Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal | Édition électronique
L'Action
C'est le temps des sucres !
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

La ferme-école Desjardins est à vendre

Déficits constants

Louis Pelletier par Louis Pelletier
Voir tous les articles de Louis Pelletier
Article mis en ligne le 9 janvier 2009 à 9:48
Soyez le premier à commenter cet article
La ferme-école Desjardins est à vendre
Le cégep aimerait pouvoir continuer à utiliser ces installations. Auparavant, la formation pratique était dispensée sur plusieurs fermes en fonction des disponibilités et de la bonne volonté des producteurs. - Photo le Journal
La ferme-école Desjardins est à vendre
Déficits constants
Le conseil d'administration de la ferme-école Desjardins a décidé de mettre en vente les installations situées en bordure de la route 158 à Saint-Thomas. La corporation sans but lucratif veut mettre fin à des déficits de plus de 100 000 $ par année. Il n'est pas question toutefois d'abolir les programmes de gestion agricole et d'horticulture au Cégep.
«L'une des conditions de vente sera d'ailleurs de pouvoir continuer d'utiliser la ferme-école Desjardins pendant 18 sinon 24 mois. L'Expo agricole régionale Rive-Nord y aura lieu comme prévu en 2009», a insisté la présidente de la corporation et de la Fédération de l'Union des producteurs agricoles de Lanaudière, Annette Coutu.

La ferme de 76 hectares a été acquise en 1998 afin de dispenser une formation pratique aux élèves et encourager la recherche en agroalimentaire. Au fil des ans, des équipements et vocations se sont ajoutés dont, en 2003, un centre de recherche en production porcine.

Un porte-parole de la corporation, Louis Lavoie du Cégep régional de Lanaudière, explique que la maladie porcine et la chute du prix du porc ont, en 2005, causé les premiers déboires.

Les coûts de production d'une ferme-école sont aussi plus élevés que ceux d'une ferme conventionnelle. «Un étudiant, c'est bien normal, ne progresse pas au même rythme qu'un vétéran. La machinerie nécessaire doit parfois être louée», plaide Annette Coutu.

Un premier virage a été tenté il y a deux ans. Biens des solutions ont été envisagées. Finalement, il est devenu évident que le déficit d'opérations ne pourrait être épongé. «On tire sur la «plogue» pour repartir sur de nouvelles bases», a résumé Louis Lavoie.

Une autre membre du conseil d'administration, Tina Saint-Jacques du mouvement Desjardins, signale que la formation de la relève demeure au coeur des préoccupations du mouvement qui a fièrement accroché son nom à la ferme-école. «Nos investissements en 10 ans représentent plus de 250 000 $ sous différentes formes. Il y a eu bien d'autres partenaires», a-t-elle souligné.

Le défunt Conseil régional de développement a investi 320 000 $ dans la ferme-école, le Cégep régional de Lanaudière plus de 250 000 $ en sept ans tandis que le ministère de l'Agriculture du Québec (MAPAQ) et la Conférence régionale des élus ont respectivement investi plus de 100 000 $ chacun dans cette belle aventure. On y retrouve également Emploi-Québec (85 000 $), Ressources naturelles Canada (20 000 $) et la Fédération des producteurs de porcs du Québec, (20 000 $.)

Pendant ce temps, le nombre d'inscriptions en agriculture n'a cessé de diminuer au Québec. Le Cégep de Joliette en accueille présentement 37 dont 13 nouveaux depuis août dernier. En comparaison, 27 étudiants y avaient entrepris leurs cours en 2001-2002. Le cours d'horticulture intéressait 22 nouveaux étudiants en 1999. Il vient d'être relancé, en y greffant un volet environnemental, avec 19 participants.

Ces cours, tout comme ceux de pilotes d'hélicoptères a souligné Louis Lavoie, impliquent de grandes dépenses de fonctionnement. On peut se demander maintenant si la récession va inciter les étudiants à se perfectionner plus longtemps en considérant l'agriculture comme solution.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Êtes-vous d'accord avec la décision de Steven Harper de geler le salaire des députés ?
  • oui:
  • non: