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Pas encore….

André Nadeau par André Nadeau
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Article mis en ligne le 9 novembre 2008 à 7:47
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Pas encore….
Les Québécois sont encore appelés aux urnes, cette fois pour élire les députés qui composeront l'Assemblée nationale du Québec. Le premier ministre Charest invoque les difficultés de cohabitation avec les groupes d'opposition, à l'exemple de son homologue fédéral, il y a quelques semaines.

Les Québécois ont choisi d'élire un gouvernement minoritaire il y à peine deux ans parce qu'il n'avait pas suffisamment confiance aux libéraux pour diriger seuls nos destinées. En principe, ce gouvernement devrait fonctionner en négociant ses projets avec l'opposition en tout respect de la volonté exprimée par les électeurs.

Aujourd'hui, M. Charest invoque la crise économique qui s'annonce pour réclamer un nouveau mandat, convaincu qu'il est que seul un gouvernement majoritaire aura les coudées franches pour décider des gestes qui s'imposent. Difficile de croire qu'en cas de crise réelle, les chefs des partis d'opposition, Mario Dumont et Pauline Marois s'obstineraient à mettre des bois dans les roues du gouvernement alors que l'intérêt supérieur de la nation réclame l'inverse. La question est donc de savoir si les Québécois sont prêts à donner un chèque en blanc au Parti libéral alors que de sombres nuages planent au-dessus de nos activités économiques.

Il ne faut pas être naïf au point de croire le verbiage de nos politiciens. On sait bien qu'au-delà de la rhétorique, ce sont d'abord des questions partisanes qui commandent cette élection. L'ADQ est pratiquement en déroute, son chef ayant peine à retenir ses députés. Le PQ a une caisse électorale presque à sec et les libéraux bénéficient d'une embellie dans les sondages. Les planètes sont alignées, le « timing » semble parfait, pourquoi les libéraux se priveraient-ils du plaisir d'en découdre ?

Dans la région, la campagne risque fort de se transformer en match revanche pour le Parti québécois.

Dans Rousseau, la notoriété du député sortant, François Legault, devrait garantir une réélection sans surprise. Il est le seul de la région de Lanaudière à avoir survécu à la vague adéquiste du dernier scrutin. Il serait fort étonnant, compte tenu de la baisse de la ferveur adéquiste, que son siège soit véritablement en jeu, d'autant plus que les résidants de Rousseau sont bien conscients que cette vedette du PQ est assurée d'un poste au conseil des ministres advenant une victoire de son parti.

Dans Berthier, on devrait assister à une lutte de tous les instants entre le populaire député sortant, François Benjamin et l'aspirant du PQ, surtout si le candidat choisi à l'investiture prochaine s'avère être André Villeneuve, le maire actuel de Lanoraie. Deux grosses pointures qui s'affronteraient. Le député sortant aura besoin que le vote libéral stagne au niveau de la dernière élection s'il veut espérer l'emporter. Ce n'est pas parce qu'un député est populaire que ça lui assure automatiquement la victoire. On l'a vu dans ce même comté lorsque Marie Grégoire a été défaite par un jeune candidat péquiste, Alexandre Bourdeau.

Dans Joliette, tout est possible. Lors du dernier scrutin, le député sortant, Pascal Beaupré de l'ADQ, avait réussi contre toute attente à coiffer au fil d'arrivée, un gros nom du PQ, Claude Duceppe, le frère de Gilles Duceppe, chef du Bloc québécois. Cette fois, il devra affronter une jeune avocate qui n'a pas eu beaucoup de temps pour se faire connaître des électeurs. Toutefois, les résultats du dernier scrutin montraient bien que le PQ n'avait pas perdu le comté en raison de la défection de sa base électorale, mais plutôt parce qu'on assistait à un important transfert de votes du Parti libéral à l'ADQ. Avec des sondages favorables et un candidat bien connu, Christian Trudel, directeur des services aux entreprises de la Commission scolaire des Samares, la donne pourrait changer.

Une chose est sûre, cette campagne sera moins ennuyante dans notre région que la campagne fédérale où dès le déclenchement du scrutin, nous aurions pu écrire les noms des vainqueurs.

André Nadeau

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Marc-André Houle

Commentaire mis en ligne le 9 novembre 2008
Un petit rectificatif. D'une part, la circonscription de Montcalm n'existe pas au niveau provincial, mais au fédéral. D'autre part, François Legault est député de Rousseau.

Marielise Tremblay

Commentaire mis en ligne le 9 novembre 2008
Je ne crois pas qu'un administrateur de commission scolaire soit « bien connu » de la population, sauf peut-être à Repentigny où il vit. Même chose pour la candidate péquiste qui est vue plus souvent sur Grande-Allée à Québec, que sur la Place Bourget à Joliette. Mais je suis d'accord avec vous, dans Joliette tout est possible et le travail de tout les instants du député Beaupré me donne espoir contre le cynisme.

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