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Assistance record pour les emplois payants chez Kruger

Samares

Louis Pelletier par Louis Pelletier
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Article mis en ligne le 12 janvier 2009 à 15:20
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Assistance record pour les emplois payants chez Kruger
Les participants ont attentivement écouté les avantages et désagréments reliés au travail en usine comme le bruit, la chaleur et les horaires soir-nuit. Des dizaines sont ensuite restés pour des précisions. (Photo le Journal)
Assistance record pour les emplois payants chez Kruger
Samares
Plus de 210 personnes ont assisté jeudi dernier à la soirée d'information sur le cours de pâtes et papiers qu'offrira bientôt le Centre multiservice des Samares. La cafétéria du Centre L'Envol était remplie à capacité, certains suivant la rencontre dans le couloir. Tous étaient visiblement curieux d'en savoir plus sur la nouvelle formule travail-études qui permettra aux étudiants de gagner 17 $ de l'heure avant Pâques à l'usine Kruger de Crabtree. L'an prochain, le salaire des diplômés sera de 19 $ en route rapidement vers 27 $/l'heure.
Le Journal L'Action a récemment consacré sa première page à cette opération recrutement, la cinquième en autant d'années et certainement la plus populaire convient le conseiller aux entreprises du CMS, Raymond Laurin.

Le directeur des ressources humaines de Kruger, Vincent Nadeau, a décrit la situation de façon réaliste tout en vantant évidemment les produits Kruger dont le papier de toilette Cashmere et les essuie-tout Sponge Towels.

Pendant que les moulins qui fabriquent du papier journal réduisent la cadence, l'usine de Crabtree poursuit tout un programme d'investissement (160 millions de dollars depuis 2001, 26 millions de plus en 2009) pour répondre aux besoins du marché par l'entremise de géants comme Walmart. «Notre objectif, c'est de demeurer numéro un, d'offrir le meilleur produit au meilleur coût.»

Ces investissements, a jouté M. Nadeau ont été réalisés suite à une entente assurant la paix industrielle jusqu'en 2013.

Sur 700 employés à Crabtree, 62 sont éligibles à la retraite Ils ne partiront pas tous mais 30 de plus s'ajouteront l'an prochain et autant en 2011 estime M. Nadeau.

«Nous cherchons du personnel compétent et disponible. Tout comme vous, nous ne voulons pas perdre notre temps. Les diplômés du DEP en pâtes et papiers pourront postuler partout au Québec. À l'usine de Crabtree, ceux-ci seront d'abord des réservistes, appelés au besoin. Nous ne voulons pas réaliser une liste pour se faire dire constamment non», a prévenu M. Nadeau. À quand la permanence alors ? Il faut encore des mois, voire des années pour un poste. Toutefois, les plus récents diplômés obtiennent souvent des horaires de travail dès la première année.

Cette incertitude, tout comme le fait que l'usine fonctionne 24 heures sur 24 presque 365 jours par année, a ébranlé quelques participants. «Pourquoi devrais-je attendre un appel de Kruger ? J'ai des factures à payer maintenant !», a confié un costaud en quittant discrètement l'assemblée. «J'ai 19 ans. Je veux bien faire quelques années sur appel, sur des horaires de soir, nuit et fin de semaine mais pas pendant 10 ans. Je pense à ma qualité de vie. Je veux fonder une famille», a expliqué Karine.

Quelques vétérans de l'usine Louisiana-Pacifique de Saint-Michel-des-Saints assistaient à la rencontre. «La soirée d'information, c'était clair, net et précis. On sait dans quoi on s'embarque», a commenté Guy Saint-Onge. «Le travail en usine, j'ai connu ça pendant 27 ans. Ma seule inquiétude, dit-il, c'est d'être sur appel. Je ne demeure pas à côté de Kruger.»

Mère monoparentale, Lorraine Deschamps de Saint-Lin-Laurentides veut suivre le cours. «Quand on est bien organisé, a-t-elle lancé, tout est possible.»

«Travailler chez Kruger, ça représente la stabilité» a dit un ex-employé des Autobus Corbeil, Jonathan Arbour de Saint-Alexis. «Mes «chums» travaillent de nuit chez Firestone. Je sais à quoi m'attendre. À 27 ans, j'ai le goût d'une «job steady»», a raconté Gabriel Gauthier.

Les 24 candidat(e)s retenus lors des entrevues entreront en classe le 2 février. «S'il y a vraiment beaucoup de candidats intéressants, nous allons faire pression pour qu'un autre groupe puisse suivre le cours avant l'an prochain», a conclu M. Nadeau.

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Dom

Commentaire mis en ligne le 1er février 2010
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