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La pépinière de Berthier: un joyau dont on doit être fier

Son directeur devant la Chambre de Commerce de Berthier-D'Autray

Pierre Bellemare par Pierre Bellemare
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Article mis en ligne le 27 novembre 2008 à 5:33
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La pépinière de Berthier: un joyau dont on doit être fier
Conrad Drolet (à gauche) a échangé quelques instants avec Yves Rousseau, président de la Chambre. Photo Pierre Bellemare
La pépinière de Berthier: un joyau dont on doit être fier
Son directeur devant la Chambre de Commerce de Berthier-D'Autray
Plaçant une centième chandelle sur son gâteau d'anniversaire cette année, la pépinière provinciale de Berthier est une référence au Québec. L'innovation est ce qui la caractérise. De plus, elle est imprégnée de la passion de ses dirigeants et du personnel.
«C'est vraiment une institution et un joyau. On doit être fier», a mentionné son directeur, Conrad Drolet, devant les gens d'affaires réunis lors du souper du 25 novembre de la Chambre de Commerce Berthier-D'Autray. Il a tracé les grandes lignes de l'évolution de la pépinière.
Éloquence
La pépinière de Berthier est un maillon important dans le domaine de la sylviculture du Québec.
Elle est la première réalisation de Gustave-Clodimir Piché, le premier ingénieur forestier au Québec. Il avait le mandat de s'occuper de la foresterie. La pépinière berthelaise a été le point de départ de la formation, de la recherche, de la production de plants et du reboisement en province.

En 1910, deux ans après la création de la pépinière, M. Piché a fondé l'école forestière de l'Université Laval. Il est aussi à l'origine de la naissance de la première école de gardes-forestiers ainsi que de l'Ordre des ingénieurs forestiers du Québec.

Il a reçu de nombreux honneurs. En outre, la France lui a remis le Mérite agricole pour l'aide au reboisement des pays dévastés par la guerre 1914-18.

«Il a été un visionnaire. Il a établi les bases de la foresterie au Québec», a dit M. Drolet.

D'autres directeurs ont aussi marqué les 100 ans de la pépinière. En poste de 1962 à 1994, le Berthelais Jean-Paul Campagna est du nombre. M. Drolet l'a qualifié de véritable bâtisseur. Il a acheté des terrains et fait construire de nouvelles bâtisses. Il a mis l'accent sur la recherche et développement.

C'est durant son mandat qu'a été créé le centre de traitement de semences (unique au Québec).

«Tous les directeurs ont été des passionnés. Et je côtoie, au quotidien, des gens passionnés qui sont fiers de participer à l'effort collectif de reboisement», a ajouté M. Drolet.

La pépinière continue à innover. Il y a trois ans, on y a installé un verger à graines sous abri.

En haute saison, entre 180 et 200 personnes y trouvent du travail. La pépinière dépense environ 3,5 millions $ par année en région. Dont 2,6 millions $ en salaires.

Petite note politique en terminant… À une certaine époque, quand un nouveau parti prenait le pouvoir à Québec, un autre groupe d'employés remplaçaient ceux qui n'étaient pas "de la bonne couleur". Ajoutons que Maurice Duplessis avait l'habitude de tenir ses partys d'huitres à la pépinière.

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