Guy Chevrette
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Chevrette presse Québec d'agir
Crise forestière
«L'industrie forestière québécoise vit une crise sans précédent. Il faut nous redonner les moyens d'être compétitifs. Nous ne demandons pas de subventions. Québec vend sa matière ligneuse trop chère comparativement aux autres provinces. Nous lui demandons de penser aux travailleurs forestiers, aux travailleurs en usine qui, en 2006 payaient 3,5 milliards de dollars en impôts.»
Président directeur du Conseil de l'industrie forestière du Québec, l'ex-député-ministre Guy Chevrette a terminé mercredi dans son comté de Joliette une tournée provinciale entreprise le 10 octobre en Estrie.
Le Lanaudois réclame fermement un nouveau régime forestier au nom des usines de sciage et moulins à papier du Québec. Il souligne que la Fédération des municipalités, les Coopératives forestières, les Zecs, pourvoiries et syndicats approuvent appuient cette démarche.
Le déclenchement de la campagne électorale ne le décourage pas. «Elle nous a donné l'occasion d'écrire aux chefs de trois partis politiques afin de les presser de prendre position», a-t-il confié lors d'un entretien au Château Joliette.
«La situation dans la construction ne se rétablira pas avant des mois. Au cours de la dernière année, le nombre de mises en chantier a chuté de 1,4 million aux États-Unis. Les entrepreneurs ont plein de maisons neuves à vendre.»
Interrogé sur les forêts lanaudoises, Guy Chevrette a mis en relief que ce serait intéressant d'y pratiquer de la sylviculture intensive. «À cause de notre climat, le résineux pousse plus vite ici que sur la Côte Nord ou en Abitibi.»
Ses présentes fonctions, apolitiques, l'empêchent de plonger dans la campagne électorale. Cela ne veut pas dire qu'il s'en désintéresse. Un candidat, Christian Trudel, s'inscrit dans la lignée des Roch La Salle et Guy Chevrette; le Lanaudois se limite à un sourire très Guy Chevrette. Finalement, il avouera avoir régulièrement pu voir Me Véronique Hivon à l'œuvre pour le ministère de la Justice. Guy Chevrette présidait alors un comité législatif à Québec. «C'est, dit-il, quelqu'un de bien.»