Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal | Édition électronique
L'Action
Concours St-Valentin
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Cours d'éthique et de culture religieuse

Réponse à l'abbé Gravel

Article mis en ligne le 19 mai 2009 à 12:38
Lisez les 19 commentaires à propos de cet article / Réagissez à cet article
Cours d'éthique et de culture religieuse
Réponse à l'abbé Gravel
Monsieur Raymond Gravel, votre lettre sur le cours Éthique et culture religieuse m'a d'autant plus attristé que j'ai une grande admiration pour vous. Comment pouvez-vous être aussi méprisant pour des citoyens qui demandent qu'on respecte leur liberté de conscience et de religion: «Fanatiques», «ultra-catholiques», sans avoir «évaluer la pertinence et le contenu» du programme. Tout en appuyant la demande d'exemption, je ne me reconnais aucunement sous ces termes: j'ai milité il y a plusieurs années pour la déconfessionnalisation de l'école Notre-Dame-des-Neiges à Montréal; j'ai déjà écrit comment on devrait transformer le présent programme (revue Éthique publique, printemps 2008). Mais je respecte infiniment la liberté de conscience et de religion, donc le droit à l'exemption du cours ÉCR qui constitue le coeur du procès à Drummondville. D'autant plus que je trouve que le programme actuel, malgré les beaux objectifs affichés, contient des faiblesses majeures, surtout lorsqu'il s'adresse aux élèves du primaire. Peut-on discuter à un autre niveau que celui des invectives?

Vous dites que les objectifs du programme sont corrects. Oui, mais avez-vous analysé la structure et le contenu du programme? Avez-vous analysé quelques manuels? Personnellement, je ne pense pas que le cours réponde aux objectifs que vous désirez: «comprendre notre culture et notre héritage collectif» ou «montrer l'influence du christianisme dans l'évolution de la société québécoise». On présente huit religions aux enfants de six et sept ans. Elles sont sur le même pied que des légendes grecques, des mythes et des contes que personne ne donne comme «croyances». Le maître doit rester neutre dans les discussions entre enfants. Je ne vois pas en quoi le cours permettra «d'apprendre à distinguer un récit historique d'une légende ou d'un texte poétique». Au contraire, c'est plutôt la confusion que le programme favorise. Les éléments des religions sont présentés de manière morcelée, sans que l'élève ne puisse saisir la signification profonde de la religion ou le sens qu'elle pourrait donner à sa vie. Le christianisme lui-même y est mal présenté, vidé de tout ce qui fait sa signification. Il n'est pas certain d'ailleurs qu'on lui donne la prépondérance demandée. Quand il est question des besoins de l'enfant, on en nomme cinq ou six, mais jamais les besoins d'ordre spirituel ou religieux ne sont cités. On cherche à développer l'esprit critique des jeunes enfants, y compris vis-à-vis les règles familiales et religieuses. On impose aux enfants du primaire des discussions qui relèvent davantage de la fin du secondaire.

Il n'est pas question de transmission de la foi – on s'entend que celle-ci relève des parents et des communautés – mais de la transmission de connaissances religieuses ou d'acquisition de la culture religieuse qui a fait le Québec, ainsi que d'une véritable formation morale et non d'un cours de citoyenneté.

Les orientations du programme sont confirmées et accentuées par les affirmations et déclarations de certains rédacteurs ou conseillers du programme dans des revues ou des séances de formation organisées par le Ministère: l'un affirme «Tout est légitime»; un autre déclare qu'il faut «apprendre à ébranler la suffisance identitaire» du jeune; un troisième dit qu'il faut décentrer le jeune; un quatrième qu'il faut apprendre à relativiser; une diapositive d'un video de formation signale qu'il faut poursuivre la déconfessionnalisation du système scolaire jusqu'à la «déconfessionnalisation des mentalités».

Dans les manuels utilisés à Drummondville (1e et 2e année), il y a deux prières à la Terre-Mère et au Grand-Esprit, aucune allusion au Notre Père. On parle de la Création en deuxième année en décrivant la légende autochtone du Grand-Lièvre: rien sur le récit biblique. On fait suivre le récit de Noël d'un «réveillon» chez les souris. on ne dit pas pourquoi Jésus pardonne à Zachée. Dans un autre manuel, on demande aux enfants de 12,13 ans d'inventer leur propre religion (fondateur et mythe fondateur, un ou des dieux, un code moral, un livre sacré, quelques rituels, quelques objets de culte): jeu si l'on veut, mais on peut se demander ce que ce jeu induit dans la pensée de l'enfant. Ailleurs, on met la Révélation de Dieu à Mahomet à l'indicatif («Dieu révéla à Mahomet le message divin») alors qu'on utilise le conditionnel pour la Résurrection de Jésus («ses disciples l'auraient rencontré bien vivant»). On décrit la place de la femme dans diverses religions de manière vraiment injuste pour le catholicisme. Une activité de réflexion de type yoga avec les tout petits a pour titre «Graine de doute» et donne le doute comme fruit de l'activité.

Je suis particulièrement abasourdi par votre dernière phrase: «comme prêtre catholique, je fais confiance à la sagesse de nos évêques». Que pensez-vous de la sagesse des évêques sur la contraception, l'homosexualité, le mariage des prêtres, l'ordination des femmes? Question directement de leur ressort pastoral pourtant. Le concile Vatican II a d'ailleurs affirmé que dans les questions concrètes d'aménagement social et politique, il appartient aux laïcs de décider; ceux-ci ne doivent pas penser que leurs pasteurs ont cette compétence, ni mission à cet effet (Gaudium et spes, no 43, paragraphe 2).

Quant à la déclaration de l'épiscopat en 2008, elle rappelle que leur préférence demeure pour les options en enseignement religieux, elle signale de nombreuses faiblesses et difficultés qui affectent le programme, «dont certaines sont contournables», ce qui implique que certaines ne le sont pas. Et leur déclaration contient trois fois l'affirmation qu'ils sont devant un fait accompli: Ils sont loin d'approuver le programme. On peut comprendre leur fatigue quand on sait qu'ils se sont prononcés en faveur des options des dizaines de fois, notamment en 1997, 1999, 2000, 2005.

Guy Durand, théologien retraité

Dunham

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 29 mai 2009
Tout simplement pour prévenir une diatribe anti-ontarienne basée sur la prétention que les valeurs du reste du Canada seraient substantiellement différentes de celles du Québec. L'ancien premier ministre Bouchard a joué de cet argument à une époque. Or je ne crois pas que nous ayons une compréhension spécialement originale de la modernité. Ma mise en garde était un peu baveuse mais... c'est que vous auriez pu faire comme avec Joseph Facal. C'est tout!

En passant, merci pour les compliments sur mon texte mais je vous ferai remarquer que je n'ai rien découvert: tout ce dont je parle est connu pour qui veut s'informer, y a pas de révélation là-dedans. Nos évêques étaient tout à fait en position de savoir tout ça il y a 12 ans, voyons donc. Je crois donc pouvoir supposer que s'ils ont accepté la modification consitutionnelle de 1997, c'est qu'ils ont cru la ministre Marois à l'époque et que le compromis qui avait été trouvé (enseignement de base confessionnelle à l'école et préparation sacramentelle en paroisse) devait leur sembler acceptable à long terme. Mais ce compromis n'était encore qu'un leurre destiné à permettre de passer à une autre étape; et vous voudriez que je ne les trouve pas naïfs au dernier degré de s'en remettre une fois de plus à la bonne foi des technocrates du ministère de l'Éducation? Ils sont bien les seuls citoyens au Québec à faire confiance à cette machine-là que la ministre Courchesne elle-même ressent le besoin de brasser publiquement de temps en temps. On n'est pas obligé d'accepter d'être dupe, il y a moyen: faire comme toutes les minorités, revendiquer, ne pas se laisser encadrer par l'autre camp. Il n'y a là aucun mal. Et ce n'est pas perdu d'avance.

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 29 mai 2009
M. Morin, vos arguments sont louables et très corrects...Mais, ils arrivent un peu tard. C'était il y a plus de 10 ans maintenant que le processus est enclenché. Il faut faire avec maintenant, puisque c'est la déconfessionnalisation totale du système qu'on nous a imposée. Et pourtant, au moment où ça a été fait, comment se fait-il que personne ne soit intervenu pour dénoncer la situation. De plus, votre texte est super! Mais pourquoi ajouter: Avant que vous ne disiez des bêtises l'abbé? C'est ce que j'appelle du mépris...Raymond Gravel ptre

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 29 mai 2009
J'ignore pourquoi, mais la question à laquelle vous répondiez a disparu...

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 29 mai 2009
Puisque le débat semble reprendre... M. l'abbé, le Québec n'est pas une île. Si vous me permettez de vous le dire doucement, une grosse partie des arguments mis de l'avant par les promoteurs du cours ECR reposent sur l'ignorance. L'un d'eux, Jean-Pierre Proulx, ne cesse d'écrire que le cours ECR était nécessaire pour respecter les droits des non-chrétiens dans le contexte de la Charte canadienne, et que la situation antérieure à 2008 était donc un cas de discrimination institutionnalisée. C'est là un exemple typique d'argument dont la valeur repose sur l'ignorance ou l'aveuglement, au choix.

Que je sache, en effet, le Québec n'est pas la seule province assujettie à la Charte des droits, et certainement pas la seule société moderne et évoluée au Canada, malgré tous nos pétages de bretelles. Si je ne m'abuse, il y a cinq autres provinces oû aucun enseignement religieux n'est offert à l'école. Par contre, juste à côté, en Ontario, il y a encore aujourd'hui en 2009 quatre réseaux d'enseignement entièrement financés par l'État: public anglais, public français, catholique anglais et catholique français! Personne ne va prétendre, je crois, que l'Ontario est arriéré. Avant que vous disiez des bêtises, l'abbé, je vous rappelle que cette province est plus populeuse que le Québec et que l'immigration ainsi que la diversité ethnique et religieuse y sont beaucoup plus importantes qu'ici. Comment M. Proulx peut-il expliquer que ce qui a été imposé chez nous comme une obligation incontournable ne l'a pas été en Ontario? Personne ne prétend que cette province enfreint la Charte, à ma connaissance. La seule chose, en Ontario il y a aussi un réseau scolaire protestant financé par l'État (je ne parle pas d'écoles privées) mais ce réseau est complètement disparu à l'exception d'une seule école. Cela résulte du désengagement des fidèles ou des pasteurs, je suppose; mais la province ne l'a pas supprimé pour autant et respecte ses obligations constitutionnelles. Les mêmes obligations existaient au Québec et ont été abrogées il y a 12 ans par la déconfessionnalisation des commissions scolaires; j'étais réticent à l'époque mais je me rappelle parfaitement que la ministre de l'Éducation, Pauline Marois, avait dit que cela ne remettrait pas en cause le droit des parents à choisir l'ensiegnement religieux à l'école! Je suis donc désormais très sceptique et plus que méfiant sur les assurances que le cours ECR est censé consacrer une place prédominante au christianisme... alors que par ailleurs, quand on met dans la face des promoteurs du cours que les manuels employés semblent au contraire placer toutes les croyances sur le même pied, ceux-ci répondent que cette prédominance n'a pas un caractère quantifiable! Bref, ma confiance en l'État est nulle et je crois que la supposée prédominance n'est qu'un autre leurre pour endormir les parents et les évêques (ça a marché pour ces derniers) avant d'arriver d'ici quelques années à la reconnaissance du caractère complètement syncrétiste de cet enseignement. La seule manière d'exercer une pression, c'est de faire reconnaître le droit des parents à exempter leurs enfants. Un droit, faut-il le rappeler, qui est déjà inscrit dans la Loi sur l'instruction publique, sans doute sur le conseil des avocats du gouvernement afin de prévenir (sur papier) les objections invoquant la Charte des droits...

Je vous rappellerai enfin une donnée de base que tout le monde omet: le Québec est la société la plus ethniquement homogène au nord du Mexique en Amérique. 80% de la population est d'ascendance canadienne française ou assimilée. Si on ajoute un bon nombre des anglo-saxons de vieille souche, les Haïtiens, les latino-américains, une partie des asiatiques et des Libanais, cela fait autour de 90% de la population québécoise dont la religion maternelle est chrétienne. Je n'arrive pas à comprendre la nécessité d'imposer une laïcité autoritaire dans la société nord-américaine la moins diversifiée au plan religieux. Le respect des différences et des minorités ne l'exigeait pas. C'est comme si vous, l'abbé, vous acceptiez l'argument que pour respecter les droits des anglophones au Québec, il fallait instaurer le bilinguisme officiel et abroger la loi 101. Vous seriez pas d'accord, hein? Ben moi non plus.

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 28 mai 2009
M. le questionneur, je ne souffre nullement de la diversité de pensées dans notre société. Je suis catholique également et je crois profondément que la foi se transmet par le témoignage d'une part et l'engagement d'autre part. Pour ce qui est de l'enseignement catholique, j'ai le regret de vous apprendre, si vous ne le savez déjà, que ce n'est pas à l'école de le faire...Ce n'est pas moi qui le dit, c'est la décision prise par notre société québécoise. Il faudra vous y faire, c'est la réalité. Maintenant, que vous vous inspiriez du cardinal Ouellet, c'est votre droit. Personnellement, je préfère faire confiance à l'Assemblée des évêques du Québec qui appuie ce cours d'ÉCR. Les évêques ne disent pas qu'il ne faut pas éduquer nos enfants dans la foi catholique; ils disent le contraire. Par ailleurs, c'est à nous les catholiques, les prêtres, les laïques et les croyants d'assurer cet enseignement. Pour une fois, nous avons l'occasion de prendre notre foi au sérieux pour la transmettre à nos jeunes. L'ÉCR ne remplace pas l'enseignement catholique que nous devons assurer pour nos jeunes. En quoi ai-je dit des abominations? Je crois que vous souffrez beaucoup plus que moi...Pour ma part, je n'ai aucun problème avec la modernité et la laïcité. Votre diagnostic est erroné; je n'ai aucune souffrance sur le sujet...Raymond Gravel ptre

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 27 mai 2009
M. Morin, même si nous ne sommes pas d'accord sur le sujet, je vous trouve sympathique quand même. Je ne sais pas pourquoi...c'est vraiment un mystère! C'est tout simplement le contenu de vos commentaires que je trouve intéressant et pertinent. On peut se respecter et s'apprécier même si on n'est pas sur la même longueur d'ondes. Voilà! Raymond Gravel ptre

Benoit Morin

Commentaire mis en ligne le 26 mai 2009
Hum, j'ai dit la plupart, pas tous. Cela ne veut pas dire que je vous trouve sympathique pour autant... D'ailleurs, je ne suis pas certain que j'aurais votre sympathie non plus si vous me connaissiez mieux! Bonne nuit.

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 26 mai 2009
M. Morin, je me rends compte qu'on est tous dans le même bateau, par le fait qu'on est prêtre...J'ai un peu de difficulté avec ce préjugé qu'on est tous pareil. Personnellement, je suis bibliste de formation et à chaque semaine, je décortique les textes bibliques et j'essaie de les actualiser aujourd'hui...Je crois que je réussis assez bien, puisque plus de 400 personnes me demandent mes homélies et ça me fait plaisir de leur envoyer par internet...Vous m'accusez d'être cléricaliste...à vous lire, je pourrais dire que vous êtes anti-cléricaliste...Mais en même temps, être l'un et l'autre, ce n'est pas mieux...Pourquoi faut-il cataloguer les gens par leur fonction, leur métier ou leur vocation? Pour ma part, je ne sais pas qui vous êtes et pourquoi vous écrivez de cette façon. Il y a pourtant quelque chose qui me dit que vous êtes sympathique...Ça me blesse d'autant plus ce que vous pensez de moi...Par ailleurs, je n'ai aucun pouvoir là-dessus! Bonne nuit! Raymond Gravel ptre

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 26 mai 2009
Je ne suis pas au confessionnal ici, l'abbé, et j'ai pas le temps à ce moment précis... Disons juste que j'ai étudié sept ans dans des écoles privées tenues par des prêtres (déjà en minorité dans le personnel à l'époque) et non, je n'ai pas été victime d'abus, ni marqué par une discipline répressive... Ce serait plutôt le contraire, quand j'y repense aujourd'hui, ces écoles passaient pour plus strictes que les polyvalentes, et en fait les pères nous donnaient des permissions que personne aujourd'hui pourrait envisager dans le système scolaire (répétitions de spectacles jusqu'à des heures tardives, accès au matériel audio-visuel pendant les vacances, par exemple). Et je n'ai jamais cessé d'aller à la messe. Donc j'ai assez rencontré de prêtres pour m'apercevoir que ce sont des hommes comme les autres, honnêtes, mais de métier plutôt que de vocation. Et les évêques c'est pareil, car j'ai vécu en régions éloignées oû il est plus courant d'en croiser. Ma perception est que la plupart des membres du clergé sont tout simplement trop vieux pour pouvoir envisager de faire autre chose. Alors ils gèrent. C'est dire que je ne les trouve guère inspirants et si je reconnais leur autorité, leur crédibilité m'apparaît plutôt faible.

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 26 mai 2009
M. Morin, en passant, j'aimerais bien savoir à qui j'écris. Je ne sais pas qui vous êtes...Ça m'aiderait peut-être à comprendre. Je sens aussi une sorte de mépris de votre part et j'aimerais savoir pourquoi? Raymond Gravel ptre

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 26 mai 2009
M. Morin, je pense que vous ne me comprenez pas et que vous ne me connaissez vraiment. Vous parlez de cléricalisme...Je suis tout sauf cela...Dites-moi! Vous parlez de liberté de conscience, de choix des parents, etc...Que veulent exactement les parents catholiques qui font partie de la coalition? Vous allez répondre: ils veulent la liberté de choisir. D'accord! Dites-moi ce qu'ils veulent choisir pour leur enfant? Ce que j'ai entendu à Drummondville, ça n'avait rien à voir avec la liberté de choisir...c'était la peur de ce qu'on enseignait aux enfants. C'est pour cette raison que je vous dis que ce n'est pas aux parents à décider des programmes à donner aux enfants. Vous me parlez de Vatican II qui reconnaît l'autorité des parents en matière d'enseignement religieux...Je suis tout à fait d'accord avec vous. Par ailleurs, le cour d'ÉCR, n'est pas un cours de religion, ni d'enseignement de la foi...Est-ce que Vatican II s'est prononcé là-dessus? Il ne faut quand même pas tout mêlé...Depuis quand l'Église est-elle intervenue sur les programmes dits "laïques" à l'école? Vous êtes quelqu'un de très articulé, peut-être ne suis-je pas assez clair! Vous savez très bien que je n'ai jamais eu peur de critiquer les autorités ecclésiales sur pleins de sujets. Mais ici, je dois reconnaître aussi la justesse des propos de nos évêques par rapport à cet enseignement...Est-ce que ça fait de moi un cléricaliste? Je ne comprends pas! Raymond Gravel ptre

Benoit Morin

Commentaire mis en ligne le 26 mai 2009
... J'ajouterai qu'ayant reçu une éducation dite "catholique", je savais pourtant à 10 ans qu'il y avait d'autres religions dans le monde, que personne ne m'a pas appris à haïr, et cela m'intéressait parce que j'étais curieux grâce à mon père, un travailleur manuel plus fervent chrétien que ma mère, et cependant très ouvert d'esprit, qui a poussé ses quatre enfants à faire des études poussées... Alors, l'argument que le Québec vient de découvrir le reste de l'humanité avec le cours ECR, ça marche pas avec moi.

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 26 mai 2009
Malheureusement, Monsieur l'abbé, votre propre bouche vous condamne et abat la crédibilité des évêques dans ce dossier, si vous me passez ce langage quasi-biblique... "J'ai le regret de vous dire que dans ce domaine, les parents n'ont pas la compétence de choisir. Il faut s'en remettre à d'autres." C'est bien ce que je pensais: tout comme à une autre époque, les curés ne voulaient rien savoir de l'implication des parents dans l'éducation offerte dans les collèges classiques: je n'ai pas connu cette époque, mais on m'en a parlé et j'ai lu des témoignages: les parents n'étaient admis à visiter les élèves qu'une seule fois par mois, et encore, cela se passait quelquefois dans des parloirs oû les religieux circulaient à tout moment... On dirait bien que vous avez été "formatté" par une certaine mentalité cléricale au-delà de ce que vous pensiez! Vous allez me dire que je ressors de vieilles histoires? Mais il semble bien que Mgr Veillette pense comme vous et n'a seulement pas l'honnêteté de le dire tout haut. Le seul problème (oh, mineur), c'est que cela contredit l'enseignement de l'Église sur les droits des parents en éducation (oû elle ne fait que reprendre les principes de la Déclaration universelle des droits de l'homme et ceux du Pacte international sur les droits civils et politiques - si vous le voulez, je vous fournirai les références et les citations). Et puis, vieilles histoires pour vielles histoires, le drame des enfants marginalisés il y a 20 ou 30 ans pour leur fréquentation du cours de morale n'est pas davantage un argument dans ce débat. On n'en est plus à ostraciser quelqu'un pour ne pas être catholique, ce serait plutôt le contraire aujourd'hui, sans que le clergé s'en offusque. Et parce qu'ils sont minoritaires désormais (ce que j'assume sans complexe: j'ai grandi en région rurale il y a 30 ans, et déjà un croyant convaincu paraissait bizarre), les catholiques et les chrétiens en général n'ont aucun problème à reconnaître les droits des non-croyants. Cessez de vous appuyer sur un passé qui n'existe plus et auquel personne ne veut revenir: la pression sociologique pour pratiquer un christianisme de façade a depuis longtemps disparu et cela aura eu au moins pour effet de faire saisir plus concrètement le sens de l'enseignement de l'Église sur les droits naturels de TOUS les parents en matière religieuse et éducative. C'est vous, je regrette de le dire, et les évêques, semble-t-il, qui faites preuve d'un surprenant et anachronique conformisme en vous mettant à la remorque d'une nouvelle forme de pression sociale et politique. C'est seulement l'orientation idéologique de ce nouveau "cléricalisme" d'État qui a changé, mais institutionnellement et psychologiquement, vous y êtes parfaitement à l'aise. On ne saurait être plus à l'opposé de l'enseignement du Concile Vatican II sur le rôle des laics qui n'ont pas à attendre de leurs pasteurs des consignes et des directives dans les affaires temporelles, et dont on doit reconnaître l'autonomie!

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 25 mai 2009
M. Morin, je vous comprends très bien. Je ne serai pas démagogique; je veux simplement vous faire voir une réalité que l'on vit en Église depuis trop longtemps...Aujourd'hui, nous avons la possibilité de nous responsabiliser par rapport à notre foi catholique et à notre engagement chrétien. Lorsqu'il y avait l'enseignement religieux à l'école, comment se fait-il que les parents catholiques ne sont jamais intervenus pour dire que ce qui se donnait à l'école, c'était d'une pauvreté extraordinaire. En perdant ce privilège, pensez-vous vraiment qu'on a perdu notre âme? Là, vous allez me dire: oui, mais les parents avaient le choix d'envoyer leurs enfants au cours de religion ou ils pouvaient être exemptés de ce cours? Parlons-en de cette exemption! Il y avait d'un côté les enfants de parents professeurs de Cégep ou d'université qui ne faisaient pas baptiser leurs enfants, sous prétexte qu'ils décideront plus tard s'ils veulent être baptisés. J'en ai rencontré de ces enfants devenus adultes et qui m'ont dit avoir beaucoup souffert d'être mis à part à l'école, parce qu'ils ne pouvaient pas suivre le cours de religion. D'un autre côté, il y avait les enfants de parents témoins de Jéhovah ou d'autres sectes religieuses qui ne pouvaient pas suivre le cours de religion catholique ou protestant. On les aurait contaminés ces pauvres enfants! Et il y avait les parents qui ne croyaient pas par conviction et qui ne voulaient pas que leurs enfants reçoivent un enseignement religieux. Peut-on parler véritablement de choix des parents? Avant que l'on déconfessionalise les commissions scolaires et les écoles, savez-vous que 80% des parents voulaient qu'on continue d'enseigner la religion catholique dans les écoles? Au Québec, l'éducation de la foi, ça a toujours été la responsabilité des autres. Comme l'école assurait ce service, les parents ont complètement démissionné de l'éducation de la foi de leurs enfants. C'est pourquoi, nous avons la chance de nous prendre en main et de jouer notre rôle...Les parents ont le choix de transmettre ou pas leur foi. S'ils ne le font pas, ce n'est pas la faute des autres; c'est la leur! C'est évident qu'on doit les aider dans cet enseignement; ce dernier appartient aux Églises et aux communautés croyantes...pas à l'école! Vous allez me dire, qu'est-ce que ça vient faire avec le cours d'ÉCR? Justement, ce n'est pas parce qu'on n'enseigne plus la religion à l'école qu'on ne doit pas enseigner ce qui a marqué l'histoire du Québec et qui continue d'influencer la culture québécoise: la religion...Le christianisme d'abord avec le catholicisme et le protestantisme, mais aussi les autres religions chrétiennes ou autres qui font maintenant partie du paysage culturel du Québec. Et là certains parents, toujours les mêmes et ce, sans mépris de ma part: les ultra-catholiques, les athées alergiques à tout langage religieux et les fondamentalistes religieux qu'on retrouve dans les sectes religieuses. Ces gens ne veulent pas que leurs enfants apprennent ce qui a marqué l'histoire religieuse du Québec et refusent aussi qu'ils apprennent les rudiments des autres religions, de peur qu'ils soient attirés par ces religions. Pourtant, leurs enfants sont confrontés tous les jours avec d'autres croyants qui font partie de leurs amis d'école...Doit-on laisser le droit des parents de refuser à leurs enfants d'apprendre sur l'autre, l'étranger, celui ou celle qui ne prie pas de la même façon, qui différemment de nous ou qui ne croit pas du tout? Ce genre de comportement est même un peu raciste, sectaire et fermé sur lui-même. Le droit des parents est limité, non seulement pour le cours de géographie ou d'histoire, mais aussi pour tous les cours que le Ministère de l'éducation offre aux enfants qui vivent ici. Veut-on encore recréer les ghettos qui existaient dans le système d'autrefois? Pourquoi? Ce cours d'ÉCR n'est pas parfait...on va pouvoir l'améliorer. Par ailleurs, laissons la chance aux coureurs! Je suis convaincu que ce cours va permettre aux adultes de demain de mieux vivre ensemble, de se respecter dans leur religion et de reconnaître la place du catholicisme au Québec, non seulement comme des monuments historiques, mais aussi comme culture, car le christianisme a influencé notre culture et continue de l'influencer encore aujourd'hui. Le petit athée et le petit témoin de Jéhovah comme le petit catholique et le petit juif et musulman se doivent de l'apprendre...C'est tout! J'ai un grand respect pour monsieur Durant; il m'a enseigné à l'université. Ce que je ne comprends pas, c'est qu'il se porte à la défense des opposants au cours d'ÉCR. Pour moi, ce cours est aussi important pour les enfants du primaire et les jeunes du secondaire que les cours de philosophie au Cégep et à l'université. La liberté de choix n'est pas un absolu, et pour choisir, il faut savoir ce qu'on choisit. J'ai le regret de vous dire que dans ce domaine, les parents n'ont pas la compétence de choisir. Il faut s'en remettre à d'autres. Raymond Gravel ptre

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 25 mai 2009
... Avant que vous ne fassiez le coup démagogique (vous ne seriez pas le premier) de dire que si on accepte de ne pas envoyer des enfants au cours ECR, après ça on aura des parents qui vont s'objecter au cours de géographie, d'histoire ou de biologie pour des motifs religieux... Je vous dis: essayez pas ce genre de réplique avec moi. Je reconnais parfaitement que l'État doive poser des limites. Mais qu'on dise que la limite est de refuser toute espèce de dérogation au cours ECR, c'est inacceptable. Il n'y a aucune raison pour appliquer un principe de "toute ou pantoute" dans ce dossier. L'an passé, il n'y avait pas de mouvement scolaire créationniste au Québec. Il n'y en a pas plus aujourd'hui: la seule différence, c'est que la liberté de choix a disparu dans un domaine précis. C'est de cela dont on parle.

Benoît Morin

Commentaire mis en ligne le 25 mai 2009
On peut bien débattre, en effet: mais pourquoi donc vous obstinez-vous à envoyer des épithètes même à vos interlocuteurs respectueux comme Guy Durand, et à taxer ceux qui diffèrent d'opinion avec vous d'être rétrogrades ou paranoïaques, entres autres qualificatifs? Admettez-vous ce type d'"argumentaire" quand il s'agit d'autres sujets traités dans un cadre démocratique? Moi, je trouve cette diabolisation suspecte. En matière de conscience, chacun est son propre sanctuaire inviolable, peu importe ce que vous en pensez: ça, c'est un acquis de la modernité. C'est là-dessus que je persiste à trouver que vous avez inconsciemment, on dirait, et fort paradoxalement absorbé une dose sournoise de cléricalisme condescendant. Quant aux évêques, j'écoutais Mgr Veillette à Radio-Canada la semaine passée et cela m'a frappé comme un coup de poing dans la face: il ne parle JAMAIS des droits (naturels) des parents, catholiques ou pas, dans cette affaire. Et il ne mentionne jamais que les laïcs sont les premiers responsables de l'application des principes de l'Église dans les affaires temporelles, ce qui est pourtant un acquis depuis Vatican II. Pourquoi? Il pourrait au moins expliquer ce qui fait que les droits parentaux et l'autonomie des laïcs ne sont pas des éléments pertinents dans la discussion, si tant est que l'on admette que ces parents laïcs sont aussi des citoyens létigimes... Forcément, cela n'inspire pas confiance de constater une telle omission de sa part; cela donne l'impression qu'il n'en parle pas parce que ce serait trop embarrassant d'en parler. Vous me direz encore que c'est parce que l'Église ne veut pas remettre l'enseignement religieux à l'école, mais ce n'est pas de cela dont on parle: si les parents contestataires obtenaient l'exemption pour leurs enfants, le gouvernement n'aurait qu'à les envoyer en étude ou leur offrir un cours non controversé, d'économie familiale ou d'orientation scolaire, que sais-je. IL N'Y A PAS DE DOGME ICI.

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 24 mai 2009
M. Morin,j'accepte que l'on soit contre le cours d'ÉCR...mais mon Dieu! Avec des arguments qui tiennent la route, et non pas la peur d'avoir peur. Que quelqu'un me démontre que ce cours est vraiment néfaste pour nos enfants, et je serai le premier à appuyer cette personne. À date, tout ce que j'ai entendu des parents catholiques, d'une part, des athées convaincus d'autre part, et même des adeptes des sectes religieuses, c'est d'un aberration sans nom. Même monsieur Durand, que j'estime beaucoup dérape complètement sur le programme et le contenu du cours. À Drummondville, au procès de madame Lavallée avec le Ministère de l'éducation, les arguments pour exempter son enfant du cours d'ÉCR ne sont pas très convainquants: Sa pauvre petite fille ne peut pas entendre parler de récits mythiques ou légendaires qui ont trait aux grandes religions, car sa petite fille croit encore au père Noël. Un peu de sérieux s.v.p.! Sinon, on va tous passer pour des imbéciles. Même monsieur Durand, dans les exemples qui donnent pour démontrer que le cours est dangereux pour les enfants, c'est de la paranoïa chronique! Pour un prof d'université, ça paraît plutôt mal! Peut-on exempter un enfant du cours d'histoire, parce qu'il serait trop sensible aux événements cruels du passé? Pour ce qui est de la position de nos évêques: c'est parce qu'elle est intelligente et pertinente que je l'appui...non pas parce que je suis cléricaliste, comme vous dites. Je suis capable de dire ce que je pense; j'ai développé mon sens critique, et lorsqu'une position a de l'allure, qu'elle vienne du pape ou de quelqu'un d'autre, je suis capable de l'appuyer. C'est tout! On peut être progressiste et être en accord avec l'autorité ecclésiale sur un sujet précis. Pourquoi devrais-je m'opposer aux évêques, puisque je suis d'accord avec leur position sur le cours d'ÉCR? Je n'appuie pas le cardinal Ouellet dans sa démarche rétrograde d'un retour en arrière; j'appuie l'AÉCQ, c'est-à-dire l'Assemblée des Évêques Catholiques du Québec sur l'ÉCR. Voilà! Raymond Gravel ptre

Benoit Morin

Commentaire mis en ligne le 24 mai 2009
Vous voyez bien, l'abbe: pas besoin d'etre integriste pour etre contre le cours ECR. C'est de plus en plus evident. En fait, on peut meme etre favorable a ce cours et oppose a son caractere obligatoire. Le paradoxe incomprehensible, chez vous, c'est d'etre a la fois progressiste et clericaliste: vous insultez quiconque differe d'opinion avec vous sous pretexte que vous etes pretre et que les eveques ont pris position, comme si on parlait d'un dogme et que les catholiques etaient encore des moutons. C'est vraiment bizarre.

Raymond Gravel

Commentaire mis en ligne le 20 mai 2009
M. Durand, lorsque j'ai appris que vous défendiez la CLÉ qui est composée de parents catholiques, de sectes religieuses fondamentalistes et d'athées fanatiques, vous m'avez profondément déçu. Je n'ai pas été méprisant pour les citoyens qui demandent qu'on respecte leur liberté de conscience et de religion. Je suis tout à fait d'accord avec cela. Par ailleurs, ce nouveau cours d'ÉCR ne menace aucunement la liberté de conscience et de religion, tout simplement parce que ce nouveau cours n'est pas un cours de religion. Je crois que vous avez de la difficulté à accepter la déconfessionnalisation scolaire et la laïcité de nos institutions.

M. Durand, j'ai lu avec intérêt le mémoire que vous avez présenté à la commission Bouchard-Taylor et je l'ai même proposé à mon évêque et à des prêtres. Je le trouvais équilibré, si on avait gardé un enseignement religieux dans les écoles. Malheureusement, ce n'est pas le choix qui a été retenu par le gouvernement québécois; donc, l'enseignement religieux doit se faire en dehors de l'école, par les différentes confessions religieuses qui veulent transmettre leur foi à leurs enfants.

Vous reconnaissez pourtant qu'il n'appartient plus à l'école de transmettre la foi, mais vous contestez le contenu du cours ÉCR, sous prétexte qu'on met toutes les religions sur le même pied, ce qui n'est pas vrai...et qu'on sème la confusion chez les enfants. 50% du cours porte sur le christianisme en général et sur le catholicisme et le protestantisme en particulier. C'est évident que l'école ne porte pas un jugement moral qualitatif sur une religion; l'école enseigne le fait religieux qui a marqué le Québec d'antan et la diversité religieuse qui prévaut aujourd'hui. Que l'école apprenne aux enfants du primaire et du secondaire à développer leur sens critique par rapport aux religions, c'est super! Ça fait longtemps qu'on aurait dû faire ça...Personnellement, j'ai commencé à exercer mon sens critique lorsque j'étais à l'université. Et combien d'adultes aujourd'hui sont incapables de le faire?

Les exemples que vous citez, pris dans les manuels peuvent sembler épouvantables...mais je voudrais simplement en prendre un pour vous montrer jusqu'à quel point, ça peut être bénéfique pour les jeunes: lorsqu'on demande aux jeunes de 12-13 ans d'inventer leur religion, avec un fondateur, un mythe fondateur, un ou des dieux, un code moral, un livre sacré, quelques rituels, quelques objets de culte, etc...ce que ça fait découvrir chez le jeune, c'est de quelle façon les religions naissent et ça leur permet de mieux comprendre la raison d'être des religions en général et la leur en particulier. Qu'est-ce qu'il y a de dangereux dans ça? Lorsque j'étais au secondaire, notre prof de Maths, un ex-frère frustré de la religion ne cessait de ridiculiser les frères de l'école et le catholicisme...Ça ne m'a pas empêché de croire et de devenir prêtre; au contraire, ce prof m'a forcé à creuser et à raffermir ma foi. Et au Cégep, presque tous les profs étaient des anti-religieux...Comment se fait-il que la plupart des étudiants sont demeurés croyants?

Aussi, monsieur Durand, je vous trouve mesquin lorsque vous vous dites abasourdi par ma confiance aux évêques dans ce dossier du cours d'ÉCR, en me demandant ce que je pense de la sagesse des évêques sur la contraception, l'homosexualité, le mariage des prêtres et l'ordination des femmes. Comme j'ai développé mon sens critique, je suis capable de l'exercer en tout temps. Votre allusion à mes prises de position sur ces sujets délicats est méprisante et blessante, comme si j'étais incapable d'appuyer les évêques sur un sujet en particulier, lorsque je les ai contestés sur d'autres.

M. Durand, je crois sincèrement que sur le cours d'ÉCR, vous dérapez royalement. Vous n'acceptez pas le fait que dans les écoles du Québec, on n'enseigne plus la religion. Vous vivez dans la nostalgie d'un passé encore récent. C'est malheureux! L'estime que j'ai toujours éprouvé à votre égard en mange un coup! Vous avez le droit de vivre dans le passé, mais vous n'avez pas le droit de remettre en question ma sincérité. Ce cours n'est pas parfait. On devra en corriger les lacunes et l'améliorer. Cependant, il est encore trop tôt pour le faire, et ce n'est pas parce que vous êtes théologien que ça vous donne plus de crédibilité qu'un autre. Raymond Gravel ptre

Chez nos voisins


La question du net

  • Êtes vous d'accord pour que Loto-Québec ouvre un casino sur Internet ?
  • Oui:
  • Non: