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Cours d’éthique et de culture religieuse : Pour apprendre à mieux vivre ensemble.

Lettre ouverte

Article mis en ligne le 14 mai 2009 à 13:24
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Cours d’éthique et de culture religieuse : Pour apprendre à mieux vivre ensemble.
Lettre ouverte
Depuis l’implantation de ce nouveau programme dans l’ensemble des écoles primaires et secondaires du Québec, des voix très minoritaires se sont élevées pour dénoncer l’obligation rattachée à ce cours qui se veut pourtant un enseignement sur l’apport des religions en général et du christianisme en particulier dans l’évolution de la société québécoise, afin de mieux comprendre notre culture et notre héritage collectif et de permettre à nos jeunes de vivre dans une société laïque devenue pluraliste et multiconfessionnelle.

Sans même pouvoir en évaluer la pertinence et le contenu, une coalition s’est formée pour dénoncer ce nouveau cours. Une petit groupe d’opposants, plus fanatiques les uns que les autres, composé de parents ultra-catholiques d’une part et de militants athées d’autre part, auxquels se sont joints des adeptes de sectes religieuses fondamentalistes, réclament haut et fort que le gouvernement respecte le droit fondamental de liberté de conscience en permettant l’exemption à leurs enfants. Ces opposants demandent un véritable choix en éducation et non pas l’imposition d’une religion relativiste.

Ça tombe bien, puisque l’objectif de ce nouveau programme d’éthique et de culture religieuse n’impose aucune religion à personne et respecte la conscience de chacun. Alors où est le problème? Lorsque la coalition pour la liberté en éducation (CLÉ) revendique le droit de choisir, on peut se demander de quel choix s’agit-il? Les parents catholiques voudraient un retour de l’enseignement confessionnel dans les établissements scolaires, le mouvement laïque québécois (MLQ), pour sa part, veut faire disparaître toutes références religieuses du paysage québécois et les sectes ne veulent surtout pas que leurs adeptes aient des contacts avec d’autres croyances par peur de contamination. On dit parfois que les extrêmes se rejoignent; dans ce cas-ci, on peut dire que les extrémistes font front commun.

À la Cour supérieure de Drummondville, on pouvait entendre le témoignage d’une femme qui disait, la voix étreinte par l’émotion, que sa petite fille du primaire était incapable d’entendre parler de légende, de conte ou de fable rattachés aux récits des différentes cultures religieuses, parce qu’elle croyait encore au père Noël. J’avais l’impression d’être au festival Juste pour rire, comme s’il y avait uniquement les enfants qui étaient incapables de comprendre et d’interpréter de tels récits. À ce que je sache, les fondamentalistes bibliques qui croient encore à l’arche de Noé sont des adultes, et s’ils avaient pu apprendre au primaire à distinguer un récit historique d’une légende ou d’un texte poétique, peut-être y aurait-il moins de créationnistes au Québec aujourd’hui.

Dans une société laïque comme la nôtre, l’école n’a pas pour mission d’enseigner la religion aux enfants. La transmission de la foi appartient d’abord aux parents et ensuite aux communautés des diverses confessions religieuses. Nos évêques catholiques ont bien compris cette réalité. Dans une lettre adressée aux Chevaliers de Colomb qui appuient la coalition, le président de l’Assemblée des Évêques Catholiques du Québec (AÉCQ), monseigneur Martin Veillette écrit : « En ce qui concerne la catéchèse et la formation à la vie chrétienne, il ne fait maintenant aucun doute qu’il s’agit d’une responsabilité des diocèses et des paroisses. Pendant des générations, nous avons compté sur les écoles et les enseignants pour le faire. Mais ce n’est plus possible. Même si le gouvernement n’avait pas pris les décisions qu’il a prises, nous serions arrivés aux mêmes conclusions : dans le contexte social actuel, seules les familles et les communautés chrétiennes peuvent prendre en main la formation à la vie chrétienne des jeunes; ni le personnel enseignant ni les directions des écoles et des commissions scolaires ne peuvent désormais assumer cette tâche ».

Par ailleurs, l’école doit apprendre aux enfants et aux jeunes à mieux vivre ensemble, et pour se faire, elle doit nécessairement montrer l’influence du christianisme dans l’évolution de la société québécoise et présenter le nouveau visage inter-culturel et multi-confessionnel du Québec contemporain. Qu’on soit catholique, protestant, juif, musulman ou même athée, on se doit de connaître les caractéristiques culturelles et religieuses des Québécois(e)s si on veut apprendre à s’accueillir, à se respecter, à partager et à s’enrichir les uns les autres. Comme catholique, en quoi suis-je menacé de côtoyer l’autre, différent de moi, qui fait partie d’une autre confession religieuse ou même qui n’appartient à aucune religion? Loin de me menacer, l’autre m’apprend à être un meilleur citoyen. C’est un objectif de ce nouveau cours.

En mars 2008, les évêques du Québec ont reconnu la valeur de cet objectif : « La contribution éducative attendue de ce programme se situe principalement sur le plan de la citoyenneté : la reconnaissance de l’autre et la poursuite du bien commun. Il s’agit d’apprendre à vivre ensemble dans une société pluraliste. Nous souscrivons à cet objectif et invitons la population catholique à en reconnaître la pertinence. Les transformations qui ont profondément marqué notre société nous y incitent de façon pressante. Le dialogue autour de questions éthiques et religieuses pourra aider les jeunes de diverses croyances et convictions à surmonter les clivages idéologiques et à mieux se respecter mutuellement ».

Ce cours d’éthique et de culture religieuse n’est sûrement pas parfait. Son expérimentation nous permettra de l’améliorer avec le temps. Mais une chose est certaine. Dans le contexte actuel de la société québécoise, il est essentiel pour le mieux être de notre collectivité. Ce cours développe le sens critique de nos jeunes; il permet de faire tomber tous les préjugés et favorise l’inclusion dans le respect de la dignité de chacun. C’est pourquoi, il doit demeurer obligatoire pour tous sans exception. Comme prêtre catholique, je fais confiance à la sagesse de nos évêques et je me méfie de l’intégrisme fanatique des opposants.

Raymond Gravel ptre

Aumônier de l’Association des Pompiers de Montréal

Aumônier de la Fraternité des Policier(e)s de Laval

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ANDRÉE LACHANCE

Commentaire mis en ligne le 7 juillet 2009
Est-ce que vous ne croyez pas que nos enfants auraient intérêt à suivre un cours de sexualité plutôt que d'apprendre comment Allah est bon et ensuite lire dans le journal que 26 civils se sont fait tuer au nom du même Allah?

Est-ce que vous ne croyez pas que nos jeunes filles et jeunes gens n'auraient pas intérêt à apprendre les méthodes de protection sexuelle, autant pour contrer les maladies transmises sexuellement que pour éviter de tomber enceinte au lieu d'apprendre qu'en Haiti se pratique le vaudou?

Est-ce que vous ne croyez pas que les cours de morale (tant décriés par vous, l'Église catholique, quand ils ont remplacé les cours de religion) ne devraient pas être remis à l'école afin de montrer aux jeunes DE TOUTES LES RELIGIONS comment apprendre à vivre dans l'harmonie plutôt que d'apprendre qu'il faudrait enlever la croix du drapeau québécois parce que c'est un signe flagrant de catholicisme?

Enfin... je pense que vous errez complètement et que vous regretterez un jour amèrement votre parti pris présentement sur ce sujet.

Luc Lizotte

Commentaire mis en ligne le 14 mai 2009
Quel galimatias, naïf au mieux. Ce prêtre devrait se renseigner sur la position du Vatican sur la question.

Voir par exemple http://www.pouruneecolelibre.blogspot.com/

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