Au Séminaire, Jean-Claude Chagnon a d'abord fait partie des Jeunesse étudiantes lacordaires. Comme choix de carrière, a notamment envisagé devenir missionnaire. «Dans les années 1960, dit-il, ce n'était pas inusité.»
Tant de gens sont malheureux à la retraite…
«Tant que j'aurai la capacité physique de continuer, je vais maintenir le rythme. J'aime ce que je fais. Je me garde toujours du temps, ici et là pour faire mon vélo.»
Officiellement à la retraite depuis plus de 10 ans, le Lanaudois confie qu'il ne serait pas plus heureux les deux pieds sur le pouf dans son salon.
«Je vois trop de gens qui pourraient rendre service à la société mais qui sont malheureux en se privant de le faire.»
Au fil de ans, plusieurs ont pu constater que Jean-Claude Chagnon s'implique de différentes façons. «Je suis assez manuel. Quand je ne peux pas faire la «job», je trouve quelqu'un pour m'aider. Parfois, ce sont des habitués du Comptoir alimentaire qui sont bien heureux de donner un coup de main. Hier, deux retraités de l'enseignement, Jean-Louis Fréchette et Pierre Provost, m'ont aidé en pelletant le surplus de pierre déversé au sous-sol de la maison de L'Arche.»