Diane Dubeau-Bélanger
- Photo archives
Profond malaise aux Samares
L'exécutif réservé aux amis ?
La commissaire scolaire qui représente la Haute Matawinie aux Samares, Diane Dubeau-Bélanger, a lamentablement échoué lundi dans sa nouvelle tentative d'accéder à l'un des six postes à l'exécutif.
La Lanaudoise n'a obtenu qu'un seul vote, le sien, alors que Lisette Chagnon (Brandon), Jean-Guy Chartier (Des Fondateurs), Jacques Roy (Centre hospitalier), Maurice Valiquette (Lavaltrie) et Jean Jetté (Des Rivières) y ont été réélus avec 21 votes sur 22 élus présents. Membre de l'exécutif il y a quelques années, France Trudel-Lanoue (L'Achigan) y retourne pour succéder à Robert Proulx (Chemin du Roy.)
Élue en 1998, Diane Dubeau-Bélanger souhaite que les postes à l'exécutif, d'une durée d'un an, soient accordés à tour de rôle afin que chaque commissaire puisse acquérir une belle expérience. Les alliances à ce chapitre sont évidentes. Jean Jetté a, l'an dernier, quitté la présidence des Samares en demandant ouvertement à ses collègues de lui faire une petite place à l'exécutif.
Diane Dubeau-Bélanger a compris qu'elle ne pourrait accéder à l'exécutif à cause de son comportement. «Je ne sais pas arrondir les coins ou habiller ma franchise», a-t-elle avoué cette semaine à ses collègues.
La Lanaudoise et le président des Samares, François Charbonneau, ont approfondi la question lors d'entretiens téléphoniques. «M. Charbonneau s'attendait à ce que je sois loyale. Je tiens à mon libre choix de vote au conseil. Je continuerai de vivre avec mon intégrité et ma franchise», a-t-elle tranché.
Appréhendant l'orage, François Charbonneau avait ouvert la séance du conseil en évoquant la nécessité d'améliorer les communications à tous les niveaux. Avant le scrutin, le président des Samares a permis à Mme Dubeau-Bélanger de s'adresser à l'assemblée afin, dit-il, de ne pas brimer son droit de parole.
François Charbonneau nie catégoriquement avoir demandé à la commissaire de «voter du bon bord.». Les élus, a-t-il fait valoir, expriment leurs divergences aux moments opportuns. «Je vous ai plutôt tendu la main. Si j'avais cherché à vous écarter, il n'y aurait pas eu quatre entretiens téléphoniques d'une durée totale de trois heures.»
Diane Dubeau-Bélanger s'attend à une fin de mandat pénible. La Lanaudoise ne croit pas toutefois que les jeunes de son secteur (Sainte-Émélie-de-L'Énergie, Saint-Zénon, Saint-Michel-des-Saints et Manawan) seront pénalisés par son franc-parler. «Le travail accompli par nos différents services scolaires est considérable et efficace. Je n'ai, a-t-elle insisté, rien à leur reprocher.»