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Logements sociaux: le besoin est criant dans Lanaudière

Étude sur les conditions d'habitation des personnes handicapées

Geneviève Blais par Geneviève Blais
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Article mis en ligne le 30 novembre 2008 à 15:00
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Logements sociaux: le besoin est criant dans Lanaudière
Gisèle Legault, Yves Côté, Michel Savignac, Céline Beaudoin, Marie-Josée Lorrain et Sylvain Manseau font partie du CAMDAL. - Photo Geneviève Blais
Logements sociaux: le besoin est criant dans Lanaudière
Étude sur les conditions d'habitation des personnes handicapées
Le constat dressé par le Comité d'accessibilité en matière de domicile adapté de Lanaudière (CAMDAL) est alarmant. Faute de logements sociaux abordables, accessibles et adaptés, les personnes handicapées ne font pas seulement un pas vers l'autonomie lorsqu'ils vont en appartement. Ils se retrouvent dans la misère financière.
«Environ 60 % des gens vivant avec un handicap physique, intellectuel, ou un problème de santé mentale consacrent 30 % de leurs revenus à se loger», précise Sylvain Manseau de l'Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ).

Cette donnée est certes inquiétante, mais elle n'est que le reflet d'une problématique beaucoup plus grande. Les logements disponibles sont souvent insalubres et inaccessibles pour les personnes handicapées. Et, lorsqu'ils sont adéquats, ils sont souvent trop onéreux.

Cette réalité se manifeste particulièrement dans le Nord de Lanaudière. «En région rurale, dans les MRC Matawinie et Montcalm, les logements accessibles et abordables sont rares et les logements adaptés sont quasiment inexistants», souligne M. Manseau.

Gisèle Legault du Centre de réadaptation La Myriade a pris la parole au nom d'une personne vivant avec un léger handicap intellectuel. «Quand j'habitais dans ma famille d'accueil, j'avais toujours de quoi manger et je n'avais jamais froid. J'ai travaillé fort, j'ai pu aller en appartement et j'ai commencé à vivre en grande pauvreté. Ai-je évolué dans mon autonomie ou ai-je régressé dans la pauvreté?», se questionne-t-elle.

Elle ajoute: «C'est beau l'intention de l'intégration et de la participation sociale, mais je pense qu'il faut faire quelque chose pour ne pas que cela devienne de la participation pauvre».

L'inquiétude, l'interrogation et la frustration ne sont pas propres aux locataires. Les personnes handicapées qui sont propriétaires de leur résidence sont également confrontées à de nombreuses difficultés.

«Les travaux d'adaptation de leur domicile sont un lourd fardeau, donc ils ne vivent pas dans un lieu qui répond à leurs besoins», ajoute Sylvain Manseau.

Des programmes existent pour venir en aide à ces gens, mais les listes d'attente sont très chargées. De plus, les aides ne sont pas nécessairement indexées au coût de la vie.

À la lumière des résultats de cette étude pilotée par Danielle Lafortune, le CAMDAL propose 23 pistes de solutions.

Parmi celles-ci, on note l'importance de développer l'accès au logement social. Des subventions au logement autonome pourraient ainsi être envisagées ainsi que la création et la mise à jour d'une liste d'appartements accessibles et abordables. «Les personnes handicapées devraient être impliquées dès le début du projet», souligne Sylvain Manseau.

Il propose également d'ajuster le plafond d'aide pour les différents programmes, de consolider les services qui existent déjà et de mettre en œuvre un leadership régional.

D'ailleurs, une rencontre des associations travaillant auprès des personnes handicapées est prévue en février prochain.

«Je suis de nature positive et je crois au potentiel de Lanaudière. On a déjà fait de grands pas et je pense que si chacun fait un petit pas de son côté, cela va permettre d'améliorer la situation», soutient Gisèle Legault.

«C'est clair que le travail ne fait que recommencer», ajoute Yves Côté, agent de développement social pour la Table des partenaires du développement social de Lanaudière.

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