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« Au matin », dernier volet de la trilogie de l’intime

Dernier-né de l’écrivaine lanaudoise Linda Amyot

Article mis en ligne le 23 octobre 2008 à 13:30
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« Au matin », dernier volet
de la trilogie de l’intime
L’écrivaine lanaudoise Linda Amyot. Photo Ysabelle Forest
« Au matin », dernier volet

de la trilogie de l’intime
Dernier-né de l’écrivaine lanaudoise Linda Amyot
Après « Ha Long » qui a révélé Linda Amyot, cette romancière du sentiment, après « Les murs blancs » qui a confirmé son talent et sa voix finement bruissante, voici « Au matin », le dernier volet de la trilogie de l’intime que vous livre l’écrivaine lanaudoise.
Dans son dernier roman, bref, simple et très intense, l’écrivaine Linda Amyot fait entendre cinq coups de pendule dans la vie de Marie, cinq moments charnières qui jalonnent un amour incendiaire de son existence, de la rencontre à la naissance d’un enfant, de la rupture à l’apaisement.

En 1987, Marie rencontre Simon, un collègue de travail et la relation tiède avec Paul s’éteint brusquement. Quatre ans plus tard, quand Marie apprend qu’elle est enceinte, Simon fait fondre presque toutes ses peurs. En décembre 1993, une brèche s’ouvre : leur fille Adeline a 15 mois mais Marie est encore sous le choc d’une fausse couche pendant que Simon se laisse dévorer par sa carrière. Août 1994, Marie et Simon sont séparés depuis quatre mois. La peur et le chagrin prennent presque toute la place. Enfin, en juin 2007, entre sa fille adolescente et son nouveau compagnon Philippe, Marie prend conscience que Simon n’est désormais plus que le père d’Adeline. D’un chapitre à l’autre, pas de transition, le lecteur prend la mesure de l’œuvre du temps sur les peurs de Marie et d’une étape à l’autre, les contours du sentiment se redéfinissent au fil des expériences.

Dans ce roman, l’écriture de Linda Amyot s’est affinée dans un travail de fiction quasi cellulaire qui transpose discrètement le poids des expériences, traverse les mirages du sentiment, sans sentimentalisme.
Linda Amyot
Scénariste et critique littéraire, Linda Amyot a publié son premier roman en 2004, « Ha Long », fort bien accueilli pour la sensibilité de sa voix et la délicatesse du traitement accordé au phénomène de l’adoption internationale. Elle a été finaliste au prix Anne-Hébert 2005. En 2006 paraissait « Les murs blancs », le second volume de sa trilogie de l’intime, mettant en scène une femme dans la trentaine qui affrontait ses démons à la suite d’une opération pour enrayer un début de cancer. Et aujourd’hui naît « Au matin ».

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