Pierre Paquette
- Photo Jean Chevrette
Élection, coalition et récession au menu
Au dîner de la Chambre de commerce
«Le gouvernement fédéral déposera dans quelques jours un nouveau budget. Doit-on s'attendre à suffisamment de solutions pour contrer la récession ? D'après moi, ce serait un miracle!»
C'est ce qu'a fait valoir lundi le conférencier de la Chambre de commerce du Grand Joliette, le député fédéral de Joliette et leader parlementaire du Bloc québécois, Pierre Paquette.
Celui-ci a mis en relief que le gouvernement Harper n'a pas su réagir aux signaux d'alerte des dernières années que ce soit au niveau des pertes d'emplois dans le secteur manufacturier ou la crise des papiers commerciaux. «Notre parti a proposé un plan de redressement de 23 milliards de dollars sur deux ans. Le Conference board du Canada, au niveau des chiffres, est d'accord avec notre niveau d'intervention», a-t-il souligné.
Pierre Paquette a activement participé aux négociations pour la coalition avec le Parti libéral et le Nouveau parti démocratique. «Notre appui aux budgets de cette coalition nous garantit que ce gouvernement épaulerait les secteurs manufacturier et forestier, qu'Ottawa maintiendrait les subventions aux organismes sans but lucratif comme le Conseil de développement bioalimentaire de Lanaudière.»
La coalition, a-t-il précisé, n'est pas seulement le choix du Bloc québécois mais aussi selon un sondage, celui de 70 % de la population. «Les Canadiens ne sont pas chauds à l'idée d'un autre scrutin, nous non plus.» Même avec un nouveau chef, le Parti libéral, croit-il, ne peut risquer un scrutin à cause de ses dettes et parce qu'il est encore associé à Stéphane Dion.
Devant ce parterre d'administrateurs, Pierre Paquette a conclu en disant : «Souhaitons-nous une toute petite récession.» Son présentateur, Daniel Boulard, avait aussi abordé le sujet en disant qu'en ces temps de turbulence, l'important, c'est la santé.
Coordonnatrice du prochain Salon Rendez-Vous Commerce, Marie-Élène Corbeil a secoué l'auditoire en clamant qu'en ces temps difficiles, il ne faut surtout pas chercher à être moins visible en se retirant de cet événement populaire.