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La saison des encans…

L'Assomption

Louis Pelletier par Louis Pelletier
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Article mis en ligne le 19 novembre 2008 à 10:15
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La saison des encans…
L'encanteur Marc Graveline (Photo le Journal)
La saison des encans…
L'Assomption
L'économie nous apprend que toute entreprise a un début, un milieu et une fin. C'est vrai pour les industries. C'est vrai également pour Salvatore Gualtiéri de L'Assomption dont le décès subit, à 82 ans, sans relève, s'est traduit le 16 novembre par un encan animé par Marc Graveline.
La vente a débuté avec ces fameux lots trop longs à énumérer. Une brouette a trouvé preneur pour cinq dollars, des chaufferettes électriques pour quelques dollars de plus.

Pendant ce temps, les membres de la famille Gualtiéri étaient bien heureux de rappeler le rêve poursuivi par le disparu.

«En Italie, mon père a travaillé pour Citroën. Au Canada, il a été à l'emploi de Canadair. À 59 ans, il a acheté cette ferme puis, en accumulant cenne par cenne, le maximum de terre qu'il a pu acquérir autour», a raconté sa fille Josée Gualtiéri.

L'épouse de Salvatore, Maria Corabi, était à ses côtés dans cette aventure. Leurs enfants, François, Dominique et Josée ont fait carrière dans d'autres domaines.

«Les animaux, c'était sa vie. Je n'ai jamais connu un gars aimer autant ses animaux», a confié son voisin Raymond Pauzé, un producteur de grandes cultures. Le Lanaudois se souvient d'un gars de service, d'affaires aussi puisqu'ils ont fait quelques échanges.

La ferme Gualtiéri est, sauf erreur, la dernière exploitée entre Le Gardeur et L'Assomption sur le chemin du Bas L'Assomption nord. Ces terres bordées de bungalows sont zonées agricoles. Quel est leur avenir à court terme ? La famille Gualtiéri n'a pas décidé; un producteur espère les louer.

Pourquoi court-on les encans ? Pour des trouvailles comme ces vieux bidons de lait qui sont partis à 45 $ l'unité ? «Les équipements se vendent de 30 à 50 % moins cher que du neuf mais il faut faire attention : c'est de l'usagé», a répondu un participant.

«Les encans, c'est pour faire du social», a avoué Stéphane Tellier de Berthierville. Celui-ci avait aussi un œil sur le tracteur, la presse et la génératrice.

Producteur de bœuf à Le Gardeur, Réjean Morin bravait lui aussi la froidure automnale. «C'est mon quatrième encan cette année. J'y rencontre de moins en moins de monde. Les cours des concessionnaires d'équipements agricoles sont pleines d'usagés. On dirait que les gens ont moins confiance en l'agriculture.»

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