Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
L'Action
Concours Classique Golf
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

La santé et votre bien être ou une partie de hockey?

Lettre ouverte

Article mis en ligne le 19 novembre 2008 à 17:19
Soyez le premier à commenter cet article
La santé et votre bien être ou une partie de hockey?
Lettre ouverte
Suite à la lecture d’une multitude de commentaires concernant l’accès à des services au privé, je désire ajouter à ce que j’ai déjà écrit à ce sujet. Hier soir, le 15 novembre 2008, j’étais dans une soirée de levée de fonds au profit de l’organisme « Les répits de Gaby », organisme venant en aide aux enfants atteint d’autisme ainsi qu’à leurs parents. La soirée fut un succès et j’en félicite les organisateurs. Mais pourquoi parler de cette soirée? Justement pour faire un parallèle avec certaines valeurs et priorités. Partout où je vais de plus en plus de gens me parle des délais dans notre système de santé. À titre d’exemple, j’ai une copine qui essaie d’obtenir un rendez-vous avec son médecin de famille depuis le début septembre et elle se fait répondre, à chaque semaine, que cela n’ira pas avant février ou mars, donc dans 5 ou 6 mois. En plus d’être obligée de vivre cette attente, elle ne peut même pas fixer un rendez-vous car la secrétaire n’a pas encore l’agenda du médecin. Combien d’entre-vous connaissez si bien cette pauvre et stupide réalité?



Pour revenir à la levée de fonds, il y avait un encan chinois à même lequel plusieurs billets et forfaits de hockey étaient mis aux enchères. Croyez-le ou non, ces items ont été vendus entre 500$ et 1 200$ la pièce. Et dire que certaines personnes sont contre l’idée de débourser entre 40$ et 50$ pour une visite chez le médecin, frais qui sont admissibles au crédit d’impôt pour frais médicaux. Dans le cas d’un coût de 50$, le coût réel après impôt n’est que de 31,50$, soit environ le coût d’un dîner pour une famille de 4 chez McDonalds. Il est temps de vous réveiller et de réévaluer vos priorités!



Vous qui faites des montées de lait à propos d’un système de santé élargi, j’aimerais vous entendre à propos du fait que personne n’argumente quand vient le temps de payer un jouer de hockey des millions de dollars par année, pour patiner en arrière d’une petite rondelle noire, alors que vous montez probablement aux armes quand vient le temps de payer un cardiologue un peu plus que 250 000$ par année. Et où payent-ils leurs impôts ces chers joueurs de hockey? Au Québec ou au États-Unis? C’est bon pour notre richesse collective ça? Très logique votre raisonnement!!!



Et que dire de nos sbires politiques qui nous font du bourrage de crâne en nous disant qu’ils ont, un tant soit peu, ouvert les valves pour les étudiants en médecine et que nous aurons plus de médecin dans 4 ans? On fait quoi en attendant? On fait la queue chez Jean Coutu en quête d’un ami?



Vous êtes tous là à crier que le volet privé ne bénéficiera qu’aux riches. Saviez-vous qu’au Québec il y a à peine 2,6% des contribuables qui produisent une déclaration de revenus avec un revenu supérieur à 100 000$? Pour ce qui est des autres contribuables, 14,3% déclarent entre 50 000$ à 100 000$, 37,3% déclarent un revenu de 20 000$ à 50 000$ alors que 45,8% ont un revenu inférieur à 20 000$. Nous sommes définitivement pauvres en riches et riches en pauvres. À moins que pour vous un salaire annuel de 60 000$ soit un salaire de riche.



Finalement, comme d’autres l’ont si bien indiqué, même si tel était le cas, au moins cet argent serait dépensé chez nous et les impôts qui en découleront bénéficieront à la richesse collective. À vous de décider entre un repas au restaurant, une partie de hockey ou de pouvoir être soigné…



André G. Garneau

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net