Notre Joannie et le parc des Dalles
Si elle était un joueur de hockey, Joannie Rochette serait une mégastar nord-américaine et empocherait des millions. Puisqu’elle est une patineuse artistique, la jeune femme de L’Île-Dupas récolte une gloire plus modeste, mais qui n’est pas moins remarquable pour autant.
Le 17 janvier dernier, la Lanaudoise remportait avec panache son cinquième titre canadien consécutif. Alain Goldberg, commentateur spécialisé en patinage artistique, la qualifie de « meilleure patineuse de tous les temps du Canada » et ajoute qu’elle a l’étoffe, la personnalité et les capacités pour aspirer aux sommets mondiaux. Joannie –notre Joannie, pouvons-nous dire avec fierté- est déjà l’une des cinq meilleures patineuses artistiques au monde.
Dans un univers sportif où les athlètes ressemblent souvent à de petites poupées mécaniques un peu fragiles, notre championne, qui a eu 23 ans en janvier, s’impose par une fluidité et une grâce de jeune femme solide. Elle est, disons-le franchement, belle à voir.
Plus encore, elle n’a rien de la petite princesse prétentieuse qui joue les enfants gâtés. Dans le texte qu’il signait en nos pages pour attribuer à Joannie le titre d’athlète lanaudoise de l’année, Stéphane Payette se disait « estomaqué d’apprendre que Joannie ne jouissait pas d’entente avec un partenaire financier d’importance nationale ». Tout de suite, la patineuse a réagi en saluant « les gens d’EBI, du Days Inn, monsieur Valiquette et tous des gens de Berthier qui sont là depuis longtemps ». Payette a eu raison de conclure que « Joannie Rochette est talentueuse, disponible pour les médias et reconnaissante envers ceux qui l’aident ». On ne peut que souhaiter le meilleur à cette vraie perle lanaudoise.
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Je profite de cette incursion dans le domaine du patin pour déplorer la fermeture hivernale, cette année, du parc des Dalles, à Joliette. Dans L’Action du 14 janvier dernier, Francine Rainville nous apprenait qu’il n’y aurait pas d’anneau de glace cet hiver, faute de bénévoles pour s’en occuper.
Cette décision n’est pas digne d’une ville comme Joliette. À la limite, on peut comprendre que, pour des raisons budgétaires, elle refuse d’assumer l’entretien de toutes les patinoires de quartier, mais le cas du parc des Dalles est à part. L’anneau est une installation unique en ville, une petite cabane chauffée est déjà sur les lieux, un vaste stationnement est disponible, de même qu’une super glissoire. Gérer de telles installations ne revient pas à des bénévoles –même s’il faut saluer ceux qui l’ont fait pendant quelques années-, mais à des salariés ou, si ce n’est pas possible, à des sous-traitants adéquatement rémunérés.
Bien sûr, il y a la magnifique patinoire sur la rivière L’Assomption, financée notamment par Joliette. Or, on le sait, cette irremplaçable patinoire ouvre tard en saison –cette année, ce fut le 15 janvier, mais ce fut plus souvent le 25 les années précédentes-, est soumise aux aléas de la météo et est rarement suffisamment lisse pour satisfaire les amateurs de vitesse sur glace.
Une gestion compétente du parc des Dalles en hiver allongerait la saison de patinage extérieur d’au moins un mois, ferait sortir dehors les amateurs de glissade, permettrait aux élèves de l’école Barthélémy-Joliette de jouer au hockey amical sur l’heure du dîner ou pendant leur cours d’éducation physique et animerait joyeusement ce charmant secteur de la ville.
La question, au fond, n’est même pas de savoir si la Ville de Joliette a les moyens d’assumer cette mission –elle les a-, mais plutôt de savoir si elle a les moyens de ne pas le faire et de laisser ce bel espace à l’abandon, sous la neige. Vous connaissez ma réponse.
Louis Cornellier
louisco@sympatico.ca
Bertrand Léger
Commentaire mis en ligne le 30 janvier 2009Joannie m'impressionne plus que TOUS les joueurs de hockey de la NHL.....
Bravo à toi, Joannie et bonne chance !