis longtemps. Si vous ne voulez pas être jugé, cessez de vous comporter comme vous le faites et commencez à réfléchir si vous en êtes capable.

En ce qui concerne le «bon stock», étant donné votre historique, c’est certainement un domaine que vous connaissez mieux que quiconque. Je vous laisse ce trophée.

Pour en revenir aux cours obligatoires d’enseignement de la religion maçonnique, expliquez-nous comment ces cours de religion ne sont pas des cours de religion.

Pour le lecteur qui ne connaîtrait pas la secte, selon l’enseignement de la franc-maçonnerie, toute les religions ne contiennent qu’une part de la vérité. La religion satanique franc-maçonne prétend chapeauter toutes les religions, et par conséquent, pour ainsi détenir toute la vérité. C’est complètement débile, mais la secte le prend au sérieux.

Mais puisque ce n’est pas votre personne qui est le principal sujet de la discussion, mais bien la religion que vous défendez - je ne parle pas bien sûr de la religion catholique - soit la religion maçonne imposée de force aux enfants.

Revenons au rapport Proulx qui n’était qu’une étape dans le complot maçonnique. Nous parlons bien de complot et allons le démontrer, n’en déplaise aux Morin et Gravel.

Incidence

Abordons maintenant un sujet tabou. Il s'agit des conséquences et dangers que peuvent encourir ceux qui, dans notre société, s'attaquent à la religion maçonne.

Depuis toujours, nous avons été soumis à des pressions cherchant à nous dissuader de mettre en cause, ouvertement, le lien entre la laïcité et la Franc-maçonnerie. Ces pressions émanaient de sources diverses. Il y en avait, évidemment, qui venaient de milieux catholiques. Certains de ceux-ci y voyaient une erreur de tactique, ou encore, une stratégie vaine, voire contre-productrice. Des tractations clandestines seraient préférables, nous disaient-on. D'autres avertissements nous venaient de maçons et d'ex-maçons. Ceux-ci, dans un esprit de charité, dont nous sentions la sincérité, nous suppliaient de nous désister. Mais, évidemment, pour des motifs diamétralement opposés à ceux du premier groupe. Connaissant le modus operandi, la culture des loges, ils nous avertissaient que notre démarche était «dangereuse».

Nous leur en sommes reconnaissant. Mais à eux, comme à ceux du premier groupe, nous nous voyons tenus, en conscience, de répondre: risques il y a, cela nous le réalisons, mais nous devons procéder. La vie est un immense risque, «surtout pour le chrétien».

Aux premiers, nous indiquons que qui veut vaincre dans une bataille, de quelque nature que soit celle-ci, se doit d'affronter l'adversaire carrément. La clandestinité, plus souvent qu'autrement, peut jouer de mauvais tours. Aux seconds, nous répondons que des risques nous en avons assumés, et de considérables, tout au long d'une vie qui, maintenant, tire à sa fin. Jamais dans le passé nous nous sommes dérobés à un défi.

Dans les circonstances présentes où l'enjeu est la destinée d'un peuple, nous ne pouvions pas nous désister. C'eût été poltronnerie. Car, messieurs, ne nous illusionnons pas. C'est bel et bien la destinée de notre petit peuple qui se joue en ce moment. Trop peu sont ceux qui semblent en être conscients. Et malheureusement l'apathie la plus totale et inexplicable se trouve dans les rangs de l'élite responsable des âmes et, d'une façon générale, du bien-être moral de toute la société.

Quiconque possède un minimum de sens historique, et qui est au courant de la dynamique du conflit, ne peut que réaliser que le rapport Proulx est l'aboutissement d'une guérilla, plus que centenaire, dirigée par les forces maçonnes et leurs nombreux alliés. Elles ont oeuvré, avec diligence, en s'infiltrant systématiquement dans les postes de commande de tous les milieux - sans exceptions. Leur réussite est remarquable.

Elles ont, comme de raison, un gros atout. Elles opèrent dans l'anonymat et la dissimulation. De plus, leur tâche est facilitée par le fait que leur éthique n'a d'autre point d'ancrage que le relativisme et l'individualisme libéral. Tout cela dit, le fait est qu'elles ont mené une excellente campagne. Nous les en félicitons.

Se peut-il, par contre, que les auteurs du rapport aient commis l'erreur commune à tous ceux qui sont trop sûrs d'eux-mêmes? Le titre même du rapport, dans sa version française, n'était pas un choix des plus heureux. Ils y mettaient toutes leurs cartes sur la table et s'assuraient d'avoir fait le plein de leurs adversaires. En effet, les mots «laïcité et religions», témoignent d'une grande présomption. C'est un défi lancé non seulement aux chrétiens, gente un peu trop conciliante, mais aussi à toutes les autres religions. Dorénavant, avec ce titre, le laïcisme entre directement en conflit avec tous les autres «ismes».

Plus imprudent encore est le choix des termes dans lesquels leur programme est couché. S'agissait-il d'une oeuvre purement littéraire, cela frôlerait le plagiat. Nous faisons ici allusion au concept d'«éducation culturelle des religions». C'est là leur outil le plus efficace lorsqu'ils travaillent à la conversion de nouveaux adeptes. Dans les loges et les temples (églises maçonnes), les termes utilisés sont: déculturation et reconversion culturelle. Quant à la locution «éducation laïque obligatoire», c'est l'étendard même de toutes les forces ou sectes des «courants de pensée séculière». Nous traiterons de ce sujet en profondeur, dans certaines sections. La démonstration de nos affirmations sera fondée sur des textes maçonniques officiels.

Procédure et évaluations

Ainsi qu'indiqué, nous tenons les forces des «courants de pensée séculière» en grand respect. Elles ont plus de deux siècles d'apprentissage dans leur combat pour l'«éducation laïque obligatoire». En particulier, elles sont riches de leurs expériences en France. Quant aux effectifs de leur clergé, c'est-à-dire les maçons, ceux-ci dépassent 280 000 seulement au Canada et comptent plus de 4 100 000 membres aux U.S.A. Ajoutons le fait que chaque membre du dit clergé (les maçons) est adulte et à l'aise et que de toute évidence les forces chrétiennes, musulmanes, juives, hindouistes, bouddhistes et autres font face à un adversaire de taille. La contribution que nous, le Club des Orthodoxes, pouvons apporter à ce conflit, est, il va de soi, minime. Sa valeur viendra du fait que les armes que nous y apportons sont à la fois rares et spécialisées.

Au cours des ans, au cours des 70 dernières années pour être précis, nous avons suivi les agissements des forces maçonniques sur le plan du vécu ainsi que sur le plan théorique et historique, tant au Canada que mondialement. Cela nous a permis d'accumuler des connaissances considérables et des documents variés sur le sujet.

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 23 mai 2009
M. Tremblay, on devient plutôt agressif à ce que je vois...1. Je ne suis pas un ex-abbé, ni non plus l'aumônier du Bloc Québécois. Je n'ai pas la prétention non plus d'être le porte parole du Vatican...Mais je suis croyant, catholique...J'ai une Maîtrise en Bible et contrairement à vous, je ne dis pas n'importe quoi...Vous qui semblez être un bon catholique, vous devriez suivre la position de nos évêques québécois qui nous demandent d'accepter ce cours d'ÉCR...à moins que nos évêques ne soient pas à la hauteur de votre catholicisme fermé sur lui-même. "Aimez-vous les uns les autres", est-ce que ça fait partie de l'évangile du Christ ou celui de Raymond Gravel...Ne jugez pas si vous ne voulez pas être jugé...Monsieur Tremblay, lisez l'évangile de Matthieu, le discours sur la montagne...ça devrait sûrement vous interpeller et vous apaiser. En attendant, je ne peux que reprendre les paroles du Christ dans l'évangile de Luc: Père, pardonne-lui, il ne sait pas ce qu'il dit...Bonne journée quand même! Raymond Gravel ptre

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 23 mai 2009
L’aumônier du Bloc qui vient de se réveiller. C’est le temps de lui remettre la montre à l’heure.

Cher futur ex-abbé,
De un, vous ne représentez pas les vues de l’Église catholique dans aucun débat, mais bien les vues des abbé Roca & cie illimitée.

De deux, quand vous commencerez à enseigner le Cathéchisme de l’Église catolique au lieu de l’Évangile selon saint Raymond Gravel le révisionniste, vous aurez fait un grand pas vers la sagesse. En attendant, pour paraphraser les «syndicaleux», «tu vas souffert». Le fait d’avoir été ordonné ne fait pas de vous un interlocuteur mandaté par le Vatican et encore moins par les parents. De plus, votre compréhension des textes bibliques ou vulgaires est à la hauteur de votre catholicisme.

Mais puisque vous insistez, voici la fin du texte écrit du journal concernant l’apprentisssage des religions de la secte:

Fin du texte

«Là où cette prétendue élite internationale s'assemble pour organiser et comploter LE GOUVERNEMENT MONDIAL, j'ai entendu un certain groupe de "Serviteurs du Monde" conduit par Foster Bailey chanter à l'unisson leur étrange Grande Invocation:


Que le Dessein guide les esprits des hommes.

Le Dessein que les Maîtres connaissent et servent.


Est-ce que le but réel de ces intellects mondialisés, Maîtres de l'Unité, n'est pas de nous conduire et de nous contrôler avec des rites païens?


(Schreveport Journal - 31 mars 1962)»



Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 22 mai 2009
M. Tremblay, Wow! Vous fumez du bon stock...J'espère que vous vous couchez de bonne heure...Le Bonhomme Sept Heures pourrait venir vous manger...Quelle est cette stupidité de la franc-maçonnerie qui planifierait des plans anti-religieux, anti-chrétien et anti-Église? Vous lisez beaucoup trop de drames d'horreur...C'est incroyable; j'ai l'impression d'être dans un film d'horreur. Arrêtez de voir des complots partout. La société québécoise a évolué et la laïcité n'est pas un complot diabolique contre les religions...Encore une fois, l'école ne dispense plus de cours de religion...Le cours d'Éthique et de culture religieuse n'est pas un cours de religion...De quelle façon peut-on le dire pour que vous compreniez. Le droit des parents n'est aucunement menacé. Est-ce que les parents décident du cours d'histoire ou de géographie? Non! Pourquoi devrait-il décider du cours d'ÉCR? Vos textes sont tellement déconnectés de la réalité que je n'ai plus rien à ajouter. J'ai assez perdu de temps à vous lire...Je ne veux pas en perdre à vous écrire! Raymond Gravel ptre

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 22 mai 2009
Mon cher, vous manquez de logique. La logique n’a rien à voir avec le quotient intellectuel, mais en cas de manque, vous ne pouvez pas aller loin dans une discussion.

Premièrement, un nihiliste manque de logique quand il refuse de prime abord l’existence d’une chose, même en lui offrant des preuves de son existence. À la limite, cela se transforme en malhonnêteté intellectuelle. Un athée qui nie l’existence de Dieu de prime abord manque de logique, pas d’intelligence. Par la suite, étant donné qu’il ne peut pas expliquer la création de l’univers selon sa foi en l’inexistence de Dieu, non seulement manque-t-il de logique, il manque d’un esprit scientifique qui n’exclu pas au départ une possibilité pour ensuite essayer de prouver son point avec sa logique déficiente.

Un autre point sur lequel vous manquez de logique est justement le manque d’un lien entre la longueur d’une réponse comparée à la longueur de la question. Vous pouvez conter cela à l’aumônier du Bloc Québécois, mais pas à moi.

Mon but n’est pas de convaincre quelqu’un qui manque de logique dans une discussion, et encore moins de faire des attaques contre la personne. Ma défense est suffisamment structurée pour passer outre un tel comportement.

Votre problème est très simple. Comme Raymond Gravel, quand vous ne pouvez pas rétorquer par des arguments qui vaillent, vous racontez n’importe quoi. Mais cela fait mon affaire plus que vous ne pouvez le croire.

Le débat est très simple. Nous avons un gouvernement ouvertement anticlérical qui veut porter le coup final à la chrétienté. Gilles Duceppe représente très bien ces gens-là. Qui plus est, la réalité vient infirmer les prétentions des deux commissaires grassement payés par nos taxes pour nous faire avaler les couleuvres des francs-maçons.

Le lecteur sera intéressé d’apprendre qu’il y a deux types d’individus qui affirment que le complot franc-maçonnique n’existe pas: les francs-maçons eux-mêmes d’une part, et les ignorants d’autre part.

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 22 mai 2009
Effectivement, vous avez l'air d'un drôle de pistolet. Puisque vous répondrez en deux pages à qui vous écrit deux lignes, je vous cède volontiers toute la place immédiatement. J'en suis toutefois à me demander si vous ne seriez pas un partisan du cours ECR déguisé en opposant pour nuire à la "cause"... Zut, me voilà rendu complotiste à mon tour!

Allez, bon vent!

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 22 mai 2009
Ce que vous appelez une «thèse complotiste» est bel et bien contenu dans le rapport Proulx, que vous l’aimiez ou non. Avant de me revoyez dos à dos avec l’abbé du Bloc Québécois, lisons un peu plus sur les thèses, comme vous dites, qui sont des faits indubitables. Laissons le lecteur se faire une idée de vos soi-disant thèses «complotistes»! Je ne suis pas aussi facile à tasser dans le coin que le pauvre abbé... Si vous n’avez pas lu le rapport Proulx - ce qui semble être le cas - vous parlez à travers votre chapeau et vous nuirez à la cause.

D’ailleurs, ceux que vous dites ne pas exister ont pourtant bien fignolé le programme des cours d’étique religieuse bien avant votre existence et la mienne.

Voici donc un article qui provient directement d’un journal bien réel que vous prenez pour des «thèses» farfelues:


LES CITOYENS DU MONDE CHERCHENT DES FONDS POUR UNE UNION SPIRITUELLE MONDIALE

Projet de symbolisme pour un Temple du retour à la Magie
Noire

par Edith KERMIT ROOSEVELT
New-York


Un Temple va être érigé à Washington D.C. pour les "citoyens du monde" afin de développer l'" Intelligence Universelle" à la place de ses limitations nationalistes.

Les auteurs de ce projet d'édifice de 5 millions de dollars disent que les souscripteurs comprennent Swami Prabhavananda de la Vedenta Society à Hollywood; le Secrétaire de la Défense MacNamara; le leader socialiste Norman Thomas; Chester Bowles, conseiller spécial du Président Swami Bhaskaranand Paramhanga de l'Unism, New-Delhi, Inde; Thomas Watson, Président de l'International Business Machines; Eleanor Roosevelt de la Loge Unie des Théosophes, New-York City et autres.

Le futur bâtiment aura la caractéristique d'une Union Spirituelle des Nations; ce sera un "symbole de la fraternité du genre humain", d'après la brochure provenant du quartier général du Temple, (Greenwich, Conn,). Une aile de cette moderne Tour de Babel sera affectée aux six religions internationales: Hindouisme, Judaïsme, Bouddhisme, Confucianisme, Chrétienté et Islam.

Parmi les autres souscripteurs sont inscrits Jack Benny, Douglas Mac Arthur II, Ambassadeur au Japon; Max Lerner, du New-York Post; Professeur J. B. Rhine de Duke University; Roland Gammon du "Mouvement des Juristes au Parlement mondial": Miguel Ydatroras Fuentès, Président du Guatémala; Sir Roy Welinsky, Premier Ministre, Fédération de Rhodésie et Nyasaland; Révérend Fred Jordan, Président des "Spiritualistes Internationaux", Norfolk, Va.; Philip S. Linnik, Directeur du "Centre de Fraternité Universelle"; Gien Cove, Long Island, N.Y.;James A. Linen, Président du Time Lite et S. A. Mohamed, attaché Culturel de la République Arabe Unie, Washington D.C.

Une campagne de publicité mondiale va être entreprise. Les noms des fondateurs seront gravés sur les murs de pierre du Temple.

Le symbolisme envisagé pour le Monument est celui du retour à la Magie Noire pratiquée par les Grands Prêtres de l'Ancienne Égypte. Le Monument comprendra un œil géant, un bassin circulaire dont l'eau reflétera la lumière projetée par un dôme à facettes ressemblant à un diamant multicolore. La brochure sur le Temple dit:


Le dôme sera illuminé toute la nuit pour montrer symboliquement que, même quand le monde dort, la lumière de l'esprit continue à briller.

.................................


Des fonds avaient été recueillis pour la construction d'un Temple semblable à Londres par l'occultiste Mrs Annie Besant. Sorte d'Eleanor Roosevelt de son temps, Mrs Besant travailla activement avec Nehru et Krishna Menon; elle avait fondé la Ligue Parlementaire des Fabian, groupe socialiste anglais au sein duquel Sidney Webbs, Hubert Land, H.H. Champion et George Bernard Shaw s'activèrent.

Le Temple de Mrs Besant était caractérisé par six symboliques présentations des six grandes religions internationales dans la salle des conférences.

Les "adeptes" en visite y contemplaient sur le mur une étoile théosophique à six branches faite de deux triangles entrelacés, liés par un serpent.

Ce thème est répété dans Je "Temple de l'Intelligence». La brochure nous informe que les six murs du Temple contiendront "les facettes culturelles du diamant de la vérité".

À New-York City les "Amis de la Chambre de Méditation" tiennent régulièrement une longue réunion DANS LA CHAMBRE DE MÉDITATION DE L'O.N.U. Au centre de ce Temple, un rayon de lumière joue sur de l'or poli. Le 24 avril 1957, quand la Chambre de Méditation fut réouverte, Dag Hammarskjold, dernier Secrétaire Général de l'O.N.U. décrivait cette pierre païenne comme un autel de l'Universelle Religion. "L'Autel est le symbole du Dieu de toute chose", disait-il.

Le Temple de l'Intelligence aura lui aussi sa Chambre de Méditation qui sera appelée le "Hall de l'Illumination". Là les Illuminés "Maîtres de la Sagesse", nos guides du Temple de l'Intelligence, projettent de dresser le public au nouveau culte humaniste.

Des réunions, des projections de films, des cours sur les grandes religions du monde auront lieu dans le "Hall de l'Illumination".

Il est intéressant de noter que depuis quelque temps un
groupe qui s'intitule "Le Groupe Nouveau des Serviteurs du monde" a tenu des réunions de méditation à la pleine lune au Centre National de la Dotation Carnegie, New-York. Le 21 décembre 1961, l'auteur de cet article assistait à une de ces réunions où furent distribués des tracts décrivant la "Nouvelle Religion Mondiale". Une brochure "Bonne Volonté Mondiale" exposait ce que les boulangers du Temple de l'Intelligence peuvent avoir dans l'esprit:


On commence à reconnaître un nouveau type de mystique... il se distingue par le besoin de s'intéresser à son propre développement, par son aptitude à voir Dieu imminent dans toutes les religions et non plus seulement dans son propre foyer de foi religieuse.

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 22 mai 2009
... Pour ma part, je me situe complètement en dehors des thèses complotistes et je renvoie dos à dos les Tremblay qui se content encore des peurs sur la Franc-Maçonnerie et les Gravel qui amalgament leurs opposants aux Hells Angels! Je n'accepte tout simplement pas que sur une question affectant à la fois la responsabilité éducative fondamentale des parents et un droit garanti dans les déclarations et chartes de l'ONU, du Canada et du Québec sur les droits humains, à savoir la liberté de conscience et de religion, on prétende retirer à des citoyens un choix qu'ils avaient jusqu'à il y a moins d'un an! S'il n'était pas possible de maintenir ce choix entre l'enseignement religieux et un autre sans religion, alors il fallait le remplacer par un choix entre l'enseignement "des" religions et un autre complètement neutre! Et non pas abolir la prérogative parentale quant au choix! Je n'ai pour ma part aucun doute que les tribunaux sanctionneront le non-respect de ce bris de justice tellement élémentaire qu'il heurte le sens commun, même chez la majorité de ceux qui, dans la population, ne sont pas hostiles au cours ECR. Et quand cela arrivera, le gouvernement n'aura que lui-même à blâmer. Il y a des choses vitales sur lesquelles un individu doit avoir la main haute, quand bien même on pourrait démontrer que d'autres seraient plus compétents ou mieux avisés que lui pour en décider: c'est cela qui distingue l'esprit d'une démocratie. Le droit de vote en est un exemple. Personne ne remet jamais en cause le résultat de la somme de ces décisions individuelles qui n'auront pas toujours été pour autant très sages lors d'élections générales. En matière d'éducation aux valeurs, religieuses ou pas, c'est la même chose. Je préfère mille fois mieux faire confiance là-dessus aux parents qu'aux partis politiques, aux évêques, aux universitaires, aux éditorialistes, aux petits curés et aux ex-députés.

Carol Tremblay

Commentaire mis en ligne le 22 mai 2009
Cher abbé,

J’espère que vous vous reconnaissez comme intégriste religieux qui fait le jeu des humanistes, nos talibans de la laïciste mur à mur.

Panorama du champ bataille


Depuis une soixantaine d'années, certains catholiques bien naïfs pensaient qu’il s'était établi, au Québec, une trêve dans la guerre plus que centenaire des écoles. Les forces anti-Dieu, sous le couvert du rapport Proulx, ont prouvé que c’était tout ce qu’il y avait de plus faux; la Franc-Maçonnerie fonctionne dans l’ombre et sans répit, comme une panthère. Il n’y a jamais eu de trêve et il n’y en aura jamais.

Réunies sous la bannière de la «laïcité», elles ont pris le contrôle total - par le truchement du ministère de l'Éducation du Québec - des structures du système scolaire: de la maternelle au secondaire. Leurs objectifs sont clairement définis par les recommandations no. 5 et 4 du rapport Proulx et de son application, qui exigent:


a.) en lieu et place des enseignements religieux catholique et
protestant, un enseignement culturel des religions obligatoire pour tous. (Recommandation no. 5)

b.) que la Loi sur l'instruction publique précise que les valeurs et les croyances propres aux confessions religieuses ne peuvent servir
de critères pour l'établissement d'une école à projet particulier.
(Recommandation no. 4)



Ensemble, ces deux recommandations verrouillent, pour de bon, la porte du Goulag religieux dans lequel on nous enferme. Plein de l'arrogance d'un adversaire qui se voit déjà vainqueur, les anti-Dieu, dans la recommandation no.. 9, se permettent d'entrer dans les détails. Ils y recommandent et le gouvernement du Québec a adopté:



que le gouvernement du Québec détermine les buts généraux du service d'animation de la vie religieuse et spirituelle dans les régimes pédagogiques, comme il le fait pour les autres services complémentaires;

que les conseils d'établissement en définissent les programmes d'activités en conformité avec les buts généraux;

que les commissions scolaires fixent les critères d'embauche des animatrices et animateurs de ce service, en conformité avec ces mêmes buts généraux et de manière non discriminatoire.

Langage digne des marxistes de Moscou et, plus spécifiquement, de celui tenu par les fascistes laïcistes de l'ère Waldek-Rousseau, Combes et cie., en France, de 1880 à 1912.

Sous le présent régime, l'État s'arroge le pouvoir d'établir les buts et normes de la moralité civique ainsi que «de la vie religieuse et spirituelle... comme il le fait pour les autres services complémentaires!» Avec une naïveté quasi enfantine, le gouvernement du Québec prétend se faire pardonner une telle dictature en ajoutant de manière non discriminatoire à la fin de la locution. Pour qui prennent-ils les Québécois?

Nous venons de parler de dictature religieuse. Nous croyons que tout citoyen qui fera une lecture objective des trois clauses citées ne pourra qu'en venir à la même conclusion.

Dans un pays où l'État, en lieu et place des enseignements religieux catholique et protestant, impose un enseignement culturel des religions obligatoire pour tous; dans un pays où ce sont les fonctionnaires du ministère de l'Éducation qui, seuls, de leur propre chef, sont autorisés à définir et à imposer les buts, les normes et le code moral de la religion laïciste, il y a bel et bien dictature religieuse.

Nous apprécions qu'ici les laïcistes, avec la suffisance intellectuelle qui les distingue, croient pouvoir nous berner en se référant aux quatre derniers mots de la recommandation no. 9, adoptée elle-aussi par le gouvernement du Québec, qui stipulent que le processus de déculturation, auquel ils vouent le peuple du Québec, se fait de manière non discriminatoire. «Voilà messieurs!, s'exclament-ils, le problème disparaît.» Pas du tout, devons-nous répondre.

Le langage de la recommandation no. 5, pierre angulaire de l'édifice, déclare, on ne peut plus clairement, que «l'enseignement culturel des religions est obligatoire pour tous». Personne n'a le droit de s'y soustraire légalement.

Or, si nous ne nous trompons pas, dans l'équipe Proulx, dont le rapport a été adopté par le gouvernement, il y avait des légistes. Ils savaient donc, beaucoup plus clairement que nous, simples laïcs, que, dans un État de droit codifié, la moindre dérogation au moindre règlement rend le citoyen possible d'amende et de prison. Il n'y a pas de liberté réelle dans un tel État, et c'est le fait de nos soi-disant démocraties libres.

Tout plaidoyer s'appuyant sur la vague notion d'un laïcisme ouvert, d'une démocratie, d'une neutralité ou autre se voit rejeté du revers de la main. D'ailleurs, les notions d'ouverture et de neutralité, quand elles sont appliquées à une philosophie de vie qua religion - deux termes synonymes quant au fond - sont inopérantes.

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 22 mai 2009
C'est beau l'abbé. Vous êtes la seule personne crédible dans ce débat, on a compris. Content? Tant mieux. Mais de moins en moins convaincant à force de caricature. C'est comme ça!

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 21 mai 2009
M. Morin, si quelqu'un dit n'importe quoi, c'est bien vous. Je n'ai aucun problème à défendre le programme et le contenu du cours d'ÉCR. Si j'ai étiqueté d'intégrisme et de fanatisme les parents catholiques qui font partie de la coalition pour la liberté en éducation, c'est qu'ils font le jeu des intégristes laïques et religieux fondamentalistes...C'est tout! Si je faisais partie d'une coalition avec les Hells Angels, ne diriez-vous pas vous-mêmes que je serais un bandit? Comment peut-on faire le jeu de ceux qui veulent détruire toutes les religions et se dire catholiques en même temps...Il faudrait peut-être se brancher! Vous nommez aussi monsieur O'Neil de l'université Laval. À ce que je sache, ce professeur n'est pas un spécialiste en matière de culture québécoise! Et pour ce qui est de Joseph Facal, un ancien politicien qui n'est même pas capable d'appuyer les employés du journal de Montréal en lock out...ce n'est pas fort non plus! La solidarité avec les syndigués qui n'ont plus d'emploi à cause de l'entêtement de leur patron, il me semble que c'est important. M. Facal avait-il besoin de sa rémunération du journal pour ne pas cesser d'écrire. Il est pourtant prof d'université. Si c'est le cas, je devrais continuer à écrire, car moi, actuellement, je n'ai aucun salaire depuis que j'ai cessé d'être député. C'était pourtant important pour moi de recevoir cette rémunération hebdomadaire du journal de Montréal...Par ailleurs, comme la solidarité exige parfois qu'on se prive, c'est ce que j'ai fait...Mais n'allez surtout pas me citer comme exemple Joseph Facal...En terminant, si vous voulez faire un débat sur le cours d'ÉCR, j'accepte volontiers! Raymond Gravel ptre

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 21 mai 2009
L'abbbé Gravel écrit:

"Par ailleurs, lorsqu'on se retrouve dans le même camp que les mouvements sectaires fondamentalistes qui refusent tout contact avec les autres et les athées qui veulent faire disparaître toutes références religieuses du paysage québécois, comme catholique je me sens méprisé et trahi par ces parents catholiques qui font le jeu des intégristes et des extrémistes."

Question: se sent-il aussi méprisé par un ancien prêtre marié et grand-père, professeur émérite de théologie à l'Université Laval, pionnier de la Révolution tranquille et ministre sous le premier mandat de René Lévesque, j'ai nommé Louis O'Neill, fermement opposé au cours ECR? Ce grand souverainiste est-il compté par l'aébbé Gravel au nombre des fanatiques fondamentalistes, intégristes et extrémistes?

Je crois que dans ce débat, l'abbé Gravel ne cesse d'apporter la preuve qu'il dit n'importe quoi et n'a pas d'autre argument que l'amalgame, ce qui lui permet de prétendre disqualifier ses interlocuteurs pour ne pas avoir à traiter de leurs arguments sur le fond. En fait, on peut légitimement être contre le cours ECR pour toutes sortes de raisons. Joseph Facal, un immigrant assez bien connu n'est-ce pas, et qui est contre le cours ECR, peut-il être discrédité du revers de la main lui aussi?... À force de trop en mettre, c'est l'abbé Gravel qui finira par ne plus avoir de crédibilité. Il ferait mieux d'accepter que des personnes intelligentes et articulées peuvent très bien avoir des vues divergentes là-dessus. Il n'y a pas de dogme ici.

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 20 mai 2009
Madame Chevrier,quelle est cette peur que vous avez par rapport à ce cours ÉCR? Citant le cardinal romain dans sa lettre aux évêques du 5 mai dernier, où il parle d'enseignement religieux à l'école qui ne doit pas se limiter à une exposition de différentes religions de manière comparative et neutre...etc...je suis tout à fait d'accord avec lui, comme les évêques aussi, j'en suis convaincu...Par ailleurs, ce n'est pas de cela dont il est question dans le cours ÉCR. Ce n'est pas une enseignement religieux. Je le dis et le redis: l'école n'a plus la mission de faire de l'enseignement religieux. Il appartient aux parents et aux communautés de toutes confessions d'assurer l'enseignement religieux aux enfants. Il me semble que ce n'est pas difficile à comprendre! Allez-vous demander l'exemption pour vos enfants, parce que dans le cours d'histoire, on oserait critiquer le catholicisme ou d'autres religions? Quel est votre problème? Vous souhaitez que les enfants vivent en vase clos, sans connaître leur environnement, de peur d'être contaminés par les méchants croyants d'autres religions?

Dans une société laïque comme la nôtre, on ne peut plus imposer un enseignement religieux d'une confession particulière, même si la majorité l'exige. Où étiez-vous lorsqu'à la fin des années 1990, on a enlevé la catéchèse dans les écoles, pour ne garder qu'un enseignement religieux confessionnel que je qualifierais de "basic", où dans certains milieux, on enseignait n'importe quoi: de l'ésotérisme à l'astrologie, jusqu'à faire les cartes du ciel des enfants, tout simplement parce que le prof n'était pas croyant et continuait tout de même à assurer l'enseignement religieux pour ne pas perdre d'heures de travail. Les enfants ont-ils été traumatisés pour autant?

Vous dites aussi que je vous méprise. Je regrette, mais je ne méprise personne. Par ailleurs, lorsqu'on se retrouve dans le même camp que les mouvements sectaires fondamentalistes qui refusent tout contact avec les autres et les athées qui veulent faire disparaître toutes références religieuses du paysage québécois, comme catholique je me sens méprisé et trahi par ces parents catholiques qui font le jeu des intégristes et des extrémistes. Quand, à l'émission de Second Regard de l'été 2008, Daniel Baril du MLQ me dit que la croix du Mont-Royal c'est un pylône d'Hydro-Québec avec des lumières, sans plus, j'ai un peu de difficultés à concevoir que vous faites front commun sur le cours ÉCR avec lui!

Madame Chevrier, nous avons là une belle occasion de nous responsabiliser comme croyants, comme chrétiens et comme catholiques de transmettre notre foi à nos enfants. On doit le faire en dehors de l'école et c'est heureux comme ça. Par ailleurs, laissons à l'école le soin d'enseigner à nos enfants comment on peut mieux vivre ensemble dans le respect de ce que nous sommes. Apprendre ce que sont le judaïsme, le christianisme, l'islam et les religions autochtones, va permettre à chacun de mieux comprendre la réalité québécoise actuelle. C'est évident que les religions n'ont pas toutes la même valeur. Ce n'est pas à l'école de le dire. C'est aux communautés croyantes de le prouver. Comme chrétiens, nous avons l'obligation de nous humaniser; c'est ce que le Christ est venu nous apprendre. Et pour nous humaniser, il faut commencer par nous accueillir sans nous juger et à nous respecter et à nous aimer.

Ce que vous êtes en train de faire, dans ce procès contre le cours ÉCR, ce n'est pas de défendre le droit des parents, mais plutôt de donner raison aux intégristes athées qui veulent détruire toutes les religions. À la fin de votre lettre, vous dites que le Magistère vivant est celui dont l'autorité s'exerce au nom du Christ, c'est-à-dire par les évêques en communion avec l'évêque de Rome. J'ajouterais, lorsque les évêques d'une conférence épiscopale comme l'AECQ se prononcent en faveur de ce cours, ils sont en communion avec l'évêque de Rome...C'est ce qu'on appelle la collégialité. Ce n'est pas parce que les évêques ne disent pas la même chose que vous, qu'ils ne sont pas fidèles au Magistère...Ouvrez quelque peu vos oeillères et cessez de me juger! Raymond Gravel ptre

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