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Aux urnes sur fond de crise économique

Article mis en ligne le 12 octobre 2008 à 8:00
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Aux urnes sur fond de crise économique
La crise aiguë qui frappe les milieux financiers n’est pas pour rassurer ceux et celles pour qui leurs économies ont ratatiné comme bacon à la poêle, peu importe le parti au pouvoir à Ottawa. Bourses du monde en chute brutale, récession et chômage à venir vont faire mal et peut-être plus longtemps que les épisodes à la baisse des dernières décennies. Les plus jeunes auront bien le temps de s’en remettre s’ils conservent leur emploi mais les aînés qui s’étaient trop exposées à la volatilité boursière vont devoir réviser leur budget de retraite. Politiquement parlant, les Conservateurs qui croyaient s’en sortir à temps, vont faire les frais d’une situation économique dont ils ne sont nullement responsables.

On est loin de la vague conservatrice appréhendée en début de campagne. À six jours du scrutin, le vent de sympathie a carrément changé de cap, du moins au Québec, passant des Conservateurs aux Libéraux pour revenir aux Bloquistes. Les Conservateurs risquent maintenant de perdre leurs fragiles acquis après avoir multiplié gaffes et erreurs stratégiques en ce qui concerne la « différence » québécoise. Depuis l’intelligent combat des chefs mené de mains de maître par Stéphane Bureau, l’autre Stéphane, Dion celui-là, a paru beaucoup mieux avec ses politiques mieux adaptées à nos préoccupations. Quant au Bloc, il redevient la valeur sûre qu’on lui attribuait pour défendre véritablement les intérêts du Québec, soudés maintenant aux revendications nationalistes du surprenant Jean Charest. Mais de grâce M. Charest, pas d’autres élections en ces temps troublés, surtout la veille de Noël!

Sur le plan local, on est loin des campagnes de Roch Lasalle, « l’homme d’abord ». L’excellent texte du rédacteur André Lafrenière sur le débat à notre vénérée Chambre de commerce a surtout confirmé le charisme de Pierre Paquette. Sa prestation presque quotidienne à RDI en compagnie de d’autres grands de ce monde politique ne lui a certes pas nui. On a rien à reprocher, au contraire, aux candidates des autres partis locaux mais Pierre Paquette demeure un excellent député et un bon numéro deux au Bloc Québécois.

Mérite-t-il d’être limogé?

Votez pour qui vous voudrez mais demeurez prudents en cette période de grande instabilité économique.

Jean-Pierre Malo

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