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Huit jeunes Matawiniens transformés par le Maroc

Élise Brouillette par Élise Brouillette
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Article mis en ligne le 26 décembre 2008 à 15:44
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Huit jeunes Matawiniens transformés par le Maroc
À l’arrière : Louise Mathieu-Mills ; Marie-Claude Bujold, enseignante à l’école de l’Érablière ; Rachel Saint-Jean, du Centre communautaire bénévole Matawinie ; Francis Chaput-Labrèche, participant et Emmanuelle Lefebvre. À l’avant : Isabelle Gagnon ; Steven Ross ; Mariko Lavallée-Durand ; Vanessa Desrosiers et Josianne Delorme, de la délégation jeunesse. (Photo : gracieuseté)
Huit jeunes Matawiniens transformés par le Maroc
Une délégation de huit jeunes a foulé le sol africain afin de participer aux dixièmes Universités de Pays, au Maroc, au début novembre. Ils témoignent aujourd’hui de comment ils sont revenus de ce voyage transformés.
L’aventure a débuté au mois de mai pour ces jeunes, majoritairement du comité Établissements Verts Bruntland de l’école secondaire de l’Érablière de Saint-Félix-de-Valois. Ils ont alors entamé une démarche de formation et d’ateliers en vue de prendre part aux Universités de Pays. Le projet, sous le thème « À l’ère du développement durable, entre hier et demain : le défi de la relève et l’indispensable chaînon de la jeunesse », a été initié par la Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) Matawinie et le Centre communautaire bénévole Matawinie (CCBM).

Le groupe a dû tenter de se positionner face à des questions telles que la place des jeunes dans les générations à venir ou comment améliorer la situation de l’environnement qui se détériore.

Au Maroc, la délégation a été jumelée avec des jeunes d’Amzrou. Elle a pris part à des conférences, à des ateliers et à des tables rondes sur des sujets comme le tourisme écologique, l’exode rural, la valorisation des produits du territoire, la préservation des écosystèmes et de la biodiversité ou la gestion des matières résiduelles. À la suite de ces réflexions, les jeunes pourront se faire une opinion plus objective des méthodes de fonctionnement de la société occidentale.

Deux membres de la délégation, Steven Ross et Mariko Lavallée-Durand, soulignent que les participants des Universités de Pays étaient intéressés à entendre leurs interventions. « On parlait, les gens nous écoutaient. Ils voulaient savoir ce qu’on pensait. » Les jeunes ont pu promouvoir les bienfaits des Établissements Verts Bruntland et les richesses de leur territoire.

Mariko Lavallée-Durand a pris conscience que les jeunes d’ici sont très libres par rapport à ceux d’Amzrou. « Je suis extrêmement chanceuse de pouvoir pratiquer les activités que j’aime. » Les jeunes ont constaté que la religion occupe une place majeure au Maroc. « D’en parler avec des gens qui vivent cette réalité nous a permis de passer par-dessus un bon nombre de préjugés. » Ils ont également pu se pencher sur les réalités différentes en ce qui concerne l’égalité entre les hommes et les femmes ou la consommation. « Nous sommes revenus conscientisés et nous souhaitons maintenant conscientiser la jeunesse québécoise qui nous entoure. Bref, nous avons vu que l’eau, le français et notre culture sont des ressources québécoises auxquelles il faut faire très attention et qu’il faut exploiter, oui, mais intelligemment. »

Pour Isabelle Gagnon, participante, ce voyage a engendré un retour aux valeurs fondamentales. « Les enfants ont le sourire malgré leurs situations difficiles. »
Des semeurs d’espoir
La marraine de la délégation jeunesse, Louise Mathieu-Mills, présidente et fondatrice de la Guilde du Pain d’épices, rappelle aux jeunes qu’ils ont été des semeurs d’espoir au Maroc.

Grâce à plusieurs activités de financement, la délégation matawinienne a remis des sommes significatives à une association de développement locale au Maroc. Par exemple, un montant de 4000 $ permettra de démarrer un club de petits déjeuners pour une centaine d’enfants. Un « espace pour s’amuser » sera aussi érigé dans la cour de l’école primaire.
Une aventure à suivre
Des rencontres se tiendront, sous peu, afin d’assurer la pérennité des projets démarrés. Les participants prévoient, de leur côté, un retour au Marco dans quatre ans, mais leur plus grand rêve est de permettre aux Marocains de venir en Matawinie.

Des actions seront entreprises afin d’intégrer la jeunesse au sein des structures décisionnelles en Matawinie. Une commission jeunesse est en voie d’être créée. Elle servira de lieu privilégié pour le réseautage et de table de concertation entre intervenants et jeunes.

(Photo : gracieuseté)

(Photo : gracieuseté)

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Alfa Toure

Commentaire mis en ligne le 27 décembre 2008
C'est de la connerie quebequoise a l'etat pur! On devrait avoir honte d'ecrire de telles choses. Ce n'est pas 4000 $ qui vont faire quelque chose pour le Maroc, d'autant plus que ce pays n'est pas si depourvu que ca et sa jeunesse, son elite ont des niveaux d'education et d'ouverture sur le monde qui depassent de loin ce qui peut exister meme chez la jeunesse quebeqouise

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