De Mont-Tremblant à Sainte-Mélanie
La farouche opposition d’un groupe de citoyens de Sainte-Mélanie à l’endroit d’un nouveau développement domiciliaire, hors de la zone dite urbaine, ne nous surprend guère. Sainte-Mélanie, comme Saint-Jean-de-Matha, Sainte-Béatrix, Sainte-Marcelline ou Saint-Alphonse, est une municipalité rurale et touristique de la plus haute qualité avec ses terres cultivables, son piémont, ses montagnes, ses lacs et ses milieux humides à protéger. On ne vit plus à la campagne comme il y a 50 ans en prenant la nature encore vierge pour un « far west » québecois. Heureusement, les municipalités rurales sont aujourd’hui encadrées par une MRC vigilante qui supervise de nouveaux schémas d’aménagement pour bien délimiter les différentes vocations du territoire et adopter en conséquence de sévères et nouveaux règlements municipaux. Même si parfois on observe un développement commercial désordonné dans certains villages, force nous est d’admettre que la réglementation en montagne ou près des cours d’eau est beaucoup plus restrictive et respectueuse de l’environnement qu’il y a à peine quelques années.
Comparer Sainte-Mélanie à Mont-Tremblant relève de la plus pure exagération. On parle de 15 maisons pour un développement domiciliaire géré par des promoteurs locaux, en zone blanche et respectant tous les règlements municipaux. Qui plus est, sachant que le milieu forestier est plus fragile en montagne, les promoteurs ont fait appel à un biologiste et un ingénieur pour protéger le « couvert végétal ». Par exemple, les nouveaux arrivants devront respecter dans son intégralité 75% de ce « couvert végétal », ce qui va beaucoup plus loin que la règlementation municipale.
On ne comprend donc pas très bien le bien-fondé des opposants. Pas plus Sainte-Mélanie que les municipalités environnantes ne peuvent empêcher la naissance de nouveaux développements ou l’étalement urbain si les règlements municipaux sont respectés. À moins qu’on nous prouve qu’il y a eu exaction ou dérogation à la réglementation, des promoteurs locaux et soucieux de l’environnement de leur propre municipalité, ont bien le droit de rendre accessible un secteur forestier qui ne peut que donner de la valeur ajoutée à l’espace municipale.
Jean-Pierre Malo
serge paquin
Commentaire mis en ligne le 5 novembre 2008bonjour mrs malo dire que c'est de la pure exagération c'est penssé comme un enfant qui en redemande toujours plus, vous savé comme moi dans 50 ans sa ne saura plus 15 maisons mais peut etre 1500 maisons, sa comence toujours petit et sa fini toujours tres gros, c'est pareil dans toutes choses vous me surprené dans votre resonnement mais c'est votre opinion mais moi j'ai la mienne desolé de vous decevoir je ne vous en veut pas pour autant. merci bien a vous serge paquin