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« Des yeux qui pettent le feu »

Jean-Pierre Malo par Jean-Pierre Malo
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Article mis en ligne le 13 décembre 2008 à 9:41
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« Des yeux qui pettent le feu »
Les élections étant passées, nous pouvons enfin revenir à nos moutons avec des sujets moins assommants. En fait, on parlerait plutôt de gazelles quand on réalise la progression du Service des incendies de Saint-Charles qui semble avoir damé le pion au jadis grand service d’incendies de la capitale joliettaine. Grâce au dynamisme charlois, neuf municipalités se prévalent de la gestion de leur desserte en matière d’incendie par le Service de Saint-Charles. Comme le rappelait tout sourire aux lèvres le maire de Saint-Charles et préfet de la MRC de Joliette, André Hénault lors de l’entrée de Saint-Thomas dans le giron charlois, les municipalités de Saint-Ambroise, Sainte-Marcelline, Sainte-Mélanie, Notre-Dame-de-Lourdes, Saint-Paul, Crabtree et Sainte-Marie Salomé sont aussi supervisées et desservies par entente particulière avec le Service des incendies de Saint-Charles.

Ce leadership régional assumé par une ex -« municipalité de banlieue » s’accompagne, il va de soi , de lourdes responsabilités. Le Service de Saint-Charles doit assurer une sécurité complète. Les municipalités desservies assurent de leur côté la formation et la présence permanente de pompiers locaux ainsi que l’achat d’un équipement minimal pour incendies mineurs. À Saint-Thomas par exemple, neuf jeunes pompiers ont été formés et attendent minuit le 31 décembre prochain, pour entrer en action…si incendie il y a. On ne le souhaite évidemment pas aux citoyens thomassiens. Ils seront cependant 13 sapeurs au lieu de 9 à la fin de 2009. Advenant un incendie majeur, les pompiers de Saint-Charles et des alentours viennent promptement en renfort. Saint-Thomas a dû investir : une caserne sur la 158 et un camion autopompe des plus modernes en plus des cachets aux pompiers à temps partiel. Le maire René Vincent est bien content de son coup. Le Service de Saint-Charles reste le gestionnaire de la prévention, de la protection civile, de l’éducation au public et de l’émission de permis pour le « brûlage ».

Les jeunes pompiers à temps partiel de Saint-Thomas qui travaillent tous ailleurs, ont des « yeux qui pettent le feu » selon le conseiller Jean-Marc Harnois. Ils se sentent utiles dans une société qui leur fait confiance et rêvent de jouer un rôle de premier plan dans la vie de leurs concitoyens. Il y a là, à n’en point douter, toute une dynamique locale nouvelle, soutenue et assistée par des confrères de même statut en région. À la condition expresse que la sécurité et le service contre les incendies mineurs ou majeurs soient efficaces et « économiquement rentables », on ne peut certes pas être contre la vertu.

On verra bien à l’usure. Y a pas encore le feu.

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