Conseillère en développement rural au CLD d'Autray, Joelle Paiement supervise le cheminement du Pacte rural. À droite, elle est en compagnie de la directrice générale de la MRC, Danielle Joyal, et du préfet Norman Blackburn. Photo Pierre Bellemare
De l'argent pour appuyer les rêves des communautés dans de d'Autray
Deuxième génération du Pacte rural
L'effervescence peut prendre toute la place qui lui revient dans les différentes municipalités de la MRC de d'Autray. Provenant de la deuxième génération du Pacte rural, une somme de 3,4 millions $ (répartie sur 7 ans) est disponible pour appuyer des projets de développement issus du choc des idées.
«Ce sont des projets qui ne sont pas souvent admissibles aux différents programmes d'aide financière mais qui permettent à une localité d'avoir une âme», explique le préfet Norman Blackburn. Il est convaincu que la nouvelle enveloppe financière va assurer le développement de projets mobilisateurs.
Contexte
Le Pacte rural vise la revitalisation, la prospérité et le développement des communautés rurales. Il constitue la pièce maîtresse de la Politique nationale de la ruralité.
Essentiellement, c'est une entente signée entre le gouvernement provincial et la MRC dans laquelle cette dernière s'engage à entreprendre une démarche de réflexion, de mobilisation, d'organisation et d'action au sein de chaque communauté, de même qu'à son niveau.
Des rencontres d'animation et de consultation sont initiées dans chacune des municipalités. Elles servent à mobiliser les gens autour d'un projet. Deux se sont tenues (Île Dupas, Saint-Barthélemy). Les prochaines sont à l'agenda de Saint-Didace (4 novembre) et de Berthierville (25 novembre).
Les argents sont distribués en prenant en considération les trois pôles naturels du territoire et selon diverses modalités convenues entre les maires. Sous cet angle, M. Blackburn est fier du travail de concertation accompli.
Dans tous les cas, le milieu doit fournir 20% du coût d'un projet.
Les municipalités et la MRC, les organismes sans but lucratif et les coopératives non financières, de même que les organismes des réseaux de l'éducation, de la santé et des services sociaux, de la culture, de l'environnement et du patrimoine sont admissibles.
Le Pacte rural demeure un excellent levier économique. À preuve, 27 projets sont nés dans le cadre du premier volet. À partir d'une enveloppe de 1,4 million $, ils ont généré des investissements de 5,7 millions $. Ils ont permis la création de 27 emplois à temps plein et de 10 à temps partiel.
L'inter-municipalisation des loisirs pour Saint-Cuthbert, Saint-Norbert et Sainte-Élisabeth, le centre sportif et communautaire Brandon et le parc industriel de Lanoraie sont au nombre des projets réalisés. Il aurait été difficile de les appuyer financièrement dans les programmes normés. Par contre, on note leur effet de catalyseur.
Selon Normand Gariépy (directeur général du CLD d'Autray), la MRC de d'Autray est celle ayant le mieux fait dans Lanaudière pour le premier Pacte rural.
Il souhaite que le phénomène se répète.