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Le naufrage du Titanic : quand la réalité dépasse la fiction

Élise Brouillette par Élise Brouillette
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Article mis en ligne le 5 janvier 2009 à 12:00
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Le naufrage du Titanic : quand la réalité dépasse la fiction
Le Titanic appareille de Southampton le 10 avril 1912. Il fait escale à Cherbourg et à Queenstown. Le 11 avril 1912, il entame sa traversée de l’Atlantique Nord en direction de New York. Le Titanic heurte un iceberg peu avant minuit, le 14 avril 1912. Le premier canot de sauvetage quitte le navire vers 0 h 45, le 15 avril 1912.
Le naufrage du Titanic : quand la réalité dépasse la fiction
L’amour de Rose DeWitt Bukater et de Jack Dawson dans le film Titanic de James Cameron a fait chavirer bien des cœurs. Alors que l’histoire de Rose et de Jack est fictive, celle de Quigg Edmond Baxter et de Berthe Antonine Mayné était tout à côté de nous et, surtout, tout ce qu’il y a de plus réelle. Quand la réalité dépasse la fiction.
D’ici la fin du mois de janvier, les visiteurs pourront grimper les cinq étages du Centre Eaton de Montréal afin de séjourner un moment sur le Titanic. Carte d’embarquement en main, ils ne connaîtront l’issue de leur voyage qu’au terme de l’exposition. Parmi les passagers dont ils pourront revêtir l’identité, Hélène Chaput de Lanaudière, originaire de Joliette, 50 ans, cabine B58 60 sur le pont Promenade, l’une des plus luxueuses. Départ de Cherbourg, en France, à destination de Montréal, après avoir consulté divers médecins pour un problème cardiaque.
De Joliette au Titanic
Hélène Chaput de Lanaudière est née le 12 avril 1860, à Joliette, de l’union de Marie Angélique Josephte Tarieu de Lanaudière et de Zoil Chaput, en deuxièmes noces. Elle est baptisée le 13 avril, à la paroisse Saint-Charles-Borromée de Joliette. Angélique de Lanaudière était, quant à elle, la nièce de Barthélémy Joliette, fondateur du Village de l’Industrie.

Hélène Chaput de Lanaudière épouse James « Diamond Jim » Baxter, courtier en diamants et banquier, en 1882. Ils ont trois enfants, Anthony William, Mary Hélène (Zette) et Quigg Edmond.

James Baxter décède en 1905, après avoir ruiné la réputation de sa famille en fraudant sa propre banque. Sa fortune repose cependant en France, en Suisse et en Belgique et Hélène Baxter multiplie les excursions en Europe. Rien de surprenant, donc, au fait que les Baxter aient réservé la suite B58 60 à bord du Titanic pour une somme de 247 livres, 10 shillings et cinq pence (60 000 $ aujourd’hui).
Une histoire d’amour
Hélène Baxter embarque sur le paquebot de la White Star Line accompagnée de sa fille Zette et de son fils Quigg. Elle ignore tout de l’histoire d’amour torride que son fils entretient avec Berthe Mayné, chanteuse de cabaret. C’est à Bruxelles, en novembre 1911, que Quigg rencontre Berthe pour la première fois. À peine quelques mois plus tard, leur amour est tel que Quigg invite Berthe, à l’insu de sa famille, à effectuer la traversée de l’Atlantique à bord du Titanic et à poursuivre leur aventure. Quigg débourse même l’équivalent de 15 000 $ canadiens aujourd’hui pour offrir à sa flamme une cabine un pont plus bas que la sienne, la C90. C’est sous l’identité de Bertha de Villiers que la bien-aimée de Quigg monte à bord.

Alors que Quigg vient d’une famille fortunée, Berthe Mayné est pauvre. Dès l’adolescence, elle quitte la demeure familiale pour chanter dans les music-halls. Quigg est promis à un brillant avenir. Il fut membre de l’équipe de hockey montréalaise les Shamrocks, qui a remporté la coupe Stanley. Il avait aussi entamé une première session en sciences appliquées à l’Université McGill. Berthe aurait été bien connue, en Belgique, pour fréquenter les cercles de plaisir. Malgré tout, Quigg et Berthe ont, dès le premier instant, vécu une relation passionnée. Quigg aurait probablement eu l’intention de l’épouser une fois revenu au Canada.
Le canot numéro six
Hélène Baxter n’a pas le pied marin. Souffrant de mal de mer, elle demeure confinée dans sa cabine pendant la majeure partie du voyage. Seul le bruit des moteurs l’apaise. Lorsque les hélices du Titanic cessent de tourner, peu avant minuit, le 14 avril 1912, elle se doute que quelque chose ne va pas. Elle envoie son fils s’enquérir de ce qui se passe. Quigg surprend une conversation entre le capitaine et le directeur général de la White Star Line. Le capitaine rassure Quigg avant de retourner sur le pont. Le directeur de la ligne lui avoue toutefois que le bateau vient de heurter un iceberg et qu’il s’apprête à sombrer. Il le somme de mettre sa mère et sa sœur dans un canot de sauvetage.

C’est au moment où Hélène et Zette embarquent dans le canot numéro six que Quigg leur présente Berthe. En effet, rien ne permet de croire qu’Hélène et Zette aient été au fait de la présence de Berthe sur le Titanic ou que celle-ci se soit jointe aux Baxter à quelque moment que ce soit au cours du voyage.

Hélène, Zette et Berthe font partie des 24 rescapées du canot numéro six. À l’instar des autres survivants, elles ont assisté, horrifiées, au plongeon final du Titanic et à celui de Quigg. Le corps de Quigg n’a jamais été retrouvé.

Berthe serait demeurée avec les Baxter, à Montréal, quelques mois avant de retourner en Europe. Elle a un jour parlé de son voyage sur le Titanic en compagnie d’un millionnaire de Montréal à son neveu qui ne l’a pas crue. C’est à sa mort, en 1962, que ses proches ont retrouvé photos et documents prouvant son passage sur le paquebot que l’on croyait insubmersible.

Hélène Baxter est décédée en 1923. Elle est enterrée dans la parcelle de la famille Baxter au cimetière Notre-Dame-des-Neiges. Le nom de Quigg a aussi été gravé sur la tombe familiale.

L’exposition du Centre Eaton présente 288 artefacts authentiques du Titanic. Pour information sur l’exposition www.expotitanic.ca.

Source : « Le naufrage du Titanic : souvenirs montréalais de la traversée fatidique », d’Alan Hustak, traduit par Johanne Norchet et publié par Serge Grimaux et Paul Matte pour Titanic : L’Exposition, au Centre d’Exposition de Montréal au Centre Eaton.

Le Titanic appareille de Southampton le 10 avril 1912. Il fait escale à Cherbourg et à Queenstown. Le 11 avril 1912, il entame sa traversée de l’Atlantique Nord en direction de New York. Le Titanic heurte un iceberg peu avant minuit, le 14 avril 1912. Le premier canot de sauvetage quitte le navire vers 0 h 45, le 15 avril 1912.

(Photo : « Le naufrage du Titanic : souvenirs montréalais de la traversée fatidique »)

(Photo : « Le naufrage du Titanic : souvenirs montréalais de la traversée fatidique »)

(Photo : « Le naufrage du Titanic : souvenirs montréalais de la traversée fatidique »)

(Photo : « Le naufrage du Titanic : souvenirs montréalais de la traversée fatidique »)

(Photo : Jean Chevrette)

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feve34

Commentaire mis en ligne le 25 décembre 2009
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Saskia Soumis

Commentaire mis en ligne le 14 décembre 2009
Je taime Jack et Rose.

Katrina Soumis

Commentaire mis en ligne le 14 décembre 2009
Es-que Leonardo Dicaprio egusiste encore.

fred ngalamulumùe

Commentaire mis en ligne le 28 février 2009
je pense, vraiment à ce jour si Dieu pouvait arreté le temps pour éviter moi aujourd'hui je peur d'entrer dans de barque à cause de cet incident. A tout ceux qui sont mort dans le TITANIC que leurs ésprits reposent en paix.

Thérèse Lacroix

Commentaire mis en ligne le 5 janvier 2009

Madame Brouillette,

Très intéressant ce texte tiré de « Le naufrage du Titanic: Souvenirs montréalais de la traversée fatidique».

Sur le web, nous trouvons différents sites avec beaucoup de renseignements sur cette traversée, où on y trouve, entre autres, la taille du navire, le poids et autres données techniques.

Aussi, la liste des passagers avec leur profession, le but de leur voyage, les noms des rescapés.. mais je n'ai pas encore vu autant de détails que ceux mentionnés dans vos sources.

Merci de nous en apprendre davantage par votre article mis en ligne le 5 janvier 2008.

Je me permets d'ajouter que l'an dernier, en janvier,j'ai vu l'exposition du Titanic au Musée Ontarien à Toronto. Une visite passonnante et très instructive.
J'espère que celle de Montréal est similaire, car les visiteurs ne regretterons pas leur déplacement!

Au revoir!
Thérèse Lacroix
Montréal

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