Gilles Papillon est un homme d’affaires bien connu dans la région.
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Du privé au public: Gilles Papillon change son fusil d’épaule
Système de santé
Comme bien des hommes d’affaires, Gilles Papillon était prêt à payer pour se faire soigner. Il était même prêt à se rendre aux États-Unis pour rencontrer, rapidement, des spécialistes. Aujourd’hui, sa vision du système de santé est totalement différente. Souffrant d’un type peu commun de vasculite, il ne jure que par le CHRDL.
«Je voulais aller au privé, car je voulais trouver une solution à mon problème, et vite. Je ne voulais pas attendre trois ans», soutient M. Papillon.
Il n’a toutefois pas eu besoin de patienter aussi longtemps. La gravité de son état nécessitait des soins immédiats. Les professionnels de Joliette l’ont sitôt pris en charge, dans le cadre du système public.
«Je pense que c’est impossible d’avoir un meilleur service que celui que j’ai obtenu au CHRDL, même pas au privé. C’est un service cinq étoiles», fait-il valoir.
La santé n’a pas de prix
Sportif, Gilles Papillon a commencé à avoir mal aux jambes en novembre 2007. Il a tout de même complété sa saison de hockey. Il ne se souciait pas de la douleur, jusqu’à ce qu’elle l’empêche vraiment de marcher.
«En septembre, je suis allé à Paris. Je faisais de la haute pression, mais je ne le savais pas. Dans l’avion, j’avais mal au cœur et à la tête. En sortant, j’avais de la difficulté à me déplacer», explique-t-il.
À son retour de voyage, il savait qu’il était malade. Décidé à en finir le plus rapidement possible avec cette histoire, il a contacté toutes les cliniques privées du Québec. «Je ne voulais pas aller au CHRDL. Je voulais avoir accès à un cabinet dans lequel tous les spécialistes étaient réunis. Cela n’existe pas dans la province. Il aurait fallu que je me rende aux États-Unis », indique-t-il.
Entre temps, il a contacté son médecin et ami, Michel A. Péloquin, qui l’a accueilli dans son bureau. «J’ai passé des prises de sang. Il m’a ensuite organisé une rencontre avec un cardiologue et un rhumatologue. Il m’a également conseillé d’aller voir un néphrologue», mentionne M. Papillon.
La rapidité avec laquelle il a pu rencontrer ces spécialistes l’a surpris. «J’étais décidé à aller aux États-Unis, mais j’ai tellement eu un bon service que j’ai changé d’idées», précise-t-il.
Les résultats des prises de sang étant inquiétants, la rhumatologue, Nathalie Langlais, a insisté pour voir Gilles Papillon dans les plus brefs délais.
«À partir du moment où je suis entré dans son bureau, elle m’a pris en charge», souligne l’homme d’affaires.
Comme sa pression s’élevait à 250, M. Papillon a été transféré à l’urgence, dans une salle de réanimation et, ensuite, aux soins intensifs. «J’ai rencontré tous les médecins dont le nom finit par «logue»», assure-t-il.
Les médecins ont été nombreux à l’assister, jusqu’à ce qu’on lui annonce que sa vie n’était plus en danger.
«Je ne savais même pas que je risquais de mourir», lance Gilles Papillon.
À l’heure actuelle, il estime que 75 % de son rétablissement est fait. Il est en convalescence jusqu’à la fin décembre et n’a eu d’autres choix que de déléguer certaines tâches relatives aux affaires. Il se consacre à sa ferme, à Sainte-Marcelline, et travaille fort afin de se remettre en forme.
R. Trudel
Commentaire mis en ligne le 7 novembre 2008M. Papillon a eu un service rapide, car le médecin était son ami, c'est tout autre chose quand on n'a même pas de médecin de famille.
Ca ça aide beaucoup, mais un coup qu'ils nous ont pris en charge, c'est vrai qu'on a du bon service au CHRDL.