Le Cégep de Joliette, un simple pavillon ?
Lettre ouverte
Il y a dix ans, Joliette devenait la première capitale régionale à perdre son Cégep. Certains leaders locaux se consolaient en disant que la Constituante de Joliette conservait un minimum d’automatie au niveau de la pédagogie, de la vie étudiante et normalement de ses relations avec sa communauté. Et que le milieu était présent par le biais de son Conseil d’établissement.
Avec la nouvelle loi, l’institution de la rue St-Charles ne serait plus qu’un simple pavillon (sans Conseil d’établissement) dont la pédagogie, la vie étudiante et les relations avec la communauté seraient dictées d’ailleurs dans tous ses aspects. On connaît déjà les conséquences possibles, les ressources matérielles relevant du siège social a permis de remettre la gestion du stationnement à une firme ontarienne causant de nombreux embarras à la clientèle du Centre culturel, de même que de confier la gérance des équipements sportifs à une entreprise extérieure ébranle l’entente avec la ville de Joliette existant depuis des dizaines d’années.
Le plus surprenant, je n’ai pas encore entendu de leaders locaux, d’élus, ni même de candidats à la présente campagne électorale se prononcés sur cet enjeu relié à l’enseignement collégial au développement des MRC de Joliette, d’Autray et de la Matawinie . Est-ce encore une fois le « Grand Joliette » aurait déjà jeté la serviette ?
Gilbert Boulet